L’actu décryptée · Éducation et jeunesse
Mouvement lycéen et mobilisation du 17 octobre : les faits, les débats, la position des candidats
Depuis la mi-septembre, des centaines de lycées sont bloqués et des universités ont suivi ; le 17 octobre, la mobilisation s’est élargie à la vie chère et a tourné aux violences dans plusieurs villes. On reprend dans l’ordre ce qui est établi, ce que demandent les élèves, ce qu’en pensent les Français, ce qu’a répondu le gouvernement, ce qui s’est dit à l’Assemblée, puis ce qu’en disent les candidats, citation par citation et source par source.
Mis à jour le 31 octobre 2026 · les rapports cités sont liés un par un · la partie « classement » est calculée, pas rédigée.
Trois semaines de mobilisation
Le mouvement part de lycées d’Île-de-France à la mi-septembre (le 17 selon LCP, le 21 au lycée Saint-Exupéry de Créteil selon Amnesty International) et gagne tout le pays. Le 5 octobre, 589 lycées sont perturbés ; des universités ont rejoint les lycéens à partir du 1er octobre.
Le 6 octobre, « acte III » du mouvement : 256 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, 450 000 selon les organisateurs. Le 8 octobre, jour de grève dans l’éducation, environ 96 % des établissements sont ouverts à la mi-journée selon le ministère et 157 lycées sur 3 700 restent fermés ; à Paris, le blocage de l’université d’Assas est levé avec des gaz lacrymogènes.
Le 5 octobre à Lens, un lycéen de 15 ans a la main arrachée par une grenade lancée par des CRS près du lycée Auguste-Béhal. Le procureur de Béthune ne peut pas établir si la grenade a été ramassée par l’adolescent ou lancée dans sa direction, et l’IGPN est saisie. Selon le préfet du Pas-de-Calais, 200 à 250 lycéens jetaient alors des pierres, des feux d’artifice et des mortiers sur les policiers.
- Blocage des lycées : quelles sont les revendications des élèves ? (LCP, 06/10/2026)
- Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre (Amnesty International France, 06/10/2026)
- Rejoint par les étudiants, le mouvement lycéen se tend : le Premier ministre convoque une cellule de crise (La Libre Belgique (AFP), 01/10/2026)
- L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
- Manifestations des lycéens en France : les cours reprennent mais des blocages subsistent (La Libre Belgique (AFP), 08/10/2026)
- « Violence policière », « drame », « faute politique »… La grave blessure d’un lycéen à Lens suscite de nombreuses réactions politiques (LCP, 05/10/2026)
Le 17 octobre : la mobilisation s’élargit et dégénère
Le samedi 17 octobre, la journée réunit des lycéens et des étudiants, d’anciens gilets jaunes mobilisés contre la vie chère, des militants écologistes et des agriculteurs, avec le soutien de syndicats et de partis de gauche ; à Brest, les organisateurs appellent à « la convergence des colères ». Le ministère de l’Intérieur compte environ 550 000 manifestants, dont 110 000 à Paris ; les organisateurs, 800 000.
Des pillages, des destructions et des affrontements avec les forces de l’ordre éclipsent les revendications. L’hôtel de ville de Limoges est incendié, « en grande partie perdu » selon le préfet. À Paris, des commerces sont pillés autour de la place de la République ; à Lille et à Marseille, des manifestants entrent de force dans la mairie ; à Bordeaux, la résidence préfectorale est « saccagée » selon les autorités. À Saint-Étienne, un jeune de 17 ans a la main arrachée lors d’un affrontement avec les forces de l’ordre ; l’IGPN est saisie.
Les bilans ont varié d’heure en heure : environ 400 interpellations à 20 h le 17 selon le ministère de l’Intérieur, plus de 2 300 dans le bilan rapporté par franceinfo le 19, avec près de 1 000 policiers, gendarmes et pompiers blessés selon le ministre de l’Intérieur. La Fédération du commerce et de la distribution recense 1 500 commerçants « touchés ».
Le 19 octobre, après une cellule interministérielle de crise, le Premier ministre affirme qu’un « mouvement de l’ultragauche qui a envie d’organiser un désordre profond dans le pays » existe et qu’« il y a toute une nébuleuse qui peut s’activer pour remettre en cause le calendrier » de l’élection ; il pose la question de la sécurité des candidats et des meetings.
La campagne s’en ressent dès la semaine suivante. Le Rassemblement national tient son congrès à Orléans les 24 et 25 octobre, sous un « dispositif de service d’ordre extrêmement conséquent » ; le ministre de l’Intérieur attendait « plusieurs dizaines de milliers de personnes » à la contre-manifestation du samedi, une journée ensuite jugée « maîtrisée ». Le dimanche, Marine Le Pen y lance sa campagne devant environ 8 500 personnes selon les organisateurs.
Le 28 octobre, le gouvernement écarte tout changement des dates de l’élection, que plusieurs responsables, dont Bruno Retailleau, demandaient de revoir : « Il n’y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux », déclare la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Le 31 octobre, le Conseil d’État interdit le parcours Bastille-Nation de la principale manifestation parisienne, que le tribunal administratif avait autorisé la veille.
Notre lecture
Le 17 octobre, les lycéens ne sont plus qu’une composante d’une mobilisation contre la vie chère. Les chiffres viennent du ministère de l’Intérieur et des organisateurs, et les bilans sont provisoires : ils ont plus que quintuplé entre le soir du 17 et le 19 octobre.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
- Des dizaines de manifestations, des incidents dans les grandes villes... Le point sur la journée de mobilisation du 17 octobre (franceinfo, 17/10/2026)
- « C’est un cadeau pour le RN » : les violences du 17 octobre peuvent-elles avoir une influence sur la campagne présidentielle ? (franceinfo, 19/10/2026)
- Le Premier ministre affirme que l’ultragauche souhaite « organiser un désordre profond » pour « remettre en cause le calendrier de l’élection présidentielle » (franceinfo, 19/10/2026)
- Congrès du RN à Orléans : « Plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants » attendus samedi, selon Laurent Nuñez (Public Sénat, 21/10/2026)
- Congrès du RN à Orléans : ce qu’il faut retenir du premier discours de campagne de Marine Le Pen (Europe 1 (AFP), 25/10/2026)
- Présidentielle 2027 : pour le gouvernement, il n’y a « pas de raison de changer » les dates de l’élection (LCP, 28/10/2026)
- Manifestation du 31 octobre : le Conseil d’État annule la décision du tribunal administratif de Paris, le parcours Bastille-Nation interdit (LCP, 31/10/2026)
Ce que demandent les lycéens et les étudiants
Les revendications portent d’abord sur les conditions d’étude : classes de 30 à 35 élèves, professeurs absents non remplacés, journées de 8 h à 18 h allongées par des heures creuses depuis la réforme du lycée de 2019, bâtiments vétustes, mal isolés et mal adaptés à la chaleur, qui relèvent surtout des régions.
Parcoursup vient ensuite, comme source d’angoisse sur l’avenir : sa suppression ou sa refonte est l’une des demandes centrales du mouvement. Le 8 octobre, l’Union étudiante chiffre ses demandes à 10 milliards d’euros.
- Blocage des lycées : quelles sont les revendications des élèves ? (LCP, 06/10/2026)
- L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
- Manifestations des lycéens en France : les cours reprennent mais des blocages subsistent (La Libre Belgique (AFP), 08/10/2026)
Ce qu’en pensent les Français
Ipsos bva a interrogé 1 000 adultes les 7 et 8 octobre pour La Tribune Dimanche. Le mouvement divise : 54 % l’approuvent, 40 % non. L’écart suit l’âge (62 % des moins de 35 ans, 43 % des 60 ans et plus) et la proximité partisane (plus de 90 % chez les sympathisants LFI et écologistes, environ un tiers chez ceux de Renaissance et de LR, 42 % au RN).
Les demandes sur les conditions d’étude rassemblent bien au-delà : 82 % sont d’accord pour limiter le nombre d’élèves par classe, 79 % pour investir dans la rénovation des établissements. La suppression de Parcoursup partage davantage (48 % d’accord, 26 % pas d’accord, 26 % sans avis) et la baisse des heures de cours est rejetée (34 % d’accord, 55 % non).
Sur les violences, 79 % jugent inacceptables celles de certains lycéens contre les personnels et les équipements, 47 % celles de certains policiers envers des lycéens. 69 % veulent que le gouvernement discute avec les lycéens plutôt que de mettre fin au mouvement ; les sympathisants RN sont partagés (49 % contre 51 %).
Le mouvement des lycéens
Le mouvement des lycéens : 54 % approuvent
Approuvent tout à fait 22 % · Approuvent plutôt 32 % · N’approuvent plutôt pas 20 % · N’approuvent pas du tout 20 % · Sans opinion 6 %
Approuvent, selon l’âge : 62 % des moins de 35 ans, 57 % des 35-59 ans, 43 % des 60 ans et plus.
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 92 %
- Les Écologistes 91 %
- PS et Place publique 68 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 33 %
- LR et UDI 32 %
- Rassemblement national 42 %
- Aucun parti 51 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Ce que le sondage ne dit pas
- Sur ce résultat (54 %), la marge d’erreur est d’environ ± 3,1 points.
- Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.
- Approuver le mouvement n’est pas approuver les blocages ou les violences : la question ne les distingue pas.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Depuis le 18 septembre 2026, un certain nombre de lycées en France sont bloqués par des lycéens pour protester contre leurs conditions d’éducation. Par rapport à ce mouvement, diriez-vous que… ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
La priorité du gouvernement
La priorité du gouvernement : 69 % discuter
Discuter avec les lycéens pour trouver des solutions à leurs revendications 69 % · Mettre fin au mouvement afin d’arrêter les violences et les dégradations 31 %
Discuter, selon l’âge : 75 % des moins de 35 ans, 69 % des 35-59 ans, 64 % des 60 ans et plus.
Selon la proximité partisane (discuter)
- La France insoumise 93 %
- Les Écologistes 85 %
- PS et Place publique 82 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 66 %
- LR et UDI 57 %
- Rassemblement national 49 %
- Aucun parti 73 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Ce que le sondage ne dit pas
- Sur ce résultat (69 %), la marge d’erreur est d’environ ± 2,8 points.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Selon vous, quelle devrait être la priorité du gouvernement face à ce mouvement ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
Les revendications des lycéens
Tout à fait d’accordPlutôt d’accordPlutôt pas d’accordPas du tout d’accordNe savent vraiment pas
Garantir un nombre limité d’élève par classe : 82 % d’accord, 13 % pas d’accord
Pas du tout d’accord 4 % · Ne savent vraiment pas 5 %
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 96 %
- Les Écologistes 94 %
- PS et Place publique 88 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 75 %
- LR et UDI 83 %
- Rassemblement national 78 %
- Aucun parti 78 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Investir davantage d’argent public dans la rénovation des établissements scolaires : 79 % d’accord, 15 % pas d’accord
Pas du tout d’accord 5 %
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 92 %
- Les Écologistes 92 %
- PS et Place publique 86 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 84 %
- LR et UDI 74 %
- Rassemblement national 73 %
- Aucun parti 74 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Investir davantage d’argent public pour l’adaptation des établissements scolaires au changement climatique : 75 % d’accord, 17 % pas d’accord
Pas du tout d’accord 5 %
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 91 %
- Les Écologistes 92 %
- PS et Place publique 81 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 82 %
- LR et UDI 77 %
- Rassemblement national 62 %
- Aucun parti 69 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Supprimer Parcoursup, le site web destiné à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur : 48 % d’accord, 26 % pas d’accord
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 74 %
- Les Écologistes 49 %
- PS et Place publique 51 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 34 %
- LR et UDI 46 %
- Rassemblement national 44 %
- Aucun parti 43 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Réduire le nombre d’heures de cours pour les lycéens : 34 % d’accord, 55 % pas d’accord
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 73 %
- Les Écologistes 59 %
- PS et Place publique 30 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 27 %
- LR et UDI 22 %
- Rassemblement national 22 %
- Aucun parti 31 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Ce que le sondage ne dit pas
- Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.
- Être d’accord « avec sa mise en place » ne dit rien du coût accepté : la question ne mentionne ni le prix ni le financement.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Pour chacune des revendications suivantes mises en avant par le mouvement de lycéens, diriez-vous que vous êtes d’accord ou non avec sa mise en place ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
Les violences
JustifiéesPas justifiées, mais compréhensiblesInacceptables
Les violences de certains lycéens contre le personnel éducatif ou des équipements publics au cours des manifestations
Justifiées 4 %
Les violences de certains policiers envers des lycéens lors de manifestations ou d’interpellations
Ce que le sondage ne dit pas
- Les deux questions ne portent ni sur les mêmes faits ni sur le même nombre de cas : comparer 79 % et 47 % compare deux jugements, pas deux bilans.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « À propos des violences suivantes, diriez-vous qu’elles sont… ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
Les prises de position sur la crise
Approuvent tout à faitApprouvent plutôtN’approuvent plutôt pasN’approuvent pas du toutSans opinion
Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National : 33 % approuvent, 45 % n’approuvent pas
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 9 %
- Les Écologistes 15 %
- PS et Place publique 10 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 15 %
- LR et UDI 42 %
- Rassemblement national 77 %
- Aucun parti 18 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Sébastien Lecornu, le Premier ministre : 22 % approuvent, 59 % n’approuvent pas
Approuvent tout à fait 4 %
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 11 %
- Les Écologistes 18 %
- PS et Place publique 19 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 62 %
- LR et UDI 41 %
- Rassemblement national 13 %
- Aucun parti 12 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise : 20 % approuvent, 69 % n’approuvent pas
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 88 %
- Les Écologistes 32 %
- PS et Place publique 26 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 3 %
- LR et UDI 7 %
- Rassemblement national 3 %
- Aucun parti 11 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale : 19 % approuvent, 53 % n’approuvent pas
Approuvent tout à fait 4 %
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 8 %
- Les Écologistes 23 %
- PS et Place publique 17 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 52 %
- LR et UDI 32 %
- Rassemblement national 15 %
- Aucun parti 14 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Emmanuel Macron, le président de la République : 15 % approuvent, 68 % n’approuvent pas
Approuvent tout à fait 3 %
Selon la proximité partisane (approuvent)
- La France insoumise 14 %
- Les Écologistes 18 %
- PS et Place publique 16 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 44 %
- LR et UDI 16 %
- Rassemblement national 4 %
- Aucun parti 9 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Ce que le sondage ne dit pas
- Seuls deux candidats ont été testés, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon : le sondage ne dit rien des autres.
- Marine Le Pen recueille plus d’approbation (33 %), mais 22 % n’ont pas d’opinion sur ses prises de position, contre 11 % pour Jean-Luc Mélenchon.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Diriez-vous que vous approuvez ou non les prises de positions de chacune des personnalités politiques suivantes par rapport à cette crise des lycéens ? ». Parmi les candidats, seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont été testés : le sondage ne dit rien des autres. Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
Notre lecture
Le soutien au mouvement suit l’âge et les camps politiques, mais ses demandes concrètes rassemblent au-delà : 75 % des sympathisants de Renaissance et 78 % de ceux du RN sont d’accord pour limiter le nombre d’élèves par classe. Le désaccord porte sur la méthode et sur Parcoursup plus que sur le diagnostic.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
Ce qu’a répondu le gouvernement
Le 1er octobre, Matignon parle de « violences urbaines » et, d’après les services de renseignement, d’une « manœuvre organisée par La France insoumise et ses proxys de l’ultra-gauche ». Manuel Bompard (LFI) appelle alors le gouvernement « à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l’infantilisation des lycéens ».
Le Premier ministre fait ensuite suspendre les cours une demi-journée dans chaque lycée, entre le mercredi et le vendredi, pour un « temps de démocratie interne », demande à ses ministres des propositions avant la fin du mois et promet sur Parcoursup : « Tout ce qu’on peut corriger, nous le corrigerons ». La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, juge que le « totem » de Parcoursup est « un leurre » : le système « mérite peut-être certaines améliorations », mais « c’est un système qui fonctionne ». Le 8 octobre, le ministre de l’Éducation nationale annonce un « plan d’urgence » sur le remplacement des professeurs.
Le 7 octobre, après Lens, le ministre de l’Intérieur suspend l’usage des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen, « tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qu’il s’est passé », et fait état de 18 enquêtes confiées à l’IGPN.
- Blocage des lycées : Matignon évoque des « violences urbaines » et dénonce une « manœuvre » de LFI (LCP, 01/10/2026)
- 3 ans après l’attaque du Hamas, « grand débat » dans les lycées et fin d’un voyage de 28 ans : ça dit quoi ce 7 octobre ? (franceinfo, 07/10/2026)
- L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
- Manifestations des lycéens en France : les cours reprennent mais des blocages subsistent (La Libre Belgique (AFP), 08/10/2026)
- Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu (Public Sénat, 07/10/2026)
À l’Assemblée, les 5, 6 et 7 octobre
Dans la nuit du 5 au 6 octobre, pendant l’examen d’un autre texte, les députés insoumis interpellent le ministre de l’Intérieur. Laurent Nuñez promet de « rendre des comptes sur la façon dont [il] maintient l’ordre public » et lance : « Arrêtez de vivre dans ces fantasmes de violences policières systémiques », en rappelant qu’« il y a eu plus de 6 000 interpellations pour quelques saisines seulement de l’IGPN ».
Le 6 octobre, les questions au gouvernement portent largement sur le mouvement. Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons, ouvre : « Jamais rien ne mérite un tel déferlement de violence » ; « C’est ceux qui cassent qui devront payer ». Mathilde Panot, présidente du groupe LFI : « La répression sauvage est le contraire de l’ordre républicain » ; « Vous faites honte à la France ! ». Le Premier ministre répond : « Vous êtes ambigu avec la violence, car elle fait partie de votre projet politique ! » et « Semer le chaos comme vous le faites depuis le début du mouvement lycéen est un scandale ». Sébastien Lecornu dresse le bilan de 215 élèves, 85 personnels éducatifs « dont 34 proviseurs et adjoints » et 715 policiers et gendarmes blessés.
Benjamin Lucas (groupe écologiste) conteste le mot « accidents » : « Une jeune fille de 14 ans étranglée. » « Un enfant de 15 ans qui perd la main et l’avant-bras parce qu’on a envoyé sur lui une arme de guerre ? » Sébastien Lecornu affirme que « le député Lucas a menti » et ajoute : « S’il y a des accidents, ou même des dérives individuelles, nous sommes dans un État de droit. » Le député socialiste Roger Vicot, cité par le Journal du Net : « Il n’est évidemment pas question ici d’excuser ou de légitimer les actes de destructions », mais « se pose véritablement et de façon douloureuse désormais, la question de la doctrine d’emploi de nos forces de l’ordre ».
Le 7 octobre, Édouard Geffray est auditionné par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, et Laurent Nuñez par la commission des lois sur la gestion de l’ordre public. Le compte rendu de ces auditions n’était pas publié le 8 octobre : ce qui s’y est dit sera ajouté à partir du texte officiel, pas des seuls résumés de presse.
Notre lecture
Dans les extraits publiés, les échanges ont surtout porté sur la responsabilité des violences et sur le rôle de La France insoumise ; les demandes des lycéens (effectifs, remplacements, bâtiments, Parcoursup) y ont pris moins de place que l’affrontement entre le gouvernement et LFI. Ce constat porte sur ce que la presse a rapporté, pas sur l’intégralité des séances.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
- À l’Assemblée, la mobilisation lycéenne enflamme les débats, Laurent Nuñez promet de « rendre des comptes » (LCP, 06/10/2026)
- Mobilisation lycéenne : accusation de « répression sauvage » contre volonté de « semer le chaos », passe d’armes entre Panot et Lecornu à l’Assemblée (LCP, 06/10/2026)
- Mobilisation lycéenne : Sébastien Lecornu défend le gouvernement et refuse de « jeter l’opprobre sur la police de la République » (Public Sénat, 06/10/2026)
- Laurent Nuñez et Édouard Geffray auditionnés à l’Assemblée nationale après l’acte III du mouvement lycéen (Journal du Net, 07/10/2026)
Ce qu’en disent les candidats
Leurs propres mots, datés et sourcés (ordre alphabétique)
- Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière). 22 octobre, sur ICI Bourgogne : « Cette irruption de la jeunesse, on ne la voyait pas venir » ; « Qui sème la misère récolte la colère ».
- Gabriel Attal (Renaissance). Président du groupe Ensemble pour la République, en réponse à l’appel de Jean-Luc Mélenchon : « Cette manipulation et instrumentalisation de notre jeunesse est inacceptable. » 17 octobre : les scènes de pillage sont « indignes », une « provocation envers l’autorité de l’État ».
- Olivier Faure (Parti socialiste, candidature terminée le 11 octobre). Débat de la primaire, 1er octobre : « il est temps de prendre conscience de ce que vivent les lycéens » ; LFI « nuisent au mouvement ». Après Lens, 5 octobre : « Le gouvernement doit immédiatement revoir sa doctrine de maintien de l’ordre ».
- Raphaël Glucksmann (Place publique). Débat de la primaire, 1er octobre : « Je les juge totalement irresponsables, mais là, le sujet, c’est l’école, c’est l’avenir des enfants, ce n’est pas LFI ». Veut améliorer Parcoursup plutôt que le supprimer, selon France 24. 18 octobre, sur X : « Saccager les mairies, s’en prendre à tous les symboles de l’Etat et aux services publics, brûler les camions de pompiers, piller et incendier les commerces, c’est injustifiable et inacceptable. »
- Jérôme Guedj (Parti socialiste, candidature terminée le 11 octobre). Débat de la primaire, 1er octobre : les élus insoumis « jouent avec le feu et dévoient le combat sincère que ces jeunes sont amenés à porter ».
- Marine Le Pen (Rassemblement national). 17 octobre : des « revendications sociales légitimes » « prises en otage par l’extrême gauche » ; sur X, les Français « doivent encore tenir quelques mois ». Le 18, dans une vidéo, dénonce « une crise profonde ».
- David Lisnard (Nouvelle Énergie). 22 octobre, sur ICI Azur : « L’extrême gauche a une grave responsabilité puisqu’elle attise l’incendie ». Propose d’« isoler des éléments multirécidivistes » et de les « mettre dans des centres de détention au moins provisoire ».
- Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). 28 septembre, sur X : « Élus et militants insoumis interposez-vous partout où vous le pouvez » ; « Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident ». 1er octobre : « nous sommes pour les méthodes de lutte non violentes » ; « en plus de Parcoursup qui les trient en cours de route, c’est trop ». 17 octobre, sur X : « Dans Paris, le commandement aberrant a ouvert la porte au chaos » ; « Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage. » Le 18, visant le Premier ministre : « Il est le responsable du chaos qu’il a méthodiquement préparé par incompétence ou par stratégie du pire ».
- Édouard Philippe (Horizons). 17 octobre : les auteurs des violences doivent être « tous pourchassés et punis avec une grande sévérité ». Sur X : « J’exprime mon plein soutien à nos policiers ».
- Bruno Retailleau (Les Républicains). 1er octobre : LFI serait « fasciné par la violence » et organiserait « l’insurrection » ; ce qui se passe devant les lycées serait « la répétition de ce qu’il pourrait se passer en 2027 ». Évoque l’idée d’« interdire LFI », tout en la jugeant « très difficile en droit ». 17 octobre : les agresseurs des forces de l’ordre « ne méritent rien d’autre que la prison ». Le 18, sur X : « une sauvagerie sans limites dont le seul objectif est de blesser ou tuer des policiers ou des gendarmes ».
- Fabien Roussel (Parti communiste). 4 octobre : « Le problème central, c’est une jeunesse qui souffre ». Sur l’idée d’interdire LFI : « l’interdiction des partis est le symbole des régimes dictatoriaux », « C’est ce qu’a fait Poutine en Russie ». 5 octobre : « Laurent Nuñez doit répondre de ses choix politiques ».
- Ségolène Royal (Parti socialiste, candidature terminée le 11 octobre). 7 octobre : « L’angoisse des lycéens est profonde et remonte déjà à plusieurs années avec le Covid et la mise en place de Parcoursup » ; « Ils sont plus sévères avec des lycéens qu’avec des pédocriminels ».
- Marine Tondelier (Les Écologistes). 5 octobre : « Le fait que le ministre de l’Intérieur ne donne aucune consigne de retenue aux policiers est une faute politique grave ». 18 octobre, dans un communiqué : « Incapable de prévoir un dispositif adéquat garantissant la sécurité des personnes et des biens, Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l’ampleur. »
- Éric Zemmour (Reconquête). 18 octobre, sur X : « La France n’appartient ni à ces hordes de casseurs, ni à cette alliance de l’extrême gauche et de la racaille qui pillent des magasins, agressent des policiers et brûlent des mairies. »
- Blocus de lycées : Jean-Luc Mélenchon demande aux insoumis de « s’interposer » entre les lycéens et les forces de l’ordre (LCP, 28/09/2026)
- Blocage des lycées, affaire Bardella, guerre à Gaza… Sept séquences à retenir du débat des candidats à la primaire de la gauche (franceinfo, 01/10/2026)
- « Violence policière », « drame », « faute politique »… La grave blessure d’un lycéen à Lens suscite de nombreuses réactions politiques (LCP, 05/10/2026)
- Blocage des lycées : Matignon évoque des « violences urbaines » et dénonce une « manœuvre » de LFI (LCP, 01/10/2026)
- Exclusif. « Bruno Retailleau est ridicule » : Jean-Luc Mélenchon réagit à sa proposition d’interdire LFI (Public Sénat, 01/10/2026)
- Bruno Retailleau envisage l’interdiction de LFI qu’il accuse d’« organiser l’insurrection » (LCP, 01/10/2026)
- Fabien Roussel appelle à soutenir les lycéens en mobilisation (Sud Radio (AFP), 04/10/2026)
- Blocus des lycées : « La police est plus sévère avec les lycéens qu’avec les pédocriminels », fustige Ségolène Royal (Public Sénat, 07/10/2026)
- L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
- Manifestations du 17 octobre : soutien aux policiers ou critiques du maintien de l’ordre, les responsables politiques se divisent (LCP, 17/10/2026)
- « C’est un cadeau pour le RN » : les violences du 17 octobre peuvent-elles avoir une influence sur la campagne présidentielle ? (franceinfo, 19/10/2026)
- Au lendemain des violences du 17 octobre, les camps politiques se rejettent la responsabilité du « chaos » (franceinfo (AFP), 18/10/2026)
- « L’extrême gauche a une grave responsabilité puisqu’elle attise l’incendie », estime David Lisnard (franceinfo, 22/10/2026)
- « Cette irruption de la jeunesse, on ne la voyait pas venir », commente Nathalie Arthaud (franceinfo, 22/10/2026)
Parcoursup : supprimer ou corriger ?
Selon France 24, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Ruffin, Fabien Roussel, Marine Tondelier et Bruno Retailleau appellent à supprimer la plateforme ; Raphaël Glucksmann veut l’améliorer. Le gouvernement la défend en promettant des corrections.
Les rapports publics en pointent les défauts : un rapport du Sénat relevait en 2023 un sentiment de « manque de clarté, de rapidité, d’équité et de transparence », et un rapport de l’Assemblée nationale de février 2026 constate que Parcoursup contribue à « la persistance des inégalités socioculturelles », avec 51 propositions. Chaque année, « plusieurs milliers d’étudiants » restent sans affectation.
Dans l’opinion, la suppression partage : 48 % d’accord, 26 % pas d’accord, 26 % sans avis. Chez les sympathisants, l’accord va de 74 % à LFI à 34 % chez Renaissance. Marine Le Pen et Bruno Retailleau proposent une suppression qui convainc 44 % des sympathisants RN et 46 % de ceux de LR et de l’UDI : moins de la moitié, mais trop près de la moitié pour parler de minorité, compte tenu de la marge d’erreur.
Supprimer Parcoursup : l’opinion, et chaque candidat face à ses sympathisants
Supprimer Parcoursup, le site web destiné à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur : 48 % d’accord
Tout à fait d’accord 25 % · Plutôt d’accord 23 % · Plutôt pas d’accord 16 % · Pas du tout d’accord 10 % · Ne savent vraiment pas 26 %
Selon la proximité partisane (d’accord)
- La France insoumise 74 %
- Les Écologistes 49 %
- PS et Place publique 51 %
- Renaissance, MoDem et Horizons 34 %
- LR et UDI 46 %
- Rassemblement national 44 %
- Aucun parti 43 %
Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.
Chaque candidat face à ses sympathisants
Gabriel Attal plutôt contre34 % des sympathisants Renaissance, MoDem et Horizons sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants
Raphaël Glucksmann plutôt contre51 % des sympathisants PS et Place publique sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher
Marine Le Pen propose la mesure44 % des sympathisants Rassemblement national sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher
Jean-Luc Mélenchon propose la mesure74 % des sympathisants La France insoumise sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants
Bruno Retailleau propose la mesure46 % des sympathisants LR et UDI sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher
Marine Tondelier propose la mesure49 % des sympathisants Les Écologistes sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher
Verdict prudent : il faut au moins 10 points d’écart avec la moitié pour parler de majorité ou de minorité dans un groupe de cette taille. Un même groupe peut porter deux candidats de positions opposées (le PS et Place publique sont regroupés). Pas de colonne dans ce sondage pour les sympathisants de David Lisnard, Fabien Roussel, François Ruffin : on ne les devine pas.
Ce que le sondage ne dit pas
- 48 % d’accord, ce n’est pas une majorité des Français : 26 % ne se prononcent pas. Parmi ceux qui ont un avis, 65 % sont d’accord.
- Sur ce résultat (48 %), la marge d’erreur est d’environ ± 3,1 points.
- Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.
Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Pour chacune des revendications suivantes mises en avant par le mouvement de lycéens, diriez-vous que vous êtes d’accord ou non avec sa mise en place ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.
Notre lecture
Supprimer la plateforme ne supprime pas la question qu’elle traite : que faire quand une formation a plus de candidats que de places. Une promesse de suppression gagne à dire ce qui la remplace (création de places, examen, dossier, tirage au sort) : c’est la question à poser à chacun des candidats qui la promettent.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
- L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
- Lycéens : un mouvement qui divise mais des revendications soutenues (baromètre politique Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs pour La Tribune Dimanche, terrain du 7 au 8 octobre 2026, 1 000 personnes) (Ipsos bva, 10/10/2026)
Violences et maintien de l’ordre : ce qui est établi
Les bilans officiels au 8 octobre : 215 élèves blessés, 85 personnels de l’Éducation nationale et près de 800 policiers et gendarmes ; 6 547 interpellations au 7 octobre ; 18 enquêtes confiées à l’IGPN. Amnesty International relevait au 2 octobre qu’environ 85 % des personnes interpellées étaient mineures.
Amnesty International a documenté plusieurs blessures graves : un adolescent de 14 ans touché au visage à bout portant par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes à Saint-Ouen-l’Aumône le 28 septembre, un lycéen de 16 ans qui a perdu l’usage d’un œil à Tours, très probablement par un tir de LBD selon le procureur, et la main arrachée à Lens. L’organisation demande « la désescalade, pas le recours aux armes » et l’interdiction des grenades assourdissantes, tout en jugeant inacceptables les violences commises par certains manifestants.
Le gouvernement assure que des « instructions de proportionnalité » ont été données aux forces de l’ordre et que toute faute individuelle sera recherchée. Le groupe socialiste annonce une proposition de loi pour écarter ces armes des manifestations composées surtout de mineurs.
- Manifestations des lycéens en France : les cours reprennent mais des blocages subsistent (La Libre Belgique (AFP), 08/10/2026)
- Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu (Public Sénat, 07/10/2026)
- Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre (Amnesty International France, 06/10/2026)
- Mobilisation lycéenne : Sébastien Lecornu défend le gouvernement et refuse de « jeter l’opprobre sur la police de la République » (Public Sénat, 06/10/2026)
Qui est en tête, et pourquoi
Ce classement n’est pas un avis de la rédaction : c’est l’écart, mesuré position par position, entre ce que chaque candidat a dit ou voté et le référentiel décrit ci-dessus. Il change quand une position nouvelle est documentée. Le détail de cette grille et de ses sources est sur la page des classements, et la méthode donne le calcul.
Seuls les candidats documentés sur tous les critères qu’on pouvait documenter pour eux sont classés : c’est la règle de tous les classements par thème, plus stricte que le seuil de 90 % du classement de référence, parce qu’une grille de trois ou quatre critères ne supporte pas de trou. Il manque un critère à Delphine Batho (10,00), Fabien Roussel (7,50), Nicolas Dupont-Aignan (1,67) : leur note existe, mais elle n’est pas comparable aux autres. 2 candidats ne sont pas assez documentés sur cette grille.
Pourquoi François Hollande arrive en tête
Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de François Hollande vont dans le sens des rapports sur 3 (revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants, protéger les enfants des réseaux sociaux, climat : le monde que l'on laisse aux jeunes) ; elles y vont plutôt sur 1 (égalité des chances à l'école).
Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison, ni avoir un programme finançable : cela veut dire être, sur ces critères, le plus proche de ce que disent les rapports cités.
Ce qui est documenté, position par position (3)
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Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.Plutôt pas d’accord Décision prise en responsabilité Président de la République, il défend en 2015 la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, conçue pour mieux aider les élèves en difficulté « sans remettre en cause le collège unique » : il maintient le collège unique plutôt que d'y mettre fin.François Hollande défend la réforme du collège (franceinfo, 05/2015)
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Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Tout à fait d’accord D’après son vote Pour sur « Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation… » (21 juillet 2026).
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Tout à fait d’accord Décision prise en responsabilité Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année.Accord historique sur les changements climatiques à Paris (COP21) (CCNUCC (Nations unies), 12/12/2015)
Ce que la note ne dit pas
- RéserveDéfend aujourd'hui le RSA dès 18 ans, que sa présidence n'a pas instauré : le rapport Sirugue, remis au gouvernement en avril 2016, le proposait déjà : « Priver la très grande majorité des jeunes de l'accès à notre dispositif universel de lutte contre la pauvreté ne me paraît plus acceptable ». Tendance Ouest (AFP) 18/04/2016
- AbsencesPas de vote enregistré sur 2 des 4 scrutins de cette grille tenus pendant son mandat. Une absence n’exprime aucune position : elle n’entre pas dans la note, mais elle se voit.
Les 2 scrutins concernés
- 11 juin 2026, Assemblée nationale : L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante (scrutin ordinaire).
- 26 janvier 2026, Assemblée nationale : L'ensemble de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (scrutin ordinaire).
À l’Assemblée, un scrutin ordinaire se tient souvent avec peu de députés en séance ; un vote solennel est annoncé à l’avance.
- FragilitéLa note repose sur 4 éléments pour 4 critères notés : une seule position qui change la ferait nettement bouger.
Le détail du calcul, élément par élément
Cette note repose sur 4 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :
- Décision prise en responsabilité La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. Tout à fait d’accord Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année. va dans le sens du référentiel (100 %) · Accord historique sur les changements climatiques à Paris (COP21) (CCNUCC (Nations unies), 12/12/2015)
- Vote pour Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) (AN, 21 juillet 2026) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
- Vote pour L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro (AN, 23 janvier 2025) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
Voir les 4 éléments du calcul, un par un
Va dans le sens du référentiel · 4 critères notés sur 4
Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.
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L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro (AN, 2025-01-23)Vote : PourRepas à 1 euro pour tous les étudiants (23 janvier 2025). · alignement 100 % · poids 0,6 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,6)
Non documenté pour ce candidat : Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé. ; L'amendement de suppression n° 3 de M. Di Filippo et l'amendement identique suivant à l'article 1er de la proposition de loi visant à étendre le revenu de solidarité active pour les jeunes de 18 à 25 ans (première lecture) ; L'amendement de suppression n° 29 de Mme Iborra à l'article premier de la proposition de loi relative à la création d'une aide individuelle à l'émancipation solidaire (première lecture) ; Ouverture du RSA dès 18 ans (article 1er de la proposition de loi relative aux droits nouveaux dès dix-huit ans) ; La proposition de résolution invitant le Gouvernement à la mise en place d'un revenu étudiant (article 34-1 de la Constitution) ; L'ensemble de la proposition de loi visant à assurer un repas à un euro pour tous les étudiants ; L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante ; Renforcer la Garantie pour la jeunesse (un emploi, une formation ou un stage dans les quatre mois).
L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.
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Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.Position : Plutôt pas d’accord Décision prise en responsabilité : Président de la République, il défend en 2015 la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, conçue pour mieux aider les élèves en difficulté « sans remettre en cause le collège unique » : il maintient le collège unique plutôt que d'y mettre fin.Mettre fin au collège unique pour orienter plus tôt vers le professionnel, c'est l'orientation précoce que l'OCDE déconseille. · alignement 75 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)François Hollande défend la réforme du collège (franceinfo, 05/2015)
La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.
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Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) (AN, 2026-07-21)Vote : PourVoter le texte final à l'Assemblée (21 juillet 2026), censuré ensuite pour sa portée trop générale. · alignement 100 % · poids 0,7 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,7)
Non documenté pour ce candidat : L'ensemble de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux ; Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (texte final, Sénat) ; Protection des mineurs en ligne : un âge minimum de 16 ans pour les réseaux sociaux dans l'Union ; Effets des réseaux sociaux et de l'environnement en ligne sur les jeunes.
Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Position : Tout à fait d’accord Décision prise en responsabilité : Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année.Tenir l'objectif de − 55 % en 2030, c'est limiter le réchauffement que subiront les jeunes générations. · alignement 100 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)Accord historique sur les changements climatiques à Paris (COP21) (CCNUCC (Nations unies), 12/12/2015)
Non documenté pour ce candidat : Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035..
Pourquoi Éric Zemmour ferme ce classement
Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Éric Zemmour s’en écartent sur 4 (revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants, égalité des chances à l'école, protéger les enfants des réseaux sociaux, climat : le monde que l'on laisse aux jeunes).
S’écarter d’un référentiel est un choix politique, que plusieurs candidats assument publiquement : la note le mesure, elle ne le condamne pas.
Ce qui est documenté, position par position (5)
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Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé.Pas du tout d’accord Déclaration « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée).Éric Zemmour : « Le RSA jeune est une serpillère sociale » (YouTube (vidéo))
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Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.Tout à fait d’accord Synthèse de ses prises de position Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Pas du tout d’accord Déclaration Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur.La loi Attal sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (message publié sur X) (X (compte d'Éric Zemmour), 27/01/2026)
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Plutôt pas d’accord Déclaration Critique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.Éric Zemmour : « L'automobile est une victime » (programme automobile, présidentielle 2022) (Les Voitures, 27/02/2022)
Ce que la note ne dit pas
- FragilitéLa note repose sur 5 éléments pour 4 critères notés : une seule position qui change la ferait nettement bouger. Aucun vote personnel dans cette note (pas de siège dans les assemblées dont les scrutins sont retenus ici) : elle repose sur des déclarations, qui engagent moins qu’un vote. 2 éléments sur 5 ne sont pas des prises de position personnelles : ligne du parti ou du groupe, synthèse d’un tiers ou vote du partenaire de tandem. Ils pèsent moins dans le calcul, mais comptent.
Le détail du calcul, élément par élément
Cette note repose sur 5 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :
- Déclaration Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé. Pas du tout d’accord « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée). s’en écarte (0 %) · Éric Zemmour : « Le RSA jeune est une serpillère sociale » (YouTube (vidéo))
- Synthèse de ses prises de position Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans. Tout à fait d’accord Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. s’en écarte (0 %) · Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
- Déclaration Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Pas du tout d’accord Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur. s’en écarte (0 %) · La loi Attal sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (message publié sur X) (X (compte d'Éric Zemmour), 27/01/2026)
Voir les 5 éléments du calcul, un par un
S’écarte du référentiel · 4 critères notés sur 4
Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.
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Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé.Position : Pas du tout d’accord Déclaration : « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée).Ouvrir le RSA dès 18 ans, c'est exactement ce que demande le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse. · alignement 0 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)Éric Zemmour : « Le RSA jeune est une serpillère sociale » (YouTube (vidéo))
Non documenté pour ce candidat : L'amendement de suppression n° 3 de M. Di Filippo et l'amendement identique suivant à l'article 1er de la proposition de loi visant à étendre le revenu de solidarité active pour les jeunes de 18 à 25 ans (première lecture) ; L'amendement de suppression n° 29 de Mme Iborra à l'article premier de la proposition de loi relative à la création d'une aide individuelle à l'émancipation solidaire (première lecture) ; Ouverture du RSA dès 18 ans (article 1er de la proposition de loi relative aux droits nouveaux dès dix-huit ans) ; La proposition de résolution invitant le Gouvernement à la mise en place d'un revenu étudiant (article 34-1 de la Constitution) ; L'ensemble de la proposition de loi visant à assurer un repas à un euro pour tous les étudiants ; L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro ; L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante ; Renforcer la Garantie pour la jeunesse (un emploi, une formation ou un stage dans les quatre mois).
L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.
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Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.Position : Tout à fait d’accord Synthèse de ses prises de position : Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Mettre fin au collège unique pour orienter plus tôt vers le professionnel, c'est l'orientation précoce que l'OCDE déconseille. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.
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Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Position : Pas du tout d’accord Déclaration : Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur.Interdire les réseaux sociaux avant 15 ans va dans le sens de la commission « Enfants et écrans » ; le Conseil constitutionnel a jugé l'objectif légitime, et censuré une interdiction trop générale. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,7)La loi Attal sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (message publié sur X) (X (compte d'Éric Zemmour), 27/01/2026)
Non documenté pour ce candidat : L'ensemble de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux ; Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) ; Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (texte final, Sénat) ; Protection des mineurs en ligne : un âge minimum de 16 ans pour les réseaux sociaux dans l'Union ; Effets des réseaux sociaux et de l'environnement en ligne sur les jeunes.
Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Position : Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position : Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Tenir l'objectif de − 55 % en 2030, c'est limiter le réchauffement que subiront les jeunes générations. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Position : Plutôt pas d’accord Déclaration : Critique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.Maintenir la fin des voitures thermiques neuves en 2035 : une mesure de la trajectoire, comptée pour moitié. · alignement 25 % · poids 0,45 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,9 × poids fixé par la grille 0,5)Éric Zemmour : « L'automobile est une victime » (programme automobile, présidentielle 2022) (Les Voitures, 27/02/2022)
Sur quoi repose ce classement
Les positions du candidat vont-elles dans le sens de ce que recommandent les instances publiques et les travaux scientifiques sur la situation des jeunes ?
Quatre constats servent de référence. Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse, instance consultative placée auprès du Premier ministre, estimait en 2019 que « la condition d'âge associée à l'accès au RSA empêche de lutter efficacement contre la pauvreté des jeunes » et demandait l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans. L'OCDE, à partir des enquêtes PISA, recommande d'éviter l'orientation précoce des élèves vers des filières, qui accroît les inégalités scolaires sans améliorer le niveau moyen. La commission d'experts « Enfants et écrans » (2024) recommande de n'ouvrir les réseaux sociaux qu'à partir de 15 ans. Enfin, le GIEC montre que les générations nées après 2000 subiront un réchauffement bien plus fort que leurs aînés si les émissions ne baissent pas vite, et le Conseil constitutionnel a reconnu en 2023 que la préservation de l'environnement doit tenir compte des « générations futures ».
L'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans a été censurée par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026 : il juge l'objectif légitime, mais la loi visait tous les réseaux sans distinguer leurs risques, sans tenir compte de l'avis des parents, et sans garanties pour la vie privée lors de la vérification de l'âge. Ce critère est donc compté, mais à 70 %.
- Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants. Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.
- Égalité des chances à l'école. L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.
- Protéger les enfants des réseaux sociaux. La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.
- Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes. Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.
- Revenu universel d'activité : pour une ouverture dès 18 ans (avis de la commission de l'insertion des jeunes) (Conseil d'orientation des politiques de jeunesse, 18/06/2019)
- Impact de l'exposition des jeunes aux écrans (rapport de la commission « Enfants et écrans », avril 2024) (IH2EF, ministère de l'Éducation nationale, 04/2024)
- Décision n° 2026-911 DC du 14 août 2026 (Conseil constitutionnel, 14/08/2026)
- Equity and Quality in Education: Supporting Disadvantaged Students and Schools (OCDE, 2012)
- Does Educational Tracking Affect Performance and Inequality? Differences-in-Differences Evidence across Countries (Hanushek et Wößmann) (National Bureau of Economic Research, 2005)
- Sixième rapport d'évaluation, rapport de synthèse : résumé à l'intention des décideurs (GIEC, 03/2023)
- Décision n° 2023-1066 QPC du 27 octobre 2023 (générations futures) (Conseil constitutionnel, 27/10/2023)
À retenir
- Le 17 octobre, la mobilisation s’élargit à la vie chère (550 000 manifestants selon le ministère, 800 000 selon les organisateurs) et tourne aux violences dans plusieurs villes : plus de 2 300 interpellations et près de 1 000 policiers, gendarmes et pompiers blessés selon les bilans du 19 octobre.
- Le mouvement lycéen porte d’abord sur les conditions d’étude (effectifs, remplacements, bâtiments, horaires), puis sur Parcoursup.
- Le gouvernement et LFI s’accusent mutuellement : manipulation de la jeunesse d’un côté, répression de l’autre. Les faits établis (blessés, interpellations, enquêtes) sont rassemblés plus haut avec leurs sources.
- Sur Parcoursup, la ligne de partage ne suit pas le clivage gauche-droite : selon France 24, Bruno Retailleau et Marine Le Pen rejoignent Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin et Marine Tondelier sur la suppression, quand Raphaël Glucksmann et le gouvernement veulent la corriger.
- L’opinion soutient les demandes concrètes (82 % pour limiter le nombre d’élèves par classe) plus que le mouvement lui-même (54 %), et se partage sur Parcoursup (48 % pour la suppression, 26 % contre, 26 % sans avis).
- Les premières décisions du gouvernement sont annoncées pour la fin octobre.
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Dossier · Environnement
Climat : les rapports, puis les candidats
− 43 %d’émissions mondiales en 2030 par rapport à 2019, pour rester sur la trajectoire de 1,5 °C (GIEC)
− 2,1 %baisse pré-estimée des émissions françaises entre 2024 et 2025 : le rythme a encore ralenti (Haut conseil pour le climat, juillet 2026)
Trajectoire du GIEC, retard français constaté par le Haut conseil pour le climat, coût chiffré par France Stratégie, puis le classement des candidats sur le climat et l’énergie, critère par critère.
Dossier · Agriculture
Pesticides, rendements et lobbying
− 42 %de pesticides possibles sans perte de productivité ni de rentabilité, sur 59 % des exploitations étudiées (Nature Plants, 2017)
+ 6 %d’usage en 2024 par rapport à 2023, mesuré par l’indicateur historique NODU (ministère de l’Agriculture)
Ce que mesure l’étude de référence sur 946 exploitations, pourquoi les plans Écophyto ont échoué, ce que la commission d’enquête de 2023 a établi sur le pilotage et les intérêts en présence, et le classement des candidats.
Banc d’essai
Les grandes mesures passées au banc d’essai
Ce que chaque candidat propose, comment il dit le financer, et ce que ça coûterait ou fragiliserait.



