Classements
Classement des candidats 2027 : notes selon la science, le droit et les économistes
La note mesure une seule chose : l’écart entre les positions documentées d’un candidat et ce que dit une autorité nommée, datée et sourcée : le GIEC, l’EFSA, le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes, les économistes de l’Institut des politiques publiques. Ce n’est pas un jugement de valeur : s’écarter d’un référentiel est un choix politique que plusieurs candidats assument. Comment c’est calculé.
Classement de référence
Six piliers à poids égal (science et climat, engagements internationaux et défense, économie et finances publiques, droit, santé publique, exactitude des faits), et aucune pondération choisie par qui que ce soit. Seuls les candidats documentés à 90 % au moins y figurent ; les autres sont mis à part, avec la liste de ce qui leur manque.
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Science et climat 8,55Engagements internationaux et défense 9,00Économie et finances publiques 5,13Droit et égalité devant la loi 10,00Santé publique 8,93Exactitude des faits cités 8,20
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Science et climat 8,61Engagements internationaux et défense 9,24Économie et finances publiques 6,37Droit et égalité devant la loi 9,17Santé publique 8,33Exactitude des faits cités 7,50
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Science et climat 7,87Engagements internationaux et défense 9,75Économie et finances publiques 4,78Droit et égalité devant la loi 9,10Santé publique 8,21Exactitude des faits cités —
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Science et climat 7,67Engagements internationaux et défense 6,25Économie et finances publiques 5,29Droit et égalité devant la loi 8,28Santé publique 7,14Exactitude des faits cités 5,94
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Science et climat 6,72Engagements internationaux et défense 8,54Économie et finances publiques 4,93Droit et égalité devant la loi 5,49Santé publique 6,43Exactitude des faits cités 6,96
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Science et climat 7,01Engagements internationaux et défense 5,21Économie et finances publiques 4,10Droit et égalité devant la loi 7,58Santé publique 8,21Exactitude des faits cités —
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Science et climat 5,97Engagements internationaux et défense 8,00Économie et finances publiques 5,16Droit et égalité devant la loi 5,35Santé publique 4,29Exactitude des faits cités 8,28
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Science et climat 3,99Engagements internationaux et défense 5,50Économie et finances publiques 4,98Droit et égalité devant la loi 0,83Santé publique 1,43Exactitude des faits cités 6,53
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Science et climat 1,01Engagements internationaux et défense 3,33Économie et finances publiques 5,31Droit et égalité devant la loi 0,32Santé publique 2,86Exactitude des faits cités 6,62
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Science et climat 2,23Engagements internationaux et défense 4,50Économie et finances publiques 4,75Droit et égalité devant la loi 0,34Santé publique 0,36Exactitude des faits cités —
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Science et climat 2,61Engagements internationaux et défense 1,56Économie et finances publiques 3,41Droit et égalité devant la loi 0,97Santé publique 1,43Exactitude des faits cités —
Score = moyenne des piliers documentés, chaque pilier comptant pour un. À l’intérieur d’un pilier, une grille à demi documentée pèse deux fois moins qu’une grille complète. Un candidat n’entre dans ce classement que s’il est documenté sur au moins 90 % des critères qu’il était possible de documenter pour lui ; les critères qui ne reposent que sur des votes dans une assemblée où il n’a jamais siégé ne lui sont pas comptés.
Pourquoi 9 candidats ne sont pas dans ce classement : documentation en dessous de 90 % (François Hollande 59 %, Delphine Batho 74 %, Jérôme Guedj 79 %, Fabien Roussel 74 %, Dominique de Villepin 62 %, Emmanuel Maurel 46 %, Ségolène Royal 15 %, Lydie Massard 6 %, David Lisnard 88 %)
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Science et climat 9,11Engagements internationaux et défense 9,58Économie et finances publiques 7,38Droit et égalité devant la loi 10,00Santé publique 9,38Exactitude des faits cités —
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Science et climat 8,16Engagements internationaux et défense 9,58Économie et finances publiques 4,29Droit et égalité devant la loi 9,51Santé publique 9,17Exactitude des faits cités —
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Science et climat 7,64Engagements internationaux et défense 9,17Économie et finances publiques 4,69Droit et égalité devant la loi 8,68Santé publique 9,50Exactitude des faits cités —
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Science et climat 7,57Engagements internationaux et défense 6,79Économie et finances publiques 4,80Droit et égalité devant la loi 9,54Santé publique 8,33Exactitude des faits cités —
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Science et climat 6,56Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 6,67Droit et égalité devant la loi 6,67Santé publique 7,50Exactitude des faits cités —
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Science et climat 7,08Engagements internationaux et défense 5,00Économie et finances publiques 3,40Droit et égalité devant la loi —Santé publique 9,38Exactitude des faits cités —
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Science et climat 2,50Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 5,45Droit et égalité devant la loi —Santé publique —Exactitude des faits cités —
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Science et climat 10,00Engagements internationaux et défense 0,00Économie et finances publiques —Droit et égalité devant la loi —Santé publique —Exactitude des faits cités —
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Science et climat 2,84Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 5,45Droit et égalité devant la loi 0,83Santé publique 1,25Exactitude des faits cités —
Ce qui leur manque est listé sur leur fiche, onglet « Notes ». Tant que ce n’est pas documenté, les comparer aux autres reviendrait à comparer ce qu’on sait de l’un avec ce qu’on sait de l’autre.
Classements thématiques
Deux classements à part, chacun avec ses propres référentiels : ce que recommandent les instances publiques pour les jeunes, et les engagements de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Classement thématique
Jeunes et étudiants
- 1. François Hollande9,38
- 2. Raphaël Glucksmann8,27
- 3. Marine Tondelier8,13
11 candidats classés · voir le classement complet et le détail
Classement thématique
Égalité femmes-hommes
- 1. Gabriel Attal10,00
- 1. Olivier Faure10,00
- 1. Jean-Luc Mélenchon10,00
- 1. François Ruffin10,00
11 candidats classés · voir le classement complet et le détail
Les dossiers : les rapports d’abord, les candidats ensuite
Un classement dit à quelle distance un candidat se trouve d’un référentiel. Il ne dit pas ce que ce référentiel établit, ni ce qu’il recommande, ni ce que ça coûterait de le suivre. Ces dossiers le font : on y reprend les rapports (GIEC, Haut conseil pour le climat, Cour des comptes, commission d’enquête parlementaire), puis on revient aux positions des candidats, calculées comme partout ailleurs sur le site.
Dossier · Environnement
Climat : ce que disent les rapports, et où se situent les candidats
Le GIEC, le Haut conseil pour le climat et le rapport Pisani-Ferry disent trois choses différentes et complémentaires : ce qu’il faut atteindre, où en est la France, et combien ça coûte. On les reprend dans cet ordre, puis on regarde quelles positions des candidats vont dans ce sens et lesquelles s’en écartent, critère par critère.
Les trois premiers sur « Climat et énergie »
- 1. Raphaël Glucksmann Place publique8,52
- 2. Marine Tondelier Les Écologistes8,00
- 3. Delphine Batho Génération écologie7,49
Pourquoi Raphaël Glucksmann arrive en tête : Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Raphaël Glucksmann vont dans le sens des rapports sur 2 (sortie du moteur thermique, objectifs contraignants de réduction) ; elles y vont plutôt sur 2 (production d'électricité bas carbone, signal-prix sur les énergies fossiles).
16 candidats classés sur cette grille. Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison : cela veut dire être le plus proche de ce que disent les rapports cités.
Lire le dossier : les rapports, les recommandations, puis chaque candidat
Dossier · Agriculture
Pesticides : est-ce que ça améliore vraiment les récoltes ?
Depuis quinze ans, la France se fixe des objectifs de baisse des pesticides et ne les tient pas. Ce dossier reprend la question qui devrait précéder toutes les autres, celle des rendements, puis ce qu’une commission d’enquête parlementaire a établi sur les raisons de cet échec, et où se situent les candidats.
Les trois premiers sur « Pesticides et santé environnementale »
- 1. Jean-Luc Mélenchon La France insoumise9,38
- 2. Marine Tondelier Les Écologistes9,38
- 3. Delphine Batho Génération écologie9,17
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon arrive en tête : Sur les 2 critères notés de cette grille, les positions documentées de Jean-Luc Mélenchon vont dans le sens des rapports sur 2 (dérogations aux interdictions de pesticides, polluants éternels (PFAS)).
12 candidats classés sur cette grille. Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison : cela veut dire être le plus proche de ce que disent les rapports cités.
Lire le dossier : les rapports, les recommandations, puis chaque candidat
Pour savoir ce que les mesures phares de la campagne coûteraient et ce qu’elles fragiliseraient, le banc d’essai des mesures
Ce qui entre dans ce classement, et ce qui n’y entre pas
| Domaine | Référentiel | Nature | Pilier |
|---|---|---|---|
| Climat et énergie | GIEC (6e rapport, groupe III), loi européenne sur le climat, Conseil d'analyse économique (note n° 50, 2019) | Expertise scientifique | Science et climat |
| Pesticides et santé environnementale | EFSA, Conseil constitutionnel (Charte de l'environnement), IPBES | Expertise scientifique | Science et climat |
| Agriculture : contraintes et concurrence | Demandes portées par les syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne) | Demandes d’une partie prenante | hors classement |
| État de droit et égalité devant la loi | Conseil constitutionnel, Constitution (articles 55 et 88-1) | Droit et jurisprudence | Droit et égalité devant la loi |
| Santé publique et accès aux soins | Rapport Évin-Stefanini (2023), Cour des comptes (2024), HCAAM (2022), CESE (2023), CCNE (2022), Santé publique France (2021), commission « Enfants et écrans » (2024) | Expertise publique | Santé publique |
| Répartition de l'effort fiscal | Institut des politiques publiques (note n° 92, 2023), Conseil d'analyse économique (note n° 69, 2021), Conseil des prélèvements obligatoires (2015), droit européen | Recherche économique | Économie et finances publiques |
| Engagements internationaux de la France | Accord de sécurité franco-ukrainien, loi de programmation militaire, Statut de Rome, loi du 4 août 2021 sur le développement solidaire, traités européens | Engagement pris par la France | Engagements internationaux et défense |
| Redressement des comptes publics | Cour des comptes (finances publiques, juin 2026 ; retraites, février 2025) | Juridiction financière | Économie et finances publiques |
| Fiscalité des entreprises et des transmissions | Conseil d'analyse économique (notes n° 53, 2019, et n° 69, 2021) et Cour des comptes (pacte Dutreil, 2025) | Recherche économique | Économie et finances publiques |
| Exactitude des faits cités | Vérifications systématiques du site (sources primaires : Insee, Eurostat, Cour des comptes…) | Vérification factuelle | Exactitude des faits cités |
Une grille bâtie sur les demandes d’une partie prenante, ici les syndicats agricoles, reste publiée et comparable, mais elle est écartée du classement de référence : elle dit ce qu’un acteur souhaite, pas ce qu’une autorité indépendante constate. Vous pouvez la réintégrer dans le classement personnalisé ci-dessous.
L’échelle de notation et le calcul, en détail
Une note va de 0 à 10 et se lit en cinq bandes de deux points. Elle est affichée avec deux décimales (6,11 et non 6) parce que chaque élément qui la compose n’a pas le même poids : arrondir donnerait une fausse précision inverse, celle d’une note « ronde ».
| Note | Lecture |
|---|---|
| 8,00 – 10,00 | Va dans le sens du référentiel |
| 6,00 – 8,00 | Plutôt dans le sens du référentiel |
| 4,00 – 6,00 | Position partagée ou mixte |
| 2,00 – 4,00 | S’écarte plutôt du référentiel |
| 0,00 – 2,00 | S’écarte du référentiel |
Comment le chiffre est obtenu
- Chaque élément (une position du comparateur, ou un vote au Parlement) est ramené sur une échelle de − 2 à + 2, puis converti en alignement : 100 % quand il va dans le sens du référentiel, 0 % quand il s’y oppose, 50 % pour une position nuancée ou une abstention.
- Chaque élément reçoit un poids = fiabilité de la preuve × fraîcheur × poids éventuel fixé par la grille. Fiabilité : une déclaration du candidat ou son vote nominatif valent 1 ; une synthèse de ses prises de position par un tiers 0,7 (nous n’en tenons pas la citation d’origine) ; le relevé d’un site tiers dans lequel nos vérifications ont trouvé des erreurs (MonVote2027) 0,5, en attendant une source primaire ; le vote du partenaire de tandem est divisé par deux (× 0,5) ; un vote sur un amendement compte 0,6, un vote sur l’ensemble d’un texte 1. Fraîcheur : 1 depuis 2024, 0,9 de 2020 à 2023, 0,8 avant.
- La note d’un critère est la moyenne des alignements pondérée par ces poids, ramenée sur 10 ; la note d’une grille est la moyenne de ses critères notés.
- Ce qui n’est pas documenté n’est jamais deviné : le critère reste non évalué, et le nombre de critères notés est toujours affiché.
Chaque détail de calcul est visible en cliquant sur une note du tableau : énoncé, position, source, alignement et poids.
Et selon vos priorités
Si vous voulez donner plus de poids à un domaine qu’à un autre, c’est ici : le calcul se fait dans votre navigateur, sans rien envoyer. Ce classement-là n’est plus neutre : il reflète vos choix, affichés à côté.
- 1 François HollandeParti socialiste 8,40 · 9/10 grilles
- 2 Raphaël GlucksmannPlace publique 7,62 · 10/10 grilles
- 3 Marine TondelierLes Écologistes 7,51 · 10/10 grilles
- 4 Delphine BathoGénération écologie 7,41 · 8/10 grilles
- 5 Jérôme GuedjParti socialiste 7,30 · 8/10 grilles
- 6 Olivier FaureParti socialiste 7,01 · 9/10 grilles
- 7 Fabien RousselParti communiste français 6,75 · 8/10 grilles
- 8 Jean-Luc MélenchonLa France insoumise 6,55 · 10/10 grilles
- 9 Gabriel AttalRenaissance 6,51 · 10/10 grilles
- 10 Emmanuel MaurelGauche républicaine et socialiste 6,51 · 7/10 grilles
- 11 Dominique de VillepinLa France humaniste 6,46 · 8/10 grilles
- 12 François RuffinDebout ! 5,94 · 9/10 grilles
- 13 Ségolène RoyalParti socialiste 5,94 · 4/10 grilles
- 14 Édouard PhilippeHorizons 5,87 · 10/10 grilles
- 15 Bruno RetailleauLes Républicains 4,65 · 10/10 grilles
- 16 David LisnardNouvelle Énergie 4,46 · 9/10 grilles
- 17 Marine Le PenRassemblement national 3,92 · 10/10 grilles
- 18 Éric ZemmourReconquête 3,46 · 9/10 grilles
- 19 Nicolas Dupont-AignanDebout la France 2,83 · 9/10 grilles
1 candidat pas assez documenté pour être classé (moins de 3 grilles notées)
Leur note existe, mais elle porte sur trop peu de domaines pour être comparée aux autres : une seule position documentée peut donner 10 comme 0.
Moyenne des notes de grille, pondérée par vos priorités. Un candidat n’est comparé que sur les grilles où il a au moins une position documentée : le nombre de grilles prises en compte est indiqué à côté de chaque score.
Toutes les notes
Exactitude des faits cités
Cette note ne mesure pas des positions mais la justesse des faits cités : chaque affirmation vérifiée selon la méthode systématique rapporte 10,00 (vrai), 7,50 (plutôt vrai), 5,00 (trompeur), 2,50 (plutôt faux), 0,00 (faux) ; la note est la moyenne, avec sa marge d’erreur à 95 %. Les affirmations invérifiables sont exclues, et il faut au moins 10 affirmations pour être noté.
| Candidat | Note | Marge (95 %) | Affirmations | Non relues |
|---|---|---|---|---|
| Édouard Philippe | 8,28 /10 | 7,54 – 9,02 | 16 | 0 |
| Marine Tondelier | 8,20 /10 | 7,48 – 8,92 | 25 | 0 |
| Raphaël Glucksmann | 7,50 /10 | 6,53 – 8,47 | 18 | 0 |
| Gabriel Attal | 6,96 /10 | 5,89 – 8,02 | 23 | 0 |
| Marine Le Pen | 6,62 /10 | 5,11 – 8,13 | 17 | 0 |
| Bruno Retailleau | 6,53 /10 | 4,99 – 8,07 | 18 | 0 |
| Jean-Luc Mélenchon | 5,94 /10 | 4,84 – 7,03 | 32 | 0 |
Les marges se chevauchent souvent : une différence de quelques dixièmes ne permet pas de départager deux candidats.
Les grilles et leurs référentiels
Climat et énergie · GIEC (6e rapport, groupe III), loi européenne sur le climat, Conseil d'analyse économique (note n° 50, 2019)
Les positions du candidat vont-elles dans le sens de la trajectoire de baisse des émissions fixée par le GIEC et inscrite dans le droit européen ?
Le GIEC conclut que pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, les émissions mondiales doivent culminer avant 2025, baisser de 43 % d'ici 2030 par rapport à 2019, et le CO2 atteindre le zéro net vers 2050. L'Union européenne a traduit cet objectif en droit : − 55 % d'émissions nettes en 2030 par rapport à 1990 et neutralité climatique en 2050. Le GIEC classe parmi les moyens d'atténuation aussi bien les énergies renouvelables que le nucléaire, et l'électrification des transports. Le GIEC range enfin la tarification du carbone et la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique a proposé en 2019 de relancer la taxe carbone en reversant ses recettes aux ménages.
Le GIEC ne prescrit aucun mix électrique particulier : des trajectoires compatibles avec 1,5 °C existent avec ou sans nouveau nucléaire. Compter l'opposition à de nouveaux réacteurs comme un écart au référentiel est donc une lecture discutable, assumée ici parce que le critère mesure une seule chose : l'ajout de capacités de production peu émettrices. Un candidat qui refuse le nucléaire mais développe fortement les renouvelables peut être compatible avec l'objectif climatique tout en étant noté au milieu de l'échelle sur ce critère.
Critères
- Sortie du moteur thermique : Soutien à l'échéance européenne de fin de vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035, principal levier de baisse des émissions du transport routier.
- Position : Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. : Maintenir l'échéance de 2035 va dans le sens du référentiel ; vouloir la supprimer s'en écarte.
- Vote : Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035 : Voter pour les normes CO2 de 2035 va dans le sens du référentiel.
- Production d'électricité bas carbone : Soutien au développement des moyens de production d'électricité peu émetteurs, que le GIEC recense sans hiérarchie de principe : renouvelables et nucléaire. Les deux entrées se complètent : la note n'est calculée que si au moins l'une des deux positions est connue avec l'autre, faute de quoi elle ne dirait rien.
- Position : Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus). : Construire de nouveaux réacteurs ajoute une capacité bas carbone : aligné avec le référentiel.
- Position : Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes. : Arrêter l'installation d'éoliennes retire une capacité bas carbone : s'écarte du référentiel.
- Vote : Projet de loi relatif à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des installations existantes (première lecture) : Voter pour l'accélération des procédures de construction de nouvelles installations nucléaires ajoute une capacité bas carbone.
- Vote : L'ensemble du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (texte de la commission mixte paritaire) : Voter la loi d'accélération de la production d'énergies renouvelables (31 janvier 2023).
- Objectifs contraignants de réduction : Soutien aux objectifs chiffrés et contraignants de baisse des émissions, sans lesquels la trajectoire du GIEC reste déclarative.
- Vote : Objectif climatique européen pour 2040 : Voter pour l'objectif climatique européen 2040 va dans le sens du référentiel.
- Vote : European Climate Law : Voter pour la loi européenne sur le climat, qui fixe la trajectoire de baisse des émissions, va dans le sens du référentiel.
- Vote : The UN Climate Change Conference 2024 in Baku, Azerbaijan (COP29) : Voter pour la résolution du Parlement européen avant la COP29 de Bakou, qui réaffirme les objectifs de l'accord de Paris.
- Vote : Projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'environnement (première lecture) : Voter pour l'arrêt de la recherche et de l'exploitation d'hydrocarbures en France : sortie programmée des énergies fossiles.
- Position : La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. : Tenir l'objectif de − 55 % en 2030 est précisément la trajectoire fixée par la loi européenne sur le climat.
- Signal-prix sur les énergies fossiles : Le GIEC range la tarification du carbone et la fin des soutiens aux fossiles parmi les leviers d'atténuation. Ce critère regarde les mesures qui renchérissent ou au contraire abaissent le prix des énergies fossiles.
- Position : Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %. : Baisser la TVA sur le gaz et les carburants abaisse le prix des fossiles, à l'inverse du référentiel ; la mesure porte aussi sur l'électricité, bas carbone, ce qui atténue la lecture (entrée comptée pour moitié).
- Position : Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. : Supprimer les zones à faibles émissions lève une contrainte sur les véhicules les plus polluants ; la mesure vise d'abord la qualité de l'air, et seulement indirectement les émissions de CO2.
- Position : La France doit supprimer ses soutiens publics aux énergies fossiles (avantages fiscaux sur le gazole professionnel, exonération du kérosène…). : Le GIEC range la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; la France s'y est engagée au G20 (2009) et à la COP26 (2021).
- Position : Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018. : Le GIEC compte la tarification du carbone parmi les instruments d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique propose de relancer la hausse en reversant les recettes aux ménages.
- Position : Il faut taxer davantage les billets d'avion, de façon progressive (plus pour les longues distances, la classe affaires ou les voyageurs fréquents). : Taxer davantage l'avion est une tarification du carbone ciblée sur un secteur très émetteur ; mesure partielle, comptée à 60 %.
- Sixième rapport d'évaluation, groupe de travail III : atténuation du changement climatique (GIEC, 04/04/2022)
- Loi européenne sur le climat : neutralité climatique en 2050 et − 55 % en 2030 (Commission européenne)
- Pour le climat : une taxe juste, pas juste une taxe (note n° 50) (Conseil d'analyse économique, 20/03/2019)
Pesticides et santé environnementale · EFSA, Conseil constitutionnel (Charte de l'environnement), IPBES
Les positions du candidat vont-elles dans le sens des avis scientifiques et des décisions de justice sur les pesticides et les milieux naturels ?
En 2024, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a recommandé de diviser par cinq les valeurs de référence de l'acétamipride (dose journalière admissible et dose aiguë de référence, de 0,025 à 0,005 mg/kg), faute de données suffisantes sur la neurotoxicité pour le développement, et a ajouté un facteur d'incertitude de 5. Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel a censuré la réintroduction dérogatoire de cet insecticide prévue par la loi « Duplomb », jugée contraire à la Charte de l'environnement. L'IPBES documente par ailleurs le déclin des pollinisateurs et de la biodiversité comme un risque pour la production agricole elle-même. La Cour des comptes a constaté en 2019 que l'usage des pesticides avait augmenté de 12 % de 2009 à 2016, malgré l'objectif de le réduire de moitié. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2020 une dose hebdomadaire tolérable pour quatre PFAS, que dépasse une partie de la population. La Cour des comptes a constaté en 2019 que l'usage des pesticides avait augmenté de 12 % de 2009 à 2016, malgré l'objectif de le réduire de moitié.
Critères
- Dérogations aux interdictions de pesticides : Position sur la loi « Duplomb », dont l'article rétablissant à titre dérogatoire l'acétamipride a été censuré par le Conseil constitutionnel.
- Vote : Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final) : Voter pour ce texte, c'est voter pour la dérogation censurée ensuite par le Conseil constitutionnel : s'écarte du référentiel. Le même vote portait aussi sur d'autres mesures (bâtiments d'élevage, stockage de l'eau), lues dans la grille « Agriculture ».
- Position : Il faut réautoriser, par dérogation, l'acétamipride (un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018) pour les filières sans alternative. : Vouloir réautoriser l'acétamipride par dérogation va contre l'avis de l'EFSA et contre la censure du Conseil constitutionnel.
- Position : Il faut réduire fortement l'usage des pesticides de synthèse, jusqu'à en interdire progressivement la plupart. : L'EFSA a durci en 2024 les valeurs de référence d'un néonicotinoïde, l'IPBES documente le rôle des pesticides dans le déclin des pollinisateurs, et la Cour des comptes constate l'échec des plans de réduction : réduire fortement leur usage va dans ce sens.
- Restauration des milieux naturels : Soutien à l'obligation européenne de restaurer les écosystèmes dégradés (30 % des habitats en mauvais état d'ici 2030).
- Vote : Loi européenne sur la restauration de la nature : Voter pour la loi sur la restauration de la nature va dans le sens du référentiel.
- Vote : Deforestation Regulation: provisions relating to the date of application : Voter pour le report de l'application du règlement européen contre la déforestation importée en retarde les effets.
- Vote : Deforestation Regulation: certain obligations of operators and traders : Voter pour l'allègement des obligations des opérateurs prévues par le règlement déforestation en réduit la portée.
- Vote : Deforestation Regulation: certain obligations of operators and traders : Même texte, seconde étape : voter pour l'allègement des obligations du règlement déforestation.
- Polluants éternels (PFAS) : L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2020 une dose hebdomadaire tolérable pour quatre PFAS, en raison de leurs effets sur la réponse immunitaire, et constaté qu'une partie de la population la dépasse.
- Position : Il faut interdire progressivement les PFAS (« polluants éternels ») dans les produits de consommation courante, comme le prévoit la loi du 27 février 2025. : Interdire progressivement les PFAS dans les produits courants réduit l'exposition que l'EFSA juge trop élevée.
- Statement on the toxicological properties and maximum residue levels of acetamiprid and its metabolites (EFSA Journal, 15/05/2024)
- Loi agricole Duplomb : le Conseil constitutionnel censure la réintroduction de l'acétamipride (LCP, 07/08/2025)
- Loi Duplomb : le Conseil constitutionnel juge la réintroduction de l'acétamipride non conforme à la Constitution (Toute l'Europe, 08/08/2025)
- Le bilan des plans Écophyto (référé) (Cour des comptes, 11/2019)
- Risk to human health related to the presence of perfluoroalkyl substances in food (Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), 09/2020)
Agriculture : contraintes et concurrence · Demandes portées par les syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne)
Les positions du candidat rejoignent-elles les demandes exprimées par les organisations agricoles ?
Les deux syndicats majoritaires, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, demandent l'allègement des contraintes pesant sur les exploitations et l'application de la loi « Duplomb ». Sur la concurrence importée, la demande est plus large : FNSEA, Jeunes Agriculteurs et Confédération paysanne s'opposent ensemble à l'accord UE-Mercosur et réclament des « mesures miroirs », en relevant que le Brésil autorise pour le maïs 178 molécules dont 92 sont interdites dans l'Union européenne. Attention : les organisations agricoles sont divisées sur les pesticides, la Confédération paysanne s'étant opposée à la réintroduction de l'acétamipride. Les deux critères ci-dessous sont donc distincts, et le premier ne reflète que la position des syndicats majoritaires.
Cette grille ne mesure pas l'intérêt général agricole : elle mesure la proximité avec des demandes syndicales, qui sont elles-mêmes débattues au sein du monde agricole. Sur les pesticides, elle s'oppose volontairement à la grille « Pesticides et santé environnementale » : c'est un arbitrage politique, pas une question tranchée par la science.
Critères
- Allègement des contraintes sur les exploitations : Position sur la loi « Duplomb », réclamée par les syndicats agricoles majoritaires (stockage de l'eau, bâtiments d'élevage, produits phytosanitaires).
- Vote : Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final) : Voter pour ce texte rejoint la demande portée par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.
- Vote : Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture) : Voter pour la loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, réclamée par les syndicats majoritaires.
- Vote : Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (texte de la commission mixte paritaire) : Même texte, lecture définitive après commission mixte paritaire.
- Vote : Projet de loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (texte de la commission mixte paritaire) : Voter pour la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole, soutenue par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.
- Vote : Projet de loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture) : Première version du même texte, sous la législature précédente.
- Vote : Proposition de loi visant à renforcer la stabilité économique et la compétitivité du secteur agroalimentaire (texte de la commission mixte paritaire) : Voter pour le texte sur la stabilité économique et la compétitivité du secteur agricole.
- Position : Il faut réautoriser, par dérogation, l'acétamipride (un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018) pour les filières sans alternative. : La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs demandent la réautorisation de l'acétamipride pour les filières sans alternative.
- Position : Il faut faciliter la construction de retenues d'eau pour l'irrigation agricole (« bassines »). : Faciliter les retenues d'eau pour l'irrigation fait partie des demandes des syndicats majoritaires.
- Protection contre la concurrence importée : Position sur l'accord UE-Mercosur, dont les trois principaux syndicats demandent le rejet ou le réexamen.
- Vote : Saisine de la Cour de justice de l'UE sur l'accord UE-Mercosur : Voter pour la saisine de la Cour de justice, qui retarde l'approbation de l'accord, rejoint la demande des syndicats agricoles.
- Vote : La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre l'Union européenne et le Mercosur (application de l'article 50-1 de la Constitution) : Voter pour la déclaration du gouvernement s'opposant à l'accord UE-Mercosur en l'état, demande commune des syndicats agricoles.
- Position : La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. : S'opposer à l'accord UE-Mercosur est la demande commune de la FNSEA, des Jeunes Agriculteurs et de la Confédération paysanne.
État de droit et égalité devant la loi · Conseil constitutionnel, Constitution (articles 55 et 88-1)
Les positions du candidat sont-elles compatibles avec les règles constitutionnelles telles que les juges les appliquent aujourd'hui ?
Deux points sont établis par la jurisprudence. D'une part, le Conseil constitutionnel a jugé en 1990 (décision n° 89-269 DC) que priver les étrangers résidant régulièrement en France d'une prestation sociale méconnaît le principe constitutionnel d'égalité : une « préférence nationale » générale supposerait donc de réviser la Constitution. D'autre part, l'article 55 de la Constitution donne aux traités ratifiés une autorité supérieure à celle des lois, et l'article 88-1 fonde la participation de la France à l'Union européenne ; affirmer la primauté de la loi française sur le droit européen suppose là encore une révision, voire une sortie des traités. Enfin, le Conseil constitutionnel reconnaît depuis sa décision du 29 août 2002 un principe fondamental reconnu par les lois de la République en matière de justice des mineurs : la recherche de leur relèvement éducatif et moral, des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité, et des juridictions ou procédures spécialisées. La Convention européenne des droits de l'homme, ratifiée par la France en 1974, relève de l'article 55 : elle ne permet de déroger à certains droits qu'en cas de guerre ou de danger public menaçant la vie de la nation (article 15).
Une note basse ne signifie pas qu'une proposition est illégale : elle signifie qu'en l'état du droit, elle ne peut pas être appliquée sans révision constitutionnelle ou sortie de traité. Proposer une telle révision est parfaitement légitime, et plusieurs candidats l'assument.
Critères
- Égalité d'accès aux droits sociaux : Position sur la réservation aux Français de certaines aides sociales et du logement social.
- Position : Il faut donner la priorité aux Français sur les étrangers en situation régulière pour l'accès au logement social et à certaines aides sociales (« priorité nationale »). : Instaurer une priorité nationale sur les aides sociales suppose de revenir sur la jurisprudence de 1990 : s'écarte du droit en vigueur.
- Position : Il faut réserver certaines prestations sociales (allocations familiales, aide au logement) aux étrangers résidant légalement en France depuis au moins cinq ans. : Réserver des prestations aux étrangers présents depuis cinq ans revient à traiter différemment des résidents réguliers, ce que la décision de 1990 interdit sans révision de la Constitution ; la mesure reste moins large qu'une préférence nationale générale.
- Hiérarchie des normes : Position sur la primauté de la loi française en cas de conflit avec le droit européen.
- Position : En cas de conflit, la loi française doit primer sur le droit européen. : Faire primer la loi française sur le droit européen contredit les articles 55 et 88-1 de la Constitution tels qu'ils sont appliqués.
- Position : La France doit pouvoir déroger à la Convention européenne des droits de l'homme pour mener sa politique migratoire. : L'article 55 de la Constitution place les traités, dont la Convention européenne des droits de l'homme, au-dessus des lois ; la Convention ne permet de déroger qu'en cas de guerre ou de danger public exceptionnel (article 15).
- Justice pénale des mineurs : Le Conseil constitutionnel reconnaît depuis 2002 un principe fondamental de la justice des mineurs : priorité à leur relèvement éducatif et moral, réponses adaptées à leur âge et à leur personnalité, juridictions ou procédures spécialisées. Le 19 juin 2025, il a censuré à ce titre la comparution immédiate des mineurs de plus de 16 ans et le renversement de l'atténuation de responsabilité (l'« excuse de minorité »), qui doit rester la règle.
- Position : Il faut pouvoir juger les mineurs de plus de 16 ans en comparution immédiate et écarter plus facilement l'« excuse de minorité ». : Juger les mineurs de plus de 16 ans en comparution immédiate et écarter l'excuse de minorité, ce sont précisément les deux dispositions censurées le 19 juin 2025.
- Vote : Proposition de loi visant à renforcer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents (texte de la commission mixte paritaire) : Voter la loi sur la justice des mineurs, dont ces articles ont ensuite été censurés.
- Décision n° 89-269 DC du 22 janvier 1990 (Conseil constitutionnel, 22/01/1990)
- Constitution du 4 octobre 1958, article 55 (Conseil constitutionnel)
- Décision n° 2025-886 DC du 19 juin 2025 (loi renforçant l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents) (Conseil constitutionnel, 19/06/2025)
- Convention européenne des droits de l'homme (Conseil de l'Europe)
Santé publique et accès aux soins · Rapport Évin-Stefanini (2023), Cour des comptes (2024), HCAAM (2022), CESE (2023), CCNE (2022), Santé publique France (2021), commission « Enfants et écrans » (2024)
Les positions du candidat vont-elles dans le sens des évaluations et des avis publics sur la santé : accès aux soins, prévention, fin de vie, santé environnementale ?
La mission confiée à Claude Évin et Patrick Stefanini a conclu en décembre 2023 que l'aide médicale d'État est « un dispositif sanitaire utile », géré et contrôlé, sans consommation de soins atypique ni fraude structurelle, et qu'elle n'est pas un facteur d'attraction migratoire. Le rapport alerte sur les conséquences de son remplacement par une aide médicale d'urgence : renoncement aux soins, report vers l'hôpital, pression accrue sur des établissements déjà en difficulté. Plusieurs autres avis publics complètent ce référentiel : la Cour des comptes (2024) recommande de réguler l'installation des médecins dans les zones bien dotées ; le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (2022) a chiffré une prise en charge intégrale des soins ; le Conseil économique, social et environnemental (2023) recommande une légalisation encadrée du cannabis ; le Comité consultatif national d'éthique (2022) juge possible une aide active à mourir strictement encadrée ; Santé publique France (2021) attribue environ 40 000 décès par an aux particules fines ; la commission « Enfants et écrans » (2024) recommande de n'ouvrir les réseaux sociaux qu'à partir de 15 ans.
Critères
- Accès aux soins des personnes sans titre de séjour : Position sur le remplacement de l'aide médicale d'État par une aide limitée aux soins urgents.
- Position : Il faut remplacer l'aide médicale d'État (AME) par une aide limitée aux soins urgents. : Remplacer l'AME par une aide aux seuls soins urgents est l'option contre laquelle le rapport met en garde.
- Accès aux médecins sur tout le territoire : La Cour des comptes recommande en 2024 de conditionner l'installation des médecins dans les zones bien dotées à une présence régulière, environ un jour par semaine, dans les zones qui en manquent : une régulation de l'installation.
- Position : Il faut encadrer la liberté d'installation des médecins : dans les zones bien dotées, un médecin ne pourrait s'installer que si un autre part. : Réguler l'installation dans les zones bien dotées va dans le sens de la Cour des comptes, qui propose une forme plus souple (une présence partielle dans les zones sous-dotées) : entrée comptée à 80 %.
- Vote : L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (première lecture) : Voter la proposition de loi transpartisane contre les déserts médicaux (7 mai 2025).
- Reste à charge et couverture des soins : Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a chiffré en 2022 le passage à une prise en charge intégrale par la Sécurité sociale : les 80 % de ménages les moins aisés y gagneraient, et une grande part des frais de gestion des complémentaires serait économisée.
- Position : La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé (« grande Sécu »). : Rembourser tous les soins améliore l'accès pour la majorité des ménages selon le HCAAM ; le coût public de la mesure est compté, lui, dans la grille des finances publiques. Entrée comptée à 70 %.
- Cannabis : prévention et réduction des risques : Le Conseil économique, social et environnemental a recommandé en janvier 2023 une « légalisation encadrée » du cannabis : points de vente sous licence interdits aux mineurs, taxe finançant la prévention et le soin, fin des sanctions pénales pour l'usage.
- Position : Il faut légaliser le cannabis récréatif dans un cadre contrôlé par l'État. : Légaliser le cannabis dans un cadre contrôlé suit l'avis du CESE ; c'est un avis d'assemblée consultative, pas un consensus scientifique : entrée comptée à 60 %.
- Fin de vie : Le Comité consultatif national d'éthique a estimé en 2022 qu'il existe « une voie pour une application éthique d'une aide active à mourir », à des conditions strictes, en demandant d'abord un effort sur les soins palliatifs ; l'avis n'était pas unanime.
- Position : Une aide à mourir encadrée (suicide assisté ou euthanasie) doit être possible pour les malades atteints d'une affection grave et incurable. : Ouvrir une aide à mourir strictement encadrée rejoint l'avis du CCNE, qui n'était pas unanime : entrée comptée à 60 %.
- Pollution de l'air : Santé publique France attribue environ 40 000 décès par an en France à l'exposition aux particules fines (estimation de 2021).
- Position : Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. : Supprimer les zones à faibles émissions lève une contrainte sur les véhicules les plus polluants, dans les villes où l'exposition est la plus forte.
- Santé des adolescents et réseaux sociaux : La commission d'experts « Enfants et écrans » (2024) recommande de n'ouvrir les réseaux sociaux qu'à partir de 15 ans, pour protéger le sommeil, la santé mentale et la concentration des adolescents.
- Position : Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. : Interdire les réseaux sociaux avant 15 ans suit la commission « Enfants et écrans » ; la loi de 2026 a été censurée pour sa portée trop générale, d'où 70 %.
- Rapport sur l'aide médicale de l'État (Ministère de la Santé (mission Évin-Stefanini), 12/2023)
- Aide médicale d'État : un dispositif « utile » et « globalement maîtrisé », qui « mérite d'être adapté » (LCP)
- Déserts médicaux et soins primaires : la Cour des comptes fustige les politiques de santé (Caducée.net (rapport de la Cour des comptes sur l'organisation des soins primaires), 13/05/2024)
- Quatre scénarios polaires d'évolution de l'articulation entre Sécurité sociale et assurance maladie complémentaire (Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, 01/2022)
- Cannabis : sortir du statu quo, vers une légalisation encadrée (avis adopté) (Conseil économique, social et environnemental, 24/01/2023)
- Avis 139 : questions éthiques relatives aux situations de fin de vie, autonomie et solidarité (Comité consultatif national d'éthique, 13/09/2022)
- Pollution de l'air ambiant : nouvelles estimations de son impact sur la santé des Français (Santé publique France, 04/2021)
- Impact de l'exposition des jeunes aux écrans (rapport de la commission « Enfants et écrans », avril 2024) (IH2EF, ministère de l'Éducation nationale, 04/2024)
Répartition de l'effort fiscal · Institut des politiques publiques (note n° 92, 2023), Conseil d'analyse économique (note n° 69, 2021), Conseil des prélèvements obligatoires (2015), droit européen
Les positions du candidat vont-elles dans le sens d'une répartition de l'impôt conforme aux constats de l'IPP, du Conseil d'analyse économique et du Conseil des prélèvements obligatoires ?
À partir de données fiscales transmises par la Direction générale des finances publiques, l'Institut des politiques publiques a mesuré en 2023 le taux d'imposition effectif des ménages les plus fortunés, revenus des sociétés qu'ils contrôlent compris. Ce taux progresse jusqu'à 46 % pour les 0,1 % les plus riches, puis redescend à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches : l'impôt devient régressif tout en haut. Le Conseil d'analyse économique recommande par ailleurs de mieux taxer les plus gros héritages (note n° 69, 2021), et le Conseil des prélèvements obligatoires juge presque nul l'effet redistributif des taux réduits de TVA (2015). L'Union a adopté en 2022 un impôt minimum de 15 % sur les grands groupes et une contribution de solidarité sur les bénéfices exceptionnels du secteur fossile.
Ce constat de mesure fait l'objet d'un large accord ; la réponse à y apporter, elle, est un choix politique discuté, y compris entre économistes. Cette grille mesure seulement si le candidat propose de réduire cet écart, pas si sa solution est la bonne.
Critères
- Imposition minimale des très hauts patrimoines : Position sur un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros, conçu pour corriger cette régressivité.
- Position : Il faut créer un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros (« taxe Zucman »). : Soutenir un impôt plancher répond directement à l'écart mesuré par l'IPP.
- Vote : Taxe « Zucman » sur les très hauts patrimoines : Voter pour l'amendement instaurant cet impôt plancher répond au même constat.
- Position : Il faut rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), supprimé en 2018. : Rétablir un impôt sur l'ensemble du patrimoine touche la fortune financière, que l'IFI laisse aujourd'hui de côté.
- Taxation des très gros héritages : Le Conseil d'analyse économique recommande de mieux taxer les plus gros héritages et de réduire les exonérations qui en profitent le plus (note n° 69, 2021).
- Position : Il faut taxer davantage les très gros héritages, par exemple par une contribution sur les successions de plus de 2 millions d'euros. : Taxer davantage les très gros héritages est la recommandation du Conseil d'analyse économique.
- Évitement de l'impôt et bénéfices exceptionnels : L'Institut des politiques publiques montre que les plus grandes fortunes échappent en partie à l'impôt par les sociétés qu'elles détiennent ; l'Union a adopté en 2022 un impôt minimum de 15 % sur les grands groupes et une contribution de solidarité sur les bénéfices exceptionnels du secteur fossile.
- Position : Il faut harmoniser la fiscalité des entreprises dans l'Union européenne pour mettre fin à la concurrence fiscale entre États. : Harmoniser l'impôt sur les sociétés prolonge l'impôt minimum européen et limite le transfert de bénéfices vers les pays à faible fiscalité : entrée comptée à 60 %.
- Position : Il faut taxer les superprofits des grandes entreprises énergétiques quand les prix de l'énergie flambent. : Taxer les bénéfices exceptionnels du secteur de l'énergie reprend la contribution imposée par le droit européen en 2022 ; mesure de crise, comptée à 50 %.
- Impôts sur la consommation et ménages modestes : Le Conseil des prélèvements obligatoires (2015) juge presque nul l'effet redistributif des taux réduits de TVA, qui profitent en euros davantage aux ménages aisés ; rapportée au revenu, la TVA pèse davantage sur les ménages modestes, qui consomment l'essentiel de leurs ressources.
- Position : Il faut supprimer la TVA sur les produits de première nécessité (alimentation de base, hygiène). : Supprimer la TVA sur ces produits coûte plusieurs milliards d'euros pour un effet redistributif faible selon le CPO ; une aide ciblée aide mieux les ménages modestes. Entrée comptée à 50 %.
- Position : Il faut baisser les cotisations sociales en augmentant la TVA (« TVA sociale »). : Relever la TVA pour baisser les cotisations déplace une partie de la charge vers les ménages modestes ; l'effet final dépend des compensations, d'où 50 %.
- Quels impôts les milliardaires paient-ils ? (note IPP n° 92) (Institut des politiques publiques, 06/06/2023)
- Taxation des milliardaires : quatre questions sur l'étude démontrant que les ultra-riches contribuent moins à l'impôt en France (franceinfo)
- Repenser l'héritage (note n° 69) (Conseil d'analyse économique, 12/2021)
- La taxe sur la valeur ajoutée (rapport du Conseil des prélèvements obligatoires) (Conseil des prélèvements obligatoires, 12/2015)
- Directive (UE) 2022/2523 visant à assurer un niveau minimum d'imposition mondial pour les grands groupes (EUR-Lex, 14/12/2022)
- Règlement (UE) 2022/1854 sur une intervention d'urgence pour faire face aux prix élevés de l'énergie (EUR-Lex, 06/10/2022)
Engagements internationaux de la France · Accord de sécurité franco-ukrainien, loi de programmation militaire, Statut de Rome, loi du 4 août 2021 sur le développement solidaire, traités européens
Les positions du candidat sont-elles cohérentes avec les engagements que la France a signés et que son Parlement a approuvés ?
La France a signé le 16 février 2024 un accord bilatéral de sécurité avec l'Ukraine, approuvé par l'Assemblée nationale le 12 mars 2024 (372 voix pour, 99 contre, 101 abstentions), et s'est engagée à plusieurs reprises au niveau européen à soutenir l'Ukraine. Cette grille mesure la constance avec ces engagements, pas leur bien-fondé. La France s'est également engagée par la loi de programmation militaire, actualisée en 2026, sur une trajectoire de hausse de l'effort de défense, et a reconnu l'État de Palestine le 22 septembre 2025. Partie au Statut de Rome depuis 2000, la France est tenue de coopérer avec la Cour pénale internationale ; la loi du 4 août 2021 lui fixe l'objectif de 0,7 % du revenu national brut pour l'aide au développement ; elle a enfin approuvé en 2024 le pacte européen sur la migration et l'asile.
Contester un engagement signé est un choix politique légitime, que plusieurs candidats assument explicitement ; la note dit seulement l'écart avec l'engagement en vigueur.
Critères
- Soutien à l'Ukraine : Position et votes sur le maintien de l'aide militaire et financière à l'Ukraine.
- Position : La France doit continuer à livrer des armes à l'Ukraine et renforcer si besoin son aide militaire face à la Russie. : Maintenir ou renforcer l'aide est conforme à l'accord signé.
- Vote : Accord de sécurité franco-ukrainien et soutien à l'Ukraine : Voter pour l'accord de sécurité franco-ukrainien.
- Vote : Poursuite du soutien financier et militaire à l'Ukraine : Voter pour la poursuite du soutien européen.
- Vote : Quatre ans de guerre d'agression russe contre l'Ukraine : Voter pour la résolution marquant quatre ans de guerre d'agression russe.
- Vote : The need for the EU’s continuous support for Ukraine : Voter pour la résolution appelant au maintien du soutien européen à l'Ukraine.
- Vote : Reinforcing EU’s unwavering support to Ukraine against Russia’s war of aggression and the increasing military cooperation between North Korea and Russia : Voter pour le renforcement du soutien de l'Union européenne face à l'agression russe.
- Vote : Continuing the unwavering EU support for Ukraine, after three years of Russia’s war of aggression : Voter pour la poursuite du soutien européen, trois ans après le début de l'invasion.
- Vote : Establishing the Ukraine Loan Cooperation Mechanism and providing exceptional macro-financial assistance to Ukraine : Voter pour le mécanisme européen de prêts à l'Ukraine, adossé aux avoirs russes immobilisés.
- Vote : La proposition de résolution affirmant le soutien de l'Assemblée nationale à l'Ukraine et condamnant la guerre menée par la Fédération de Russie (art. 34-1 de la Constitution) : Voter pour la résolution de l'Assemblée affirmant le soutien de la France à l'Ukraine.
- Vote : Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine : Voter pour la résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine.
- Effort de défense voté par le Parlement : Le Parlement a adopté en 2026 l'actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, qui accélère la hausse de l'effort de défense (environ 69 milliards d'euros, soit près de 2 % du PIB en 2025). Ce critère mesure la constance avec cet engagement voté, pas son bien-fondé.
- Position : Il faut porter le budget des armées à 3,5 % du PIB d'ici 2035 (environ 2 % en 2025). : Soutenir la montée à 3,5 % du PIB prolonge la trajectoire votée.
- Vote : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture) : Voter l'actualisation de la programmation militaire (première lecture, 19 mai 2026).
- Vote : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (texte de la commission mixte paritaire) : Voter l'actualisation de la programmation militaire (1er juillet 2026).
- Solution à deux États : La France a reconnu l'État de Palestine le 22 septembre 2025 à l'Assemblée générale de l'ONU, dans le cadre de la solution à deux États qu'elle défend de longue date. Ce critère mesure la constance avec cette position officielle de la France.
- Position : La France a eu raison de reconnaître l'État de Palestine, comme elle l'a fait le 22 septembre 2025. : Approuver la reconnaissance de l'État de Palestine rejoint la position officielle de la France.
- Vote : Gaza at breaking point: EU action to combat famine, the urgent need to release hostages and move towards a two-state solution : Voter la résolution du Parlement européen appelant à avancer vers la solution à deux États (11 septembre 2025) : un indice, le texte portait sur Gaza dans son ensemble.
- Coopération avec la Cour pénale internationale : Partie au Statut de Rome depuis 2000, la France est tenue de coopérer pleinement avec la Cour, notamment pour arrêter et lui remettre les personnes visées par un mandat.
- Position : La France doit exécuter les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale, y compris contre des dirigeants de pays alliés. : Exécuter les mandats de la CPI, c'est appliquer l'obligation de coopération prévue par le Statut de Rome.
- Aide publique au développement : La loi de programmation du 4 août 2021 fixe à la France l'objectif de consacrer 0,7 % de son revenu national brut à l'aide au développement, cible des Nations unies.
- Position : La France doit augmenter son aide publique au développement pour atteindre 0,7 % de son revenu national brut. : Augmenter l'aide pour atteindre 0,7 % du revenu national brut, c'est tenir l'objectif fixé par la loi de 2021.
- Vote : L'ensemble du projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (texte de la commission mixte paritaire) : Voter la loi de programmation relative au développement solidaire (13 juillet 2021).
- Engagements européens : La France a ratifié les traités européens et approuvé au Conseil, en mai 2024, le pacte européen sur la migration et l'asile.
- Position : La France doit sortir de l'Union européenne ou de la zone euro. : Sortir de l'Union ou de l'euro romprait les traités ratifiés par la France.
- Position : La France doit appliquer le pacte européen sur la migration et l'asile adopté en 2024. : Appliquer le pacte que la France a approuvé au Conseil, c'est tenir cet engagement ; le pacte étant contesté des deux côtés, l'entrée compte à 50 %.
- Accord de sécurité franco-ukrainien : déclaration du gouvernement et vote (article 50-1) (Assemblée nationale, 12/03/2024)
- Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 (avis) (Sénat, 2026)
- À l'ONU, Emmanuel Macron officialise la reconnaissance par la France de l'État de Palestine (Toute l'Europe, 22/09/2025)
- Statut de Rome de la Cour pénale internationale (Nations unies, 17/07/1998)
- Projet de loi de finances pour 2025 : Aide publique au développement (Sénat, 11/2024)
Redressement des comptes publics · Cour des comptes (finances publiques, juin 2026 ; retraites, février 2025)
Les positions du candidat vont-elles dans le sens du redressement des comptes recommandé par la Cour des comptes ?
En juin 2026, la Cour des comptes juge qu'il faut encore réduire le déficit d'environ 90 milliards d'euros pour stabiliser la dette, par une consolidation « fondée davantage sur la maîtrise de la dépense que sur l'empilement de prélèvements supplémentaires ». En février 2025, elle a chiffré la trajectoire des retraites : déficit de 6,6 milliards d'euros en 2025, 15 milliards en 2035 et 30 milliards en 2045 avec la réforme de 2023, et 5,8 milliards de dépenses en plus en 2035 si l'âge légal redescendait d'un an seulement. Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a par ailleurs chiffré à environ 22,5 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires le passage à une « grande Sécu ».
La Cour des comptes est une juridiction indépendante chargée de contrôler l'usage de l'argent public ; ses recommandations sont des avis d'experts, pas des vérités politiques. Cette grille mesure la cohérence des positions avec ces avis, pas leur justesse.
Critères
- Priorité à la maîtrise de la dépense : Position sur la priorité donnée à la baisse des dépenses plutôt qu'aux hausses d'impôts pour réduire le déficit.
- Position : Pour réduire le déficit, il faut d'abord baisser les dépenses publiques plutôt qu'augmenter les impôts. : Donner la priorité à la baisse des dépenses va dans le sens de la recommandation de la Cour.
- Position : Il faut réduire encore la durée d'indemnisation du chômage (18 mois au plus aujourd'hui avant 55 ans) pour inciter à la reprise d'emploi. : Réduire la durée d'indemnisation diminue une dépense sociale : cela va dans le sens de la consolidation par la dépense.
- Position : La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé (« grande Sécu »). : Le HCAAM chiffre la « grande Sécu » à environ 22,5 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires (les ménages y gagnant par ailleurs sur leurs cotisations aux complémentaires).
- Position : Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %. : Baisser la TVA sur l'énergie coûte plusieurs milliards d'euros de recettes par an, sans économie de dépense en face.
- Financement des retraites : Position sur l'abrogation du report de l'âge légal à 64 ans, dont la Cour a chiffré le coût.
- Position : Il faut abroger définitivement le report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans. : Abroger le report à 64 ans creuse le déficit des retraites selon les chiffrages de la Cour : cela s'écarte du référentiel.
- Position : Il faut ramener l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour tous, avec 40 années de cotisation. : La Cour des comptes chiffre à 5,8 milliards d'euros en 2035 le coût d'une baisse de l'âge légal d'un an seulement : un retour à 60 ans creuse le déficit du système.
- Trajectoire du déficit : La Cour des comptes estime en juin 2026 qu'il faut encore réduire le déficit d'environ 90 milliards d'euros pour stabiliser la dette.
- Position : L'État doit lancer un grand plan d'investissements publics, même au prix d'un déficit plus élevé. : Financer un plan d'investissement par un déficit plus élevé va à l'inverse de la trajectoire recommandée par la Cour des comptes.
- La situation et les perspectives des finances publiques (juin 2026) (Cour des comptes, 06/2026)
- Cour des comptes : situation et perspectives des finances publiques (LégiFiscal, 06/2026)
- Situation financière et perspectives du système de retraites (Cour des comptes, 20/02/2025)
- Quatre scénarios polaires d'évolution de l'articulation entre Sécurité sociale et assurance maladie complémentaire (Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, 01/2022)
Fiscalité des entreprises et des transmissions · Conseil d'analyse économique (notes n° 53, 2019, et n° 69, 2021) et Cour des comptes (pacte Dutreil, 2025)
Les positions du candidat suivent-elles les recommandations des économistes du Conseil d'analyse économique et de la Cour des comptes ?
Le Conseil d'analyse économique, placé auprès du Premier ministre, recommande de supprimer en priorité la C3S, impôt sur le chiffre d'affaires jugé particulièrement nocif, puis la CVAE (note n° 53, 2019). Il recommande aussi de « réduire voire éliminer les principaux dispositifs d'exonération » de l'impôt sur l'héritage, dont le pacte Dutreil (note n° 69, 2021). La Cour des comptes juge en 2025 le pacte Dutreil d'un coût « élevé » pour une efficacité « faible ». Le Conseil d'analyse économique a par ailleurs montré en 2019 que les allègements de cotisations créent des emplois sous 1,6 SMIC, mais ont peu d'effet au-dessus (note n° 49).
Ces deux recommandations ne penchent pas du même côté politique : la première rejoint surtout la droite, la seconde surtout la gauche. La grille mesure l'accord avec des économistes publics, qui peuvent eux-mêmes être contestés.
Critères
- Impôts de production : Position sur la suppression des principaux impôts de production (C3S, CVAE, CFE).
- Position : Il faut supprimer les principaux impôts de production (CVAE, C3S, CFE). : Supprimer ou baisser ces impôts va dans le sens du Conseil d'analyse économique.
- Exonérations sur les transmissions : Position sur la restriction du pacte Dutreil.
- Position : Il faut restreindre l'avantage fiscal du pacte Dutreil sur la transmission des entreprises familiales. : Restreindre le pacte Dutreil va dans le sens du Conseil d'analyse économique et de la Cour des comptes.
- Allègements de cotisations patronales : Le Conseil d'analyse économique (note n° 49, 2019) montre que les baisses de charges créent des emplois sous 1,6 SMIC, mais ont peu d'effet au-dessus, sur l'emploi comme sur les exportations.
- Position : Il faut réduire les allègements de cotisations patronales sur les salaires au-dessus de 1,6 SMIC, pour les concentrer sur les bas salaires. : Recentrer les allègements sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC est la conclusion du Conseil d'analyse économique.
- Les impôts sur (ou contre) la production (note n° 53) (Conseil d'analyse économique, 06/2019)
- Repenser l'héritage (note n° 69) (Conseil d'analyse économique, 21/12/2021)
- Le pacte Dutreil : un dispositif fiscal en forte croissance à mieux encadrer (Cour des comptes, 18/11/2025)
- Baisses de charges : stop ou encore ? (note n° 49) (Conseil d'analyse économique, 01/2019)
Vous pensez qu’une grille est mal construite, qu’un référentiel est mal choisi ou qu’une lecture est fausse ?
C’est la critique la plus utile qu’on puisse nous faire : tout est écrit dans data/grilles.json et
la méthode explique le calcul ligne à ligne.