Banc d’essai · Environnement
Maintenir la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035
Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n’émettent plus de CO2 à l’échappement. Son assouplissement est discuté depuis 2025 ; le transport est le premier secteur émetteur en France.
Qui est pour, qui est contre
« Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. »
Pour 9 dont 8 déduites
- Gabriel Attal tout à fait d’accord
- Delphine Batho tout à fait d’accord
- Raphaël Glucksmann tout à fait d’accord
- Jean-Luc Mélenchon tout à fait d’accord
- Marine Tondelier tout à fait d’accord
- Olivier Faure plutôt d’accord
- Jérôme Guedj plutôt d’accord
- Fabien Roussel plutôt d’accord
- François Ruffin plutôt d’accord
Position partagée 1
- Emmanuel Maurel neutre / partagé
Contre 7 dont 5 déduites
- Nicolas Dupont-Aignan pas du tout d’accord
- Marine Le Pen pas du tout d’accord
- David Lisnard pas du tout d’accord
- Bruno Retailleau pas du tout d’accord
- Édouard Philippe plutôt pas d’accord
- Dominique de Villepin plutôt pas d’accord
- Éric Zemmour plutôt pas d’accord
Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.
Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n'émettent plus de CO2 à l'échappement. Son assouplissement (carburants de synthèse, calcul des objectifs sur trois ans) est discuté depuis 2025.
Chaque position, avec son origine et sa source
-
Gabriel Attal : Tout à fait d’accord position déduite Aucune position propre documentée : le groupe Ensemble pour la République, qu'il préside a voté contre (1 pour, 10 contre, 0 abstention) sur « L'amendement de suppression n° 12 de M. Grenon et les amendements identiques suivants à… » (17 février 2025). Ce n'est pas sa parole : la position compte pour moitié.
-
Delphine Batho : Tout à fait d’accord position déduite A voté pour le maintien de l'échéance de 2035 lors de l'examen du texte d'adaptation au droit européen.Delphine Batho : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Raphaël Glucksmann : Tout à fait d’accord position du candidat A voté pour la fin de la vente des voitures neuves thermiques en 2035.Vote : normes d'émissions de CO2 des voitures et camionnettes (HowTheyVote.eu (données du Parlement européen), 14/02/2023)
-
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accord position déduite Aucune position propre documentée : le groupe de La France insoumise, mouvement qu'il a fondé et qu'il conduit a voté contre (0 pour, 7 contre, 0 abstention) sur « L'amendement de suppression n° 12 de M. Grenon et les amendements identiques suivants à… » (17 février 2025). Ce n'est pas sa parole : la position compte pour moitié.
-
Marine Tondelier : Tout à fait d’accord position déduite Les Écologistes ont défendu le maintien de cet objectif européen.Marine Tondelier : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Olivier Faure : Plutôt d’accord position déduite Défend une planification de la sortie des énergies fossiles, sans remettre en cause l'échéance de 2035.Olivier Faure : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Jérôme Guedj : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Fabien Roussel : Plutôt d’accord position déduite « Je suis favorable à la décarbonation la plus rapide possible de la mobilité. »Fabien Roussel : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
François Ruffin : Plutôt d’accord position déduite Plutôt favorable au maintien de l'échéance, sans position publique détaillée sur le calendrier.François Ruffin : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Emmanuel Maurel : Neutre / partagé position du candidat Abstention sur « Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035 » (14 février 2023).Fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035 (Parlement européen, 14/02/2023)
-
Nicolas Dupont-Aignan : Pas du tout d’accord position déduite S'oppose à l'interdiction des véhicules thermiques et aux restrictions de circulation.Nicolas Dupont-Aignan : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Marine Le Pen : Pas du tout d’accord position du candidat « Par leur vote, les députés du Rassemblement national ont obtenu la fin de l'interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique neufs à partir de 2035 », une « mesure de non-sens » selon elle ; le vote de l'Assemblée ne change pourtant rien au règlement européen.
-
David Lisnard : Pas du tout d’accord position déduite Rejette l'interdiction programmée des moteurs thermiques, au nom d'une « économie écologique de marché ».David Lisnard : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Bruno Retailleau : Pas du tout d’accord position déduite Sa famille politique a voté à l'Assemblée contre la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035.Bruno Retailleau : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accord position déduite Plutôt opposé au maintien de l'échéance de 2035 pour la fin des ventes de voitures thermiques.Édouard Philippe : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Dominique de Villepin : Plutôt pas d’accord position déduite Préfère une sortie progressive des énergies fossiles à une échéance couperet.Dominique de Villepin : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Éric Zemmour : Plutôt pas d’accord position du candidat Critique la décision européenne d'interdire les moteurs thermiques neufs en 2035 : « Bruxelles n'est pas une dictature au-dessus du président de la République française » ; son programme de 2022 ne prévoyait pas pour autant de revenir dessus.Éric Zemmour : « L'automobile est une victime » (programme automobile, présidentielle 2022) (Les Voitures, 27/02/2022)
Ce que disent ceux qui sont pour
Indispensable pour réduire les émissions des transports ; donne de la visibilité aux industriels pour investir.
Ce que disent ceux qui sont contre
Coût des véhicules électriques pour les ménages, dépendance à la Chine pour les batteries, menace sur l'emploi dans l'industrie automobile.
« Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. »
Pour 6 dont 1 déduite
- Nicolas Dupont-Aignan tout à fait d’accord
- Jean-Luc Mélenchon tout à fait d’accord
- Bruno Retailleau tout à fait d’accord
- Éric Zemmour tout à fait d’accord
- Marine Le Pen plutôt d’accord
- David Lisnard plutôt d’accord
Contre 9
- Marine Tondelier pas du tout d’accord
- Gabriel Attal plutôt pas d’accord
- Delphine Batho plutôt pas d’accord
- Olivier Faure plutôt pas d’accord
- Jérôme Guedj plutôt pas d’accord
- François Hollande plutôt pas d’accord
- Emmanuel Maurel plutôt pas d’accord
- Édouard Philippe plutôt pas d’accord
- François Ruffin plutôt pas d’accord
Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.
Les ZFE visent à réduire la pollution de l'air, responsable d'au moins 48 000 décès prématurés par an selon Santé publique France. Leurs opposants dénoncent une mesure qui pénalise les ménages modestes et les habitants des périphéries.
Chaque position, avec son origine et sa source
-
Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accord position déduite Propose la suppression des restrictions de circulation liées aux zones à faibles émissions.Nicolas Dupont-Aignan : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
-
Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accord position du candidat Les députés de La France insoumise ont voté la suppression des ZFE le 28 mai 2025, saluant une « victoire » contre « un dispositif injuste » et demandant d'abord des moyens pour les transports en commun.À l'Assemblée nationale, droite, extrême droite et LFI votent la suppression des ZFE (France 24, 28/05/2025)
-
Bruno Retailleau : Tout à fait d’accord position du candidat Les députés Les Républicains ont voté la suppression des ZFE le 28 mai 2025.À l'Assemblée nationale, droite, extrême droite et LFI votent la suppression des ZFE (France 24, 28/05/2025)
-
Éric Zemmour : Tout à fait d’accord position du candidat Son programme de 2022 prévoit de supprimer les zones à faibles émissions.Éric Zemmour : son programme pour la présidentielle 2022 (impôts, retraites, pouvoir d'achat) (Toutsurmesfinances, 2022)
-
Marine Le Pen : Plutôt d’accord position du candidat Pour sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; pour sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
David Lisnard : Plutôt d’accord position du candidat Juge les ZFE, avec le ZAN et le DPE, une « écologie à fragmentation bureaucratique » dont « les premières victimes seront les classes populaires et moyennes » : favorable à leur remise en cause.« ZFE, ZAN, DPE : boum ! L'écologie à fragmentation bureaucratique » (chronique de David Lisnard) (Fondapol (chronique parue dans la presse), 19/10/2023)
-
Marine Tondelier : Pas du tout d’accord position du candidat Les Écologistes ont voté contre la suppression des ZFE, déposé des amendements pour les rétablir et saisi le Conseil constitutionnel.À l'Assemblée nationale, droite, extrême droite et LFI votent la suppression des ZFE (France 24, 28/05/2025)
-
Gabriel Attal : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025).Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
Delphine Batho : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
Olivier Faure : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
Jérôme Guedj : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
François Hollande : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
Emmanuel Maurel : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
-
Édouard Philippe : Plutôt pas d’accord position du candidat Premier ministre, son gouvernement fait voter la loi d'orientation des mobilités (24 décembre 2019), qui crée les zones à faibles émissions mobilité : il va à l'inverse de leur suppression. Aucune déclaration récente de sa part n'a été retrouvée.LOM : tout savoir sur les zones à faibles émissions mobilité (La Gazette des communes, 12/2019)
-
François Ruffin : Plutôt pas d’accord position du candidat Contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) » (17 juin 2025) ; contre sur « Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) » (14 avril 2026).Projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire) (Assemblée nationale, 14/04/2026), Projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture) (Assemblée nationale, 17/06/2025)
Ce que disent ceux qui sont pour
Mesure injuste socialement, qui interdit de circuler à ceux qui ne peuvent pas changer de voiture.
Ce que disent ceux qui sont contre
La pollution de l'air tue ; les ZFE réduisent les émissions dans les zones les plus denses.
Comment ils disent la financer
L’échéance elle-même ne coûte rien au budget de l’État : c’est une norme. Ce qui coûte, c’est l’accompagnement, aides à l’achat, leasing social, bornes de recharge, et c’est la partie que les programmes détaillent le moins. France Stratégie chiffre à environ 66 milliards d’euros par an en 2030 les investissements supplémentaires nécessaires à l’ensemble de la transition, publics et privés.
- Parmi les 9 candidats favorables à cette mesure, 1 soutiennent aussi : « Il faut relancer la hausse de la taxe carbone, gelée depuis 2018. » Delphine Batho.
- Parmi les 9 candidats favorables à cette mesure, 8 soutiennent aussi : « La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. » Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
Notre appréciation
L’appréciation d’Au crible
- Pas décidé par la France seuleLa décision appartient à l’Union européenne ou à une autorité indépendante : le président négocie, il ne décide pas.
- Financement partiellement chiffréUn ordre de grandeur existe, mais il ne couvre pas tout, ou il dépend de paramètres non publiés.
- Cohérent avec les travaux de référenceVa dans le sens des rapports publics cités sur le sujet.
- Décision européenne Le président français pèse dans la négociation, il ne décide pas seul.
Le levier le plus efficace sur les émissions du transport, mais il n’est social que si l’électrique devient abordable.
C’est la mesure la mieux établie de cette page du point de vue des rapports : l’électrification du parc est le principal levier de baisse des émissions du transport routier, et l’échéance donne aux industriels la visibilité qu’ils réclament pour investir. Deux précisions s’imposent. La décision ne se prend pas à Paris : inverser l’échéance demande une majorité au Conseil et au Parlement européen, promettre de la supprimer est donc promettre une négociation. Et les objections sont réelles : prix des véhicules, dépendance aux batteries importées, recharge en habitat collectif. Notre appréciation : maintenir l’échéance est cohérent avec la trajectoire ; elle ne tiendra socialement qu’avec une offre de petits véhicules abordables et un réseau de recharge, faute de quoi elle nourrira le rejet qu’elle a déjà commencé à produire.
- Septième rapport annuel du Haut conseil pour le climat (Haut conseil pour le climat, 2025)
- Les incidences économiques de l’action pour le climat (France Stratégie (Jean Pisani-Ferry, Selma Mahfouz), 05/2023)
Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.