Banc d’essai · Commerce

Refuser l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur

L’accord baisserait les droits de douane sur les voitures et les machines européennes, et sur la viande, le sucre et l’éthanol sud-américains. Le 26 novembre 2024, l’Assemblée nationale a approuvé par 485 voix contre 69 la position du gouvernement contre l’accord ; le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’Union le 21 janvier 2026.

485 contre 69vote de l’Assemblée nationale contre l’accord, le 26 novembre 2024

Qui est pour, qui est contre

« La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. »

Pour 15 dont 5 déduites

Position partagée 1 dont 1 déduite

Contre 0

Personne.

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

L'accord avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay baisserait les droits de douane sur les voitures et machines européennes et sur la viande, le sucre et l'éthanol sud-américains.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Protéger les agriculteurs d'une concurrence qui ne respecte pas les mêmes normes, et le climat (déforestation).

Ce que disent ceux qui sont contre

Ouvrir des débouchés à l'industrie et aux vins européens, et renforcer les liens avec l'Amérique latine face à la Chine.

Comment ils disent la financer

Rien à financer : c’est une position de négociation. Ce qui a un coût, ce sont les compensations promises aux filières exposées, et les mesures miroirs qui supposeraient des contrôles aux frontières de l’Union.

Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.

Notre appréciation

L’appréciation d’Au crible

La France ne peut pas bloquer seule : promettre le refus est promettre une négociation, pas une décision.

La politique commerciale est une compétence de l’Union européenne. Un président français ne signe ni ne refuse seul : il faut réunir une minorité de blocage au Conseil, et le contentieux en cours devant la Cour de justice porte précisément sur la procédure suivie. Il faut aussi noter que l’opposition française est déjà actée par un vote quasi unanime de l’Assemblée, toutes tendances confondues : sur ce point, les candidats ne se distinguent pas. Notre appréciation : ce qui les distingue réellement, c’est ce qu’ils proposent d’obtenir à la place, mesures miroirs sur les importations, clauses de sauvegarde, contrôles vétérinaires financés, et c’est précisément ce que les programmes ne détaillent pas.

Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.