Banc d’essai · Santé
Rembourser 100 % des soins prescrits par la Sécurité sociale
La « grande Sécu » consiste à faire prendre en charge par l’assurance maladie l’intégralité des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie l’a chiffrée en janvier 2022.
Qui est pour, qui est contre
« La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé (« grande Sécu »). »
Pour 10 dont 9 déduites
- Jérôme Guedj tout à fait d’accord
- Jean-Luc Mélenchon tout à fait d’accord
- Fabien Roussel tout à fait d’accord
- François Ruffin tout à fait d’accord
- Marine Tondelier tout à fait d’accord
- Delphine Batho plutôt d’accord
- Nicolas Dupont-Aignan plutôt d’accord
- Olivier Faure plutôt d’accord
- Raphaël Glucksmann plutôt d’accord
- Dominique de Villepin plutôt d’accord
Position partagée 1 dont 1 déduite
- Marine Le Pen neutre / partagé
Contre 5 dont 5 déduites
- Édouard Philippe pas du tout d’accord
- Bruno Retailleau pas du tout d’accord
- Éric Zemmour pas du tout d’accord
- Gabriel Attal plutôt pas d’accord
- David Lisnard plutôt pas d’accord
Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie a chiffré ce scénario en janvier 2022 : environ 22,5 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires, compensés par la disparition des cotisations aux complémentaires, dont 7,6 milliards d'euros de frais de gestion en 2019, soit un gain net de l'ordre de 5,4 milliards d'euros ; en moyenne, les 80 % les moins aisés y gagneraient.
Chaque position, avec son origine et sa source
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Jérôme Guedj : Tout à fait d’accord position du candidat Propose « une mutuelle publique obligatoire gérée par la sécurité sociale », qui prendrait en charge 100 % du panier de soins et remplacerait les complémentaires : « on appelle ça aussi la grande sécu ».Premier débat de la primaire de la gauche (LCI), à 1 h 51 min 19 s (LCI (vidéo intégrale), 23/09/2026)
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Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Jean-Luc Mélenchon : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Fabien Roussel : Tout à fait d’accord position déduite Propose d'instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant intégralement les soins prescrits.Fabien Roussel : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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François Ruffin : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.François Ruffin : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Marine Tondelier : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Tondelier : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Delphine Batho : Plutôt d’accord position déduite A voté le budget de la Sécurité sociale pour 2026 en défendant une Sécurité sociale renforcée.Delphine Batho : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt d’accord position déduite Propose un régime de Sécurité sociale unique, sans aller jusqu'au remboursement intégral.Nicolas Dupont-Aignan : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Olivier Faure : Plutôt d’accord position déduite Plutôt favorable à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Olivier Faure : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accord position déduite Plutôt favorable à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Dominique de Villepin : Plutôt d’accord position déduite Propose un « bouclier sanitaire » limitant le reste à charge, sans aller jusqu'au remboursement intégral.Dominique de Villepin : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Marine Le Pen : Neutre / partagé position déduite Position nuancée à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Le Pen : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Édouard Philippe : Pas du tout d’accord position déduite Opposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Édouard Philippe : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Bruno Retailleau : Pas du tout d’accord position déduite Opposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Bruno Retailleau : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Éric Zemmour : Pas du tout d’accord position déduite Opposition nette à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Gabriel Attal : Plutôt pas d’accord position déduite Plutôt opposé à la proposition « La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins, en remplaçant les complémentaires santé », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Gabriel Attal : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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David Lisnard : Plutôt pas d’accord position déduite Défend un modèle fondé sur la liberté d'installation et d'innovation plutôt qu'un remboursement intégral par la Sécurité sociale.David Lisnard : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
- Quatre scénarios polaires d'évolution de l'articulation entre Sécurité sociale et assurance maladie complémentaire (Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, 01/2022)
Ce que disent ceux qui sont pour
Supprimer le double guichet ferait disparaître des frais de gestion et les renoncements aux soins liés au coût de la complémentaire.
Ce que disent ceux qui sont contre
Transférer 22 milliards d'euros de dépenses sur un budget déjà déficitaire, et supprimer un secteur qui emploie des dizaines de milliers de personnes, est intenable.
« Il faut encadrer la liberté d'installation des médecins : dans les zones bien dotées, un médecin ne pourrait s'installer que si un autre part. »
Pour 7 dont 5 déduites
- Delphine Batho tout à fait d’accord
- Olivier Faure tout à fait d’accord
- Emmanuel Maurel tout à fait d’accord
- Jean-Luc Mélenchon tout à fait d’accord
- François Ruffin tout à fait d’accord
- Marine Tondelier tout à fait d’accord
- Raphaël Glucksmann plutôt d’accord
Position partagée 1 dont 1 déduite
- Marine Le Pen neutre / partagé
Contre 6 dont 5 déduites
- Bruno Retailleau pas du tout d’accord
- Gabriel Attal plutôt pas d’accord
- Nicolas Dupont-Aignan plutôt pas d’accord
- David Lisnard plutôt pas d’accord
- Édouard Philippe plutôt pas d’accord
- Éric Zemmour plutôt pas d’accord
Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.
Environ 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Les syndicats de médecins s'opposent à toute régulation de l'installation, qu'ils jugent contre-productive.
Chaque position, avec son origine et sa source
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Delphine Batho : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative… » (7 mai 2025).L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (première lecture) (Assemblée nationale, 07/05/2025)
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Olivier Faure : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Olivier Faure : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Emmanuel Maurel : Tout à fait d’accord position du candidat Pour sur « L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative… » (7 mai 2025).L'ensemble de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane (première lecture) (Assemblée nationale, 07/05/2025)
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Jean-Luc Mélenchon : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Jean-Luc Mélenchon : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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François Ruffin : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.François Ruffin : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Marine Tondelier : Tout à fait d’accord position déduite Soutien net à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Tondelier : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Raphaël Glucksmann : Plutôt d’accord position déduite Plutôt favorable à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Raphaël Glucksmann : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Marine Le Pen : Neutre / partagé position déduite Position nuancée à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Marine Le Pen : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Bruno Retailleau : Pas du tout d’accord position déduite Opposition nette à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Bruno Retailleau : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Gabriel Attal : Plutôt pas d’accord position déduite Plutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Gabriel Attal : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Nicolas Dupont-Aignan : Plutôt pas d’accord position du candidat Préfère l'incitation à la contrainte : une bourse pour les étudiants en médecine qui s'engagent à exercer cinq ans dans un désert médical.Déserts médicaux : les candidats à la présidentielle cherchent le remède (The Conversation, 01/2017)
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David Lisnard : Plutôt pas d’accord position déduite D'après le relevé de MonVote2027 : propose des centres de santé pluridisciplinaires par canton, « fondés sur la liberté d'installation ».David Lisnard : positions documentées (MonVote2027, 19/09/2026)
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Édouard Philippe : Plutôt pas d’accord position déduite Plutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Édouard Philippe : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
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Éric Zemmour : Plutôt pas d’accord position déduite Plutôt opposé à la proposition « Il faut réguler la liberté d'installation des médecins pour combler les déserts médicaux », d'après la synthèse de ses prises de position publiques.Éric Zemmour : positions sur quarante propositions (comparateur) (France-Vote, 19/09/2026)
Ce que disent ceux qui sont pour
Mieux répartir les médecins sur le territoire, comme c'est déjà le cas pour les pharmaciens ou les infirmiers.
Ce que disent ceux qui sont contre
Risque de décourager les jeunes médecins de s'installer en libéral, sans créer de médecins supplémentaires.
Comment ils disent la financer
Le financement est un transfert : ce que les ménages et les employeurs versent aujourd’hui aux complémentaires passerait en cotisations ou en contribution sociale. Le Haut conseil estime le gain net de l’ordre de 5,4 milliards d’euros, essentiellement parce que la Sécurité sociale gère moins cher, et conclut que les 80 % les moins aisés y gagneraient en moyenne.
Notre appréciation
L’appréciation d’Au crible
- Applicable, mais sous contrainteRéalisable, au prix d’un délai long, d’une réorganisation lourde ou d’un arbitrage difficile.
- Financement chiffréUn chiffrage public existe, et il couvre la mesure.
- Cohérent avec les travaux de référenceVa dans le sens des rapports publics cités sur le sujet.
L’une des rares mesures de cette page chiffrée par une instance publique, avec un solde favorable.
Le chiffrage existe, il est officiel, et il est plutôt bon : la dépense publique augmente de 22,5 milliards, mais les prélèvements privés qu’elle remplace sont plus élevés, notamment parce que les complémentaires dépensaient 7,6 milliards en frais de gestion en 2019. La difficulté n’est donc pas budgétaire. Elle est industrielle et sociale : il faut faire voter un transfert massif de prélèvements, et organiser la reconversion d’un secteur entier, mutuelles et assureurs compris. Il faut aussi rappeler ce que la mesure ne fait pas : elle ne crée pas un soignant de plus, et un remboursement à 100 % ne sert à rien là où il n’y a pas de médecin. C’est pourquoi elle ne se juge pas séparément de la régulation de l’installation.
- Quatre scénarios polaires d’évolution de l’articulation entre Sécurité sociale et assurance maladie complémentaire (Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, 01/2022)
Ces trois étiquettes ne disent pas si la mesure est bonne : elles disent si elle est applicable, si elle est chiffrée, et si elle va dans le sens des rapports publics. Elles n’entrent dans aucune note du site, et une erreur se signale à la rédaction.