L’actu décryptée Violences du 17 octobre, lycées, Parcoursup : ce que disent les candidats 31 octobre 2026

Qui propose quoi ? · 7 questions

Immigration : qui propose quoi ?

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers, du vote de son groupe ou de la ligne de son parti, comptée pour moitié dans les notes. Cliquez sur un nom pour lire sa position et sa source.

« Il faut supprimer le droit du sol : un enfant né en France de parents étrangers ne pourrait plus devenir français du fait de sa naissance et de sa résidence en France. »

Pour 6 dont 2 déduites

Contre 5 dont 2 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Un enfant né en France de parents étrangers devient français à sa majorité s'il y réside depuis au moins cinq ans, ou peut le demander dès 13 ans. À Mayotte, une loi de 2025 exige désormais que les deux parents, et non plus un seul, y résident régulièrement depuis au moins un an à la naissance.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

La nationalité doit résulter d'une démarche et d'une adhésion, pas du seul lieu de naissance.

Ce que disent ceux qui sont contre

Principe républicain ancien qui favorise l'intégration d'enfants élevés en France ; sa suppression laisserait des jeunes ayant toujours vécu en France sans accès automatique à la nationalité.

« Il faut donner la priorité aux Français sur les étrangers en situation régulière pour l'accès au logement social et à certaines aides sociales (« priorité nationale »). »

Pour 6 dont 4 déduites

Contre 8 dont 8 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Chaque position, avec son origine et sa source
Sur cette question :
  1. Décision n° 2024-6 RIP du 11 avril 2024 (communiqué) (Conseil constitutionnel, 11/04/2024)

Ce que disent ceux qui sont pour

La solidarité nationale doit d'abord bénéficier aux citoyens ; réduction des dépenses et de l'attractivité sociale du pays.

Ce que disent ceux qui sont contre

Discrimination contraire au principe d'égalité ; les étrangers en situation régulière cotisent et paient des impôts.

« Il faut réserver certaines prestations sociales (allocations familiales, aide au logement) aux étrangers résidant légalement en France depuis au moins cinq ans. »

Pour 4 dont 1 déduite

Position partagée 1

Contre 3

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Le Conseil constitutionnel a jugé que cette disposition n'avait pas sa place dans la loi (« cavalier législatif »). Sur le fond, il avait jugé en 1993 qu'on ne pouvait pas priver les étrangers en situation régulière de la protection sociale sans justification.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Réduire l'attractivité sociale de la France et réserver la solidarité à ceux qui sont durablement installés.

Ce que disent ceux qui sont contre

Rupture d'égalité entre personnes qui cotisent et vivent légalement en France, avec des effets sur la pauvreté des enfants.

« Il faut régulariser les travailleurs sans papiers qui occupent un emploi dans un métier en tension. »

Pour 5 dont 3 déduites

Position partagée 1 dont 1 déduite

Contre 4 dont 1 déduite

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Les « métiers en tension » (bâtiment, hôtellerie-restauration, aide à domicile, agriculture…) sont listés par arrêté selon les difficultés de recrutement. La création d'un titre de séjour de plein droit pour ces travailleurs a été écartée lors du débat sur la loi immigration de 2023.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Reconnaître des personnes qui travaillent déjà et répondre aux besoins de main-d'œuvre des secteurs en tension.

Ce que disent ceux qui sont contre

Risque d'encourager l'immigration irrégulière en créant une voie de régularisation connue d'avance.

« La France doit appliquer le pacte européen sur la migration et l'asile adopté en 2024. »

Pour 1

Contre 3 dont 1 déduite

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Le pacte réunit une dizaine de textes. La gauche radicale et les écologistes le jugent trop répressif ; l'extrême droite le juge trop peu restrictif, notamment à cause de la répartition des demandeurs d'asile.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Une réponse commune aux 27 plutôt que des politiques nationales dispersées, avec un contrôle renforcé aux frontières extérieures.

Ce que disent ceux qui sont contre

Trop répressif pour les uns (détention aux frontières), pas assez pour les autres (répartition des demandeurs d'asile entre États).

« Le Parlement doit fixer chaque année des plafonds chiffrés (quotas) d'immigration légale, hors asile. »

Pour 6 dont 4 déduites

Position partagée 1 dont 1 déduite

Contre 3 dont 3 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Les premiers titres de séjour délivrés en 2025 relèvent d'abord du motif étudiant (environ 118 000), puis des motifs humanitaires (92 600, en forte hausse), du motif familial et du motif économique ; 28 610 personnes ont été régularisées, soit 10,1 % de moins qu'en 2024. L'article 1er de la loi immigration de 2023 prévoyait un débat annuel au Parlement sur des objectifs chiffrés : le Conseil constitutionnel l'a censuré le 25 janvier 2024, en jugeant que la loi ne peut imposer au Parlement un tel débat, tout en rappelant que le législateur peut lui-même fixer des objectifs chiffrés. Des quotas ne peuvent en revanche pas s'appliquer à l'asile (convention de Genève) ni, sans révision constitutionnelle, au droit de mener une vie familiale normale.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Rendre au Parlement, donc aux électeurs, la maîtrise du volume de l'immigration au lieu de la laisser aux préfectures et aux tribunaux.

Ce que disent ceux qui sont contre

Un plafond est inapplicable aux étudiants, aux salariés recrutés par les entreprises et aux familles, et suppose une révision de la Constitution et des engagements internationaux.

« La France doit pouvoir déroger à la Convention européenne des droits de l'homme pour mener sa politique migratoire. »

Pour 6 dont 2 déduites

Contre 7 dont 7 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

L'article 55 de la Constitution donne aux traités une autorité supérieure à celle des lois. La Convention ne permet de déroger à certains droits qu'en cas de guerre ou de danger public menaçant la vie de la nation (article 15) : s'affranchir de ses décisions supposerait de réviser la Constitution, voire de dénoncer la Convention, au risque de devoir quitter le Conseil de l'Europe.

Chaque position, avec son origine et sa source
Sur cette question :
  1. Convention européenne des droits de l'homme (Conseil de l'Europe)

Ce que disent ceux qui sont pour

Rendre au Parlement la maîtrise de la politique migratoire face à une jurisprudence jugée trop extensive.

Ce que disent ceux qui sont contre

La Convention protège des droits fondamentaux de tous ; y déroger affaiblirait l'État de droit et la parole de la France.