Dossier · Environnement
Climat : ce que disent les rapports, et où se situent les candidats
Le GIEC, le Haut conseil pour le climat et le rapport Pisani-Ferry disent trois choses différentes et complémentaires : ce qu’il faut atteindre, où en est la France, et combien ça coûte. On les reprend dans cet ordre, puis on regarde quelles positions des candidats vont dans ce sens et lesquelles s’en écartent, critère par critère.
Mis à jour le 26 septembre 2026 · les rapports cités sont liés un par un · la partie « classement » est calculée, pas rédigée.
Ce que dit le GIEC, et ce qu’il ne dit pas
Le sixième rapport d’évaluation du GIEC ne donne pas un avis politique : il pose une arithmétique. Pour garder une chance de limiter le réchauffement à 1,5 °C, les émissions mondiales devaient culminer avant 2025, baisser de 43 % d’ici 2030 par rapport à 2019, et le CO2 atteindre le zéro net vers 2050.
L’Union européenne a traduit cette trajectoire en droit : moins 55 % d’émissions nettes en 2030 par rapport à 1990 et neutralité climatique en 2050. Ce cadre s’applique à la France quel que soit le résultat de l’élection : un président peut plaider pour le changer, pas décider seul de s’en affranchir.
Sur les moyens, le GIEC est moins prescriptif qu’on ne le dit souvent. Il recense les énergies renouvelables et le nucléaire sans hiérarchie de principe, place l’électrification des transports parmi les leviers majeurs, et range la tarification du carbone ainsi que la fin des soutiens aux énergies fossiles parmi les instruments d’atténuation. C’est ce dernier point, le signal-prix, qui est le plus contesté dans la campagne.
Ce que ces rapports recommandent, en quatre lignes
- Baisser maintenant. Chaque année de retard doit être rattrapée plus vite ensuite, ou compensée par des retraits de CO2 qui n’existent pas encore à grande échelle.
- Un prix du carbone, et le produit rendu aux ménages. Le Conseil d’analyse économique proposait dès 2019 de relancer la taxe carbone en reversant ses recettes aux ménages : sans redistribution, la mesure est socialement intenable, et 2018 l’a montré.
- La fin des soutiens aux énergies fossiles. C’est l’un des leviers les moins coûteux pour les finances publiques, puisqu’il consiste à arrêter de dépenser.
- Électrifier, en commençant par la route. Le transport est le premier secteur émetteur en France : c’est là que la baisse est la plus décisive, et la plus disputée.
- Sixième rapport d’évaluation, groupe de travail III : atténuation du changement climatique (GIEC, 04/04/2022)
- Loi européenne sur le climat : neutralité climatique en 2050 et − 55 % en 2030 (Commission européenne)
- Pour le climat : une taxe juste, pas juste une taxe (note n° 50) (Conseil d’analyse économique, 20/03/2019)
Où en est la France : le constat du Haut conseil pour le climat
Le Haut conseil pour le climat est une instance indépendante placée auprès du Premier ministre. Son septième rapport annuel établit un ralentissement net de la décarbonation : les émissions françaises ont baissé de 1,8 % en 2024, après 6,7 % en 2023. Le recul touche tous les secteurs sauf la production d’énergie.
La différence est tout sauf technique. Le rythme de 2023 était compatible avec l’objectif européen de moins 55 % en 2030. Celui de 2024 ne l’est plus. Le Haut conseil pointe en outre un affaiblissement du pilotage public de la politique climatique, au moment où les impacts du réchauffement s’aggravent.
- Septième rapport annuel : relancer l’action climatique face à l’aggravation des impacts et à l’affaiblissement du pilotage (Haut conseil pour le climat, 2025)
- Réponse du gouvernement au rapport annuel 2025 du Haut conseil pour le climat (Gouvernement, 01/2026)
Combien ça coûte, et qui paie
Le rapport remis en mai 2023 par Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz chiffre l’effort : environ 66 milliards d’euros par an d’investissements supplémentaires en 2030, publics et privés confondus, soit de l’ordre de 2,3 % du produit intérieur brut. Ce ne sont pas des dépenses de fonctionnement mais des investissements, en partie substitués à des dépenses évitées, par exemple l’achat de véhicules thermiques et le carburant qu’ils consomment.
Le rapport écarte les deux facilités symétriques : la transition n’est pas gratuite, et elle n’est pas ruineuse. Elle exige un financement public important, qu’il faut assumer par l’endettement, par des économies ailleurs ou par l’impôt ; les auteurs évoquent notamment un prélèvement exceptionnel et temporaire sur les patrimoines financiers les plus élevés. Le débat sur la répartition de cet effort, ouvert en 2023, n’a toujours pas été tranché.
Notre lecture
C’est le chiffre que presque aucun programme ne met en face de ses objectifs. Promettre moins 55 % en 2030 sans dire comment on finance des dizaines de milliards d’investissements par an, c’est laisser le plus difficile hors du programme. Annoncer qu’on renonce à l’objectif sans chiffrer les conséquences, c’est l’autre version du même silence.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
- Les incidences économiques de l’action pour le climat (rapport à la Première ministre) (France Stratégie (Jean Pisani-Ferry, Selma Mahfouz), 05/2023)
- La nouvelle stratégie de financement de la transition devra clore le débat inachevé de 2023 (I4CE, 2025)
Le cas du nucléaire, qui coupe le débat en deux
Le GIEC compte le nucléaire parmi les moyens d’atténuation : sur le climat, un réacteur et une éolienne vont dans le même sens. Le désaccord porte sur les délais et sur l’argent, et c’est la Cour des comptes qui l’a documenté.
Dans son rapport de janvier 2025 sur la filière EPR, elle relève que le coût des six premiers EPR2 est passé, selon les chiffres d’EDF, de 51,7 à 67,4 milliards d’euros, avant une nouvelle réévaluation par l’entreprise, et hors coûts de financement, que la Cour estime susceptibles de porter la facture au-delà de 100 milliards. Elle décrit un programme sans devis abouti ni plan de financement arrêté, porté par une entreprise très endettée, et dont la rentabilité reste inconnue.
Notre lecture
Deux conclusions tiennent ensemble, et c’est ce qui rend le sujet piégeux. Construire des réacteurs est cohérent avec la trajectoire climatique de long terme, mais aucun de ces réacteurs ne produira un kilowattheure avant l’échéance de 2030 : cet objectif de fin de décennie ne se tiendra qu’avec les renouvelables, la sobriété et l’électrification. Opposer les deux, dans un sens ou dans l’autre, c’est refuser l’une des deux moitiés du problème.
Ce paragraphe est de nous, pas des rapports cités : il est séparé pour que vous puissiez le contester sans toucher aux faits.
- La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants (Cour des comptes, 14/01/2025)
Qui est en tête, et pourquoi
Ce classement n’est pas un avis de la rédaction : c’est l’écart, mesuré position par position, entre ce que chaque candidat a dit ou voté et le référentiel décrit ci-dessus. Il change quand une position nouvelle est documentée. Le détail de cette grille et de ses sources est sur la page des classements, et la méthode donne le calcul.
Seuls les candidats documentés sur tous les critères qu’on pouvait documenter pour eux sont classés. Il manque un critère à François Hollande (9,03), Emmanuel Maurel (6,25) : leur note existe, mais elle n’est pas comparable aux autres. 1 candidat n’est pas assez documenté sur cette grille.
Pourquoi Raphaël Glucksmann arrive en tête
Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Raphaël Glucksmann vont dans le sens des rapports sur 2 (sortie du moteur thermique, objectifs contraignants de réduction) ; elles y vont plutôt sur 2 (production d'électricité bas carbone, signal-prix sur les énergies fossiles).
Arriver en tête ne veut pas dire avoir raison, ni avoir un programme finançable : cela veut dire être, sur ces critères, le plus proche de ce que disent les rapports cités.
Ce qui est documenté, position par position
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Tout à fait d’accord D’après son vote A voté pour la fin de la vente des voitures neuves thermiques en 2035.Vote : normes d'émissions de CO2 des voitures et camionnettes (HowTheyVote.eu (données du Parlement européen), 14/02/2023)
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Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus).Plutôt d’accord Synthèse de ses prises de position Plutôt favorable à la proposition « La France doit construire une nouvelle génération de réacteurs nucléaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes.Plutôt pas d’accord Synthèse de ses prises de position Plutôt favorable à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Plutôt d’accord D’après son vote D'après son vote : pour (European Climate Law, 2025-07-09) ; pour (Objectif climatique européen pour 2040, 2025-11-13).Objectif climatique européen pour 2040 (Parlement européen, 13/11/2025), European Climate Law (Parlement européen, 09/07/2025)
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Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %.Plutôt pas d’accord Déclaration Face à la flambée des carburants, il défend la taxation des « superprofits » des compagnies pétrolières plutôt qu'une baisse des taxes.
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La France doit supprimer ses soutiens publics aux énergies fossiles (avantages fiscaux sur le gazole professionnel, exonération du kérosène…).Tout à fait d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié D'après le relevé de MonVote2027 : veut mettre fin aux nouvelles infrastructures d'énergie fossile.Raphaël Glucksmann : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018.Neutre / partagé Dit en débat Sur le marché européen du carbone pour les ménages (ETS 2), craint une « réédition des gilets jaunes » et une « révolte sociale » et demande un mécanisme de soutien : ni rejet, ni hausse sans compensation.
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Il faut taxer davantage les billets d'avion, de façon progressive (plus pour les longues distances, la classe affaires ou les voyageurs fréquents).Tout à fait d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié D'après le relevé de MonVote2027 : propose une taxe sur le kérosène pour financer un « ticket climat ».Raphaël Glucksmann : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
Le détail du calcul, élément par élément
Cette note repose sur 12 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :
- D’après son vote Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. Tout à fait d’accord A voté pour la fin de la vente des voitures neuves thermiques en 2035. va dans le sens du référentiel (100 %) · Vote : normes d'émissions de CO2 des voitures et camionnettes (HowTheyVote.eu (données du Parlement européen), 14/02/2023)
- Vote pour Objectif climatique européen pour 2040 (PE, 13 novembre 2025) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
- Vote pour European Climate Law (PE, 9 juillet 2025) va dans le sens du référentiel (100 %) · scrutin officiel
Voir les 12 éléments du calcul, un par un
Va dans le sens du référentiel · 4 critères notés sur 4
Soutien à l'échéance européenne de fin de vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035, principal levier de baisse des émissions du transport routier.
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Position : Tout à fait d’accord D’après son vote : A voté pour la fin de la vente des voitures neuves thermiques en 2035.Maintenir l'échéance de 2035 va dans le sens du référentiel ; vouloir la supprimer s'en écarte. · alignement 100 % · poids 0,9 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,9)Vote : normes d'émissions de CO2 des voitures et camionnettes (HowTheyVote.eu (données du Parlement européen), 14/02/2023)
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Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035 (PE, 2023-02-14)Vote : PourVoter pour les normes CO2 de 2035 va dans le sens du référentiel. · alignement 100 % · poids 0,765 (fiabilité 0,85 × fraîcheur 0,9)
Soutien au développement des moyens de production d'électricité peu émetteurs, que le GIEC recense sans hiérarchie de principe : renouvelables et nucléaire. Les deux entrées se complètent : la note n'est calculée que si au moins l'une des deux positions est connue avec l'autre, faute de quoi elle ne dirait rien.
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Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus).Position : Plutôt d’accord Synthèse de ses prises de position : Plutôt favorable à la proposition « La France doit construire une nouvelle génération de réacteurs nucléaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Construire de nouveaux réacteurs ajoute une capacité bas carbone : aligné avec le référentiel. · alignement 75 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes.Position : Plutôt pas d’accord Synthèse de ses prises de position : Plutôt favorable à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Arrêter l'installation d'éoliennes retire une capacité bas carbone : s'écarte du référentiel. · alignement 75 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
Non documenté pour ce candidat : Projet de loi relatif à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des installations existantes (première lecture) ; L'ensemble du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (texte de la commission mixte paritaire).
Soutien aux objectifs chiffrés et contraignants de baisse des émissions, sans lesquels la trajectoire du GIEC reste déclarative.
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Objectif climatique européen pour 2040 (PE, 2025-11-13)Vote : PourVoter pour l'objectif climatique européen 2040 va dans le sens du référentiel. · alignement 100 % · poids 0,85 (fiabilité 0,85 × fraîcheur 1)
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European Climate Law (PE, 2025-07-09)Vote : PourVoter pour la loi européenne sur le climat, qui fixe la trajectoire de baisse des émissions, va dans le sens du référentiel. · alignement 100 % · poids 0,85 (fiabilité 0,85 × fraîcheur 1)
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The UN Climate Change Conference 2024 in Baku, Azerbaijan (COP29) (PE, 2024-11-14)Vote : PourVoter pour la résolution du Parlement européen avant la COP29 de Bakou, qui réaffirme les objectifs de l'accord de Paris. · alignement 100 % · poids 0,85 (fiabilité 0,85 × fraîcheur 1)
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Position : Plutôt d’accord D’après son vote : D'après son vote : pour (European Climate Law, 2025-07-09) ; pour (Objectif climatique européen pour 2040, 2025-11-13).Tenir l'objectif de − 55 % en 2030 est précisément la trajectoire fixée par la loi européenne sur le climat. · alignement 75 % · poids 1 (fiabilité 1 × fraîcheur 1)Objectif climatique européen pour 2040 (Parlement européen, 13/11/2025), European Climate Law (Parlement européen, 09/07/2025)
Non documenté pour ce candidat : Projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'environnement (première lecture).
Le GIEC range la tarification du carbone et la fin des soutiens aux fossiles parmi les leviers d'atténuation. Ce critère regarde les mesures qui renchérissent ou au contraire abaissent le prix des énergies fossiles.
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Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %.Position : Plutôt pas d’accord Déclaration : Face à la flambée des carburants, il défend la taxation des « superprofits » des compagnies pétrolières plutôt qu'une baisse des taxes.Baisser la TVA sur le gaz et les carburants abaisse le prix des fossiles, à l'inverse du référentiel ; la mesure porte aussi sur l'électricité, bas carbone, ce qui atténue la lecture (entrée comptée pour moitié). · alignement 75 % · poids 0,5 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,5)
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La France doit supprimer ses soutiens publics aux énergies fossiles (avantages fiscaux sur le gazole professionnel, exonération du kérosène…).Position : Tout à fait d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié : D'après le relevé de MonVote2027 : veut mettre fin aux nouvelles infrastructures d'énergie fossile.Le GIEC range la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; la France s'y est engagée au G20 (2009) et à la COP26 (2021). · alignement 100 % · poids 0,5 (fiabilité 0,5 × fraîcheur 1)Raphaël Glucksmann : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018.Position : Neutre / partagé Dit en débat : Sur le marché européen du carbone pour les ménages (ETS 2), craint une « réédition des gilets jaunes » et une « révolte sociale » et demande un mécanisme de soutien : ni rejet, ni hausse sans compensation.Le GIEC compte la tarification du carbone parmi les instruments d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique propose de relancer la hausse en reversant les recettes aux ménages. · alignement 50 % · poids 1 (fiabilité 1 × fraîcheur 1)
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Il faut taxer davantage les billets d'avion, de façon progressive (plus pour les longues distances, la classe affaires ou les voyageurs fréquents).Position : Tout à fait d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié : D'après le relevé de MonVote2027 : propose une taxe sur le kérosène pour financer un « ticket climat ».Taxer davantage l'avion est une tarification du carbone ciblée sur un secteur très émetteur ; mesure partielle, comptée à 60 %. · alignement 100 % · poids 0,3 (fiabilité 0,5 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,6)Raphaël Glucksmann : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
Non documenté pour ce candidat : Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes..
Pourquoi Marine Le Pen ferme ce classement
Sur les 4 critères notés de cette grille, les positions documentées de Marine Le Pen s’en écartent sur 4 (sortie du moteur thermique, production d'électricité bas carbone, objectifs contraignants de réduction, signal-prix sur les énergies fossiles).
S’écarter d’un référentiel est un choix politique, que plusieurs candidats assument publiquement : la note le mesure, elle ne le condamne pas.
Ce qui est documenté, position par position
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Pas du tout d’accord Déclaration « Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 », une « mesure de non-sens » selon elle ; le vote de l'Assemblée ne change pourtant rien au règlement européen.
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Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus).Tout à fait d’accord Déclaration Son parti, représenté par Jean-Philippe Tanguy au colloque de l'Union française de l'électricité, défend « un parc nucléaire massivement développé » (cinq paires d'EPR2 sur deux chantiers) et la prolongation maximale des réacteurs.[Présidentielle 2027] Au colloque de l'UFE, les grands partis listent leurs positions sur le nucléaire (Revue générale nucléaire (Sfen), 02/07/2026)
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Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes.Tout à fait d’accord Déclaration Son groupe a fourni l'essentiel des voix (57 sur 65) de l'amendement instaurant un moratoire sur l'éolien et le solaire, adopté en juin 2025 puis abandonné avec le rejet du texte.
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Le Pen : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %.Tout à fait d’accord Déclaration « Il faut baisser les taxes sur le carburant, il n'y a que ça à faire » ; la baisse de la TVA sur l'énergie à 5,5 % figure dans son programme depuis 2022.Présidentielle : « Il faut baisser les taxes sur le carburant, il n'y a que ça à faire », plaide Marine Le Pen sur ICI (ICI (ex-France Bleu), 09/2026)
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Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes.Plutôt d’accord D’après son vote D'après son vote : pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
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La France doit supprimer ses soutiens publics aux énergies fossiles (avantages fiscaux sur le gazole professionnel, exonération du kérosène…).Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié D'après le relevé de MonVote2027 : veut maintenir les avantages fiscaux sur les énergies fossiles et baisser la TVA sur l'énergie.Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018.Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié D'après le relevé de MonVote2027 : s'oppose à tous les mécanismes de tarification du carbone.Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut taxer davantage les billets d'avion, de façon progressive (plus pour les longues distances, la classe affaires ou les voyageurs fréquents).Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié D'après le relevé de MonVote2027 : « l'écologie punitive est synonyme d'inflation pour les Français ».Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
Le détail du calcul, élément par élément
Cette note repose sur 15 éléments sourcés, dont les 3 plus décisifs :
- Déclaration Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. Pas du tout d’accord « Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 », une « mesure de non-sens » selon elle ; le vote de l'Assemblée ne change pourtant rien au règlement européen. s’en écarte (0 %) · « Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 » (message publié sur X) (X (compte de Marine Le Pen), 18/02/2025)
- Déclaration Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus). Tout à fait d’accord Son parti, représenté par Jean-Philippe Tanguy au colloque de l'Union française de l'électricité, défend « un parc nucléaire massivement développé » (cinq paires d'EPR2 sur deux chantiers) et la prolongation maximale des réacteurs. va dans le sens du référentiel (100 %) · [Présidentielle 2027] Au colloque de l'UFE, les grands partis listent leurs positions sur le nucléaire (Revue générale nucléaire (Sfen), 02/07/2026)
- Déclaration Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes. Tout à fait d’accord Son groupe a fourni l'essentiel des voix (57 sur 65) de l'amendement instaurant un moratoire sur l'éolien et le solaire, adopté en juin 2025 puis abandonné avec le rejet du texte. s’en écarte (0 %) · Un moratoire sur l'éolien et le photovoltaïque adopté à l'Assemblée avec les voix de l'extrême droite et de la droite (franceinfo, 19/06/2025)
Voir les 15 éléments du calcul, un par un
S’écarte du référentiel · 4 critères notés sur 4
Soutien à l'échéance européenne de fin de vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035, principal levier de baisse des émissions du transport routier.
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Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035.Position : Pas du tout d’accord Déclaration : « Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 », une « mesure de non-sens » selon elle ; le vote de l'Assemblée ne change pourtant rien au règlement européen.Maintenir l'échéance de 2035 va dans le sens du référentiel ; vouloir la supprimer s'en écarte. · alignement 0 % · poids 1 (fiabilité 1 × fraîcheur 1)
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Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035 (PE, 2023-02-14)Vote : Contre · vote de Jordan Bardella (président du RN, annoncé à la tête du gouvernement en cas de victoire)Voter pour les normes CO2 de 2035 va dans le sens du référentiel. · alignement 0 % · poids 0,383 (fiabilité 0,425 × fraîcheur 0,9)
Soutien au développement des moyens de production d'électricité peu émetteurs, que le GIEC recense sans hiérarchie de principe : renouvelables et nucléaire. Les deux entrées se complètent : la note n'est calculée que si au moins l'une des deux positions est connue avec l'autre, faute de quoi elle ne dirait rien.
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Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France (au moins les six EPR2 prévus).Position : Tout à fait d’accord Déclaration : Son parti, représenté par Jean-Philippe Tanguy au colloque de l'Union française de l'électricité, défend « un parc nucléaire massivement développé » (cinq paires d'EPR2 sur deux chantiers) et la prolongation maximale des réacteurs.Construire de nouveaux réacteurs ajoute une capacité bas carbone : aligné avec le référentiel. · alignement 100 % · poids 1 (fiabilité 1 × fraîcheur 1)[Présidentielle 2027] Au colloque de l'UFE, les grands partis listent leurs positions sur le nucléaire (Revue générale nucléaire (Sfen), 02/07/2026)
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Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes.Position : Tout à fait d’accord Déclaration : Son groupe a fourni l'essentiel des voix (57 sur 65) de l'amendement instaurant un moratoire sur l'éolien et le solaire, adopté en juin 2025 puis abandonné avec le rejet du texte.Arrêter l'installation d'éoliennes retire une capacité bas carbone : s'écarte du référentiel. · alignement 0 % · poids 1 (fiabilité 1 × fraîcheur 1)
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L'ensemble du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (texte de la commission mixte paritaire) (AN, 2023-01-31)Vote : ContreVoter la loi d'accélération de la production d'énergies renouvelables (31 janvier 2023). · alignement 0 % · poids 0,72 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,9 × poids fixé par la grille 0,8)
Non documenté pour ce candidat : Projet de loi relatif à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des installations existantes (première lecture).
Soutien aux objectifs chiffrés et contraignants de baisse des émissions, sans lesquels la trajectoire du GIEC reste déclarative.
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Objectif climatique européen pour 2040 (PE, 2025-11-13)Vote : Contre · vote de Jordan Bardella (président du RN, annoncé à la tête du gouvernement en cas de victoire)Voter pour l'objectif climatique européen 2040 va dans le sens du référentiel. · alignement 0 % · poids 0,425 (fiabilité 0,425 × fraîcheur 1)
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European Climate Law (PE, 2025-07-09)Vote : Contre · vote de Jordan Bardella (président du RN, annoncé à la tête du gouvernement en cas de victoire)Voter pour la loi européenne sur le climat, qui fixe la trajectoire de baisse des émissions, va dans le sens du référentiel. · alignement 0 % · poids 0,425 (fiabilité 0,425 × fraîcheur 1)
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The UN Climate Change Conference 2024 in Baku, Azerbaijan (COP29) (PE, 2024-11-14)Vote : Contre · vote de Jordan Bardella (président du RN, annoncé à la tête du gouvernement en cas de victoire)Voter pour la résolution du Parlement européen avant la COP29 de Bakou, qui réaffirme les objectifs de l'accord de Paris. · alignement 0 % · poids 0,425 (fiabilité 0,425 × fraîcheur 1)
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Projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l'environnement (première lecture) (AN, 2017-10-10)Vote : AbstentionVoter pour l'arrêt de la recherche et de l'exploitation d'hydrocarbures en France : sortie programmée des énergies fossiles. · alignement 50 % · poids 0,8 (fiabilité 1 × fraîcheur 0,8)
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La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages.Position : Pas du tout d’accord Synthèse de ses prises de position : Opposition nette à la proposition « Les objectifs climatiques doivent primer, même s'ils imposent des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Tenir l'objectif de − 55 % en 2030 est précisément la trajectoire fixée par la loi européenne sur le climat. · alignement 0 % · poids 0,7 (fiabilité 0,7 × fraîcheur 1)Marine Le Pen : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
Le GIEC range la tarification du carbone et la fin des soutiens aux fossiles parmi les leviers d'atténuation. Ce critère regarde les mesures qui renchérissent ou au contraire abaissent le prix des énergies fossiles.
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Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %.Position : Tout à fait d’accord Déclaration : « Il faut baisser les taxes sur le carburant, il n'y a que ça à faire » ; la baisse de la TVA sur l'énergie à 5,5 % figure dans son programme depuis 2022.Baisser la TVA sur le gaz et les carburants abaisse le prix des fossiles, à l'inverse du référentiel ; la mesure porte aussi sur l'électricité, bas carbone, ce qui atténue la lecture (entrée comptée pour moitié). · alignement 0 % · poids 0,5 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,5)Présidentielle : « Il faut baisser les taxes sur le carburant, il n'y a que ça à faire », plaide Marine Le Pen sur ICI (ICI (ex-France Bleu), 09/2026)
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Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes.Position : Plutôt d’accord D’après son vote : D'après son vote : pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).Supprimer les zones à faibles émissions lève une contrainte sur les véhicules les plus polluants ; la mesure vise d'abord la qualité de l'air, et seulement indirectement les émissions de CO2. · alignement 25 % · poids 0,7 (fiabilité 1 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,7)Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
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La France doit supprimer ses soutiens publics aux énergies fossiles (avantages fiscaux sur le gazole professionnel, exonération du kérosène…).Position : Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié : D'après le relevé de MonVote2027 : veut maintenir les avantages fiscaux sur les énergies fossiles et baisser la TVA sur l'énergie.Le GIEC range la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; la France s'y est engagée au G20 (2009) et à la COP26 (2021). · alignement 0 % · poids 0,5 (fiabilité 0,5 × fraîcheur 1)Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018.Position : Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié : D'après le relevé de MonVote2027 : s'oppose à tous les mécanismes de tarification du carbone.Le GIEC compte la tarification du carbone parmi les instruments d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique propose de relancer la hausse en reversant les recettes aux ménages. · alignement 0 % · poids 0,425 (fiabilité 0,5 × fraîcheur 0,85)Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Il faut taxer davantage les billets d'avion, de façon progressive (plus pour les longues distances, la classe affaires ou les voyageurs fréquents).Position : Pas du tout d’accord Relevé d’un site tiers, non vérifié : D'après le relevé de MonVote2027 : « l'écologie punitive est synonyme d'inflation pour les Français ».Taxer davantage l'avion est une tarification du carbone ciblée sur un secteur très émetteur ; mesure partielle, comptée à 60 %. · alignement 0 % · poids 0,3 (fiabilité 0,5 × fraîcheur 1 × poids fixé par la grille 0,6)Marine Le Pen : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
Sur quoi repose ce classement
Les positions du candidat vont-elles dans le sens de la trajectoire de baisse des émissions fixée par le GIEC et inscrite dans le droit européen ?
Le GIEC conclut que pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, les émissions mondiales doivent culminer avant 2025, baisser de 43 % d'ici 2030 par rapport à 2019, et le CO2 atteindre le zéro net vers 2050. L'Union européenne a traduit cet objectif en droit : − 55 % d'émissions nettes en 2030 par rapport à 1990 et neutralité climatique en 2050. Le GIEC classe parmi les moyens d'atténuation aussi bien les énergies renouvelables que le nucléaire, et l'électrification des transports. Le GIEC range enfin la tarification du carbone et la suppression des subventions aux énergies fossiles parmi les leviers d'atténuation ; le Conseil d'analyse économique a proposé en 2019 de relancer la taxe carbone en reversant ses recettes aux ménages.
Le GIEC ne prescrit aucun mix électrique particulier : des trajectoires compatibles avec 1,5 °C existent avec ou sans nouveau nucléaire. Compter l'opposition à de nouveaux réacteurs comme un écart au référentiel est donc une lecture discutable, assumée ici parce que le critère mesure une seule chose : l'ajout de capacités de production peu émettrices. Un candidat qui refuse le nucléaire mais développe fortement les renouvelables peut être compatible avec l'objectif climatique tout en étant noté au milieu de l'échelle sur ce critère.
- Sortie du moteur thermique. Soutien à l'échéance européenne de fin de vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035, principal levier de baisse des émissions du transport routier.
- Production d'électricité bas carbone. Soutien au développement des moyens de production d'électricité peu émetteurs, que le GIEC recense sans hiérarchie de principe : renouvelables et nucléaire. Les deux entrées se complètent : la note n'est calculée que si au moins l'une des deux positions est connue avec l'autre, faute de quoi elle ne dirait rien.
- Objectifs contraignants de réduction. Soutien aux objectifs chiffrés et contraignants de baisse des émissions, sans lesquels la trajectoire du GIEC reste déclarative.
- Signal-prix sur les énergies fossiles. Le GIEC range la tarification du carbone et la fin des soutiens aux fossiles parmi les leviers d'atténuation. Ce critère regarde les mesures qui renchérissent ou au contraire abaissent le prix des énergies fossiles.
- Sixième rapport d'évaluation, groupe de travail III : atténuation du changement climatique (GIEC, 04/04/2022)
- Loi européenne sur le climat : neutralité climatique en 2050 et − 55 % en 2030 (Commission européenne)
- Pour le climat : une taxe juste, pas juste une taxe (note n° 50) (Conseil d'analyse économique, 20/03/2019)
Une grille voisine mesure autre chose et se lit à part : Pesticides et santé environnementale (EFSA, Conseil constitutionnel (Charte de l'environnement), IPBES).
À retenir
- Les rapports ne départagent pas la droite et la gauche : ils fixent une trajectoire (moins 43 % en 2030 dans le monde, moins 55 % en Europe) et constatent que la France a ralenti en 2024.
- La question la moins traitée par les programmes n’est pas l’objectif mais son financement : environ 66 milliards d’euros par an d’investissements supplémentaires en 2030.
- Le nucléaire est compatible avec la trajectoire, mais il n’aide pas avant 2035, et la Cour des comptes juge son coût encore non maîtrisé.
- La note ci-dessous mesure l’écart entre les positions documentées d’un candidat et ces rapports. Elle ne dit rien de la crédibilité budgétaire d’un programme : cela se regarde sur le banc d’essai des mesures.
Dossier · Agriculture
Pesticides, rendements et lobbying
- de pesticides possibles sans perte de productivité ni de rentabilité, sur 59 % des exploitations étudiées (Nature Plants, 2017)− 42 %
- d’usage en 2024 par rapport à 2023, mesuré par l’indicateur historique NODU (ministère de l’Agriculture)+ 6 %
Ce que mesure l’étude de référence sur 946 exploitations, pourquoi les plans Écophyto ont échoué, ce que la commission d’enquête de 2023 a établi sur le pilotage et les intérêts en présence, et le classement des candidats.
Banc d’essai
Les grandes mesures passées au banc d’essai
Ce que chaque candidat propose, comment il dit le financer, et ce que ça coûterait ou fragiliserait.