Banc d’essai · Défense

Porter le budget des armées à 3,5 % du produit intérieur brut

Les dépenses militaires françaises ont atteint environ 69 milliards d’euros en 2025, soit environ 2 % du produit intérieur brut. L’objectif de 3,5 % d’ici 2035, discuté dans le cadre de l’Alliance atlantique, représente une hausse de plus de moitié.

69 Md€dépenses militaires de la France en 2025, environ 2 % du produit intérieur brut Chiffres clés de la défense 2025 (Ministère des Armées, 10/2025)
+ 50 Md€hausse annuelle nécessaire pour atteindre 3,5 % à produit intérieur brut inchangé (notre calcul) Chiffres clés de la défense 2025 (Ministère des Armées, 10/2025)

Qui est pour, qui est contre

« Il faut porter le budget des armées à 3,5 % du PIB d'ici 2035 (environ 2 % en 2025). »

Pour 12 dont 6 déduites

Position partagée 2 dont 1 déduite

Contre 4 dont 3 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Les dépenses militaires de la France ont atteint environ 69 milliards d'euros en 2025, soit environ 2 % du PIB.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Faire face à la menace russe et au désengagement américain, et reconstituer les stocks et capacités des armées.

Ce que disent ceux qui sont contre

Des dizaines de milliards d'euros supplémentaires par an, à financer par des économies ailleurs, des impôts ou de la dette.

« La France doit continuer à livrer des armes à l'Ukraine et renforcer si besoin son aide militaire face à la Russie. »

Pour 11 dont 4 déduites

Position partagée 3 dont 1 déduite

Contre 5 dont 2 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

La France a signé en février 2024 un accord de sécurité de dix ans avec l'Ukraine, approuvé par l'Assemblée le 12 mars 2024 (372 pour, 99 contre, 101 abstentions).

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Défendre un pays agressé et la sécurité du continent ; dissuader de nouvelles agressions.

Ce que disent ceux qui sont contre

Risque d'escalade avec une puissance nucléaire ; coût pour les stocks et les finances publiques ; priorité à une solution négociée.

Comment ils disent la financer

C’est la mesure la plus lourde de cette page, et celle dont le financement est le moins précisé. Nos sources ne contiennent pas de trajectoire de recettes ou d’économies publiée par les candidats favorables. Les pistes citées dans le débat parlementaire sont l’endettement, un redéploiement de crédits et l’épargne des ménages orientée vers la défense.

Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.

Notre appréciation

L’appréciation d’Au crible

Industriellement tenable en dix ans, budgétairement impossible sans dire ce qu’on coupe ou ce qu’on taxe.

Sur le fond, la remontée en puissance est déjà engagée et la loi de programmation militaire en fixe le cadre. Sur le chiffre, l’ordre de grandeur est difficile à faire passer : atteindre 3,5 % du produit intérieur brut représente une cinquantaine de milliards d’euros de plus par an à produit intérieur brut inchangé, soit davantage que la somme des coûts établis pour toutes les autres mesures de cette page. Une hausse de cette ampleur suppose soit une baisse d’autres dépenses du même ordre, soit des recettes nouvelles, soit de la dette, et les trois se disent en campagne. Notre appréciation : le consensus sur la menace n’a produit aucun consensus sur la recette, et le silence sur ce point est le plus coûteux de la campagne.

Ce sur quoi nous nous appuyons :
  1. Chiffres clés de la défense 2025 (Ministère des Armées, 10/2025)
  2. Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 (avis) (Sénat, 2026)

Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.