Banc d’essai · Environnement

Maintenir la fin de la vente des voitures thermiques neuves en 2035

Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n’émettent plus de CO2 à l’échappement. Son assouplissement est discuté depuis 2025 ; le transport est le premier secteur émetteur en France.

− 1,8 %baisse des émissions françaises en 2024, contre 6,7 % en 2023 : le rythme n’est plus compatible avec l’objectif de 2030 Septième rapport annuel du Haut conseil pour le climat (Haut conseil pour le climat, 2025)

Qui est pour, qui est contre

« Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. »

Pour 9 dont 8 déduites

Position partagée 1

Contre 7 dont 5 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Le règlement européen adopté en 2023 impose que les voitures neuves vendues à partir de 2035 n'émettent plus de CO2 à l'échappement. Son assouplissement (carburants de synthèse, calcul des objectifs sur trois ans) est discuté depuis 2025.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Indispensable pour réduire les émissions des transports ; donne de la visibilité aux industriels pour investir.

Ce que disent ceux qui sont contre

Coût des véhicules électriques pour les ménages, dépendance à la Chine pour les batteries, menace sur l'emploi dans l'industrie automobile.

« Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. »

Pour 6 dont 1 déduite

Contre 9

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Les ZFE visent à réduire la pollution de l'air, responsable d'au moins 48 000 décès prématurés par an selon Santé publique France. Leurs opposants dénoncent une mesure qui pénalise les ménages modestes et les habitants des périphéries.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Mesure injuste socialement, qui interdit de circuler à ceux qui ne peuvent pas changer de voiture.

Ce que disent ceux qui sont contre

La pollution de l'air tue ; les ZFE réduisent les émissions dans les zones les plus denses.

Comment ils disent la financer

L’échéance elle-même ne coûte rien au budget de l’État : c’est une norme. Ce qui coûte, c’est l’accompagnement, aides à l’achat, leasing social, bornes de recharge, et c’est la partie que les programmes détaillent le moins. France Stratégie chiffre à environ 66 milliards d’euros par an en 2030 les investissements supplémentaires nécessaires à l’ensemble de la transition, publics et privés.

Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.

Notre appréciation

L’appréciation d’Au crible

Le levier le plus efficace sur les émissions du transport, mais il n’est social que si l’électrique devient abordable.

C’est la mesure la mieux établie de cette page du point de vue des rapports : l’électrification du parc est le principal levier de baisse des émissions du transport routier, et l’échéance donne aux industriels la visibilité qu’ils réclament pour investir. Deux précisions s’imposent. La décision ne se prend pas à Paris : inverser l’échéance demande une majorité au Conseil et au Parlement européen, promettre de la supprimer est donc promettre une négociation. Et les objections sont réelles : prix des véhicules, dépendance aux batteries importées, recharge en habitat collectif. Notre appréciation : maintenir l’échéance est cohérent avec la trajectoire ; elle ne tiendra socialement qu’avec une offre de petits véhicules abordables et un réseau de recharge, faute de quoi elle nourrira le rejet qu’elle a déjà commencé à produire.

Ce sur quoi nous nous appuyons :
  1. Septième rapport annuel du Haut conseil pour le climat (Haut conseil pour le climat, 2025)
  2. Les incidences économiques de l’action pour le climat (France Stratégie (Jean Pisani-Ferry, Selma Mahfouz), 05/2023)

Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.