Banc d’essai · Commerce
Refuser l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur
L’accord baisserait les droits de douane sur les voitures et les machines européennes, et sur la viande, le sucre et l’éthanol sud-américains. Le 26 novembre 2024, l’Assemblée nationale a approuvé par 485 voix contre 69 la position du gouvernement contre l’accord ; le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’Union le 21 janvier 2026.
Qui est pour, qui est contre
« La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. »
Pour 15 dont 5 déduites
- Gabriel Attal tout à fait d’accord
- Delphine Batho tout à fait d’accord
- Nicolas Dupont-Aignan tout à fait d’accord
- Olivier Faure tout à fait d’accord
- Jérôme Guedj tout à fait d’accord
- François Hollande tout à fait d’accord
- Marine Le Pen tout à fait d’accord
- David Lisnard tout à fait d’accord
- Emmanuel Maurel tout à fait d’accord
- Jean-Luc Mélenchon tout à fait d’accord
- Bruno Retailleau tout à fait d’accord
- François Ruffin tout à fait d’accord
- Marine Tondelier tout à fait d’accord
- Éric Zemmour tout à fait d’accord
- Raphaël Glucksmann plutôt d’accord
Position partagée 1 dont 1 déduite
- Édouard Philippe neutre / partagé
Contre 0
Personne.
Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.
L'accord avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay baisserait les droits de douane sur les voitures et machines européennes et sur la viande, le sucre et l'éthanol sud-américains.
Chaque position, avec son origine et sa source
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Gabriel Attal : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Delphine Batho : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Nicolas Dupont-Aignan : Tout à fait d’accord position déduite Propose le rejet de l'accord UE-Mercosur et du CETA.Nicolas Dupont-Aignan : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Olivier Faure : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Jérôme Guedj : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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François Hollande : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Marine Le Pen : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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David Lisnard : Tout à fait d’accord position du candidat Juge l'accord UE-Mercosur « pas signable » en l'état, en pointant l'importation de viandes élevées avec des substances interdites en France.
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Emmanuel Maurel : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Jean-Luc Mélenchon : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Bruno Retailleau : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Bruno Retailleau : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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François Ruffin : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « La déclaration du Gouvernement portant sur les négociations en cours relatives à l'accord… » (26 novembre 2024).
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Marine Tondelier : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Tondelier : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Éric Zemmour : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accord position du candidat Pour sur « Saisine de la Cour de justice de l'UE sur l'accord UE-Mercosur » (21 janvier 2026).Saisine de la Cour de justice de l'UE sur l'accord UE-Mercosur (Parlement européen, 21/01/2026)
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Édouard Philippe : Neutre / partagé position déduite Position nuancée à la proposition « Il faut rejeter les accords de libre-échange du type UE-Mercosur », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Édouard Philippe : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
Ce que disent ceux qui sont pour
Protéger les agriculteurs d'une concurrence qui ne respecte pas les mêmes normes, et le climat (déforestation).
Ce que disent ceux qui sont contre
Ouvrir des débouchés à l'industrie et aux vins européens, et renforcer les liens avec l'Amérique latine face à la Chine.
Comment ils disent la financer
Rien à financer : c’est une position de négociation. Ce qui a un coût, ce sont les compensations promises aux filières exposées, et les mesures miroirs qui supposeraient des contrôles aux frontières de l’Union.
- Parmi les 15 candidats favorables à cette mesure, 9 soutiennent aussi : « Il faut réduire fortement l'usage des pesticides de synthèse, jusqu'à en interdire progressivement la plupart. » Delphine Batho, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Marine Tondelier.
Ce rapprochement est calculé à partir des positions documentées : il montre si la recette existe dans le programme de ceux qui portent la dépense, il ne leur fait pas dire qu’ils financent l’une par l’autre.
Notre appréciation
L’appréciation d’Au crible
- Pas décidé par la France seuleLa décision appartient à l’Union européenne ou à une autorité indépendante : le président négocie, il ne décide pas.
- Pas de dépense publique directeLa mesure est une règle ou une recette : elle ne se finance pas, elle se répartit.
- Décision européenne Le président français pèse dans la négociation, il ne décide pas seul.
La France ne peut pas bloquer seule : promettre le refus est promettre une négociation, pas une décision.
La politique commerciale est une compétence de l’Union européenne. Un président français ne signe ni ne refuse seul : il faut réunir une minorité de blocage au Conseil, et le contentieux en cours devant la Cour de justice porte précisément sur la procédure suivie. Il faut aussi noter que l’opposition française est déjà actée par un vote quasi unanime de l’Assemblée, toutes tendances confondues : sur ce point, les candidats ne se distinguent pas. Notre appréciation : ce qui les distingue réellement, c’est ce qu’ils proposent d’obtenir à la place, mesures miroirs sur les importations, clauses de sauvegarde, contrôles vétérinaires financés, et c’est précisément ce que les programmes ne détaillent pas.
Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.