13 mesures qui reviendront dans toutes les émissions de la campagne. Pour chacune : ce que chaque
candidat en dit, comment il annonce la financer, et notre appréciation, qui dit si c’est faisable, ce que ça coûterait et ce que
ça fragiliserait. Les positions viennent des données du site, les chiffres d’institutions publiques, l’appréciation est de nous
et signalée comme telle.
Trois choses différentes, jamais mélangées. Les camps « pour » et « contre » sont calculés à partir des
21 questions concernées du comparateur, avec la source de chaque position.
Le financement est celui qui a été annoncé publiquement, ou l’absence de chiffrage quand c’est le cas. L’appréciation d’Au crible
est un jugement argumenté, séparé et discutable : elle n’entre dans aucune note.
Mesure 1 · Retraites
Revenir sur la retraite à 64 ans
La loi de 2023 porte l’âge légal de 62 à 64 ans. Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu ce calendrier jusqu’au 1er janvier 2028 : sauf nouvelle loi, la hausse reprend au milieu du prochain mandat. Le sujet sera donc tranché, dans un sens ou dans l’autre, par le prochain président.
La loi du 14 avril 2023 relève progressivement l'âge légal de départ de 62 à 64 ans (génération 1968) et accélère le passage à 43 annuités. Adoptée sans vote final à l'Assemblée (article 49.3), elle a survécu à une motion de censure rejetée à neuf voix près le 20 mars 2023. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 105) en a suspendu le calendrier, décalé d'une génération pour les assurés nés de 1964 à 1968. Selon la Cour des comptes, revenir d'un an seulement sur l'âge légal coûterait 5,8 milliards d'euros en 2035.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Olivier Faure : Tout à fait d’accordD’après son voteA voté la censure du gouvernement après le 49.3 sur la réforme de 2023, puis la suspension de la réforme en 2025, obtenue par son parti en échange de la non-censure du gouvernement Lecornu.
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordDit en débatPartage « la volonté d'abroger la réforme des retraites de 2023 » et veut une réforme fondée sur la pénibilité.
Marine Le Pen : Tout à fait d’accordDéclarationSon groupe a déposé une proposition de loi d'abrogation de la réforme de 2023 (octobre 2024) et elle a voté la suspension de la réforme (novembre 2025).
François Ruffin : Tout à fait d’accordD’après son voteA voté la censure du gouvernement après le 49.3 sur la réforme de 2023, puis la suspension de la réforme en 2025.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordDéclarationPropose un départ à 60 ans pour les carrières commencées avant 20 ans et les métiers pénibles, et à 62 ans pour les autres.
Dominique de Villepin : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéSe déclare favorable à l'abrogation de la réforme portant l'âge légal à 64 ans.
Delphine Batho : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Bertrand Panc, 2023-03-20) ; pour (Suspension de la réforme des retraites de 2023, 2025-11-12).
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Bertrand Panc, 2023-03-20).
Jérôme Guedj : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Bertrand Panc, 2023-03-20) ; pour (Suspension de la réforme des retraites de 2023, 2025-11-12).
Fabien Roussel : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Bertrand Panc, 2023-03-20).
François Hollande : Neutre / partagéDéclarationDans son livre-programme « Unir » (3 septembre 2026), il propose un âge légal de départ à 63 ans : il corrige la réforme de 2023 sans revenir à 62 ans ni l'abroger.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordDéclarationAssocié depuis 2021 à un âge de départ porté à 67 ans et hostile à l'abandon de l'âge légal ; favorable au développement de la capitalisation.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordDéclarationJuge « fondamental » de reporter l'âge légal « après 64 ans » et propose de le lier à l'espérance de vie.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordDéclarationNe propose pas de revenir à 62 ans : il veut supprimer l'âge légal au profit d'un système centré sur la durée de cotisation, où partir plus tôt signifie une pension plus faible, et se dit favorable à la capitalisation.
Selon la Cour des comptes, chaque année d'âge légal en moins coûte plusieurs milliards d'euros par an (5,8 milliards en 2035 pour un retour de 64 à 63 ans). Le système reste déficitaire même avec la réforme de 2023 (15 milliards d'euros en 2035).
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifié« Une loi rétablira la retraite à 60 ans, à taux plein. »
Olivier Faure : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : revenir à 62 ans n'est pas revenir à 60 ans.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Le Pen : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : revenir à 62 ans n'est pas revenir à 60 ans.
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : revenir à 62 ans n'est pas revenir à 60 ans.
François Ruffin : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : revenir à 62 ans n'est pas revenir à 60 ans.
Marine Tondelier : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : revenir à 62 ans n'est pas revenir à 60 ans.
Gabriel Attal : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut abroger la réforme des retraites de 2023 et revenir à un départ à 62 ans ou moins », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Les candidats qui portent l’abrogation renvoient à des recettes nouvelles plutôt qu’à l’âge : taxation des hauts patrimoines, cotisations sur les revenus du capital, fin d’exonérations. Nous n’avons trouvé, dans nos sources, aucun chiffrage publié couvrant l’intégralité du coût, ni pour 62 ans, ni a fortiori pour 60 ans.
Parmi les 12 candidats favorables à cette mesure, 11 soutiennent aussi : « Il faut créer un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros (« taxe Zucman »). »
Delphine Batho, Nicolas Dupont-Aignan, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Dominique de Villepin.
Parmi les 12 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), supprimé en 2018. »
Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Dominique de Villepin.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Faisable, mais il faut dire qui paieAucun obstacle technique, un coût public établi et non couvert par les recettes annoncées.
Abroger est juridiquement simple ; c’est le financement qui n’est pas documenté.
Une abrogation est une loi : rien ne l’empêche techniquement, et la suspension votée pour 2026 montre qu’une majorité peut s’y résoudre. L’arithmétique est plus têtue. La Cour des comptes chiffre à 5,8 milliards d’euros en 2035 le retour d’une seule année d’âge légal : revenir durablement à 62 ans se compte donc en dizaines de milliards à cette échéance, à ajouter à un déficit déjà estimé à 15 milliards. Sans recette nouvelle, l’ajustement se fait sur les pensions ou sur les cotisations, c’est-à-dire sur les mêmes personnes. Les recettes les plus citées ne comblent pas l’écart : l’impôt plancher sur les très grandes fortunes est évalué entre 5 et 20 milliards selon qui le chiffre, et il est déjà promis à d’autres dépenses dans la plupart des programmes. La retraite à 60 ans avec 40 annuités coûte nettement plus, et aucun chiffrage public ne l’établit.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 2 · Salaires
Porter le SMIC à 1 600 euros net
Le SMIC est à 1 478 euros net par mois depuis le 1er juin 2026. Le porter à 1 600 euros net représente une hausse d’environ 8,3 % en une fois, décidée par décret, sans passer par le Parlement.
Le SMIC horaire brut est de 12,31 euros depuis le 1er juin 2026, soit 1 867 euros brut et environ 1 478 euros net par mois pour 35 heures. Il est revalorisé chaque 1er janvier selon l'inflation et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire ouvrier, et en cours d'année si les prix augmentent de plus de 2 %.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Olivier Faure : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Le Pen : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « L'État doit augmenter fortement le SMIC et imposer des hausses de salaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
La durée légale n'est pas un plafond : c'est le seuil à partir duquel les heures supplémentaires sont payées davantage. Les salariés à temps complet travaillent en moyenne environ 1 660 heures par an.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Olivier Faure : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la semaine de quatre jours peut se faire à 35 heures, sans baisse de la durée légale.
François Ruffin : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Le Pen : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réduire le temps de travail (semaine de 32 heures ou de quatre jours) », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Le SMIC n’est pas payé par l’État : la hausse est supportée par les employeurs. Ce n’est donc pas une dépense publique directe, mais elle en crée une indirecte, parce que les allègements de cotisations sont calculés en proportion du SMIC et augmentent mécaniquement avec lui. Les candidats qui portent la mesure proposent en général de redéployer ces allègements, ce qui revient à financer la hausse par les entreprises elles-mêmes.
Parmi les 5 candidats favorables à cette mesure, 5 soutiennent aussi : « Il faut réduire les allègements de cotisations patronales sur les salaires au-dessus de 1,6 SMIC, pour les concentrer sur les bas salaires. »
Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Ça fragiliserait autre choseLa mesure atteint son but affiché, au prix d’un effet négatif documenté ailleurs.
Effet immédiat et réel sur les bas salaires, risque reporté sur l’emploi peu qualifié et les petites entreprises.
La mesure est la plus rapide de cette page : un décret suffit, et le gain est immédiat pour environ deux millions de salariés au voisinage du SMIC. Deux effets mécaniques suivent. Le coût du travail augmente là où les marges sont les plus faibles, commerce, hôtellerie, services à la personne, et la dépense publique d’allègements de cotisations augmente avec le salaire de référence. Les économistes ne s’accordent pas sur l’ampleur de l’effet sur l’emploi des moins qualifiés, mais l’accord est plus large sur les hausses fortes et rapides que sur les revalorisations progressives. Le second effet, le plus souvent relevé, est le tassement des grilles juste au-dessus du SMIC : les salaires à 1 700 euros ne bougent pas, ce qui déplace le mécontentement d’un cran.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 3 · Fiscalité
Un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions
La mesure proposée par l’économiste Gabriel Zucman viserait environ 1 800 foyers, qui paieraient chaque année au moins 2 % de leur patrimoine, impôts déjà payés déduits. Votée en première lecture à l’Assemblée en février 2025, rejetée par le Sénat, elle a de nouveau été rejetée à l’Assemblée le 31 octobre 2025 (172 voix contre 228).
Proposée par l'économiste Gabriel Zucman, la taxe viserait environ 1 800 foyers détenant plus de 100 millions d'euros de patrimoine : ils paieraient au moins 2 % de leur fortune par an, impôts déjà payés déduits. Adoptée en première lecture à l'Assemblée en février 2025 puis rejetée par le Sénat, elle a de nouveau été rejetée à l'Assemblée le 31 octobre 2025 (172 pour, 228 contre).
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Delphine Batho : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéCosignataire de l'impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches.
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordDéclarationA fait de la taxe Zucman « la base de tout accord » de non-censure avec le gouvernement Lecornu, tout en se disant ouvert sur son assiette et son taux.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordDéclaration« Les 500 fortunes les plus riches de France possèdent 1 200 milliards, soit autant que deux tiers des Français ! Voilà pourquoi il faut voter la taxe Zucman. »
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose un impôt sur les patrimoines supérieurs à dix millions d'euros, voisin dans son principe.
Fabien Roussel : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéSoutient une imposition plancher des plus grandes fortunes, en complément du rétablissement de l'ISF.
David Lisnard : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose de supprimer les taxes sur la fortune, à l'inverse d'un impôt plancher sur les très hauts patrimoines.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
L'ISF taxait l'ensemble du patrimoine au-delà de 1,3 million d'euros. Il a été remplacé au 1er janvier 2018 par l'IFI, qui ne porte que sur l'immobilier : les actions et placements financiers ne sont plus taxés au titre de la fortune.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Jérôme Guedj : Tout à fait d’accordDit en débat« Réintroduisons d'abord l'impôt de solidarité sur la fortune », supprimé par Emmanuel Macron, avant un ISF climatique, pour compenser la baisse des taxes sur les carburants.
François Hollande : Tout à fait d’accordDéclarationPréconise le rétablissement d'un impôt sur la fortune à taux élevé qui exclurait l'outil de travail, en relevant par ailleurs la « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital.
Ségolène Royal : Tout à fait d’accordDit en débat« Je ne vous parlerai d'aucun impôt nouveau, sauf le rétablissement d'impôt de solidarité sur la fortune financière », qui rapporterait selon elle entre 3 et 4 milliards d'euros.
Olivier Faure : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition mêle le rétablissement de l'ISF et d'autres façons de taxer les grands patrimoines.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition mêle le rétablissement de l'ISF et d'autres façons de taxer les grands patrimoines.
Emmanuel Maurel : Plutôt d’accordDit en débatImpute la dette aux suppressions d'impôts depuis 2017, à commencer par celle de l'ISF, et veut « rééquilibrer la fiscalité » pour faire rentrer des recettes, sans détailler le barème d'un ISF rétabli.
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition mêle le rétablissement de l'ISF et d'autres façons de taxer les grands patrimoines.
François Ruffin : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition mêle le rétablissement de l'ISF et d'autres façons de taxer les grands patrimoines.
Marine Tondelier : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition mêle le rétablissement de l'ISF et d'autres façons de taxer les grands patrimoines.
Nicolas Dupont-Aignan : Neutre / partagéRelevé d’un site tiers, non vérifiéNe propose pas de rétablir l'ISF mais un impôt sur les très grandes fortunes, au-dessus de dix millions d'euros.
Marine Le Pen : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut rétablir un impôt sur la fortune ou taxer massivement les très grands patrimoines », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
C’est une recette, pas une dépense : la question n’est pas de la financer mais de savoir ce qu’elle finance, et si elle est comptée une seule fois. Dans plusieurs programmes, le même produit attendu sert à la fois aux retraites, aux salaires et à la transition écologique.
Parmi les 12 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut taxer les superprofits des grandes entreprises énergétiques quand les prix de l'énergie flambent. »
Delphine Batho, Nicolas Dupont-Aignan, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier.
Parmi les 12 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut taxer davantage les très gros héritages, par exemple par une contribution sur les successions de plus de 2 millions d'euros. »
Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Dominique de Villepin.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
C’est faisableLa mesure peut être prise et financée telle qu’elle est annoncée.
Un plancher d’imposition est simple et défendable ; le rendement annoncé est une prise de risque budgétaire.
Le principe est solide : il corrige une situation où les patrimoines les plus élevés peuvent afficher un revenu imposable faible en le logeant dans des sociétés. Deux réserves. D’abord l’assiette est minuscule, quelques milliers de foyers, ce qui rend le rendement très sensible aux comportements : les estimations vont de 5 milliards, pour les économistes qui anticipent contournements et départs, à 25 milliards pour ses promoteurs. Ensuite le risque juridique est réel, puisqu’il s’agit d’imposer chaque année des patrimoines parfois peu liquides, ce que le Conseil constitutionnel examine au regard de la capacité contributive. Notre appréciation : la mesure peut exister, mais engager 20 milliards de dépenses nouvelles sur son produit, c’est parier sur la plus optimiste des estimations.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 4 · Fiscalité
Taxer davantage les très gros héritages
L’héritage pèse de plus en plus dans la constitution des patrimoines. Le Conseil d’analyse économique recommandait dès 2021 de réduire les principales exonérations et de mieux taxer les plus grosses transmissions, tout en allégeant les plus modestes.
45 %taux le plus élevé du barème en ligne directe, très rarement atteint en pratique · Repenser l’héritage (note n° 69)(Conseil d’analyse économique, 12/2021)
Qui est pour, qui est contre
« Il faut taxer davantage les très gros héritages, par exemple par une contribution sur les successions de plus de 2 millions d'euros. »
Le Conseil d'analyse économique relevait en 2021 que l'héritage pèse de plus en plus dans les patrimoines, et recommandait de réduire les principales exonérations et de mieux taxer les plus gros héritages, tout en allégeant les plus modestes (note n° 69, « Repenser l'héritage »).
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Olivier Faure : Tout à fait d’accordDéclaration« L'héritage est ce qu'il y a de moins libéral, puisque ce n'est pas sur la base de l'effort ou du travail qu'une fortune se crée » : il défend une taxation accrue des héritages, sans barème précis à ce stade.
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordDéclarationVeut taxer les « méga-héritages », le 1 % des plus grosses successions, avec un barème progressif à partir de 2 millions d'euros, pour 15 milliards d'euros par an reversés en salaire net ; des économistes jugent ce rendement optimiste.
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordDéclarationSon mouvement veut un barème plus progressif, calculé sur tout ce qu'une personne reçoit au cours de sa vie, et un héritage maximal : « À 12 millions d'euros, on prend tout ».
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : propose de transformer les exonérations successorales et de doubler les tranches du barème.
François Ruffin : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (L'article 3 de la proposition de loi visant à réformer la fiscalité des droits de succession et de donation :, 2022-01-20).
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordDéclaration« La grande transmission doit financer la grande transition » : son parti propose une contribution de 10 % sur les héritages de plus de 4 millions d'euros, qui rapporterait selon lui 15 milliards d'euros par an.
Jérôme Guedj : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : défend une fiscalité plus juste sur les très hauts patrimoines.
François Hollande : Plutôt d’accordDéclarationPropose de taxer davantage les patrimoines et héritages de plus de 10 millions d'euros : même logique, avec un seuil bien plus haut que dans l'énoncé.
Dominique de Villepin : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : propose une « imposition unique renforcée des successions ».
David Lisnard : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut supprimer les taxes sur la fortune et les successions.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordDéclaration« Je pense au contraire qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider la jeunesse » : il propose de relever les plafonds des donations pendant les trois premières années du quinquennat.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordDéclaration« Je ne serai pas le président qui augmentera les droits de succession mais celui qui les baissera », au maximum possible : « On taxe un patrimoine qui a déjà été taxé cent fois, mille fois » ; traiter ceux qui veulent transmettre « comme des vaches à lait », « c'est de la pure injustice ».
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordDéclaration« Je souhaite que si des personnes veulent que ce soit leurs petits-enfants qui héritent davantage, ce soit possible » : il plaide pour que l'argent circule plus vite entre générations, avec une fiscalité allégée ; rien sur une taxation accrue des plus gros héritages.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut exonérer la résidence principale et relever l'abattement à 500 000 euros.
Marine Le Pen : Plutôt pas d’accordDéclarationSon parti propose de supprimer les droits de succession pour les familles modestes et les classes moyennes et de relever les abattements sur les donations ; rien sur une taxation accrue des plus gros héritages.
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordDéclarationSon programme de 2022 double l'abattement sur les successions en ligne directe, porté à 200 000 euros par enfant : il allège les droits plutôt que de taxer davantage les plus gros héritages.
Là encore, il s’agit d’une recette. Le rendement dépend entièrement des exonérations que l’on touche ou non : pactes Dutreil sur les transmissions d’entreprises, assurance-vie, démembrement de propriété. Aucun des candidats favorables n’a publié, dans nos sources, la liste des exonérations qu’il supprimerait.
Parmi les 9 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut créer un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros (« taxe Zucman »). »
Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Dominique de Villepin.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Plutôt une bonne idéeCohérente avec les travaux de référence, et chiffrée ou chiffrable.
Cohérent avec la recherche économique, mais inchiffrable tant que les exonérations ne sont pas nommées.
C’est l’une des rares mesures où une institution publique a déjà tracé le chemin : le Conseil d’analyse économique propose de viser les exonérations plutôt que les taux affichés, précisément parce que l’écart entre le barème théorique, jusqu’à 45 %, et l’impôt réellement payé sur les grandes transmissions vient de ces dispositifs. Une hausse des taux sans révision des exonérations frapperait donc surtout les transmissions moyennes, celles qui ne peuvent pas s’organiser à l’avance. C’est l’inverse de l’intention affichée. Tant que les candidats n’écrivent pas quelles exonérations ils ferment, la mesure reste une intention dont le rendement est inconnu.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 5 · Pouvoir d’achat
Baisser la TVA sur l’énergie de 20 % à 5,5 %
L’électricité, le gaz et les carburants sont taxés au taux normal de 20 %, auquel s’ajoutent les accises. Passer au taux réduit de 5,5 % est la mesure de pouvoir d’achat la plus citée de la campagne.
La TVA sur l'énergie s'ajoute aux accises (taxes sur les carburants et l'électricité). Une baisse à 5,5 % coûterait plusieurs milliards d'euros par an de recettes publiques.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Marine Le Pen : Tout à fait d’accordDéclaration« Il faut baisser les taxes sur le carburant, il n'y a que ça à faire » ; la baisse de la TVA sur l'énergie à 5,5 % figure dans son programme depuis 2022.
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéLe PCF propose une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et sur l'énergie.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéS'oppose « à l'écologie punitive et aux taxes sur l'énergie qui pèseraient sur les ménages ».
Jérôme Guedj : Plutôt d’accordDit en débat« À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle, y compris de toucher à la fiscalité », TVA ou accise, à titre transitoire et compensé par le rétablissement de l'ISF ; il ne chiffre pas de taux.
Ségolène Royal : Plutôt d’accordDit en débatPropose de stabiliser le prix de l'essence et du gazole à 1,70 euro le litre jusqu'au 31 décembre en baissant les taxes, sur le modèle espagnol (accise et TVA) : une baisse importante, mais elle ne chiffre pas de taux de TVA à 5,5 %.
Éric Zemmour : Plutôt d’accordDéclaration« Je propose de baisser d'un tiers l'accise [ex-TICPE], ce qui coûterait à peu près 12 milliards d'euros à l'État » : baisse des taxes sur les carburants, par l'accise plutôt que par la TVA.
Gabriel Attal : Neutre / partagéDéclarationFace à la flambée des carburants, il appelle les distributeurs à plafonner volontairement leurs prix, sans demander de baisse de la TVA.
Olivier Faure : Neutre / partagéDéclarationFace à la flambée des carburants, il demande le doublement des aides ciblées et leur attribution automatique, plutôt qu'une baisse de la TVA.
Jean-Luc Mélenchon : Neutre / partagéDéclarationFace à la flambée des carburants, il ne demande pas une baisse de la TVA mais un blocage des prix à 1,70 euro le litre et un plafonnement des marges des raffineurs.
Bruno Retailleau : Neutre / partagéDéclarationFace à la flambée des carburants, il propose de supprimer les certificats d'économie d'énergie pour faire baisser le prix de 15 à 17 centimes par litre, et non de baisser la TVA.
François Hollande : Pas du tout d’accordDéclarationVa dans le sens inverse : il propose de porter le taux normal de TVA de 20 % à 24 % et de supprimer des taux réduits, notamment sur la rénovation énergétique, pour financer une hausse des salaires nets.
Raphaël Glucksmann : Plutôt pas d’accordDéclarationFace à la flambée des carburants, il défend la taxation des « superprofits » des compagnies pétrolières plutôt qu'une baisse des taxes.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéÉcarte une baisse générale de la fiscalité de l'énergie : « la seule mesure générale possible sans aggraver la dette, c'est la suspension provisoire des CEE ».
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordDéclarationFace à la flambée des carburants, il appelle à doubler les aides ciblées en les finançant par des économies budgétaires, et considère que « à long terme, l'électrification est la solution », plutôt qu'une baisse des taxes.
Marine Tondelier : Plutôt pas d’accordDéclarationFace à la flambée des carburants, elle soutient une taxation des « superprofits » des pétroliers plutôt qu'une baisse des taxes sur les carburants.
Le règlement européen du 6 octobre 2022 imposait une contribution d'au moins 33 % sur la part des bénéfices dépassant de plus de 20 % la moyenne des années 2018 à 2021. Ses partisans veulent un dispositif durable en cas de crise ; ses opposants craignent de décourager l'investissement et soulignent que ces entreprises paient déjà l'impôt sur les sociétés.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Olivier Faure : Tout à fait d’accordDéclarationLe PS dépose une proposition de loi taxant « entre 20 et 40 % » les superprofits des entreprises de plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordDéclarationVeut taxer les « superprofits » des compagnies pétrolières : « Ce sont des profits qui sont liés à la guerre » (TF1, avril 2026), sans toucher à ceux qui viennent de l'efficacité des entreprises.
Jérôme Guedj : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : a voté la taxe exceptionnelle de 25 % sur les superprofits.
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : propose une taxe exceptionnelle sur les superprofits.
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : son groupe a voté une taxe exceptionnelle de 25 % sur les superprofits.
François Ruffin : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : dénonce l'absence de taxation des superprofits pétroliers.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordDéclarationQualifie TotalEnergies de « profiteur de guerre » ; son parti propose de taxer à 66 % la part des bénéfices dépassant de plus de 20 % la moyenne des trois années précédentes.
Delphine Batho : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : a voté la taxe exceptionnelle sur les superprofits pétroliers.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : accuse les pétroliers d'abuser de leur marge de raffinage.
Marine Le Pen : Plutôt d’accordDéclarationSoutient une « taxe exceptionnelle » sur les superprofits quand des entreprises profitent d'une crise, après les bénéfices records de TotalEnergies ; Jordan Bardella s'est dit opposé à toute nouvelle taxe.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordDéclarationJuge « grotesque » la proposition de taxer les superprofits de TotalEnergies : ses bénéfices sont réalisés surtout à l'étranger et la hausse des prix relève de l'offre et de la demande.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut réduire la pression fiscale sur les entreprises.
Bruno Retailleau : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : s'oppose à la taxation des superprofits et privilégie la baisse des dépenses.
Nos sources ne contiennent aucun chiffrage publié par les candidats pour la baisse de TVA elle-même. Le seul ordre de grandeur avancé porte sur les accises, et il est de 12 milliards d’euros par an. Les compensations évoquées sont une taxe sur les superprofits énergétiques, ou des économies non précisées.
Parmi les 6 candidats favorables à cette mesure, 4 soutiennent aussi : « Il faut taxer les superprofits des grandes entreprises énergétiques quand les prix de l'énergie flambent. »
Nicolas Dupont-Aignan, Jérôme Guedj, Marine Le Pen, Fabien Roussel.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Ça fragiliserait autre choseLa mesure atteint son but affiché, au prix d’un effet négatif documenté ailleurs.
Visible tout de suite, coûteuse durablement, et sans ciblage : plus on consomme, plus on y gagne.
Une baisse de TVA se voit en quelques semaines sur une facture, ce qui explique son succès. Trois limites. Elle coûte plusieurs milliards d’euros de recettes par an, qu’aucun programme ne remplace précisément. Elle bénéficie proportionnellement à la consommation, donc davantage à une grande maison mal isolée qu’à un studio, alors qu’un chèque ciblé produit le même gain pour les ménages modestes à un coût bien moindre. Enfin elle va à l’inverse du signal-prix que le GIEC et le Conseil d’analyse économique rangent parmi les leviers de baisse des émissions, et rien ne garantit qu’elle soit intégralement répercutée sur les prix de détail.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 6 · Santé
Rembourser 100 % des soins prescrits par la Sécurité sociale
La « grande Sécu » consiste à faire prendre en charge par l’assurance maladie l’intégralité des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie l’a chiffrée en janvier 2022.
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a chiffré ce scénario en janvier 2022 : environ 22,5 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires, compensés par la disparition des cotisations aux complémentaires, dont 7,6 milliards d'euros de frais de gestion en 2019, soit un gain net de l'ordre de 5,4 milliards d'euros ; en moyenne, les 80 % les moins aisés y gagneraient.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Jérôme Guedj : Tout à fait d’accordDit en débatPropose « une mutuelle publique obligatoire gérée par la sécurité sociale », qui prendrait en charge 100 % du panier de soins et remplacerait les complémentaires : « on appelle ça aussi la grande sécu ».
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose d'instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant intégralement les soins prescrits.
François Ruffin : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Delphine Batho : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéA voté le budget de la Sécurité sociale pour 2026 en défendant une Sécurité sociale renforcée.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose un régime de Sécurité sociale unique, sans aller jusqu'au remboursement intégral.
Olivier Faure : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Dominique de Villepin : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose un « bouclier sanitaire » limitant le reste à charge, sans aller jusqu'au remboursement intégral.
Marine Le Pen : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend un modèle fondé sur la liberté d'installation et d'innovation plutôt qu'un remboursement intégral par la Sécurité sociale.
Environ 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Les syndicats de médecins s'opposent à toute régulation de l'installation, qu'ils jugent contre-productive.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Delphine Batho : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (, 2025-05-07).
Olivier Faure : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Emmanuel Maurel : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (, 2025-05-07).
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Le Pen : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accordDéclarationPréfère l'incitation à la contrainte : une bourse pour les étudiants en médecine qui s'engagent à exercer cinq ans dans un désert médical.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : propose des centres de santé pluridisciplinaires par canton, « fondés sur la liberté d'installation ».
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Le financement est un transfert : ce que les ménages et les employeurs versent aujourd’hui aux complémentaires passerait en cotisations ou en contribution sociale. Le Haut conseil estime le gain net de l’ordre de 5,4 milliards d’euros, essentiellement parce que la Sécurité sociale gère moins cher, et conclut que les 80 % les moins aisés y gagneraient en moyenne.
L’appréciation d’Au crible
Plutôt une bonne idéeCohérente avec les travaux de référence, et chiffrée ou chiffrable.
L’une des rares mesures de cette page chiffrée par une instance publique, avec un solde favorable.
Le chiffrage existe, il est officiel, et il est plutôt bon : la dépense publique augmente de 22,5 milliards, mais les prélèvements privés qu’elle remplace sont plus élevés, notamment parce que les complémentaires dépensaient 7,6 milliards en frais de gestion en 2019. La difficulté n’est donc pas budgétaire. Elle est industrielle et sociale : il faut faire voter un transfert massif de prélèvements, et organiser la reconversion d’un secteur entier, mutuelles et assureurs compris. Il faut aussi rappeler ce que la mesure ne fait pas : elle ne crée pas un soignant de plus, et un remboursement à 100 % ne sert à rien là où il n’y a pas de médecin. C’est pourquoi elle ne se juge pas séparément de la régulation de l’installation.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 7 · Santé
Encadrer l’installation des médecins dans les zones bien dotées
Environ six millions de personnes n’ont pas de médecin traitant. La proposition de loi transpartisane Garot, adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025 par 99 voix contre 9, conditionne l’installation en zone bien dotée au départ d’un confrère. Les syndicats de médecins s’y opposent.
Environ 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Les syndicats de médecins s'opposent à toute régulation de l'installation, qu'ils jugent contre-productive.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Delphine Batho : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (, 2025-05-07).
Olivier Faure : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Emmanuel Maurel : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (, 2025-05-07).
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Le Pen : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accordDéclarationPréfère l'incitation à la contrainte : une bourse pour les étudiants en médecine qui s'engagent à exercer cinq ans dans un désert médical.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : propose des centres de santé pluridisciplinaires par canton, « fondés sur la liberté d'installation ».
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Le coût budgétaire est proche de zéro : il s’agit d’une règle d’autorisation, comme il en existe déjà pour les pharmaciens et les infirmiers libéraux. C’est l’une des seules mesures de cette page qui ne dépense rien.
Parmi les 7 candidats favorables à cette mesure, 6 soutiennent aussi : « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé (« grande Sécu »). »
Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
C’est faisableLa mesure peut être prise et financée telle qu’elle est annoncée.
Faisable et presque gratuit, mais cela répartit une pénurie au lieu de la combler.
La mesure est applicable, elle a un précédent pour d’autres professions de santé, et elle a déjà réuni une majorité très large à l’Assemblée. Sa limite est dans sa nature : elle ne crée pas un médecin de plus. La pénurie vient des numerus clausus des décennies précédentes, et une génération de médecins ne se forme pas en un mandat. Le risque avancé par les syndicats est à prendre au sérieux sans être décisif : déport vers le salariat hospitalier, le remplacement ou le secteur non conventionné, et installation retardée. Notre appréciation : mesure utile, mais qui ne tient que si elle est accompagnée de temps médical supplémentaire, assistants médicaux, délégation d’actes, et d’un nombre de formations en hausse.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 8 · Immigration
Remplacer l’aide médicale d’État par une aide aux soins urgents
L’aide médicale d’État prend en charge les soins des étrangers en situation irrégulière présents depuis au moins trois mois, sous conditions de ressources. Sa transformation en aide limitée aux soins urgents revient dans le débat à chaque budget.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose un délai de carence de cinq ans avant l'accès des étrangers aux aides sociales et la restriction de l'aide médicale d'État.
David Lisnard : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose de supprimer l'aide médicale d'État et de la remplacer par une aide d'urgence, soit 700 millions d'euros d'économies.
Bruno Retailleau : Tout à fait d’accordDéclarationMinistre de l'Intérieur, il explique ne pas vouloir supprimer l'aide médicale d'État mais la « transformer en aide médicale d'urgence », limitée aux soins urgents.
Éric Zemmour : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose de supprimer l'aide médicale d'État, à l'exception des soins d'urgence vitale.
Delphine Batho : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéS'oppose aux restrictions de l'aide médicale d'État : « en tant qu'écologiste je ne peux pas voter sur ce sujet avec l'extrême droite ».
Olivier Faure : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifié« La suppression de l'AME constitue une dérive inquiétante », déclare-t-il au nom du PS.
Jérôme Guedj : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéS'oppose à la suppression de l'AME : « si l'AME est supprimée, il y aura des dépenses supplémentaires ».
François Hollande : Pas du tout d’accordDécision prise en responsabilitéPrésident de la République, il a fait supprimer en juillet 2012 le droit d'entrée de 30 euros et l'accord préalable instaurés en 2011 pour l'aide médicale d'État, allant dans le sens d'un accès élargi. Il ne s'est pas exprimé récemment sur une AME limitée aux soins urgents.
Jean-Luc Mélenchon : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéLa France insoumise dénonce les attaques contre l'AME comme un « contresens sanitaire ».
Fabien Roussel : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéLes députés communistes ont voté contre la loi immigration, qui prévoyait la suppression de l'AME.
François Ruffin : Pas du tout d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (L'amendement n° 1697 de Mme Louwagie à l'article 38 et état B de la seconde partie du projet de loi de finance, 2019-11-07).
Marine Tondelier : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéLes Écologistes s'opposent à la suppression de l'AME, « dispositif de santé publique indispensable ».
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordDéclarationPremier ministre : « Je tiendrai l'engagement de ma prédécesseure de réformer l'aide médicale d'État », « avant l'été par voie réglementaire », sur la base du rapport Evin-Stefanini, qui juge le dispositif « globalement maîtrisé » : une AME resserrée, pas remplacée par les seuls soins urgents.
Dominique de Villepin : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéRejette l'amalgame entre immigration et délinquance et les mesures de stigmatisation, dont la restriction de l'AME.
La mesure est présentée comme une économie, pas comme une dépense. Aucun chiffrage public n’établit le montant réellement économisé, puisque les soins urgents et la maternité resteraient pris en charge par un autre dispositif.
Parmi les 6 candidats favorables à cette mesure, 5 soutiennent aussi : « Il faut donner la priorité aux Français sur les étrangers en situation régulière pour l'accès au logement social et à certaines aides sociales (« priorité nationale »). »
Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, David Lisnard, Bruno Retailleau, Éric Zemmour.
Parmi les 6 candidats favorables à cette mesure, 5 soutiennent aussi : « Le Parlement doit fixer chaque année des plafonds chiffrés (quotas) d'immigration légale, hors asile. »
Marine Le Pen, David Lisnard, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Éric Zemmour.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Ça fragiliserait autre choseLa mesure atteint son but affiché, au prix d’un effet négatif documenté ailleurs.
Rendement budgétaire faible et incertain, effets sanitaires documentés par le rapport commandé par le gouvernement.
Le coût du dispositif est connu et il augmente : 1,39 milliard d’euros en 2024, pour 465 744 bénéficiaires. Mais l’économie attendue est bien inférieure à ce montant, puisque les soins urgents, les maladies transmissibles et la maternité resteraient pris en charge, et que les prises en charge tardives arrivent aux urgences, où elles coûtent plus cher. Le rapport commandé par le gouvernement à Claude Évin et Patrick Stefanini, remis en décembre 2023, conclut que le dispositif est utile, globalement maîtrisé et qu’il répond à des enjeux de santé publique ; il recommande des ajustements de gestion, pas sa suppression. Notre appréciation : l’effet symbolique est fort, le gain budgétaire faible, et le risque sanitaire est celui d’un report de dépense de la ville vers l’hôpital.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 9 · Énergie
Construire six nouveaux réacteurs nucléaires
Le programme annoncé en 2022 prévoit six réacteurs EPR2, avec une option pour huit de plus. La loi du 22 juin 2023 a accéléré les procédures pour construire près des sites existants. La Cour des comptes a publié en janvier 2025 un rapport sévère sur la filière.
Le nucléaire a produit environ les deux tiers de l'électricité française en 2025. Le gouvernement prévoit six réacteurs EPR2 (et l'étude de huit de plus) ; la loi du 22 juin 2023 a accéléré les procédures pour construire de nouveaux réacteurs près des sites existants.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Projet de loi relatif à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nuclé, 2023-05-16).
Marine Le Pen : Tout à fait d’accordDéclarationSon parti, représenté par Jean-Philippe Tanguy au colloque de l'Union française de l'électricité, défend « un parc nucléaire massivement développé » (cinq paires d'EPR2 sur deux chantiers) et la prolongation maximale des réacteurs.
David Lisnard : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose la construction de six EPR de nouvelle génération et le déploiement de petits réacteurs modulaires.
Édouard Philippe : Tout à fait d’accordDéclarationHorizons, représenté par Christophe Béchu, présente le nucléaire comme « un atout incroyable » et soutient son développement, les renouvelables étant des « compléments indispensables ».
Bruno Retailleau : Tout à fait d’accordDéclarationVeut s'appuyer sur un « socle nucléaire » : poursuite du programme EPR2 avec une première série de six réacteurs et prolongation maximale des centrales existantes.
Fabien Roussel : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Projet de loi relatif à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nuclé, 2023-05-16).
Éric Zemmour : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La France doit construire une nouvelle génération de réacteurs nucléaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt d’accordDéclarationSon camp, représenté par Agnès Pannier-Runacher, défend la « neutralité technologique » entre nucléaire et renouvelables, dans la continuité du programme de nouveaux réacteurs.
Olivier Faure : Plutôt d’accordDéclarationFavorable à un nombre limité de nouveaux réacteurs (« plutôt deux à quatre EPR2 ») pour avoir « assez de nucléaire », en priorisant les renouvelables.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « La France doit construire une nouvelle génération de réacteurs nucléaires », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Dominique de Villepin : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend un parc électrique décarboné, manœuvrable et diversifié, nucléaire compris.
Jérôme Guedj : Neutre / partagéD’après son voteD'après son vote : abstention (Projet de loi relatif à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nuclé, 2023-05-16).
Delphine Batho : Pas du tout d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi relatif à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nuclé, 2023-05-16).
Jean-Luc Mélenchon : Pas du tout d’accordDéclarationLe programme de LFI prévoit une sortie progressive du nucléaire et, à terme, 100 % d'énergies renouvelables.
François Ruffin : Pas du tout d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi relatif à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nuclé, 2023-05-16).
Marine Tondelier : Pas du tout d’accordDéclarationJuge que le nucléaire n'est « ni une alternative viable ni crédible » : les EPR2 ne seraient pas livrés avant 2040 ou 2050 ; objectif de 100 % d'énergies renouvelables à terme.
Le 19 juin 2025, l'Assemblée a adopté un amendement instaurant un moratoire sur les nouveaux projets éoliens et solaires dans la proposition de loi sur la programmation énergétique ; le texte a ensuite été rejeté dans son ensemble le 24 juin 2025. Les renouvelables électriques représentent environ un quart de la production française.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose « zéro éolienne implantée en cinq ans ».
Marine Le Pen : Tout à fait d’accordDéclarationSon groupe a fourni l'essentiel des voix (57 sur 65) de l'amendement instaurant un moratoire sur l'éolien et le solaire, adopté en juin 2025 puis abandonné avec le rejet du texte.
David Lisnard : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose la fin des subventions hors marché aux énergies renouvelables, sans demander l'arrêt des installations.
Bruno Retailleau : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : refuser d'accélérer l'éolien n'est pas demander l'arrêt des installations.
Éric Zemmour : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : refuser d'accélérer l'éolien n'est pas demander l'arrêt des installations.
Jean-Luc Mélenchon : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Fabien Roussel : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend un mix 50 % nucléaire et 50 % renouvelables, donc la poursuite des installations.
Marine Tondelier : Pas du tout d’accordDéclarationDénonce l'idée d'un moratoire sur les énergies renouvelables et y voit une perte de compétitivité, en comparant au rythme d'installation solaire chinois.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Delphine Batho : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Olivier Faure : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Raphaël Glucksmann : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Jérôme Guedj : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
François Hollande : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Emmanuel Maurel : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut accélérer massivement le déploiement de l'éolien et du solaire », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Proposition de loi portant programmation nationale pour l'énergie et le climat pour les années 2025 à 2035 (pr, 2025-06-24).
Dominique de Villepin : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend un mix associant nucléaire et renouvelables en quantité, sans moratoire.
Le financement n’est pas arrêté. La Cour des comptes relève qu’EDF, très endettée, porte le programme sans devis abouti ni plan de financement validé, et que la rentabilité reste inconnue. Les pistes évoquées sont un mécanisme de prix garanti et un concours public, sans montant public arrêté.
L’appréciation d’Au crible
Faisable, mais il faut dire qui paieAucun obstacle technique, un coût public établi et non couvert par les recettes annoncées.
Cohérent avec le climat à long terme, sans effet avant la seconde moitié des années 2030, et sans financement arrêté.
Sur le climat, le GIEC ne hiérarchise pas nucléaire et renouvelables : un réacteur bas carbone va dans le bon sens. Le problème est ailleurs. Le coût annoncé a augmenté de 30 % avant le premier coup de pioche, la Cour des comptes décrit un programme dont la réussite n’est pas acquise, et aucun de ces réacteurs ne produira d’électricité avant la seconde moitié des années 2030. L’objectif de 2030 se jouera donc sans eux. Notre appréciation : soutenir les EPR2 est défendable à condition de dire qui paie et d’assumer le calendrier ; les présenter comme la réponse à l’échéance de 2030, ou les accompagner d’un moratoire sur l’éolien, revient à se priver des seuls moyens disponibles d’ici là.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 10 · Environnement
Maintenir la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035
Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n’émettent plus de CO2 à l’échappement. Son assouplissement est discuté depuis 2025 ; le transport est le premier secteur émetteur en France.
− 1,8 %baisse des émissions françaises en 2024, contre 6,7 % en 2023 : le rythme n’est plus compatible avec l’objectif de 2030 · Septième rapport annuel du Haut conseil pour le climat(Haut conseil pour le climat, 2025)
Qui est pour, qui est contre
« Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. »
Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n'émettent plus de CO2 à l'échappement. Son assouplissement (carburants de synthèse, calcul des objectifs sur trois ans) est discuté depuis 2025.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Gabriel Attal : Tout à fait d’accordVote de son groupeAucune position propre documentée : le groupe Ensemble pour la République, qu'il préside a voté contre (1 pour, 10 contre, 0 abstention) sur « L'amendement de suppression n° 12 de M. Grenon et les amendements identiques suivants à l'article 35 (examen prioritaire » (2025-02-17). Ce n'est pas sa parole : la position compte pour moitié.
Delphine Batho : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéA voté pour le maintien de l'échéance de 2035 lors de l'examen du texte d'adaptation au droit européen.
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordVote de son groupeAucune position propre documentée : le groupe de La France insoumise, mouvement qu'il a fondé et qu'il conduit a voté contre (0 pour, 7 contre, 0 abstention) sur « L'amendement de suppression n° 12 de M. Grenon et les amendements identiques suivants à l'article 35 (examen prioritaire » (2025-02-17). Ce n'est pas sa parole : la position compte pour moitié.
Olivier Faure : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend une planification de la sortie des énergies fossiles, sans remettre en cause l'échéance de 2035.
François Ruffin : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPlutôt favorable au maintien de l'échéance, sans position publique détaillée sur le calendrier.
Emmanuel Maurel : Neutre / partagéD’après son voteD'après son vote : abstention (Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035, 2023-02-14).
Nicolas Dupont-Aignan : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéS'oppose à l'interdiction des véhicules thermiques et aux restrictions de circulation.
Marine Le Pen : Pas du tout d’accordDéclaration« Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 », une « mesure de non-sens » selon elle ; le vote de l'Assemblée ne change pourtant rien au règlement européen.
David Lisnard : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéRejette l'interdiction programmée des moteurs thermiques, au nom d'une « économie écologique de marché ».
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéSa famille politique a voté à l'Assemblée contre la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035.
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPlutôt opposé au maintien de l'échéance de 2035 pour la fin des ventes de voitures thermiques.
Dominique de Villepin : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPréfère une sortie progressive des énergies fossiles à une échéance couperet.
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordDéclarationCritique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.
Les ZFE visent à réduire la pollution de l'air, responsable d'au moins 48 000 décès prématurés par an selon Santé publique France. Leurs opposants dénoncent une mesure qui pénalise les ménages modestes et les habitants des périphéries.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose la suppression des restrictions de circulation liées aux zones à faibles émissions.
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordDéclarationLes députés de La France insoumise ont voté la suppression des ZFE le 28 mai 2025, saluant une « victoire » contre « un dispositif injuste » et demandant d'abord des moyens pour les transports en commun.
Marine Le Pen : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; pour (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
David Lisnard : Plutôt d’accordDéclarationJuge les ZFE, avec le ZAN et le DPE, une « écologie à fragmentation bureaucratique » dont « les premières victimes seront les classes populaires et moyennes » : favorable à leur remise en cause.
Marine Tondelier : Pas du tout d’accordDéclarationLes Écologistes ont voté contre la suppression des ZFE, déposé des amendements pour les rétablir et saisi le Conseil constitutionnel.
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17).
Delphine Batho : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
Olivier Faure : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
Jérôme Guedj : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
François Hollande : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
Emmanuel Maurel : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordDécision prise en responsabilitéPremier ministre, son gouvernement fait voter la loi d'orientation des mobilités (24 décembre 2019), qui crée les zones à faibles émissions mobilité : il va à l'inverse de leur suppression. Aucune déclaration récente de sa part n'a été retrouvée.
François Ruffin : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture), 2025-06-17) ; contre (Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire), 2026-04-14).
L’échéance elle-même ne coûte rien au budget de l’État : c’est une norme. Ce qui coûte, c’est l’accompagnement, aides à l’achat, leasing social, bornes de recharge, et c’est la partie que les programmes détaillent le moins. France Stratégie chiffre à environ 66 milliards d’euros par an en 2030 les investissements supplémentaires nécessaires à l’ensemble de la transition, publics et privés.
Parmi les 9 candidats favorables à cette mesure, 1 soutiennent aussi : « Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018. »
Delphine Batho.
Parmi les 9 candidats favorables à cette mesure, 8 soutiennent aussi : « La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. »
Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Plutôt une bonne idéeCohérente avec les travaux de référence, et chiffrée ou chiffrable.
Le levier le plus efficace sur les émissions du transport, mais il n’est social que si l’électrique devient abordable.
C’est la mesure la mieux établie de cette page du point de vue des rapports : l’électrification du parc est le principal levier de baisse des émissions du transport routier, et l’échéance donne aux industriels la visibilité qu’ils réclament pour investir. Deux précisions s’imposent. La décision ne se prend pas à Paris : inverser l’échéance demande une majorité au Conseil et au Parlement européen, promettre de la supprimer est donc promettre une négociation. Et les objections sont réelles : prix des véhicules, dépendance aux batteries importées, recharge en habitat collectif. Notre appréciation : maintenir l’échéance est cohérent avec la trajectoire ; elle ne tiendra socialement qu’avec une offre de petits véhicules abordables et un réseau de recharge, faute de quoi elle nourrira le rejet qu’elle a déjà commencé à produire.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 11 · Défense
Porter le budget des armées à 3,5 % du produit intérieur brut
Les dépenses militaires françaises ont atteint environ 69 milliards d’euros en 2025, soit environ 2 % du produit intérieur brut. L’objectif de 3,5 % d’ici 2035, discuté dans le cadre de l’Alliance atlantique, représente une hausse de plus de moitié.
69 Md€dépenses militaires de la France en 2025, environ 2 % du produit intérieur brut · Chiffres clés de la défense 2025(Ministère des Armées, 10/2025)
+ 50 Md€hausse annuelle nécessaire pour atteindre 3,5 % à produit intérieur brut inchangé (notre calcul) · Chiffres clés de la défense 2025(Ministère des Armées, 10/2025)
Qui est pour, qui est contre
« Il faut porter le budget des armées à 3,5 % du PIB d'ici 2035 (environ 2 % en 2025). »
Les dépenses militaires de la France ont atteint environ 69 milliards d'euros en 2025, soit environ 2 % du PIB.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Édouard Philippe : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Gabriel Attal : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
Delphine Batho : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
Olivier Faure : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19).
Jérôme Guedj : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
François Hollande : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
Marine Le Pen : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur la stratégie de défense nationale (application de l'article 50-1 de, 2025-12-10) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; pour (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
Emmanuel Maurel : Neutre / partagéD’après son voteD'après son vote : abstention (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; abstention (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
Marine Tondelier : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose de sanctuariser le budget de la défense à 2,5 % du PIB, en deçà de la trajectoire de 3,5 %.
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut augmenter fortement le budget de la défense, quitte à réduire d'autres dépenses », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-05-19) ; contre (Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositi, 2026-07-01).
La France a signé en février 2024 un accord de sécurité de dix ans avec l'Ukraine, approuvé par l'Assemblée le 12 mars 2024 (372 pour, 99 contre, 101 abstentions).
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Gabriel Attal : Tout à fait d’accordDéclarationComme Premier ministre, il a défendu devant l'Assemblée l'accord de sécurité franco-ukrainien et le soutien militaire à l'Ukraine.
Delphine Batho : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement relative au débat sur l'accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en, 2024-03-12) ; pour (Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine, 2025-03-12).
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accordD’après son voteA voté pour les résolutions du Parlement européen appelant à poursuivre le soutien financier et militaire à l'Ukraine (2024, 2026).
Jérôme Guedj : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La proposition de résolution affirmant le soutien de l'Assemblée nationale à l'Ukraine et condamnant la guerre, 2022-11-30) ; pour (La déclaration du Gouvernement relative au débat sur l'accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en, 2024-03-12) ; pour (Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine, 2025-03-12).
François Hollande : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine, 2025-03-12).
David Lisnard : Tout à fait d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDemande de « passer des discours aux actes en termes d'armement » et d'entrer en économie de guerre.
Édouard Philippe : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine face à la Russie », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine face à la Russie », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine face à la Russie », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Ségolène Royal : Plutôt d’accordDit en débatSoutient l'aide à l'Ukraine, « le pays qui est agressé », mais réclame « le même effort, la même énergie » pour la négociation et la médiation, qu'elle juge absentes.
Emmanuel Maurel : Neutre / partagéD’après son voteD'après son vote : abstention (Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine, 2025-03-12).
Dominique de Villepin : Neutre / partagéRelevé d’un site tiers, non vérifiéPrivilégie « le temps de la diplomatie » plutôt qu'un soutien militaire accru.
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine face à la Russie », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Fabien Roussel : Plutôt pas d’accordD’après son voteA voté contre la déclaration du gouvernement sur l'accord de sécurité franco-ukrainien, comme son groupe.
François Ruffin : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (La déclaration du Gouvernement relative au débat sur l'accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en, 2024-03-12) ; abstention (Proposition de résolution européenne appelant au renforcement du soutien à l'Ukraine, 2025-03-12).
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine face à la Russie », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
C’est la mesure la plus lourde de cette page, et celle dont le financement est le moins précisé. Nos sources ne contiennent pas de trajectoire de recettes ou d’économies publiée par les candidats favorables. Les pistes citées dans le débat parlementaire sont l’endettement, un redéploiement de crédits et l’épargne des ménages orientée vers la défense.
Parmi les 12 candidats favorables à cette mesure, 7 soutiennent aussi : « Pour réduire le déficit, il faut d'abord baisser les dépenses publiques plutôt qu'augmenter les impôts. »
Gabriel Attal, Marine Le Pen, David Lisnard, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Dominique de Villepin, Éric Zemmour.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Faisable, mais il faut dire qui paieAucun obstacle technique, un coût public établi et non couvert par les recettes annoncées.
Industriellement tenable en dix ans, budgétairement impossible sans dire ce qu’on coupe ou ce qu’on taxe.
Sur le fond, la remontée en puissance est déjà engagée et la loi de programmation militaire en fixe le cadre. Sur le chiffre, l’ordre de grandeur est difficile à faire passer : atteindre 3,5 % du produit intérieur brut représente une cinquantaine de milliards d’euros de plus par an à produit intérieur brut inchangé, soit davantage que la somme des coûts établis pour toutes les autres mesures de cette page. Une hausse de cette ampleur suppose soit une baisse d’autres dépenses du même ordre, soit des recettes nouvelles, soit de la dette, et les trois se disent en campagne. Notre appréciation : le consensus sur la menace n’a produit aucun consensus sur la recette, et le silence sur ce point est le plus coûteux de la campagne.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 12 · Commerce
Refuser l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur
L’accord baisserait les droits de douane sur les voitures et les machines européennes, et sur la viande, le sucre et l’éthanol sud-américains. Le 26 novembre 2024, l’Assemblée nationale a approuvé par 485 voix contre 69 la position du gouvernement contre l’accord ; le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’Union le 21 janvier 2026.
485 contre 69vote de l’Assemblée nationale contre l’accord, le 26 novembre 2024
Qui est pour, qui est contre
« La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. »
L'accord avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay baisserait les droits de douane sur les voitures et machines européennes et sur la viande, le sucre et l'éthanol sud-américains.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Gabriel Attal : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Delphine Batho : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Olivier Faure : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Jérôme Guedj : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
François Hollande : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Marine Le Pen : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
David Lisnard : Tout à fait d’accordDéclarationJuge l'accord UE-Mercosur « pas signable » en l'état, en pointant l'importation de viandes élevées avec des substances interdites en France.
Emmanuel Maurel : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Ruffin : Tout à fait d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord d'association entre, 2024-11-26).
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Saisine de la Cour de justice de l'UE sur l'accord UE-Mercosur, 2026-01-21).
Édouard Philippe : Neutre / partagéSynthèse de ses prises de positionPosition nuancée à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Rien à financer : c’est une position de négociation. Ce qui a un coût, ce sont les compensations promises aux filières exposées, et les mesures miroirs qui supposeraient des contrôles aux frontières de l’Union.
Parmi les 15 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut réduire fortement l'usage des pesticides de synthèse, jusqu'à en interdire progressivement la plupart. »
Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Pas entre les mains du présidentLa décision appartient à l’Union européenne, au Parlement ou à une autorité indépendante.
La France ne peut pas bloquer seule : promettre le refus est promettre une négociation, pas une décision.
La politique commerciale est une compétence de l’Union européenne. Un président français ne signe ni ne refuse seul : il faut réunir une minorité de blocage au Conseil, et le contentieux en cours devant la Cour de justice porte précisément sur la procédure suivie. Il faut aussi noter que l’opposition française est déjà actée par un vote quasi unanime de l’Assemblée, toutes tendances confondues : sur ce point, les candidats ne se distinguent pas. Notre appréciation : ce qui les distingue réellement, c’est ce qu’ils proposent d’obtenir à la place, mesures miroirs sur les importations, clauses de sauvegarde, contrôles vétérinaires financés, et c’est précisément ce que les programmes ne détaillent pas.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Mesure 13 · Agriculture
Réduire fortement l’usage des pesticides de synthèse
Les plans Écophyto visaient une baisse de 50 % depuis 2008 et ne l’ont jamais obtenue. La loi « Duplomb » de 2025 a tenté l’inverse, en rétablissant par dérogation l’acétamipride, avant la censure du Conseil constitutionnel le 7 août 2025.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments a durci en 2024 les valeurs de référence de l'acétamipride, et l'IPBES documente le rôle des pesticides dans le déclin des pollinisateurs. Le règlement européen qui devait réduire de moitié leur usage d'ici 2030 a été retiré en 2024 après la mobilisation agricole.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Marine Tondelier : Tout à fait d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Fabien Roussel : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut sortir des produits chimiques qui n'ont pas fait la preuve de leur innocuité.
Dominique de Villepin : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut réduire de moitié l'usage des produits phytosanitaires d'ici 2030.
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Éric Zemmour : Pas du tout d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : veut interdire les perturbateurs endocriniens, sans interdiction générale des pesticides.
David Lisnard : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéD'après le relevé de MonVote2027 : défend un « usage raisonné » des produits phytosanitaires.
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
« Il faut réautoriser, par dérogation, l'acétamipride (un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018) pour les filières sans alternative. »
L'acétamipride est autorisé ailleurs dans l'Union européenne jusqu'en 2033. Les producteurs de betteraves et de noisettes réclamaient son retour ; une pétition contre la loi a réuni plus de deux millions de signatures.
Le détail des positions, avec leur origine et leurs sources
Gabriel Attal : Plutôt d’accordD’après son voteD'après son vote : pour (Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final), 2025-07-08).
Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéS'oppose à une interdiction générale des pesticides, tout en demandant celle des perturbateurs endocriniens.
David Lisnard : Plutôt d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéDéfend un « usage raisonné des phytosanitaires sur base scientifique » et la suppression du principe de précaution.
Édouard Philippe : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt opposé à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
Bruno Retailleau : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition porte sur l'ensemble des pesticides, pas sur la seule dérogation pour l'acétamipride.
Éric Zemmour : Plutôt d’accordSynthèse de ses prises de positionOpposition nette à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition porte sur l'ensemble des pesticides, pas sur la seule dérogation pour l'acétamipride.
Raphaël Glucksmann : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionPlutôt favorable à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.
François Hollande : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final), 2025-07-08).
Emmanuel Maurel : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final), 2025-07-08).
Jean-Luc Mélenchon : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition porte sur l'ensemble des pesticides, pas sur la seule dérogation pour l'acétamipride.
François Ruffin : Plutôt pas d’accordD’après son voteD'après son vote : contre (Loi « Duplomb » sur le métier d'agriculteur (texte final), 2025-07-08).
Marine Tondelier : Plutôt pas d’accordSynthèse de ses prises de positionSoutien net à la proposition « Il faut réduire drastiquement l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole », d'après la synthèse de ses prises de position publiques. Position reportée avec prudence : la proposition porte sur l'ensemble des pesticides, pas sur la seule dérogation pour l'acétamipride.
Dominique de Villepin : Plutôt pas d’accordRelevé d’un site tiers, non vérifiéPropose de réduire de moitié l'usage des produits phytosanitaires d'ici 2030.
Ce qui coûte n’est pas l’interdiction mais l’accompagnement : conseil technique, matériel de désherbage mécanique, assurance récolte et trésorerie pendant le changement de système. C’est la ligne que les programmes chiffrent le moins, des deux côtés du débat.
Parmi les 11 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. »
Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme
de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
L’appréciation d’Au crible
Plutôt une bonne idéeCohérente avec les travaux de référence, et chiffrée ou chiffrable.
Possible sans perte de rendement sur la majorité des exploitations étudiées, à condition de financer le changement de système.
L’étude de référence, publiée dans Nature Plants sur 946 exploitations de grandes cultures, établit que 59 % d’entre elles pourraient réduire leur usage de 42 % en moyenne sans perdre ni productivité ni rentabilité. L’argument du rendement ne suffit donc pas à écarter la baisse. Mais la condition est explicite : il faut changer le système de culture, ce qui se paie avant de rapporter. Depuis 2008, la France a essayé les deux méthodes qui ne marchent pas, l’objectif sans pilotage et l’assouplissement sans contrepartie : l’usage a augmenté de 6 % en 2024. Notre appréciation : c’est une bonne idée mal exécutée depuis quinze ans, et le détail à regarder dans un programme n’est pas la cible affichée mais la ligne budgétaire d’accompagnement.
Cette appréciation est de nous. Elle n’entre dans aucune note et dans aucun classement du site :
elle se discute, et une erreur de notre part se signale à la rédaction.
Et pour votre budget, concrètement
Deux calculs que l’on peut faire honnêtement, parce que les candidats ont eux-mêmes publié des chiffres :
le plein de carburant et un héritage. Une mesure sans chiffre est citée telle quelle, jamais complétée par une hypothèse de notre part.
Le calcul se fait sur votre appareil. Rien de ce que vous saisissez n’est envoyé ni conservé.
Le plein de carburant
Prix proposé par défaut : 2,40 €, prix moyen du gazole au 18 septembre 2026, record historique selon franceinfo. Remplacez-le par le vôtre.
Avec 780 litres par an
(12 000 km à 6,5 L/100 km) au prix de 2,40 € le litre, vous dépensez aujourd’hui
1 872 € par an en carburant.
Suppression des certificats d’économies d’énergie, sans toucher à la TVA
Chiffre du candidat : 15 à 17 centimes par litre d’essence.
−15 c à 17 c
−117 € à 133 €
Pas de baisse de TVA, « pour ne pas détériorer davantage les finances de l’État ».
Sans baisse du prix du litre, ou sans chiffre
Raphaël Glucksmann : Un chèque de 200 € pour dix millions de personnes « de la classe moyenne », financé par une taxe sur les superprofits pétroliers ; pas de baisse du prix du litre.
Olivier Faure : Doubler les aides ciblées et les verser automatiquement, sans montant par foyer.
Édouard Philippe : Doubler les aides ciblées pour ceux qui dépendent de leur voiture pour travailler, financées par des économies sur les dépenses de l’État ; sans montant par foyer.
Marine Tondelier : Taxer les superprofits pétroliers et renforcer les aides ciblées ; sans montant par foyer.
Gabriel Attal : Demande aux distributeurs de « plafonner leurs prix » et soutient des aides ciblées pour ceux qui travaillent en voiture ; sans chiffre.
Aujourd’hui : 28 194 € de droits sur 250 000 € reçus d’un parent
(11,3 % du montant), après l’abattement de 100 000 € et selon le barème en ligne directe
(5 % à 45 %). Source : Comment dois-je calculer les droits de succession ?(impots.gouv.fr).
Juge l’héritage « ce qu’il y a de moins libéral » ; aucun barème publié.
Calcul pour un enfant qui hérite d’un de ses parents, sans donation dans les quinze années précédentes, hors assurance-vie
et hors abattement pour handicap. Les candidats absents de ce tableau n’ont pas publié de proposition sur les successions dans nos sources.
Pourquoi si peu de chiffres dans les programmes
Parce que la plupart des propositions n’en ont pas encore. Combler les trous avec nos propres hypothèses ferait dire
aux candidats ce qu’ils n’ont pas dit : nous préférons écrire « non chiffré » et le compter comme tel. Dès qu’un barème, un taux ou
un montant est publié, il est ajouté ici avec sa source. Pour les positions sur tous les autres sujets, voir le
comparateur ; pour le détail d’un sujet, les classements et les dossiers.