Classements

Classement des candidats 2027 : notes selon la science, le droit et les économistes

La note mesure une seule chose : l’écart entre les positions documentées d’un candidat et ce que dit une autorité nommée, datée et sourcée : le GIEC, l’EFSA, le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes, les économistes de l’Institut des politiques publiques. Ce n’est pas un jugement de valeur : s’écarter d’un référentiel est un choix politique que plusieurs candidats assument. Comment c’est calculé.

Classement de référence

Six piliers à poids égal (science et climat, engagements internationaux et défense, économie et finances publiques, droit, santé publique, exactitude des faits), et aucune pondération choisie par qui que ce soit. Seuls les candidats documentés à 90 % au moins y figurent ; les autres sont mis à part, avec la liste de ce qui leur manque.

  1. 1 Marine Tondelier Les Écologistes · documenté à 97 % (33/34 critères) 8,30
    Science et climat 8,55Engagements internationaux et défense 9,00Économie et finances publiques 5,13Droit et égalité devant la loi 10,00Santé publique 8,93Exactitude des faits cités 8,20
  2. 2 Raphaël Glucksmann Place publique · documenté à 94 % (33/35 critères) 8,20
    Science et climat 8,61Engagements internationaux et défense 9,24Économie et finances publiques 6,37Droit et égalité devant la loi 9,17Santé publique 8,33Exactitude des faits cités 7,50
  3. 3 Olivier Faure Parti socialiste · documenté à 94 % (32/34 critères) 7,94
    Science et climat 7,87Engagements internationaux et défense 9,75Économie et finances publiques 4,78Droit et égalité devant la loi 9,10Santé publique 8,21Exactitude des faits cités —
  4. 4 Jean-Luc Mélenchon La France insoumise · documenté à 97 % (33/34 critères) 6,76
    Science et climat 7,67Engagements internationaux et défense 6,25Économie et finances publiques 5,29Droit et égalité devant la loi 8,28Santé publique 7,14Exactitude des faits cités 5,94
  5. 5 Gabriel Attal Renaissance · documenté à 94 % (32/34 critères) 6,51
    Science et climat 6,72Engagements internationaux et défense 8,54Économie et finances publiques 4,93Droit et égalité devant la loi 5,49Santé publique 6,43Exactitude des faits cités 6,96
  6. 6 François Ruffin Debout ! · documenté à 91 % (31/34 critères) 6,42
    Science et climat 7,01Engagements internationaux et défense 5,21Économie et finances publiques 4,10Droit et égalité devant la loi 7,58Santé publique 8,21Exactitude des faits cités —
  7. 7 Édouard Philippe Horizons · documenté à 94 % (32/34 critères) 6,18
    Science et climat 5,97Engagements internationaux et défense 8,00Économie et finances publiques 5,16Droit et égalité devant la loi 5,35Santé publique 4,29Exactitude des faits cités 8,28
  8. 8 Bruno Retailleau Les Républicains · documenté à 97 % (33/34 critères) 3,88
    Science et climat 3,99Engagements internationaux et défense 5,50Économie et finances publiques 4,98Droit et égalité devant la loi 0,83Santé publique 1,43Exactitude des faits cités 6,53
  9. 9 Marine Le Pen Rassemblement national · documenté à 100 % (35/35 critères) 3,24
    Science et climat 1,01Engagements internationaux et défense 3,33Économie et finances publiques 5,31Droit et égalité devant la loi 0,32Santé publique 2,86Exactitude des faits cités 6,62
  10. 10 Éric Zemmour Reconquête · documenté à 91 % (31/34 critères) 2,44
    Science et climat 2,23Engagements internationaux et défense 4,50Économie et finances publiques 4,75Droit et égalité devant la loi 0,34Santé publique 0,36Exactitude des faits cités —
  11. 11 Nicolas Dupont-Aignan Debout la France · documenté à 91 % (31/34 critères) 2,00
    Science et climat 2,61Engagements internationaux et défense 1,56Économie et finances publiques 3,41Droit et égalité devant la loi 0,97Santé publique 1,43Exactitude des faits cités —

Score = moyenne des piliers documentés, chaque pilier comptant pour un. À l’intérieur d’un pilier, une grille à demi documentée pèse deux fois moins qu’une grille complète. Un candidat n’entre dans ce classement que s’il est documenté sur au moins 90 % des critères qu’il était possible de documenter pour lui ; les critères qui ne reposent que sur des votes dans une assemblée où il n’a jamais siégé ne lui sont pas comptés.

Pourquoi 9 candidats ne sont pas dans ce classement : documentation en dessous de 90 % (François Hollande 59 %, Delphine Batho 74 %, Jérôme Guedj 79 %, Fabien Roussel 74 %, Dominique de Villepin 62 %, Emmanuel Maurel 46 %, Ségolène Royal 15 %, Lydie Massard 6 %, David Lisnard 88 %)
  1. 12 François Hollande Parti socialiste · documenté à 59 % (20/34 critères) 9,09
    Science et climat 9,11Engagements internationaux et défense 9,58Économie et finances publiques 7,38Droit et égalité devant la loi 10,00Santé publique 9,38Exactitude des faits cités —
  2. 13 Delphine Batho Génération écologie · documenté à 74 % (25/34 critères) 8,14
    Science et climat 8,16Engagements internationaux et défense 9,58Économie et finances publiques 4,29Droit et égalité devant la loi 9,51Santé publique 9,17Exactitude des faits cités —
  3. 14 Jérôme Guedj Parti socialiste · documenté à 79 % (27/34 critères) 7,93
    Science et climat 7,64Engagements internationaux et défense 9,17Économie et finances publiques 4,69Droit et égalité devant la loi 8,68Santé publique 9,50Exactitude des faits cités —
  4. 15 Fabien Roussel Parti communiste français · documenté à 74 % (25/34 critères) 7,41
    Science et climat 7,57Engagements internationaux et défense 6,79Économie et finances publiques 4,80Droit et égalité devant la loi 9,54Santé publique 8,33Exactitude des faits cités —
  5. 16 Dominique de Villepin La France humaniste · documenté à 62 % (21/34 critères) 6,98
    Science et climat 6,56Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 6,67Droit et égalité devant la loi 6,67Santé publique 7,50Exactitude des faits cités —
  6. 17 Emmanuel Maurel Gauche républicaine et socialiste · documenté à 46 % (16/35 critères) 6,21
    Science et climat 7,08Engagements internationaux et défense 5,00Économie et finances publiques 3,40Droit et égalité devant la loi —Santé publique 9,38Exactitude des faits cités —
  7. 18 Ségolène Royal Parti socialiste · documenté à 15 % (5/34 critères) 5,15
    Science et climat 2,50Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 5,45Droit et égalité devant la loi —Santé publique —Exactitude des faits cités —
  8. 19 Lydie Massard Union démocratique bretonne · documenté à 6 % (2/35 critères) 5,00
    Science et climat 10,00Engagements internationaux et défense 0,00Économie et finances publiques —Droit et égalité devant la loi —Santé publique —Exactitude des faits cités —
  9. 20 David Lisnard Nouvelle Énergie · documenté à 88 % (30/34 critères) 3,58
    Science et climat 2,84Engagements internationaux et défense 7,50Économie et finances publiques 5,45Droit et égalité devant la loi 0,83Santé publique 1,25Exactitude des faits cités —

Ce qui leur manque est listé sur leur fiche, onglet « Notes ». Tant que ce n’est pas documenté, les comparer aux autres reviendrait à comparer ce qu’on sait de l’un avec ce qu’on sait de l’autre.

Classements thématiques

Deux classements à part, chacun avec ses propres référentiels : ce que recommandent les instances publiques pour les jeunes, et les engagements de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Classement thématique

Jeunes et étudiants

  • 1. François Hollande9,38
  • 2. Raphaël Glucksmann8,27
  • 3. Marine Tondelier8,13

11 candidats classés · voir le classement complet et le détail

Classement thématique

Égalité femmes-hommes

  • 1. Gabriel Attal10,00
  • 1. Olivier Faure10,00
  • 1. Jean-Luc Mélenchon10,00
  • 1. François Ruffin10,00

11 candidats classés · voir le classement complet et le détail

Les dossiers : les rapports d’abord, les candidats ensuite

Un classement dit à quelle distance un candidat se trouve d’un référentiel. Il ne dit pas ce que ce référentiel établit, ni ce qu’il recommande, ni ce que ça coûterait de le suivre. Ces dossiers le font : on y reprend les rapports (GIEC, Haut conseil pour le climat, Cour des comptes, commission d’enquête parlementaire), puis on revient aux positions des candidats, calculées comme partout ailleurs sur le site.

Dossier · Environnement

Climat : ce que disent les rapports, et où se situent les candidats

Le GIEC, le Haut conseil pour le climat et le rapport Pisani-Ferry disent trois choses différentes et complémentaires : ce qu’il faut atteindre, où en est la France, et combien ça coûte. On les reprend dans cet ordre, puis on regarde quelles positions des candidats vont dans ce sens et lesquelles s’en écartent, critère par critère.

− 43 %d’émissions mondiales en 2030 par rapport à 2019, pour rester sur la trajectoire de 1,5 °C (GIEC)
− 1,8 %seulement en France en 2024, après − 6,7 % en 2023 (Haut conseil pour le climat)
66 Md€par an d’investissements supplémentaires en 2030, publics et privés (France Stratégie)

Les trois premiers sur « Climat et énergie »

Pourquoi Raphaël Glucksmann arrive en tête : Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Raphaël Glucksmann vont dans le sens des rapports sur 2 (sortie du moteur thermique, objectifs contraignants de réduction) ; elles y vont plutôt sur 2 (production d'électricité bas carbone, signal-prix sur les énergies fossiles).

16 candidats classés sur cette grille. Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison : cela veut dire être le plus proche de ce que disent les rapports cités.

Lire le dossier : les rapports, les recommandations, puis chaque candidat

Dossier · Agriculture

Pesticides : est-ce que ça améliore vraiment les récoltes ?

Depuis quinze ans, la France se fixe des objectifs de baisse des pesticides et ne les tient pas. Ce dossier reprend la question qui devrait précéder toutes les autres, celle des rendements, puis ce qu’une commission d’enquête parlementaire a établi sur les raisons de cet échec, et où se situent les candidats.

− 42 %de pesticides possibles sans perte de productivité ni de rentabilité, sur 59 % des exploitations étudiées (Nature Plants, 2017)
+ 6 %d’usage en 2024 par rapport à 2023, mesuré par l’indicateur historique NODU (ministère de l’Agriculture)
26propositions de la commission d’enquête parlementaire de 2023, après 157 personnes entendues

Les trois premiers sur « Pesticides et santé environnementale »

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon arrive en tête : Sur les 2 critères notés de cette grille, les positions documentées de Jean-Luc Mélenchon vont dans le sens des rapports sur 2 (dérogations aux interdictions de pesticides, polluants éternels (PFAS)).

12 candidats classés sur cette grille. Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison : cela veut dire être le plus proche de ce que disent les rapports cités.

Lire le dossier : les rapports, les recommandations, puis chaque candidat

Pour savoir ce que les mesures phares de la campagne coûteraient et ce qu’elles fragiliseraient, le banc d’essai des mesures

Ce qui entre dans ce classement, et ce qui n’y entre pas
DomaineRéférentielNaturePilier
Climat et énergie GIEC (6e rapport, groupe III), loi européenne sur le climat, Conseil d'analyse économique (note n° 50, 2019) Expertise scientifique Science et climat
Pesticides et santé environnementale EFSA, Conseil constitutionnel (Charte de l'environnement), IPBES Expertise scientifique Science et climat
Agriculture : contraintes et concurrence Demandes portées par les syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne) Demandes d’une partie prenante hors classement
État de droit et égalité devant la loi Conseil constitutionnel, Constitution (articles 55 et 88-1) Droit et jurisprudence Droit et égalité devant la loi
Santé publique et accès aux soins Rapport Évin-Stefanini (2023), Cour des comptes (2024), HCAAM (2022), CESE (2023), CCNE (2022), Santé publique France (2021), commission « Enfants et écrans » (2024) Expertise publique Santé publique
Répartition de l'effort fiscal Institut des politiques publiques (note n° 92, 2023), Conseil d'analyse économique (note n° 69, 2021), Conseil des prélèvements obligatoires (2015), droit européen Recherche économique Économie et finances publiques
Engagements internationaux de la France Accord de sécurité franco-ukrainien, loi de programmation militaire, Statut de Rome, loi du 4 août 2021 sur le développement solidaire, traités européens Engagement pris par la France Engagements internationaux et défense
Redressement des comptes publics Cour des comptes (finances publiques, juin 2026 ; retraites, février 2025) Juridiction financière Économie et finances publiques
Fiscalité des entreprises et des transmissions Conseil d'analyse économique (notes n° 53, 2019, et n° 69, 2021) et Cour des comptes (pacte Dutreil, 2025) Recherche économique Économie et finances publiques
Exactitude des faits citésVérifications systématiques du site (sources primaires : Insee, Eurostat, Cour des comptes…)Vérification factuelleExactitude des faits cités

Une grille bâtie sur les demandes d’une partie prenante, ici les syndicats agricoles, reste publiée et comparable, mais elle est écartée du classement de référence : elle dit ce qu’un acteur souhaite, pas ce qu’une autorité indépendante constate. Vous pouvez la réintégrer dans le classement personnalisé ci-dessous.

L’échelle de notation et le calcul, en détail

Une note va de 0 à 10 et se lit en cinq bandes de deux points. Elle est affichée avec deux décimales (6,11 et non 6) parce que chaque élément qui la compose n’a pas le même poids : arrondir donnerait une fausse précision inverse, celle d’une note « ronde ».

NoteLecture
8,00 – 10,00Va dans le sens du référentiel
6,00 – 8,00Plutôt dans le sens du référentiel
4,00 – 6,00Position partagée ou mixte
2,00 – 4,00S’écarte plutôt du référentiel
0,00 – 2,00S’écarte du référentiel

Comment le chiffre est obtenu

  1. Chaque élément (une position du comparateur, ou un vote au Parlement) est ramené sur une échelle de − 2 à + 2, puis converti en alignement : 100 % quand il va dans le sens du référentiel, 0 % quand il s’y oppose, 50 % pour une position nuancée ou une abstention.
  2. Chaque élément reçoit un poids = fiabilité de la preuve × fraîcheur × poids éventuel fixé par la grille. Fiabilité : une déclaration du candidat ou son vote nominatif valent 1 ; une synthèse de ses prises de position par un tiers 0,7 (nous n’en tenons pas la citation d’origine) ; le relevé d’un site tiers dans lequel nos vérifications ont trouvé des erreurs (MonVote2027) 0,5, en attendant une source primaire ; le vote du partenaire de tandem est divisé par deux (× 0,5) ; un vote sur un amendement compte 0,6, un vote sur l’ensemble d’un texte 1. Fraîcheur : 1 depuis 2024, 0,9 de 2020 à 2023, 0,8 avant.
  3. La note d’un critère est la moyenne des alignements pondérée par ces poids, ramenée sur 10 ; la note d’une grille est la moyenne de ses critères notés.
  4. Ce qui n’est pas documenté n’est jamais deviné : le critère reste non évalué, et le nombre de critères notés est toujours affiché.

Chaque détail de calcul est visible en cliquant sur une note du tableau : énoncé, position, source, alignement et poids.

Et selon vos priorités

Si vous voulez donner plus de poids à un domaine qu’à un autre, c’est ici : le calcul se fait dans votre navigateur, sans rien envoyer. Ce classement-là n’est plus neutre : il reflète vos choix, affichés à côté.

  1. 1 François HollandeParti socialiste 8,40 · 9/10 grilles
  2. 2 Raphaël GlucksmannPlace publique 7,62 · 10/10 grilles
  3. 3 Marine TondelierLes Écologistes 7,51 · 10/10 grilles
  4. 4 Delphine BathoGénération écologie 7,41 · 8/10 grilles
  5. 5 Jérôme GuedjParti socialiste 7,30 · 8/10 grilles
  6. 6 Olivier FaureParti socialiste 7,01 · 9/10 grilles
  7. 7 Fabien RousselParti communiste français 6,75 · 8/10 grilles
  8. 8 Jean-Luc MélenchonLa France insoumise 6,55 · 10/10 grilles
  9. 9 Gabriel AttalRenaissance 6,51 · 10/10 grilles
  10. 10 Emmanuel MaurelGauche républicaine et socialiste 6,51 · 7/10 grilles
  11. 11 Dominique de VillepinLa France humaniste 6,46 · 8/10 grilles
  12. 12 François RuffinDebout ! 5,94 · 9/10 grilles
  13. 13 Ségolène RoyalParti socialiste 5,94 · 4/10 grilles
  14. 14 Édouard PhilippeHorizons 5,87 · 10/10 grilles
  15. 15 Bruno RetailleauLes Républicains 4,65 · 10/10 grilles
  16. 16 David LisnardNouvelle Énergie 4,46 · 9/10 grilles
  17. 17 Marine Le PenRassemblement national 3,92 · 10/10 grilles
  18. 18 Éric ZemmourReconquête 3,46 · 9/10 grilles
  19. 19 Nicolas Dupont-AignanDebout la France 2,83 · 9/10 grilles
1 candidat pas assez documenté pour être classé (moins de 3 grilles notées)
  1. 20 Lydie MassardUnion démocratique bretonne 5,00 · 2/10 grilles

Leur note existe, mais elle porte sur trop peu de domaines pour être comparée aux autres : une seule position documentée peut donner 10 comme 0.

Moyenne des notes de grille, pondérée par vos priorités. Un candidat n’est comparé que sur les grilles où il a au moins une position documentée : le nombre de grilles prises en compte est indiqué à côté de chaque score.

Toutes les notes

CandidatClimat et énergiePesticides et santé environnementaleAgriculture : contraintes et concurrenceÉtat de droit et égalité devant la loiSanté publique et accès aux soinsRépartition de l'effort fiscalEngagements internationaux de la FranceRedressement des comptes publicsFiscalité des entreprises et des transmissionsExactitude des faits cités
Gabriel Attal RE 6,96
Delphine Batho GE —
Nicolas Dupont-Aignan DLF —
Olivier Faure PS —
Raphaël Glucksmann PP 7,50
Jérôme Guedj PS —
François Hollande PS —
Marine Le Pen RN 6,62
David Lisnard NE —
Lydie Massard UDB —
Emmanuel Maurel GRS —
Jean-Luc Mélenchon LFI 5,94
Édouard Philippe Horizons 8,28
Bruno Retailleau LR 6,53
Fabien Roussel PCF —
Ségolène Royal PS —
François Ruffin Debout ! —
Marine Tondelier LE 8,20
Dominique de Villepin LFH —
Éric Zemmour REC —

Exactitude des faits cités

Cette note ne mesure pas des positions mais la justesse des faits cités : chaque affirmation vérifiée selon la méthode systématique rapporte 10,00 (vrai), 7,50 (plutôt vrai), 5,00 (trompeur), 2,50 (plutôt faux), 0,00 (faux) ; la note est la moyenne, avec sa marge d’erreur à 95 %. Les affirmations invérifiables sont exclues, et il faut au moins 10 affirmations pour être noté.

CandidatNoteMarge (95 %)AffirmationsNon relues
Édouard Philippe 8,28 /10 7,54 – 9,02 160
Marine Tondelier 8,20 /10 7,48 – 8,92 250
Raphaël Glucksmann 7,50 /10 6,53 – 8,47 180
Gabriel Attal 6,96 /10 5,89 – 8,02 230
Marine Le Pen 6,62 /10 5,11 – 8,13 170
Bruno Retailleau 6,53 /10 4,99 – 8,07 180
Jean-Luc Mélenchon 5,94 /10 4,84 – 7,03 320

Les marges se chevauchent souvent : une différence de quelques dixièmes ne permet pas de départager deux candidats.

Les grilles et leurs référentiels

Climat et énergie · GIEC (6e rapport, groupe III), loi européenne sur le climat, Conseil d'analyse économique (note n° 50, 2019)

Les positions du candidat vont-elles dans le sens de la trajectoire de baisse des émissions fixée par le GIEC et inscrite dans le droit européen ?

Le GIEC conclut que pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, les émissions mondiales doivent culminer avant 2025, baisser de 43 % d'ici 2030 par rapport à 2019, et le CO2 atteindre le zéro net vers 2050. L'Union européenne a traduit cet objectif en droit : − 55 % d'émissions nettes en 2030 par rapport à 1990 et neutralité climatique en 2050. Le GIEC classe parmi les moyens d'atténuation aussi bien les énergies renouvelables que le nucléaire, et l'électrification des transports. Le GIEC range enfin la tarification du carbone et la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique a proposé en 2019 de relancer la taxe carbone en reversant ses recettes aux ménages.

Critères

Pesticides et santé environnementale · EFSA, Conseil constitutionnel (Charte de l'environnement), IPBES

Les positions du candidat vont-elles dans le sens des avis scientifiques et des décisions de justice sur les pesticides et les milieux naturels ?

En 2024, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a recommandé de diviser par cinq les valeurs de référence de l'acétamipride (dose journalière admissible et dose aiguë de référence, de 0,025 à 0,005 mg/kg), faute de données suffisantes sur la neurotoxicité pour le développement, et a ajouté un facteur d'incertitude de 5. Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel a censuré la réintroduction dérogatoire de cet insecticide prévue par la loi « Duplomb », jugée contraire à la Charte de l'environnement. L'IPBES documente par ailleurs le déclin des pollinisateurs et de la biodiversité comme un risque pour la production agricole elle-même. La Cour des comptes a constaté en 2019 que l'usage des pesticides avait augmenté de 12 % de 2009 à 2016, malgré l'objectif de le réduire de moitié. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2020 une dose hebdomadaire tolérable pour quatre PFAS, que dépasse une partie de la population. La Cour des comptes a constaté en 2019 que l'usage des pesticides avait augmenté de 12 % de 2009 à 2016, malgré l'objectif de le réduire de moitié.

Critères

Agriculture : contraintes et concurrence · Demandes portées par les syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne)

Les positions du candidat rejoignent-elles les demandes exprimées par les organisations agricoles ?

Les deux syndicats majoritaires, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, demandent l'allègement des contraintes pesant sur les exploitations et l'application de la loi « Duplomb ». Sur la concurrence importée, la demande est plus large : FNSEA, Jeunes Agriculteurs et Confédération paysanne s'opposent ensemble à l'accord UE-Mercosur et réclament des « mesures miroirs », en relevant que le Brésil autorise pour le maïs 178 molécules dont 92 sont interdites dans l'Union européenne. Attention : les organisations agricoles sont divisées sur les pesticides, la Confédération paysanne s'étant opposée à la réintroduction de l'acétamipride. Les deux critères ci-dessous sont donc distincts, et le premier ne reflète que la position des syndicats majoritaires.

Critères

État de droit et égalité devant la loi · Conseil constitutionnel, Constitution (articles 55 et 88-1)

Les positions du candidat sont-elles compatibles avec les règles constitutionnelles telles que les juges les appliquent aujourd'hui ?

Deux points sont établis par la jurisprudence. D'une part, le Conseil constitutionnel a jugé en 1990 (décision n° 89-269 DC) que priver les étrangers résidant régulièrement en France d'une prestation sociale méconnaît le principe constitutionnel d'égalité : une « préférence nationale » générale supposerait donc de réviser la Constitution. D'autre part, l'article 55 de la Constitution donne aux traités ratifiés une autorité supérieure à celle des lois, et l'article 88-1 fonde la participation de la France à l'Union européenne ; affirmer la primauté de la loi française sur le droit européen suppose là encore une révision, voire une sortie des traités. Enfin, le Conseil constitutionnel reconnaît depuis sa décision du 29 août 2002 un principe fondamental reconnu par les lois de la République en matière de justice des mineurs : la recherche de leur relèvement éducatif et moral, des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité, et des juridictions ou procédures spécialisées. La Convention européenne des droits de l'homme, ratifiée par la France en 1974, relève de l'article 55 : elle ne permet de déroger à certains droits qu'en cas de guerre ou de danger public menaçant la vie de la nation (article 15).

Critères

Santé publique et accès aux soins · Rapport Évin-Stefanini (2023), Cour des comptes (2024), HCAAM (2022), CESE (2023), CCNE (2022), Santé publique France (2021), commission « Enfants et écrans » (2024)

Les positions du candidat vont-elles dans le sens des évaluations et des avis publics sur la santé : accès aux soins, prévention, fin de vie, santé environnementale ?

La mission confiée à Claude Évin et Patrick Stefanini a conclu en décembre 2023 que l'aide médicale d'État est « un dispositif sanitaire utile », géré et contrôlé, sans consommation de soins atypique ni fraude structurelle, et qu'elle n'est pas un facteur d'attraction migratoire. Le rapport alerte sur les conséquences de son remplacement par une aide médicale d'urgence : renoncement aux soins, report vers l'hôpital, pression accrue sur des établissements déjà en difficulté. Plusieurs autres avis publics complètent ce référentiel : la Cour des comptes (2024) recommande de réguler l'installation des médecins dans les zones bien dotées ; le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (2022) a chiffré une prise en charge intégrale des soins ; le Conseil économique, social et environnemental (2023) recommande une légalisation encadrée du cannabis ; le Comité consultatif national d'éthique (2022) juge possible une aide active à mourir strictement encadrée ; Santé publique France (2021) attribue environ 40 000 décès par an aux particules fines ; la commission « Enfants et écrans » (2024) recommande de n'ouvrir les réseaux sociaux qu'à partir de 15 ans.

Critères

Répartition de l'effort fiscal · Institut des politiques publiques (note n° 92, 2023), Conseil d'analyse économique (note n° 69, 2021), Conseil des prélèvements obligatoires (2015), droit européen

Les positions du candidat vont-elles dans le sens d'une répartition de l'impôt conforme aux constats de l'IPP, du Conseil d'analyse économique et du Conseil des prélèvements obligatoires ?

À partir de données fiscales transmises par la Direction générale des finances publiques, l'Institut des politiques publiques a mesuré en 2023 le taux d'imposition effectif des ménages les plus fortunés, revenus des sociétés qu'ils contrôlent compris. Ce taux progresse jusqu'à 46 % pour les 0,1 % les plus riches, puis redescend à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches : l'impôt devient régressif tout en haut. Le Conseil d'analyse économique recommande par ailleurs de mieux taxer les plus gros héritages (note n° 69, 2021), et le Conseil des prélèvements obligatoires juge presque nul l'effet redistributif des taux réduits de TVA (2015). L'Union a adopté en 2022 un impôt minimum de 15 % sur les grands groupes et une contribution de solidarité sur les bénéfices exceptionnels du secteur fossile.

Critères

Engagements internationaux de la France · Accord de sécurité franco-ukrainien, loi de programmation militaire, Statut de Rome, loi du 4 août 2021 sur le développement solidaire, traités européens

Les positions du candidat sont-elles cohérentes avec les engagements que la France a signés et que son Parlement a approuvés ?

La France a signé le 16 février 2024 un accord bilatéral de sécurité avec l'Ukraine, approuvé par l'Assemblée nationale le 12 mars 2024 (372 voix pour, 99 contre, 101 abstentions), et s'est engagée à plusieurs reprises au niveau européen à soutenir l'Ukraine. Cette grille mesure la constance avec ces engagements, pas leur bien-fondé. La France s'est également engagée par la loi de programmation militaire, actualisée en 2026, sur une trajectoire de hausse de l'effort de défense, et a reconnu l'État de Palestine le 22 septembre 2025. Partie au Statut de Rome depuis 2000, la France est tenue de coopérer avec la Cour pénale internationale ; la loi du 4 août 2021 lui fixe l'objectif de 0,7 % du revenu national brut pour l'aide au développement ; elle a enfin approuvé en 2024 le pacte européen sur la migration et l'asile.

Critères

Redressement des comptes publics · Cour des comptes (finances publiques, juin 2026 ; retraites, février 2025)

Les positions du candidat vont-elles dans le sens du redressement des comptes recommandé par la Cour des comptes ?

En juin 2026, la Cour des comptes juge qu'il faut encore réduire le déficit d'environ 90 milliards d'euros pour stabiliser la dette, par une consolidation « fondée davantage sur la maîtrise de la dépense que sur l'empilement de prélèvements supplémentaires ». En février 2025, elle a chiffré la trajectoire des retraites : déficit de 6,6 milliards d'euros en 2025, 15 milliards en 2035 et 30 milliards en 2045 avec la réforme de 2023, et 5,8 milliards de dépenses en plus en 2035 si l'âge légal redescendait d'un an seulement. Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a par ailleurs chiffré à environ 22,5 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires le passage à une « grande Sécu ».

Critères

Fiscalité des entreprises et des transmissions · Conseil d'analyse économique (notes n° 53, 2019, et n° 69, 2021) et Cour des comptes (pacte Dutreil, 2025)

Les positions du candidat suivent-elles les recommandations des économistes du Conseil d'analyse économique et de la Cour des comptes ?

Le Conseil d'analyse économique, placé auprès du Premier ministre, recommande de supprimer en priorité la C3S, impôt sur le chiffre d'affaires jugé particulièrement nocif, puis la CVAE (note n° 53, 2019). Il recommande aussi de « réduire voire éliminer les principaux dispositifs d'exonération » de l'impôt sur l'héritage, dont le pacte Dutreil (note n° 69, 2021). La Cour des comptes juge en 2025 le pacte Dutreil d'un coût « élevé » pour une efficacité « faible ». Le Conseil d'analyse économique a par ailleurs montré en 2019 que les allègements de cotisations créent des emplois sous 1,6 SMIC, mais ont peu d'effet au-dessus (note n° 49).

Critères

Référentiel :
  1. Les impôts sur (ou contre) la production (note n° 53) (Conseil d'analyse économique, 06/2019)
  2. Repenser l'héritage (note n° 69) (Conseil d'analyse économique, 21/12/2021)
  3. Le pacte Dutreil : un dispositif fiscal en forte croissance à mieux encadrer (Cour des comptes, 18/11/2025)
  4. Baisses de charges : stop ou encore ? (note n° 49) (Conseil d'analyse économique, 01/2019)

Vous pensez qu’une grille est mal construite, qu’un référentiel est mal choisi ou qu’une lecture est fausse ? C’est la critique la plus utile qu’on puisse nous faire : tout est écrit dans data/grilles.json et la méthode explique le calcul ligne à ligne.