L’actu décryptée · Éducation et jeunesse

Mouvement lycéen et mobilisation du 17 octobre : les faits, les débats, la position des candidats

Depuis la mi-septembre, des centaines de lycées sont bloqués et des universités ont suivi ; le 17 octobre, la mobilisation s’est élargie à la vie chère et a tourné aux violences dans plusieurs villes. On reprend dans l’ordre ce qui est établi, ce que demandent les élèves, ce qu’en pensent les Français, ce qu’a répondu le gouvernement, ce qui s’est dit à l’Assemblée, puis ce qu’en disent les candidats, citation par citation et source par source.

Mis à jour le 31 octobre 2026 · les rapports cités sont liés un par un · la partie « classement » est calculée, pas rédigée.

550 000manifestants en France le 17 octobre selon le ministère de l’Intérieur ; 800 000 selon les organisateurs
plus de 2 300interpellations et près de 1 000 policiers, gendarmes et pompiers blessés autour du 17 octobre (bilan rapporté le 19 octobre)
215élèves blessés depuis le début du mouvement, ainsi que 85 personnels de l’Éducation nationale et près de 800 policiers et gendarmes (bilan au 8 octobre)
6 547interpellations au 7 octobre selon le ministre de l’Intérieur ; 18 enquêtes confiées à l’IGPN
54 %des Français approuvent le mouvement, 40 % non ; 82 % veulent limiter le nombre d’élèves par classe (Ipsos bva, 7-8 octobre)

Trois semaines de mobilisation

Le mouvement part de lycées d’Île-de-France à la mi-septembre (le 17 selon LCP, le 21 au lycée Saint-Exupéry de Créteil selon Amnesty International) et gagne tout le pays. Le 5 octobre, 589 lycées sont perturbés ; des universités ont rejoint les lycéens à partir du 1er octobre.

Le 6 octobre, « acte III » du mouvement : 256 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, 450 000 selon les organisateurs. Le 8 octobre, jour de grève dans l’éducation, environ 96 % des établissements sont ouverts à la mi-journée selon le ministère et 157 lycées sur 3 700 restent fermés ; à Paris, le blocage de l’université d’Assas est levé avec des gaz lacrymogènes.

Le 5 octobre à Lens, un lycéen de 15 ans a la main arrachée par une grenade lancée par des CRS près du lycée Auguste-Béhal. Le procureur de Béthune ne peut pas établir si la grenade a été ramassée par l’adolescent ou lancée dans sa direction, et l’IGPN est saisie. Selon le préfet du Pas-de-Calais, 200 à 250 lycéens jetaient alors des pierres, des feux d’artifice et des mortiers sur les policiers.

Le 17 octobre : la mobilisation s’élargit et dégénère

Le samedi 17 octobre, la journée réunit des lycéens et des étudiants, d’anciens gilets jaunes mobilisés contre la vie chère, des militants écologistes et des agriculteurs, avec le soutien de syndicats et de partis de gauche ; à Brest, les organisateurs appellent à « la convergence des colères ». Le ministère de l’Intérieur compte environ 550 000 manifestants, dont 110 000 à Paris ; les organisateurs, 800 000.

Des pillages, des destructions et des affrontements avec les forces de l’ordre éclipsent les revendications. L’hôtel de ville de Limoges est incendié, « en grande partie perdu » selon le préfet. À Paris, des commerces sont pillés autour de la place de la République ; à Lille et à Marseille, des manifestants entrent de force dans la mairie ; à Bordeaux, la résidence préfectorale est « saccagée » selon les autorités. À Saint-Étienne, un jeune de 17 ans a la main arrachée lors d’un affrontement avec les forces de l’ordre ; l’IGPN est saisie.

Les bilans ont varié d’heure en heure : environ 400 interpellations à 20 h le 17 selon le ministère de l’Intérieur, plus de 2 300 dans le bilan rapporté par franceinfo le 19, avec près de 1 000 policiers, gendarmes et pompiers blessés selon le ministre de l’Intérieur. La Fédération du commerce et de la distribution recense 1 500 commerçants « touchés ».

Le 19 octobre, après une cellule interministérielle de crise, le Premier ministre affirme qu’un « mouvement de l’ultragauche qui a envie d’organiser un désordre profond dans le pays » existe et qu’« il y a toute une nébuleuse qui peut s’activer pour remettre en cause le calendrier » de l’élection ; il pose la question de la sécurité des candidats et des meetings.

La campagne s’en ressent dès la semaine suivante. Le Rassemblement national tient son congrès à Orléans les 24 et 25 octobre, sous un « dispositif de service d’ordre extrêmement conséquent » ; le ministre de l’Intérieur attendait « plusieurs dizaines de milliers de personnes » à la contre-manifestation du samedi, une journée ensuite jugée « maîtrisée ». Le dimanche, Marine Le Pen y lance sa campagne devant environ 8 500 personnes selon les organisateurs.

Le 28 octobre, le gouvernement écarte tout changement des dates de l’élection, que plusieurs responsables, dont Bruno Retailleau, demandaient de revoir : « Il n’y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux », déclare la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Le 31 octobre, le Conseil d’État interdit le parcours Bastille-Nation de la principale manifestation parisienne, que le tribunal administratif avait autorisé la veille.

Notre lecture

Le 17 octobre, les lycéens ne sont plus qu’une composante d’une mobilisation contre la vie chère. Les chiffres viennent du ministère de l’Intérieur et des organisateurs, et les bilans sont provisoires : ils ont plus que quintuplé entre le soir du 17 et le 19 octobre.

Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.

Ce que demandent les lycéens et les étudiants

Les revendications portent d’abord sur les conditions d’étude : classes de 30 à 35 élèves, professeurs absents non remplacés, journées de 8 h à 18 h allongées par des heures creuses depuis la réforme du lycée de 2019, bâtiments vétustes, mal isolés et mal adaptés à la chaleur, qui relèvent surtout des régions.

Parcoursup vient ensuite, comme source d’angoisse sur l’avenir : sa suppression ou sa refonte est l’une des demandes centrales du mouvement. Le 8 octobre, l’Union étudiante chiffre ses demandes à 10 milliards d’euros.

Ce qu’en pensent les Français

Ipsos bva a interrogé 1 000 adultes les 7 et 8 octobre pour La Tribune Dimanche. Le mouvement divise : 54 % l’approuvent, 40 % non. L’écart suit l’âge (62 % des moins de 35 ans, 43 % des 60 ans et plus) et la proximité partisane (plus de 90 % chez les sympathisants LFI et écologistes, environ un tiers chez ceux de Renaissance et de LR, 42 % au RN).

Les demandes sur les conditions d’étude rassemblent bien au-delà : 82 % sont d’accord pour limiter le nombre d’élèves par classe, 79 % pour investir dans la rénovation des établissements. La suppression de Parcoursup partage davantage (48 % d’accord, 26 % pas d’accord, 26 % sans avis) et la baisse des heures de cours est rejetée (34 % d’accord, 55 % non).

Sur les violences, 79 % jugent inacceptables celles de certains lycéens contre les personnels et les équipements, 47 % celles de certains policiers envers des lycéens. 69 % veulent que le gouvernement discute avec les lycéens plutôt que de mettre fin au mouvement ; les sympathisants RN sont partagés (49 % contre 51 %).

Le mouvement des lycéens

Le mouvement des lycéens : 54 % approuvent

Approuvent tout à fait 22 % · Approuvent plutôt 32 % · N’approuvent plutôt pas 20 % · N’approuvent pas du tout 20 % · Sans opinion 6 %

Approuvent, selon l’âge : 62 % des moins de 35 ans, 57 % des 35-59 ans, 43 % des 60 ans et plus.

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 92 %
  • Les Écologistes 91 %
  • PS et Place publique 68 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 33 %
  • LR et UDI 32 %
  • Rassemblement national 42 %
  • Aucun parti 51 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Ce que le sondage ne dit pas

  • Sur ce résultat (54 %), la marge d’erreur est d’environ ± 3,1 points.
  • Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.
  • Approuver le mouvement n’est pas approuver les blocages ou les violences : la question ne les distingue pas.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Depuis le 18 septembre 2026, un certain nombre de lycées en France sont bloqués par des lycéens pour protester contre leurs conditions d’éducation. Par rapport à ce mouvement, diriez-vous que… ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

La priorité du gouvernement

La priorité du gouvernement : 69 % discuter

Discuter avec les lycéens pour trouver des solutions à leurs revendications 69 % · Mettre fin au mouvement afin d’arrêter les violences et les dégradations 31 %

Discuter, selon l’âge : 75 % des moins de 35 ans, 69 % des 35-59 ans, 64 % des 60 ans et plus.

Selon la proximité partisane (discuter)
  • La France insoumise 93 %
  • Les Écologistes 85 %
  • PS et Place publique 82 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 66 %
  • LR et UDI 57 %
  • Rassemblement national 49 %
  • Aucun parti 73 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Ce que le sondage ne dit pas

  • Sur ce résultat (69 %), la marge d’erreur est d’environ ± 2,8 points.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Selon vous, quelle devrait être la priorité du gouvernement face à ce mouvement ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Les revendications des lycéens

Tout à fait d’accordPlutôt d’accordPlutôt pas d’accordPas du tout d’accordNe savent vraiment pas

Garantir un nombre limité d’élève par classe : 82 % d’accord, 13 % pas d’accord

Pas du tout d’accord 4 % · Ne savent vraiment pas 5 %

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 96 %
  • Les Écologistes 94 %
  • PS et Place publique 88 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 75 %
  • LR et UDI 83 %
  • Rassemblement national 78 %
  • Aucun parti 78 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Investir davantage d’argent public dans la rénovation des établissements scolaires : 79 % d’accord, 15 % pas d’accord

Pas du tout d’accord 5 %

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 92 %
  • Les Écologistes 92 %
  • PS et Place publique 86 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 84 %
  • LR et UDI 74 %
  • Rassemblement national 73 %
  • Aucun parti 74 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Investir davantage d’argent public pour l’adaptation des établissements scolaires au changement climatique : 75 % d’accord, 17 % pas d’accord

Pas du tout d’accord 5 %

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 91 %
  • Les Écologistes 92 %
  • PS et Place publique 81 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 82 %
  • LR et UDI 77 %
  • Rassemblement national 62 %
  • Aucun parti 69 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Supprimer Parcoursup, le site web destiné à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur : 48 % d’accord, 26 % pas d’accord

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 74 %
  • Les Écologistes 49 %
  • PS et Place publique 51 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 34 %
  • LR et UDI 46 %
  • Rassemblement national 44 %
  • Aucun parti 43 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Réduire le nombre d’heures de cours pour les lycéens : 34 % d’accord, 55 % pas d’accord

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 73 %
  • Les Écologistes 59 %
  • PS et Place publique 30 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 27 %
  • LR et UDI 22 %
  • Rassemblement national 22 %
  • Aucun parti 31 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Ce que le sondage ne dit pas

  • Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.
  • Être d’accord « avec sa mise en place » ne dit rien du coût accepté : la question ne mentionne ni le prix ni le financement.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Pour chacune des revendications suivantes mises en avant par le mouvement de lycéens, diriez-vous que vous êtes d’accord ou non avec sa mise en place ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Les violences

JustifiéesPas justifiées, mais compréhensiblesInacceptables

Les violences de certains lycéens contre le personnel éducatif ou des équipements publics au cours des manifestations

Justifiées 4 %

Les violences de certains policiers envers des lycéens lors de manifestations ou d’interpellations

Ce que le sondage ne dit pas

  • Les deux questions ne portent ni sur les mêmes faits ni sur le même nombre de cas : comparer 79 % et 47 % compare deux jugements, pas deux bilans.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « À propos des violences suivantes, diriez-vous qu’elles sont… ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Les prises de position sur la crise

Approuvent tout à faitApprouvent plutôtN’approuvent plutôt pasN’approuvent pas du toutSans opinion

Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National : 33 % approuvent, 45 % n’approuvent pas

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 9 %
  • Les Écologistes 15 %
  • PS et Place publique 10 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 15 %
  • LR et UDI 42 %
  • Rassemblement national 77 %
  • Aucun parti 18 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Sébastien Lecornu, le Premier ministre : 22 % approuvent, 59 % n’approuvent pas

Approuvent tout à fait 4 %

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 11 %
  • Les Écologistes 18 %
  • PS et Place publique 19 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 62 %
  • LR et UDI 41 %
  • Rassemblement national 13 %
  • Aucun parti 12 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise : 20 % approuvent, 69 % n’approuvent pas

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 88 %
  • Les Écologistes 32 %
  • PS et Place publique 26 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 3 %
  • LR et UDI 7 %
  • Rassemblement national 3 %
  • Aucun parti 11 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale : 19 % approuvent, 53 % n’approuvent pas

Approuvent tout à fait 4 %

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 8 %
  • Les Écologistes 23 %
  • PS et Place publique 17 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 52 %
  • LR et UDI 32 %
  • Rassemblement national 15 %
  • Aucun parti 14 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Emmanuel Macron, le président de la République : 15 % approuvent, 68 % n’approuvent pas

Approuvent tout à fait 3 %

Selon la proximité partisane (approuvent)
  • La France insoumise 14 %
  • Les Écologistes 18 %
  • PS et Place publique 16 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 44 %
  • LR et UDI 16 %
  • Rassemblement national 4 %
  • Aucun parti 9 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Ce que le sondage ne dit pas

  • Seuls deux candidats ont été testés, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon : le sondage ne dit rien des autres.
  • Marine Le Pen recueille plus d’approbation (33 %), mais 22 % n’ont pas d’opinion sur ses prises de position, contre 11 % pour Jean-Luc Mélenchon.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Diriez-vous que vous approuvez ou non les prises de positions de chacune des personnalités politiques suivantes par rapport à cette crise des lycéens ? ». Parmi les candidats, seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont été testés : le sondage ne dit rien des autres. Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Notre lecture

Le soutien au mouvement suit l’âge et les camps politiques, mais ses demandes concrètes rassemblent au-delà : 75 % des sympathisants de Renaissance et 78 % de ceux du RN sont d’accord pour limiter le nombre d’élèves par classe. Le désaccord porte sur la méthode et sur Parcoursup plus que sur le diagnostic.

Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.

Ce qu’a répondu le gouvernement

Le 1er octobre, Matignon parle de « violences urbaines » et, d’après les services de renseignement, d’une « manœuvre organisée par La France insoumise et ses proxys de l’ultra-gauche ». Manuel Bompard (LFI) appelle alors le gouvernement « à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l’infantilisation des lycéens ».

Le Premier ministre fait ensuite suspendre les cours une demi-journée dans chaque lycée, entre le mercredi et le vendredi, pour un « temps de démocratie interne », demande à ses ministres des propositions avant la fin du mois et promet sur Parcoursup : « Tout ce qu’on peut corriger, nous le corrigerons ». La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, juge que le « totem » de Parcoursup est « un leurre » : le système « mérite peut-être certaines améliorations », mais « c’est un système qui fonctionne ». Le 8 octobre, le ministre de l’Éducation nationale annonce un « plan d’urgence » sur le remplacement des professeurs.

Le 7 octobre, après Lens, le ministre de l’Intérieur suspend l’usage des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen, « tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qu’il s’est passé », et fait état de 18 enquêtes confiées à l’IGPN.

À l’Assemblée, les 5, 6 et 7 octobre

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, pendant l’examen d’un autre texte, les députés insoumis interpellent le ministre de l’Intérieur. Laurent Nuñez promet de « rendre des comptes sur la façon dont [il] maintient l’ordre public » et lance : « Arrêtez de vivre dans ces fantasmes de violences policières systémiques », en rappelant qu’« il y a eu plus de 6 000 interpellations pour quelques saisines seulement de l’IGPN ».

Le 6 octobre, les questions au gouvernement portent largement sur le mouvement. Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons, ouvre : « Jamais rien ne mérite un tel déferlement de violence » ; « C’est ceux qui cassent qui devront payer ». Mathilde Panot, présidente du groupe LFI : « La répression sauvage est le contraire de l’ordre républicain » ; « Vous faites honte à la France ! ». Le Premier ministre répond : « Vous êtes ambigu avec la violence, car elle fait partie de votre projet politique ! » et « Semer le chaos comme vous le faites depuis le début du mouvement lycéen est un scandale ». Sébastien Lecornu dresse le bilan de 215 élèves, 85 personnels éducatifs « dont 34 proviseurs et adjoints » et 715 policiers et gendarmes blessés.

Benjamin Lucas (groupe écologiste) conteste le mot « accidents » : « Une jeune fille de 14 ans étranglée. » « Un enfant de 15 ans qui perd la main et l’avant-bras parce qu’on a envoyé sur lui une arme de guerre ? » Sébastien Lecornu affirme que « le député Lucas a menti » et ajoute : « S’il y a des accidents, ou même des dérives individuelles, nous sommes dans un État de droit. » Le député socialiste Roger Vicot, cité par le Journal du Net : « Il n’est évidemment pas question ici d’excuser ou de légitimer les actes de destructions », mais « se pose véritablement et de façon douloureuse désormais, la question de la doctrine d’emploi de nos forces de l’ordre ».

Le 7 octobre, Édouard Geffray est auditionné par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, et Laurent Nuñez par la commission des lois sur la gestion de l’ordre public. Le compte rendu de ces auditions n’était pas publié le 8 octobre : ce qui s’y est dit sera ajouté à partir du texte officiel, pas des seuls résumés de presse.

Notre lecture

Dans les extraits publiés, les échanges ont surtout porté sur la responsabilité des violences et sur le rôle de La France insoumise ; les demandes des lycéens (effectifs, remplacements, bâtiments, Parcoursup) y ont pris moins de place que l’affrontement entre le gouvernement et LFI. Ce constat porte sur ce que la presse a rapporté, pas sur l’intégralité des séances.

Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.

Ce qu’en disent les candidats

Leurs propres mots, datés et sourcés (ordre alphabétique)

Ce que nous n’avons pas trouvé. Au 8 octobre, aucune déclaration vérifiable d’Éric Zemmour sur le mouvement lycéen n’avait été retrouvée, et François Ruffin n’apparaissait que dans la liste des candidats favorables à la suppression de Parcoursup établie par France 24. Sur le 17 octobre, au 24 octobre, rien de vérifiable n’a été retrouvé pour Fabien Roussel ou François Ruffin. Des sites agrégateurs leur prêtent des positions sans citation : elles ne sont pas reprises ici. Toute déclaration sourcée sera ajoutée.
Sources :
  1. Blocus de lycées : Jean-Luc Mélenchon demande aux insoumis de « s’interposer » entre les lycéens et les forces de l’ordre (LCP, 28/09/2026)
  2. Blocage des lycées, affaire Bardella, guerre à Gaza… Sept séquences à retenir du débat des candidats à la primaire de la gauche (franceinfo, 01/10/2026)
  3. « Violence policière », « drame », « faute politique »… La grave blessure d’un lycéen à Lens suscite de nombreuses réactions politiques (LCP, 05/10/2026)
  4. Blocage des lycées : Matignon évoque des « violences urbaines » et dénonce une « manœuvre » de LFI (LCP, 01/10/2026)
  5. Exclusif. « Bruno Retailleau est ridicule » : Jean-Luc Mélenchon réagit à sa proposition d’interdire LFI (Public Sénat, 01/10/2026)
  6. Bruno Retailleau envisage l’interdiction de LFI qu’il accuse d’« organiser l’insurrection » (LCP, 01/10/2026)
  7. Fabien Roussel appelle à soutenir les lycéens en mobilisation (Sud Radio (AFP), 04/10/2026)
  8. Blocus des lycées : « La police est plus sévère avec les lycéens qu’avec les pédocriminels », fustige Ségolène Royal (Public Sénat, 07/10/2026)
  9. L’avenir de Parcoursup, une question au cœur des revendications lycéennes (France 24, 06/10/2026)
  10. Manifestations du 17 octobre : soutien aux policiers ou critiques du maintien de l’ordre, les responsables politiques se divisent (LCP, 17/10/2026)
  11. « C’est un cadeau pour le RN » : les violences du 17 octobre peuvent-elles avoir une influence sur la campagne présidentielle ? (franceinfo, 19/10/2026)
  12. Au lendemain des violences du 17 octobre, les camps politiques se rejettent la responsabilité du « chaos » (franceinfo (AFP), 18/10/2026)
  13. « L’extrême gauche a une grave responsabilité puisqu’elle attise l’incendie », estime David Lisnard (franceinfo, 22/10/2026)
  14. « Cette irruption de la jeunesse, on ne la voyait pas venir », commente Nathalie Arthaud (franceinfo, 22/10/2026)

Parcoursup : supprimer ou corriger ?

Selon France 24, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Ruffin, Fabien Roussel, Marine Tondelier et Bruno Retailleau appellent à supprimer la plateforme ; Raphaël Glucksmann veut l’améliorer. Le gouvernement la défend en promettant des corrections.

Les rapports publics en pointent les défauts : un rapport du Sénat relevait en 2023 un sentiment de « manque de clarté, de rapidité, d’équité et de transparence », et un rapport de l’Assemblée nationale de février 2026 constate que Parcoursup contribue à « la persistance des inégalités socioculturelles », avec 51 propositions. Chaque année, « plusieurs milliers d’étudiants » restent sans affectation.

Dans l’opinion, la suppression partage : 48 % d’accord, 26 % pas d’accord, 26 % sans avis. Chez les sympathisants, l’accord va de 74 % à LFI à 34 % chez Renaissance. Marine Le Pen et Bruno Retailleau proposent une suppression qui convainc 44 % des sympathisants RN et 46 % de ceux de LR et de l’UDI : moins de la moitié, mais trop près de la moitié pour parler de minorité, compte tenu de la marge d’erreur.

Supprimer Parcoursup : l’opinion, et chaque candidat face à ses sympathisants

Supprimer Parcoursup, le site web destiné à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur : 48 % d’accord

Tout à fait d’accord 25 % · Plutôt d’accord 23 % · Plutôt pas d’accord 16 % · Pas du tout d’accord 10 % · Ne savent vraiment pas 26 %

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 74 %
  • Les Écologistes 49 %
  • PS et Place publique 51 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 34 %
  • LR et UDI 46 %
  • Rassemblement national 44 %
  • Aucun parti 43 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Chaque candidat face à ses sympathisants

  • Gabriel Attal plutôt contre

    34 % des sympathisants Renaissance, MoDem et Horizons sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants

  • Raphaël Glucksmann plutôt contre

    51 % des sympathisants PS et Place publique sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Marine Le Pen propose la mesure

    44 % des sympathisants Rassemblement national sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Jean-Luc Mélenchon propose la mesure

    74 % des sympathisants La France insoumise sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants

  • Bruno Retailleau propose la mesure

    46 % des sympathisants LR et UDI sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Marine Tondelier propose la mesure

    49 % des sympathisants Les Écologistes sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

Verdict prudent : il faut au moins 10 points d’écart avec la moitié pour parler de majorité ou de minorité dans un groupe de cette taille. Un même groupe peut porter deux candidats de positions opposées (le PS et Place publique sont regroupés). Pas de colonne dans ce sondage pour les sympathisants de David Lisnard, Fabien Roussel, François Ruffin : on ne les devine pas.

Ce que le sondage ne dit pas

  • 48 % d’accord, ce n’est pas une majorité des Français : 26 % ne se prononcent pas. Parmi ceux qui ont un avis, 65 % sont d’accord.
  • Sur ce résultat (48 %), la marge d’erreur est d’environ ± 3,1 points.
  • Les personnes interrogées ont 18 ans et plus : les lycéens, presque tous mineurs, ne sont pas dans l’échantillon.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Pour chacune des revendications suivantes mises en avant par le mouvement de lycéens, diriez-vous que vous êtes d’accord ou non avec sa mise en place ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Notre lecture

Supprimer la plateforme ne supprime pas la question qu’elle traite : que faire quand une formation a plus de candidats que de places. Une promesse de suppression gagne à dire ce qui la remplace (création de places, examen, dossier, tirage au sort) : c’est la question à poser à chacun des candidats qui la promettent.

Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.

Violences et maintien de l’ordre : ce qui est établi

Les bilans officiels au 8 octobre : 215 élèves blessés, 85 personnels de l’Éducation nationale et près de 800 policiers et gendarmes ; 6 547 interpellations au 7 octobre ; 18 enquêtes confiées à l’IGPN. Amnesty International relevait au 2 octobre qu’environ 85 % des personnes interpellées étaient mineures.

Amnesty International a documenté plusieurs blessures graves : un adolescent de 14 ans touché au visage à bout portant par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes à Saint-Ouen-l’Aumône le 28 septembre, un lycéen de 16 ans qui a perdu l’usage d’un œil à Tours, très probablement par un tir de LBD selon le procureur, et la main arrachée à Lens. L’organisation demande « la désescalade, pas le recours aux armes » et l’interdiction des grenades assourdissantes, tout en jugeant inacceptables les violences commises par certains manifestants.

Le gouvernement assure que des « instructions de proportionnalité » ont été données aux forces de l’ordre et que toute faute individuelle sera recherchée. Le groupe socialiste annonce une proposition de loi pour écarter ces armes des manifestations composées surtout de mineurs.

Qui est en tête, et pourquoi

Ce classement n’est pas un avis de la rédaction : c’est l’écart, mesuré position par position, entre ce que chaque candidat a dit ou voté et le référentiel décrit ci-dessus. Il change quand une position nouvelle est documentée. Le détail de cette grille et de ses sources est sur la page des classements, et la méthode donne le calcul.

  1. 1 François Hollande Parti socialiste · 4/4 critères documentés 9,38
  2. 2 Raphaël Glucksmann Place publique · 4/4 critères documentés 8,60
  3. 3 Marine Tondelier Les Écologistes · 4/4 critères documentés 8,13
  4. 4= Jean-Luc Mélenchon La France insoumise · 4/4 critères documentés 7,50
  5. 4= François Ruffin Debout ! · 4/4 critères documentés 7,50
  6. 6 Gabriel Attal Renaissance · 4/4 critères documentés 5,63
  7. 7 Édouard Philippe Horizons · 4/4 critères documentés 4,84
  8. 8 Marine Le Pen Rassemblement national · 4/4 critères documentés 3,18
  9. 9 Bruno Retailleau Les Républicains · 4/4 critères documentés 2,96
  10. 10 Éric Zemmour Reconquête · 4/4 critères documentés 0,24

Seuls les candidats documentés sur tous les critères qu’on pouvait documenter pour eux sont classés : c’est la règle de tous les classements par thème, plus stricte que le seuil de 90 % du classement de référence, parce qu’une grille de trois ou quatre critères ne supporte pas de trou. Il manque un critère à Delphine Batho (10,00), Fabien Roussel (7,50), Nicolas Dupont-Aignan (1,67) : leur note existe, mais elle n’est pas comparable aux autres. 2 candidats ne sont pas assez documentés sur cette grille.

Pourquoi François Hollande arrive en tête

François Hollande

Parti socialiste

9,38 /10

Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de François Hollande vont dans le sens des rapports sur 3 (revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants, protéger les enfants des réseaux sociaux, climat : le monde que l'on laisse aux jeunes) ; elles y vont plutôt sur 1 (égalité des chances à l'école).

Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison, ni avoir un programme finançable : cela veut dire être, sur ces critères, le plus proche de ce que disent les rapports cités.

Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants 10,00Égalité des chances à l'école 7,50Protéger les enfants des réseaux sociaux 10,00Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes 10,00
Ce qui est documenté, position par position (3)
  • Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.
    Plutôt pas d’accord Décision prise en responsabilité Président de la République, il défend en 2015 la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, conçue pour mieux aider les élèves en difficulté « sans remettre en cause le collège unique » : il maintient le collège unique plutôt que d'y mettre fin.
  • Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
    Tout à fait d’accord D’après son vote Pour sur « Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation… » (21 juillet 2026).
  • La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.
    Tout à fait d’accord Décision prise en responsabilité Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année.

Ce que la note ne dit pas

Le détail du calcul, élément par élément

Cette note repose sur 4 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :

  • Décision prise en responsabilité La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. Tout à fait d’accord Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année. va dans le sens du référentiel (100 %) · Accord historique sur les changements climatiques à Paris (COP21) (CCNUCC (Nations unies), 12/12/2015)
  • Vote pour Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) (AN, 21 juillet 2026) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
  • Vote pour L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro (AN, 23 janvier 2025) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
Voir les 4 éléments du calcul, un par un
Jeunes et étudiants 9,38 /10

Va dans le sens du référentiel · 4 critères notés sur 4

Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants 10,00

Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.

  • L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro (AN, 2025-01-23)
    Vote : Pour
    Repas à 1 euro pour tous les étudiants (23 janvier 2025). · alignement 100 % · poids 0,6 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,6)

Non documenté pour ce candidat : Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé. ; L'amendement de suppression n° 3 de M. Di Filippo et l'amendement identique suivant à l'article 1er de la proposition de loi visant à étendre le revenu de solidarité active pour les jeunes de 18 à 25 ans (première lecture) ; L'amendement de suppression n° 29 de Mme Iborra à l'article premier de la proposition de loi relative à la création d'une aide individuelle à l'émancipation solidaire (première lecture) ; Ouverture du RSA dès 18 ans (article 1er de la proposition de loi relative aux droits nouveaux dès dix-huit ans) ; La proposition de résolution invitant le Gouvernement à la mise en place d'un revenu étudiant (article 34-1 de la Constitution) ; L'ensemble de la proposition de loi visant à assurer un repas à un euro pour tous les étudiants ; L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante ; Renforcer la Garantie pour la jeunesse (un emploi, une formation ou un stage dans les quatre mois).

Égalité des chances à l'école 7,50

L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.

  • Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.
    Position : Plutôt pas d’accord Décision prise en responsabilité : Président de la République, il défend en 2015 la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, conçue pour mieux aider les élèves en difficulté « sans remettre en cause le collège unique » : il maintient le collège unique plutôt que d'y mettre fin.
    Mettre fin au collège unique pour orienter plus tôt vers le professionnel, c'est l'orientation précoce que l'OCDE déconseille. · alignement 75 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)
Protéger les enfants des réseaux sociaux 10,00

La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.

  • Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) (AN, 2026-07-21)
    Vote : Pour
    Voter le texte final à l'Assemblée (21 juillet 2026), censuré ensuite pour sa portée trop générale. · alignement 100 % · poids 0,7 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,7)

Non documenté pour ce candidat : L'ensemble de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux ; Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (texte final, Sénat) ; Protection des mineurs en ligne : un âge minimum de 16 ans pour les réseaux sociaux dans l'Union ; Effets des réseaux sociaux et de l'environnement en ligne sur les jeunes.

Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes 10,00

Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.

  • La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.
    Position : Tout à fait d’accord Décision prise en responsabilité : Président de la République, il a présidé la COP21 qui a adopté l'accord de Paris le 12 décembre 2015, limiter le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en visant 1,5 °C, dont découlent les objectifs climatiques européens ; son gouvernement avait fait voter la loi de transition énergétique la même année.
    Tenir l'objectif de − 55 % en 2030, c'est limiter le réchauffement que subiront les jeunes générations. · alignement 100 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)

Non documenté pour ce candidat : Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035..

Pourquoi Éric Zemmour ferme ce classement

Éric Zemmour

Reconquête

0,24 /10

Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Éric Zemmour s’en écartent sur 4 (revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants, égalité des chances à l'école, protéger les enfants des réseaux sociaux, climat : le monde que l'on laisse aux jeunes).

S’écarter d’un référentiel est un choix politique, que plusieurs candidats assument publiquement : la note le mesure, elle ne le condamne pas.

Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants 0,00Égalité des chances à l'école 0,00Protéger les enfants des réseaux sociaux 0,00Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes 0,98
Ce qui est documenté, position par position (5)
  • Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé.
    Pas du tout d’accord Déclaration « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée).
  • Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.
    Tout à fait d’accord Synthèse de ses prises de position Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
  • Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
    Pas du tout d’accord Déclaration Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur.
  • La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.
    Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
  • Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.
    Plutôt pas d’accord Déclaration Critique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.

Ce que la note ne dit pas

  • FragilitéLa note repose sur 5 éléments pour 4 critères notés : une seule position qui change la ferait nettement bouger. Aucun vote personnel dans cette note (pas de siège dans les assemblées dont les scrutins sont retenus ici) : elle repose sur des déclarations, qui engagent moins qu’un vote. 2 éléments sur 5 ne sont pas des prises de position personnelles : ligne du parti ou du groupe, synthèse d’un tiers ou vote du partenaire de tandem. Ils pèsent moins dans le calcul, mais comptent.
Le détail du calcul, élément par élément

Cette note repose sur 5 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :

  • Déclaration Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé. Pas du tout d’accord « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée). s’en écarte (0 %) · Éric Zemmour : « Le RSA jeune est une serpillère sociale » (YouTube (vidéo))
  • Synthèse de ses prises de position Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans. Tout à fait d’accord Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. s’en écarte (0 %) · Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
  • Déclaration Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Pas du tout d’accord Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur. s’en écarte (0 %) · La loi Attal sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (message publié sur X) (X (compte d'Éric Zemmour), 27/01/2026)
Voir les 5 éléments du calcul, un par un
Jeunes et étudiants 0,24 /10

S’écarte du référentiel · 4 critères notés sur 4

Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants 0,00

Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.

  • Il faut ouvrir le RSA (ou un revenu minimum équivalent) aux jeunes de 18 à 24 ans sans ressources, sans exiger qu'ils aient déjà travaillé.
    Position : Pas du tout d’accord Déclaration : « Le RSA jeune est une serpillère sociale », déclare-t-il (vidéo non datée).
    Ouvrir le RSA dès 18 ans, c'est exactement ce que demande le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse. · alignement 0 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)

Non documenté pour ce candidat : L'amendement de suppression n° 3 de M. Di Filippo et l'amendement identique suivant à l'article 1er de la proposition de loi visant à étendre le revenu de solidarité active pour les jeunes de 18 à 25 ans (première lecture) ; L'amendement de suppression n° 29 de Mme Iborra à l'article premier de la proposition de loi relative à la création d'une aide individuelle à l'émancipation solidaire (première lecture) ; Ouverture du RSA dès 18 ans (article 1er de la proposition de loi relative aux droits nouveaux dès dix-huit ans) ; La proposition de résolution invitant le Gouvernement à la mise en place d'un revenu étudiant (article 34-1 de la Constitution) ; L'ensemble de la proposition de loi visant à assurer un repas à un euro pour tous les étudiants ; L'ensemble de la proposition de loi visant à rendre accessible à tous les étudiants le repas à 1 euro ; L'ensemble de la proposition de loi visant à réformer les bourses sur critères sociaux et à lutter contre la précarité étudiante ; Renforcer la Garantie pour la jeunesse (un emploi, une formation ou un stage dans les quatre mois).

Égalité des chances à l'école 0,00

L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.

  • Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans.
    Position : Tout à fait d’accord Synthèse de ses prises de position : Soutien net à la proposition « Il faut mettre fin au collège unique et permettre une orientation professionnelle plus précoce », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
    Mettre fin au collège unique pour orienter plus tôt vers le professionnel, c'est l'orientation précoce que l'OCDE déconseille. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)
Protéger les enfants des réseaux sociaux 0,00

La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.

  • Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
    Position : Pas du tout d’accord Déclaration : Voit dans l'interdiction « le doigt dans l'engrenage de la surveillance générale », la vérification de l'âge supposant de contrôler l'identité de chaque utilisateur.
    Interdire les réseaux sociaux avant 15 ans va dans le sens de la commission « Enfants et écrans » ; le Conseil constitutionnel a jugé l'objectif légitime, et censuré une interdiction trop générale. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,7)

Non documenté pour ce candidat : L'ensemble de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux ; Proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (texte de la commission mixte paritaire) ; Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (texte final, Sénat) ; Protection des mineurs en ligne : un âge minimum de 16 ans pour les réseaux sociaux dans l'Union ; Effets des réseaux sociaux et de l'environnement en ligne sur les jeunes.

Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes 0,98

Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.

  • La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.
    Position : Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position : Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
    Tenir l'objectif de − 55 % en 2030, c'est limiter le réchauffement que subiront les jeunes générations. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)
  • Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.
    Position : Plutôt pas d’accord Déclaration : Critique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.
    Maintenir la fin des voitures thermiques neuves en 2035 : une mesure de la trajectoire, comptée pour moitié. · alignement 25 % · poids 0,45 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,9 × poids fixé par la grille 0,5)

Sur quoi repose ce classement

Les positions du candidat vont-elles dans le sens de ce que recommandent les instances publiques et les travaux scientifiques sur la situation des jeunes ?

Quatre constats servent de référence. Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse, instance consultative placée auprès du Premier ministre, estimait en 2019 que « la condition d'âge associée à l'accès au RSA empêche de lutter efficacement contre la pauvreté des jeunes » et demandait l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans. L'OCDE, à partir des enquêtes PISA, recommande d'éviter l'orientation précoce des élèves vers des filières, qui accroît les inégalités scolaires sans améliorer le niveau moyen. La commission d'experts « Enfants et écrans » (2024) recommande de n'ouvrir les réseaux sociaux qu'à partir de 15 ans. Enfin, le GIEC montre que les générations nées après 2000 subiront un réchauffement bien plus fort que leurs aînés si les émissions ne baissent pas vite, et le Conseil constitutionnel a reconnu en 2023 que la préservation de l'environnement doit tenir compte des « générations futures ».

  • Revenu des jeunes adultes et aides aux étudiants. Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse demande l'ouverture des minima sociaux dès 18 ans ; il rappelle que la pauvreté touche d'abord les jeunes et que les étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents renoncent souvent à se soigner faute d'argent. Ce critère regarde la position sur le RSA dès 18 ans et les votes sur les aides directes aux étudiants.
  • Égalité des chances à l'école. L'OCDE recommande de repousser le moment où les élèves sont répartis entre filières : les pays qui orientent tôt ont des inégalités scolaires plus fortes, sans meilleurs résultats en moyenne (Hanushek et Wößmann). En France, le collège unique repousse l'orientation à 15-16 ans.
  • Protéger les enfants des réseaux sociaux. La commission d'experts « Enfants et écrans », installée par le président de la République, recommande en avril 2024 de n'ouvrir l'accès qu'à des réseaux sociaux « éthiques » à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents ; le Parlement européen demande un âge minimum de 16 ans dans toute l'Union. La loi française de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale et faute de garanties, l'objectif étant jugé légitime : les entrées comptent à 70 %.
  • Climat : le monde que l'on laisse aux jeunes. Le GIEC montre que l'ampleur du réchauffement vécu par les générations nées après 2000 dépend des réductions d'émissions de cette décennie ; le Conseil constitutionnel juge que les choix d'aujourd'hui ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins.

À retenir

Partager ce décryptage

Chaque bouton ouvre la page de partage du réseau ; aucun script de ces réseaux n’est chargé ici.

Dossier · Environnement

Climat : les rapports, puis les candidats

− 43 %d’émissions mondiales en 2030 par rapport à 2019, pour rester sur la trajectoire de 1,5 °C (GIEC)

− 2,1 %baisse pré-estimée des émissions françaises entre 2024 et 2025 : le rythme a encore ralenti (Haut conseil pour le climat, juillet 2026)

Trajectoire du GIEC, retard français constaté par le Haut conseil pour le climat, coût chiffré par France Stratégie, puis le classement des candidats sur le climat et l’énergie, critère par critère.

Dossier · Agriculture

Pesticides, rendements et lobbying

− 42 %de pesticides possibles sans perte de productivité ni de rentabilité, sur 59 % des exploitations étudiées (Nature Plants, 2017)

+ 6 %d’usage en 2024 par rapport à 2023, mesuré par l’indicateur historique NODU (ministère de l’Agriculture)

Ce que mesure l’étude de référence sur 946 exploitations, pourquoi les plans Écophyto ont échoué, ce que la commission d’enquête de 2023 a établi sur le pilotage et les intérêts en présence, et le classement des candidats.

Banc d’essai

Les grandes mesures passées au banc d’essai

Ce que chaque candidat propose, comment il dit le financer, et ce que ça coûterait ou fragiliserait.