Qui sommes-nous · Méthode, sources et corrections
Comment le site est construit
L’objectivité ne se proclame pas, elle se vérifie. Voici toutes les règles appliquées, pour que chacun puisse les contrôler.
Principes
- Pas de source, pas de publication. Chaque fait renvoie à un document consultable : décision de justice, scrutin officiel, statistique publique, article de presse nationale.
- Même grille pour tous. Les rubriques, les critères et la liste des scrutins suivis sont identiques pour chaque candidat. Les candidats sont présentés par ordre alphabétique, sans couleur de parti.
- Portraits. Chaque photo vient de Wikimedia Commons et est publiée sous licence libre ; l'auteur et la licence sont indiqués sur la fiche du candidat. Aucune photo de presse sous droits, aucun cadrage flatteur ou défavorable choisi par nous : c'est l'image libre mise en avant par la page Wikipédia de la personne.
- Rapporter, pas juger. Les arguments politiques sont attribués à ceux qui les formulent. Le site ne donne aucune consigne de vote.
- Précision juridique. Le statut exact de chaque procédure est affiché, avec sa date. La présomption d’innocence (article 9-1 du Code civil) s’applique jusqu’à la décision définitive.
- Responsabilité éditoriale. Chaque verdict est vérifié et validé par la rédaction, qui en répond. Une erreur signalée est corrigée, et la correction est datée.
Qui est suivi, et à quel niveau de détail
Dossier détaillé pour les candidats déclarés crédités d'au moins 2 % dans la moyenne des intentions de vote calculée par France-Vote au 10 septembre 2026 (47 enquêtes de 8 instituts), et pour les personnalités non déclarées dépassant 5 % dans cette moyenne. Les autres candidatures déclarées ont une fiche d'identité, complétée ensuite selon le même gabarit. Ce critère sera recalculé à chaque mise à jour.
La liste des candidatures s’appuie sur les déclarations publiques des intéressés. La liste officielle ne sera arrêtée qu’après la validation des parrainages par le Conseil constitutionnel.
Justice
Sont recensées les procédures pénales visant personnellement le ou la candidat·e, trouvées dans les décisions publiées et la presse nationale. Les procédures visant seulement son parti sont signalées comme telles. Chaque fiche indique la date de la dernière vérification. Les statuts utilisés :
| Statut | Ce que ça veut dire | Coefficient d’avancement |
|---|---|---|
| Condamnation définitive | Toutes les voies de recours sont épuisées ou n’ont pas été exercées : la culpabilité est établie. | 1 |
| Condamnation non définitive (recours en cours) | Condamnation prononcée, mais un appel ou un pourvoi est en cours : la présomption d’innocence demeure. | 0,8 |
| Renvoyé·e devant un tribunal | Renvoyé devant un tribunal pour y être jugé : il n’y a pas encore de décision sur la culpabilité. | 0,5 |
| Mis·e en examen (présumé·e innocent·e) | Un juge estime qu’il existe des indices graves ou concordants : ce n’est ni une accusation définitive ni une condamnation. | 0,35 |
| Témoin assisté | Entendu par un juge avec les droits d’une personne mise en cause, sans que les indices suffisent à une mise en examen. | 0,2 |
| Visé·e par une enquête (aucune poursuite) | Une enquête vise la personne, sans aucune poursuite engagée à ce stade. | 0,15 |
| Relaxe / acquittement | Déclaré non coupable par un tribunal. | 0 |
| Non-lieu | Le juge estime qu’il n’y a pas lieu de poursuivre. | 0 |
| Classement sans suite | Le parquet a décidé de ne pas poursuivre. | 0 |
| Procédure civile | Litige entre particuliers ou avec une organisation, sans poursuite pénale. | 0 |
Une enquête préliminaire ne vaut pas mise en cause ; une mise en examen signifie qu’il existe des « indices graves ou concordants », pas une culpabilité ; une condamnation n’est définitive qu’une fois les voies de recours (appel, cassation) épuisées ou non exercées.
Le poids des affaires, sur 5. Attention au sens : plus le chiffre est haut, plus c’est lourd, et 0 est la meilleure situation. Chaque affaire vaut avancement × sévérité : l’avancement dit ce que la justice a tranché (condamnation définitive 1, non définitive 0,8, renvoi en procès 0,5, mise en examen 0,35, témoin assisté 0,2, enquête 0,15, relaxe ou non-lieu 0) ; la sévérité, de 0 à 5, dépend de la peine prononcée (prison ferme, sursis, amende, inéligibilité), avec une valeur neutre de 2 tant que l’issue est inconnue. Le total est plafonné à 5 et se lit en cinq paliers : 0 aucune affaire ; moins de 1, affaires en cours ou peine très légère ; 1 à 2, condamnation de faible gravité ; 2 à 3,5, condamnation significative ; 3,5 à 5, condamnation lourde.
Votes
Le site suit une liste fixe de scrutins, la même pour tous les parlementaires : à l’Assemblée nationale, tous les votes sur l’ensemble d’un texte (ceux qui concluent un projet ou une proposition de loi), tous les scrutins solennels et toutes les motions de censure des 15e, 16e et 17e législatures ; au Parlement européen, tous les votes finaux de la mandature. Chaque vote est relevé sur la page officielle du scrutin, qui publie les positions nominatives. Pour une motion de censure, l’Assemblée ne décompte que les votes « pour ».
Les votes sur les amendements et les articles ne sont pas listés un par un : il y en a plusieurs milliers par législature, et les retenir reviendrait à noyer les votes qui décident. Ils ne sont pas perdus pour autant : l’assiduité, la fidélité au groupe, les affinités et les votes contraires à son groupe sont calculés sur tous les scrutins publics du mandat, ce que résume la rubrique « assiduité et comportement de vote » de chaque fiche.
S’y ajoutent quelques scrutins emblématiques qui ne portent pas sur l’ensemble d’un texte (la taxe Zucman, la suspension de la réforme des retraites, par exemple), retenus parce qu’ils ont tranché un débat de la campagne ; ils sont signalés comme tels sur chaque fiche. Au Sénat, seuls quelques votes de ce type sont suivis, ce qui explique le faible nombre de votes d’un sénateur.
La liste des 1 589 scrutins suivis, avec des filtres
Au Parlement européen, certains votes « principaux » ne portent pas sur l’adoption d’un texte : une proposition de rejet (voter pour, c’est vouloir rejeter le texte), l’ouverture de négociations avec le Conseil ou une demande de procédure d’urgence. Leur intitulé le dit en tête, pour qu’un « pour » ne soit jamais lu à l’envers.
Dit et voté
Chaque confrontation associe une déclaration du candidat lui-même (programme, entretien, débat, texte signé), datée et sourcée, à son vote nominatif officiel sur la même mesure, relu dans les données de l’Assemblée nationale ou du Parlement européen et jamais recopié à la main. Les synthèses de sites tiers, la ligne d’un parti dite par un autre responsable et les explications de vote prononcées le jour même sont écartées.
Le verdict est calculé : vote dans le sens de la parole, cohérent ; vote inverse sur la mesure elle-même, contradiction ; abstention, en retrait. Quand le scrutin portait sur un texte plus large que la mesure, l’écart est classé en nuance, montré mais pas compté. L’indice de contradiction vaut (contradictions + ½ × « en retrait ») / confrontations, à partir de trente confrontations. Un même sujet est cherché pour tous les candidats qui ont voté dessus. Les confrontations
Engagements et bilan
Un engagement est une promesse publique précise faite lors d’une campagne ou dans une fonction exécutive (ministre, maire, président…). Il est confronté à ce qui a été fait, sources à l’appui. Statuts : tenu, partiellement tenu, en cours, non tenu, abandonné, invérifiable.
Fact-check : trois sources qui ne se mélangent pas
1. Vérifications de presse
Vérifications publiées par des rédactions professionnelles (AFP Factuel, Les Décodeurs du Monde, CheckNews de Libération, franceinfo, etc.), résumées avec un lien vers l’original. Les rédactions choisissent les propos qui leur paraissent douteux : cet échantillon surreprésente les erreurs et ne mesure pas la fiabilité d’un candidat. Il est affiché, jamais classé.
2. Vérification systématique
Pour éviter de choisir les propos à vérifier, on prend des interventions entières (entretiens, discours, débats), de format comparable pour chaque candidat, et on vérifie toutes les affirmations factuelles qu’elles contiennent :
- Collecte de la transcription intégrale, avec sa source.
- Extraction de toutes les affirmations vérifiables prononcées par le candidat (chiffres, faits, comparaisons), avec les mêmes consignes pour tous. Les opinions, promesses et prévisions sont exclues.
- Vérification de chaque affirmation, en privilégiant la statistique publique (Insee, Eurostat, Dares, Cour des comptes, ministères, OCDE) et les données disponibles à la date de la déclaration.
- Verdict selon l’échelle ci-dessous, avec la donnée de référence et les sources. Toute source citée doit provenir de la recherche effectuée : une adresse inventée est rejetée automatiquement.
- Contrôles automatiques : la citation doit être retrouvée mot pour mot dans les sous-titres de l’intervention (sinon elle est refusée), et sa position dans la vidéo est calculée à la seconde à partir des sous-titres horodatés.
- Validation : la rédaction valide, corrige ou rejette chaque verdict. Rien n’est publié sans cette étape.
Échelle des verdicts
| Vrai | L’affirmation correspond aux données de référence (écart relatif de 5 % au plus pour un chiffre, arrondi compris) et le contexte est juste. |
| Plutôt vrai | Globalement exacte : chiffre proche (écart de 5 à 15 %), ou exact mais privé d’une précision importante. |
| Trompeur | Les éléments sont exacts ou presque, mais présentés de façon à suggérer une conclusion fausse : période choisie, comparaison inadaptée, confusion entre stock et flux, corrélation présentée comme cause… |
| Plutôt faux | Erreur significative (écart de 15 à 50 %), ou affirmation en partie contredite par les données. |
| Faux | Contredite par les données de référence : écart supérieur à 50 %, mauvais ordre de grandeur, fait qui ne s’est pas produit. |
| Invérifiable | Aucune donnée publique fiable ne permet de trancher. Exclu du calcul des taux. |
| Non établi | Les recherches n’ont pas permis d’établir le fait, ni de le contredire : ce n’est pas un synonyme de « faux ». Exclu du calcul des taux. |
| Appréciation | Jugement, projection, proposition ou remarque sans verdict sur l’échelle : la qualification exacte est affichée. Exclu du calcul des taux. |
Taux et classement
- Taux d’exactitude = (vrai + plutôt vrai) ÷ affirmations vérifiables. Taux d’inexactitude = (plutôt faux + faux) ÷ affirmations vérifiables. Les « trompeurs » sont comptés à part ; les « invérifiables » sont exclus.
- Chaque taux est accompagné d’un intervalle de confiance à 95 % (méthode de Wilson) : avec 20 affirmations, un taux de 10 % peut en réalité se situer entre 3 et 30 %.
- Un candidat n’entre au classement définitif qu’à partir de 20 affirmations vérifiables issues de la méthode systématique et relues.
- Le site parle d’affirmations inexactes, pas de mensonges : une erreur ne prouve pas l’intention de tromper.
- Limites : le résultat dépend des interventions analysées et du nombre d’affirmations chiffrées qu’elles contiennent. La liste complète du corpus est publiée ci-dessous.
Corpus analysé (10 interventions)
- 23 septembre 2026 · Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal : Premier débat de la primaire de la gauche (LCI) (24 affirmations factuelles vérifiées, 0 propos non vérifiables (opinions, promesses, anecdotes) écartés, 24 vérifications publiées dont 24 relues)
- 11 septembre 2026 · Jean-Luc Mélenchon : Jean-Luc Mélenchon face à la rédaction de l'Humanité (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 27 août 2026 · Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Marine Tondelier : Débat des sept candidats devant le Medef (LCI) (151 affirmations factuelles vérifiées, 29 propos non vérifiables (opinions, promesses, anecdotes) écartés, 151 vérifications publiées dont 151 relues)
- 5 juillet 2026 · Édouard Philippe : INTÉGRAL | Philippe: son premier discours de campagne (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 14 juin 2026 · Raphaël Glucksmann : INTÉGRAL | Glucksmann: son discours à Aubervilliers (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 5 mai 2026 · Jordan Bardella : Jordan Bardella dans "La France en face" (intégrale) (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 4 mars 2026 · Bruno Retailleau : Bruno Retailleau dans "La France en face" (intégrale) (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 26 septembre 2025 · Marine Le Pen : Objectif 2027 sur LCI : l'intégralité de l'émission avec Marine Le Pen (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 8 septembre 2025 · Gabriel Attal : Discours lors du vote de confiance au gouvernement Bayrou (Assemblée nationale) (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
- 8 septembre 2025 · Marine Le Pen : Discours lors du vote de confiance au gouvernement Bayrou (Assemblée nationale) (transcription collectée, vérification à venir, 0 vérifications publiées dont 0 relues)
Débats : comment les grandes idées sont établies
- On part des sous-titres de la vidéo publiée par la chaîne, qui horodatent chaque mot. Ils servent de base de travail : le site ne publie pas la retranscription intégrale, mais, pour chaque candidat, les grandes idées défendues pendant le débat.
- Les sous-titres automatiques n'indiquent pas qui parle. Le découpage en prises de parole est donc fait à la main, en écoutant :
pour chaque tour, on note le locuteur et ses premiers mots exacts. Le script
pipeline/debat.pyretrouve ces amorces dans la transcription et en déduit le début et la fin de chaque tour à la seconde près. - Chaque idée est résumée par la rédaction et appuyée sur une courte citation. La construction du site échoue si cette citation ne figure pas mot pour mot dans les propres prises de parole du candidat : une idée ne peut pas être attribuée à la mauvaise personne.
- Chaque citation renvoie à la seconde correspondante de la vidéo. En cas de doute sur un mot, la vidéo fait foi, pas notre texte.
- Le temps de parole affiché est une estimation : les relances des journalistes et les interruptions restent comptées dans le bloc de la personne qui a la parole. Ce n'est pas le décompte officiel de la chaîne.
Notes : ce qu'elles mesurent, ce qu'elles ne mesurent pas
Une note ne dit pas qu'un candidat est bon ou mauvais, ni qu'il a raison ou tort. Elle mesure une seule chose : l'écart entre ses positions documentées et un référentiel nommé, daté et sourcé : le GIEC sur le climat, l'EFSA et le Conseil constitutionnel sur les pesticides, le Conseil constitutionnel sur l'égalité devant la loi, l'Institut des politiques publiques sur l'impôt, les syndicats agricoles sur l'agriculture. S'écarter d'un référentiel est un choix politique que plusieurs candidats assument explicitement, et certains référentiels se contredisent volontairement entre eux : la même loi peut valoir 0 sur une grille et 10 sur une autre. C'est le débat, pas une erreur de calcul.
- D'où vient la note. Aucune note n'est attribuée à la main : chaque critère liste des entrées, qui sont des positions ou des votes déjà publiés sur ce site, avec leurs sources. Un fait sans source n'entre pas dans le calcul, puisqu'il n'est pas publié.
- Formule. Pour chaque entrée, alignement = (valeur × sens + 2) ÷ 4, où la valeur va de −2 à +2 (un vote « pour » vaut +2, « contre » −2, une abstention 0) et où le sens vaut +1 si être d'accord va dans le sens du référentiel, −1 sinon. L'alignement va donc de 0 (opposé) à 1 (conforme). La note du critère est la moyenne pondérée des alignements, ramenée sur 10 ; la note d'une grille est la moyenne de ses critères notés.
- Toutes les preuves ne se valent pas : chaque entrée est pondérée. Poids = fiabilité × fraîcheur × poids éventuel fixé par la grille. Fiabilité : 1 pour une déclaration du candidat ou pour son vote nominatif sur l'ensemble d'un texte ; 0,7 pour une synthèse de ses prises de position par un tiers (France-Vote), dont nous ne tenons pas la citation d'origine ; 0,5 pour un relevé du site MonVote2027, où nos vérifications ont trouvé plusieurs erreurs (vote attribué à une personne qui ne siégeait pas, démission attribuée à la mauvaise personne) : ces positions sont remplacées dès qu'une source primaire est trouvée ; 0,6 pour un vote sur un amendement, qui peut avoir d'autres motifs ; et la moitié quand la trace vient du partenaire de tandem et non du candidat, ou, faute de toute position propre, du vote du groupe parlementaire de son parti (retenu seulement si ce groupe a voté d’une seule voix, à 90 % au moins). Fraîcheur : 1 depuis 2024, 0,9 de 2020 à 2023, 0,8 avant, car une position de 2018 a pu changer. C'est cette pondération qui donne des notes à deux décimales : 6,11 et non 6.
- Échelle de lecture. Cinq bandes de deux points : 8 à 10 « va dans le sens du référentiel », 6 à 8 « plutôt dans le sens », 4 à 6 « position partagée ou mixte », 2 à 4 « s'écarte plutôt », 0 à 2 « s'écarte ». Le détail de chaque note est ouvrable ligne à ligne, avec l'alignement et le poids de chaque élément.
- Ce qui n'est pas documenté n'est jamais deviné. Quand les entrées d'un critère se complètent (le nucléaire et l'éolien, par exemple, qui sont deux moitiés de la même question), la note n'est calculée que si la moitié au moins est connue. Sinon elle dirait surtout ce qui manque. Les grilles incomplètes sont signalées par un astérisque.
- Classement de référence. Le classement principal ne dépend d'aucune préférence. Il repose sur six piliers qui comptent chacun pour un : science et climat (GIEC, organe des Nations unies, EFSA, IPBES, loi européenne sur le climat), engagements internationaux et défense (accords approuvés par le Parlement, loi de programmation militaire, positions portées par la France aux Nations unies), économie et finances publiques (Institut des politiques publiques, Conseil d'analyse économique, Cour des comptes), droit et égalité (Conseil constitutionnel), santé publique (expertise publique) et exactitude des faits cités. Les piliers comptent pour un chacun afin qu'un domaine couvert par deux grilles ne pèse pas deux fois plus qu'un domaine couvert par une seule. Une grille bâtie sur les demandes d'une partie prenante, comme celle qui reprend les revendications des syndicats agricoles, reste publiée et comparable mais n'entre pas dans ce classement : elle dit ce qu'un acteur souhaite, pas ce qu'une autorité indépendante constate.
- Seuil de documentation : 90 %. Un candidat n'entre au classement de référence que s'il est documenté sur au moins 90 % des critères qu'il était possible de documenter pour lui. Un critère qui ne repose que sur des votes dans une assemblée où il n'a jamais siégé ne lui est pas compté : on ne reproche pas à un ancien Premier ministre de n'avoir pas voté au Parlement européen. En dessous du seuil, le candidat est mis à part et la liste de ce qui manque est publiée sur sa fiche. À l'intérieur d'un pilier, une grille à demi documentée pèse deux fois moins qu'une grille complète, et le taux de documentation est affiché à côté de chaque score.
- Classements thématiques. Deux classements à part, qui n’entrent pas dans le classement de référence : jeunes et étudiants (Conseil d’orientation des politiques de jeunesse, commission « Enfants et écrans », OCDE, GIEC et Conseil constitutionnel) et égalité entre les femmes et les hommes (convention d’Istanbul, Constitution, directive européenne sur l’égalité salariale, OMS, Comité consultatif national d’éthique). Ils ne comptent que trois ou quatre critères : n’y est classé que le candidat documenté sur tous ceux qu’on pouvait documenter pour lui ; à qui il en manque un, la note est donnée à titre indicatif, avec le critère manquant.
- Classement personnalisé. En dessous, vous pouvez pondérer les domaines selon ce qui compte pour vous : le calcul se fait dans votre navigateur et ce classement-là, par construction, n'est plus neutre.
- Ce que la note ne dit pas. Une note ne compte que des positions et des votes : elle ne voit ni un budget coupé, ni une phrase prononcée ailleurs, ni une promesse chiffrée en dessous de ce que demandent les associations. Sous chaque note, un encadré le dit, sans toucher au calcul. Il contient des réserves et des éléments à son actif, rédigés à la main et sourcés (une règle s’applique à tous les candidats qui ont la même position, jamais à un seul), des promesses de programme, qui ne sont pas des actes, et deux éléments calculés. Les absences : un scrutin de la grille tenu pendant le mandat du candidat sans vote à son nom, vérifié dans l’export officiel de l’Assemblée, avec les périodes de mandat du répertoire des députés (un ministre quitte son siège) et la mise au point éventuelle ; au Parlement européen, seule une absence enregistrée comme telle est retenue. Une absence n’exprime aucune position : elle n’entre pas dans la note, mais elle se voit. Les fragilités : peu d’éléments, aucun vote personnel, des éléments qui ne sont pas des prises de position personnelles, ou un 10 sur 10, qui veut dire que tout ce qui est documenté va dans le sens du référentiel, pas que tout a été fait.
- Critiquer les grilles. Le choix des référentiels et le sens donné à chaque entrée sont discutables, et discutés :
ils sont tous écrits en clair dans
data/grilles.json, avec leurs sources.
Les positions des candidats
Le site a eu un comparateur, qui calculait votre « proximité » avec chaque candidat. Il a été retiré le 2 octobre 2026 : un tel pourcentage dépend de réglages que personne ne choisit en connaissance de cause (le poids de chaque thème, la façon de compter une réponse nuancée), et deux réglages honnêtes désignaient deux candidats différents. Les positions restent publiées, question par question, dans Qui propose quoi ?, selon les règles suivantes.
- Chaque position d’un candidat est placée sur l’échelle de −2 (pas du tout d’accord) à +2 (tout à fait d’accord) à partir d’une déclaration, d’un programme ou d’un vote, cité en source. L’origine est affichée à côté de chaque position : déclaration ou dit en débat (ses mots), d’après son vote (déduit de scrutins nominatifs, quand il n’a pas dit autre chose), synthèse de ses prises de position (relevé d’un tiers, source de seconde main), relevé d’un site tiers (MonVote2027, compté à moitié tant qu’une source primaire ne l’a pas remplacé), et, en dernier recours, vote de son groupe (le vote unanime ou presque du groupe parlementaire de son parti, quand il ne s’est pas exprimé lui-même). Une position que nous avons documentée nous-mêmes n’est jamais écrasée par un vote ni par une synthèse ; un vote l’emporte en revanche sur une synthèse.
- Pour déduire une position d’un vote : valeur = moyenne de (pour + 1, contre − 1, abstention 0) × sens × force des scrutins liés à la question, arrondie et ramenée à l’échelle −2..+2. La force vaut 2 quand le texte porte exactement sur l’énoncé, 1 quand ce n’est qu’un indice (texte plus large, mesure partielle). Les scrutins liés sont affichés sous chaque question, rubrique « ce qui a été voté au Parlement ».
- Quand une proposition relevée par un tiers est moins précise que notre énoncé (« restreindre le droit du sol » contre « supprimer le droit du sol »), la position est reportée avec prudence, bornée à ± 1, et le résumé le signale.
- Ce qui est dit, ce qui est voté. Quand les deux existent pour une même question, l’écart est calculé et affiché sur la fiche du candidat, avec les scrutins en pièces jointes. Un écart n’est pas un mensonge : un vote contre un texte entier peut viser d’autres articles, et une synthèse de tiers peut être imprécise. C’est pourquoi l’écart est montré, jamais transformé en note.
- Des questions précises. Chaque énoncé nomme la mesure et son but (« un référendum pour durcir la politique d’immigration », et non « un référendum sur l’immigration »), et deux lignes disent ce que changerait concrètement une réponse « d’accord » ou « pas d’accord ».
- Une position inconnue n’est jamais devinée : le candidat n’apparaît simplement pas sur cette question.
- La carte du positionnement place chaque candidat à la moyenne de ses positions sur les questions rattachées à chaque axe.
Pour ou contre
Pour chaque candidat, autant d’arguments favorables que défavorables, choisis parmi les plus fréquemment avancés, formulés sobrement et attribués (« ses soutiens mettent en avant… », « ses opposants lui reprochent… »), avec une source pour chacun.
Banc d’essai des mesures, et dossiers
Le banc d’essai superpose trois choses que nous ne mélangeons jamais. Les camps « pour » et « contre » sont calculés à partir des positions documentées du site, avec leur origine et leur source. Le financement est celui qui a été annoncé publiquement par ceux qui portent la mesure ; quand rien n’a été chiffré, nous écrivons « non chiffré » plutôt que de compléter. L’appréciation d’Au crible, elle, est un jugement de notre part : elle dit si la mesure est faisable, ce qu’elle coûterait et ce qu’elle fragiliserait, en s’appuyant sur des chiffres d’institutions publiques (Cour des comptes, Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, Sénat, France Stratégie) ou sur un calcul élémentaire signalé comme tel. Cette appréciation est séparée visuellement, signée, et n’entre dans aucune note et dans aucun classement : le classement de référence resterait identique si nous la supprimions. Les dossiers suivent la même règle, avec des paragraphes « Notre lecture » distincts des constats des rapports cités.
Le calculateur du banc d’essai applique à votre situation les seules mesures que les candidats ont chiffrées eux-mêmes (un taux, un montant en centimes ou en euros, un seuil). Une mesure sans chiffre est citée avec sa source, jamais complétée par une hypothèse. Le calcul est mécanique : il suppose la mesure appliquée telle quelle et ne simule ni les comportements, ni l’évolution des prix, ni qui paie ; le financement annoncé par le candidat est rappelé à côté. Les droits de succession actuels suivent le barème officiel en ligne directe.
Citations tirées de sous-titres automatiques
Les citations des débats viennent des sous-titres générés par la plateforme vidéo, qui font des fautes sur les noms propres et les sigles. Une citation reprise dans les grandes idées d’un candidat est choisie sans erreur de la machine, et renvoie à la seconde exacte de la vidéo. Dans un verdict ou dans un point d’accord, une faute éventuelle est corrigée entre crochets, à l’usage de la presse : « la réforme borne [Borne] », « Jérôme Gat [Guedj] ». Nous n’effaçons pas l’erreur de la machine, nous la signalons.
Outils
Un outil d’intelligence artificielle aide à repérer les affirmations chiffrées dans les transcriptions et à retrouver les données publiques. Il ne publie rien : chaque verdict est vérifié et validé par la rédaction, qui en porte la responsabilité.
Les photos d’ambiance en tête des rubriques sont générées et ne montrent aucun événement réel. Une photographie d’actualité est toujours créditée à son auteur, avec sa source.
Réutiliser les données
Les données produites par le site (positions, grilles, notes, vérifications) sont réutilisables sous Licence Ouverte 2.0, avec mention de la source (« Au crible ») et de la date. Les portraits restent sous leur licence d’origine (Creative Commons, indiquée sur chaque fiche), les citations restent la propriété de leurs auteurs, et les données officielles réutilisées gardent leur propre licence. Les grilles de notation sont téléchargeables en JSON, comme l’ensemble des données du site (candidats, positions, votes suivis, vérifications, confrontations « dit et voté » et nuances des notes). Les nouveautés sont aussi publiées dans un flux RSS.
Historique des changements de méthode
- 5 novembre 2026 · Les notes des dix premiers candidats reposent désormais sur au moins douze éléments sur presque chaque thème : près de 1 600 propositions relevées dans leurs programmes, discours et votes, chacune avec sa citation et sa source, sont rattachées au référentiel de la note. Leur lien est souvent indirect : elles forment un critère à part et comptent pour moitié. Elles sont aussi listées dans l'onglet Positions de chaque candidat.
- 4 novembre 2026 · Les notes s'appuient sur plus de votes : 13 votes rattachés aux critères, dont cinq votes de Bruno Retailleau au Sénat (réforme des retraites, programmations militaires de 2018 et 2023, accord avec l'Ukraine), les programmations militaires à l'Assemblée et les votes sur l'abrogation et la suspension de la réforme des retraites. Un vote compté deux fois dans trois notes de Marine Le Pen ne compte plus qu'une fois. Le classement de référence ne change pas d'ordre.
- 17 octobre 2026 · Raphaël Glucksmann remporte la primaire « Choisir 2027 » dès le premier tour (66,17 %). Olivier Faure, Ségolène Royal, Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Lydie Massard rejoignent les candidatures terminées : leurs fiches restent en ligne, hors des classements.
- 12 octobre 2026 · Des graphiques tirés des données déjà publiées : la note de chaque pilier, candidat par candidat (Classements), les préoccupations des Français (L’opinion), les cinq verdicts par candidat (Vérifications), et la parole face au vote dans leur ordre réel (Dit et voté).
- 10 octobre 2026 · Nouvelle page « Éducation et jeunesse » : 512 propositions, déclarations et votes de dix candidats, chacun avec sa source. Nouvelle question sur Parcoursup ; avec 17 positions ajoutées, David Lisnard entre au classement de référence.
- 8 octobre 2026 · Nouvelle rubrique « L'actu décryptée » : quand l'actualité s'emballe, les faits sourcés, les chiffres des deux camps et la position de chaque candidat. Premier sujet : le blocus des lycées et Parcoursup, signalé en tête de toutes les pages. Mise en page corrigée sur l'accueil (dates, échéances) et dans le classement de fiabilité.
- 4 octobre 2026 · 20 positions qui reposaient sur des synthèses de tiers (France-Vote, MonVote2027) sont désormais documentées par les candidats eux-mêmes : programme de Place publique, débat de la primaire, entretiens et déclarations rapportés par la presse (Mercosur, défense, retraites, pesticides, IVG, PMA). Effets sur le classement de référence, sans changement d'ordre : Marine Tondelier passe de 8,32 à 8,50 (favorable à une hausse du budget de la défense ; 60 ans pour les seules carrières longues et non pour tous), Raphaël Glucksmann de 8,30 à 8,33, Olivier Faure de 8,06 à 8,03, Jean-Luc Mélenchon de 6,94 à 6,91 et Marine Le Pen de 2,53 à 2,56.
- 4 octobre 2026 · Égalité entre les femmes et les hommes : trois votes de l'Assemblée ajoutés à la grille (allongement du délai de l'IVG en première lecture, 2020 ; proposition de loi constitutionnelle sur l'IVG, 2022 ; loi Rixain sur les femmes dirigeantes, 2021). Marine Le Pen passe de 3,33 à 2,87 ; Jean-Luc Mélenchon est désormais noté sur les quatre critères.
- 4 octobre 2026 · Pesticides et santé environnementale : trois votes de l'Assemblée ajoutés (réautorisation des néonicotinoïdes sur la betterave, vote solennel de 2020 ; loi sur les PFAS, 2024 et 2025). Jean-Luc Mélenchon passe de 9,38 à 9,62 et Fabien Roussel de 8,75 à 9,38 sur cette grille ; au classement de référence, Jean-Luc Mélenchon passe de 6,92 à 6,94, sans changement d'ordre.
- 2 octobre 2026 · Nouvelle rubrique « Dit et voté » : 178 déclarations de candidats (programmes, entretiens, débats) confrontées à leurs votes officiels à l'Assemblée et au Parlement européen, sources à l'appui. Le classement de qui se contredit le plus ne retient que les candidats qui comptent au moins 30 confrontations ; les autres sont complétés à chaque mise à jour.
- 2 octobre 2026 · 40 votes du Parlement européen étaient présentés comme des votes sur un texte alors qu’il s’agissait d’une proposition de rejet, d’un mandat de négociation ou d’une demande d’urgence : leur intitulé le dit désormais. Deux d’entre eux servaient à tort aux questions sur le pacte migratoire et le climat ; ils ont été remplacés par les votes d’adoption. Conséquence pour le classement de référence : Raphaël Glucksmann, qui avait voté contre le pacte, passe de 8,36 à 8,30 et Marine Tondelier (8,32) prend la première place.
- 20 septembre 2026 · Classement de référence : les grilles adossées à une autorité indépendante (science, droit, économie, santé, engagements internationaux) sont regroupées en piliers à poids égal.
- 21 septembre 2026 · Grilles élargies à 41 critères ; classements thématiques « jeunes et étudiants » et « égalité femmes-hommes ».
- 29 septembre 2026 · Un vote ne compte plus deux fois dans une même note ; les votes européens finaux comptent 1 comme les autres ; la ligne d’un parti dite par un porte-parole compte pour moitié.
- 29 septembre 2026 · L’exactitude des faits cités sort de la moyenne du classement de référence (elle n’existe que pour sept candidats) et reste affichée à côté ; le classement passe à cinq piliers.
- 2 octobre 2026 · Le comparateur est retiré : un pourcentage de proximité dépend de réglages arbitraires. Il est remplacé par « Qui propose quoi ? », les positions de chaque candidat sujet par sujet, avec leurs sources.
Toutes les mises à jour et corrections
Corrections et droit de réponse
Une erreur, une information manquante ou dépassée ? Écrivez à niels.machet@universite-paris-saclay.fr. Chaque vérification et chaque position portent un lien « signaler une erreur » qui prépare le message. Les candidats et leurs équipes peuvent demander la correction d’une information inexacte ; toute correction est datée et listée ici.
- 4 novembre 2026 · Trois vérifications retirées : chez Raphaël Glucksmann, la part des bénéfices de TotalEnergies réalisée à l'étranger et le montant des aides aux entreprises ramené à 100 à 120 milliards (premier débat de la primaire de la gauche) ; chez Édouard Philippe, « trois fois plus de pauvres » en Allemagne. Le passage mêle la parole du journaliste et celle du candidat : l'attribution n'est pas établie.
- 4 novembre 2026 · 19 vérifications du registre des interventions changent de verdict après un nouvel examen : Marine Le Pen (6), Bruno Retailleau (3), Jean-Luc Mélenchon (3), Édouard Philippe (3), Marine Tondelier (3) et Raphaël Glucksmann (1). Chaque carte concernée indique l'ancien et le nouveau verdict.
- 3 novembre 2026 · Raphaël Glucksmann, « 9 000 milliards d'euros qui vont être transmis en succession » (premier débat de la primaire de la gauche) : le verdict passe de « Vrai » à « Plutôt vrai ». Le chiffre est une projection haute ; les Notaires de France estiment le patrimoine transmissible entre 2025 et 2040 à environ 6 200 milliards d'euros en hypothèse médiane.
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