Comparateur électoral · Présidentielle 2027
Comparateur présidentielle 2027 : de quel candidat êtes-vous le plus proche ?
65 affirmations sur les grands sujets. Pour chacune, dites si vous êtes d’accord. Le site compare vos réponses aux positions publiques des candidats, chacune appuyée sur une source.
Comment fonctionne ce comparateur électoral
Chaque question est une affirmation précise, avec son contexte chiffré et, quand le Parlement a voté sur le sujet, le scrutin correspondant. Vous répondez de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord » ; le site compare ensuite vos réponses aux positions documentées de chaque candidat, tirées de ses déclarations, de son programme ou de ses votes, toujours avec une source. Le taux d’accord s’affiche avec le nombre de questions réellement comparées, et une carte vous situe sur deux axes, économie et société.
Les 65 questions, par thème
Immigration (10)
- Il faut organiser un référendum sur l'immigration. Le champ du référendum prévu par l'article 11 de la Constitution ne couvre pas explicitement l'immigration ; ses partisans proposent souvent une révision constitutionnelle préalable.
- Il faut remplacer l'aide médicale d'État (AME) par une aide limitée aux soins urgents. L'aide médicale d'État prend en charge les soins des étrangers en situation irrégulière présents en France depuis au moins trois mois, sous conditions de ressources.
- Il faut supprimer le droit du sol. Un enfant né en France de parents étrangers devient français à sa majorité s'il y réside et y a résidé au moins cinq ans depuis ses 11 ans ; la démarche peut être anticipée dès 13 ans. Des règles plus strictes s'appliquent à Mayotte.
- Il faut réserver en priorité aux Français l'accès à certaines aides sociales et au logement social. En avril 2024, le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution une proposition conditionnant des prestations sociales à cinq ans de résidence ; une telle priorité supposerait une révision constitutionnelle.
- Il faut réserver certaines prestations sociales (allocations familiales, aide au logement) aux étrangers résidant légalement en France depuis au moins cinq ans. Cette mesure figurait dans la loi immigration votée en décembre 2023 ; le Conseil constitutionnel l'a censurée le 25 janvier 2024, sans se prononcer sur le fond.
- Il faut régulariser les travailleurs sans papiers qui occupent un emploi dans un métier en tension. La régularisation se fait aujourd'hui au cas par cas, à la discrétion des préfets.
- La France doit appliquer le pacte européen sur la migration et l'asile adopté en 2024. Adopté par le Parlement européen le 10 avril 2024, il entre en application en juin 2026 : filtrage aux frontières extérieures, procédure accélérée, solidarité obligatoire entre États (accueil ou contribution financière).
- Le Parlement doit fixer chaque année des plafonds chiffrés (quotas) d'immigration légale, hors asile. 384 230 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2025, en hausse de 11,2 % par rapport à 2024.
- Il faut durcir les conditions du regroupement familial (durée de séjour préalable, ressources, logement). Le regroupement familial suppose aujourd'hui au moins dix-huit mois de séjour régulier, des ressources stables au moins égales au SMIC et un logement adapté.
- La France doit dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, qui donne aux Algériens un régime de séjour particulier. L'Assemblée nationale a adopté le 30 octobre 2025, par 185 voix contre 184, une résolution sans valeur contraignante demandant cette dénonciation.
Travail (5)
- Il faut réduire encore la durée d'indemnisation du chômage (18 mois au plus aujourd'hui avant 55 ans) pour inciter à la reprise d'emploi. Les règles d'indemnisation ont été resserrées à plusieurs reprises depuis 2019 ; les partenaires sociaux et l'État en négocient régulièrement les paramètres.
- Il faut baisser les cotisations sociales en augmentant la TVA (« TVA sociale »). Le Medef a proposé en août 2026 de financer 60 milliards d'euros de baisse de cotisations par une hausse de la TVA d'environ 2,3 points.
- Il faut conditionner le RSA à au moins 15 heures d'activité par semaine (formation, stage, accompagnement). C'est la règle depuis le 1er janvier 2025 (loi « pour le plein emploi » du 18 décembre 2023), avec inscription automatique à France Travail.
- Il faut réduire la durée légale du travail de 35 à 32 heures par semaine. La durée légale est de 35 heures depuis les lois Aubry (1998-2000) ; au-delà, les heures sont majorées.
- Les entreprises doivent pouvoir fixer par accord collectif une durée du travail supérieure à 35 heures, sans majoration obligatoire des heures supplémentaires. Aujourd'hui, un accord peut réduire la majoration des heures au-delà de 35 heures jusqu'à 10 %, mais pas la supprimer.
International (5)
- La France doit maintenir ou renforcer son aide militaire à l'Ukraine. Depuis l'invasion russe de février 2022, la France fournit à l'Ukraine des armements, de la formation et une aide financière.
- La France doit quitter le commandement militaire intégré de l'OTAN. La France a quitté le commandement intégré en 1966, sous le général de Gaulle, et l'a réintégré en 2009.
- Il faut porter le budget des armées à 3,5 % du PIB d'ici 2035 (environ 2 % en 2025). L'Assemblée a inscrit en 2026 une cible de 2,5 % du PIB en 2030 et de 3,5 % en 2035 dans l'actualisation de la loi de programmation militaire, en ligne avec l'engagement pris à l'OTAN en juin 2025.
- La France a eu raison de reconnaître l'État de Palestine, comme elle l'a fait le 22 septembre 2025. Emmanuel Macron l'a officialisée à l'Assemblée générale de l'ONU, au lendemain du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie et du Portugal.
- Il faut réduire l'aide au développement et les visas accordés aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants expulsés. L'éloignement d'un étranger sous OQTF suppose un laissez-passer consulaire délivré par son pays d'origine.
Fiscalité (4)
- Il faut créer un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros (« taxe Zucman »). Proposé par l'économiste Gabriel Zucman, cet impôt plancher viserait les plus grandes fortunes. L'Assemblée nationale l'a rejeté lors de l'examen du budget 2026, le 31 octobre 2025.
- Il faut supprimer les principaux impôts de production (CVAE, C3S, CFE). Ces impôts sont dus avant tout bénéfice. En 2019, ils rapportaient environ 3,8 milliards d'euros (C3S, sur le chiffre d'affaires), 14 milliards (CVAE, sur la valeur ajoutée) et 6,5 milliards (CFE, sur les locaux) selon le Conseil d'analyse économique ; la CVAE est depuis en cours de suppression progressive.
- Il faut restreindre l'avantage fiscal du pacte Dutreil sur la transmission des entreprises familiales. Le pacte Dutreil exonère de droits de succession 75 % de la valeur d'une entreprise transmise. La Cour des comptes en estime le coût à 5,5 milliards d'euros en 2024, dont 65 % pour 1 % des bénéficiaires.
- Il faut rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), supprimé en 2018. Depuis 2018, seul le patrimoine immobilier de plus de 1,3 million d'euros est taxé (impôt sur la fortune immobilière, IFI).
Europe (4)
- En cas de conflit, la loi française doit primer sur le droit européen. Le droit de l'Union prime aujourd'hui sur les lois nationales, la Constitution française restant au sommet de l'ordre juridique interne selon le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État.
- Il faut réduire la contribution de la France au budget européen, quitte à entrer en conflit avec les autres États. La contribution française atteint 28,8 milliards d'euros prévus en 2026 ; en 2024, la France a versé 22,3 milliards et reçu 25,3 milliards (dont 8,9 milliards du plan de relance).
- La France doit approfondir l'intégration européenne : fin de l'unanimité, emprunts communs, défense intégrée. L'unanimité reste requise au Conseil pour la fiscalité, la politique étrangère et de sécurité commune ou l'élargissement.
- La France doit sortir de l'Union européenne ou de la zone euro. L'article 50 du traité sur l'Union européenne organise le retrait d'un État membre ; le Royaume-Uni l'a quitté le 31 janvier 2020.
Institutions (4)
- Les députés doivent être élus à la proportionnelle. Sous la Ve République, les députés sont élus au scrutin majoritaire à deux tours par circonscription, sauf en 1986 où la proportionnelle départementale a été appliquée.
- Il faut créer un référendum d'initiative citoyenne (RIC), déclenché par une pétition de citoyens. Le référendum d'initiative partagée existant depuis 2008 exige le soutien d'un cinquième des parlementaires et d'un dixième des électeurs inscrits ; il n'a jamais abouti à un référendum.
- Il faut inscrire dans la Constitution un statut d'autonomie pour la Corse, lui permettant d'adapter certaines lois. L'Assemblée a adopté le projet de révision constitutionnelle en première lecture le 23 juin 2026 (271 pour, 202 contre, 64 abstentions).
- Il faut changer de Constitution (VIe République) pour réduire fortement les pouvoirs du président de la République. La Constitution du 4 octobre 1958 a été révisée 25 fois, la dernière le 8 mars 2024 (liberté de recourir à l'IVG).
Éducation (4)
- Il faut généraliser une tenue unique (uniforme) à l'école et au collège. Une expérimentation a été lancée à la rentrée 2024 dans une centaine d'établissements volontaires.
- Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans. La loi Haby du 11 juillet 1975 a unifié les collèges et repoussé l'orientation professionnelle à 16 ans.
- Il faut réduire le financement public des établissements privés sous contrat. L'enseignement privé sous contrat scolarise environ 17 % des élèves et est financé à 73 % par de l'argent public.
- Les chefs d'établissement doivent pouvoir recruter eux-mêmes leurs enseignants. Les enseignants sont aujourd'hui affectés par l'administration selon un barème (ancienneté, situation familiale, points de mutation).
Retraites (3)
- Il faut abroger définitivement le report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans. La réforme de 2023 relève progressivement l'âge légal de 62 à 64 ans. Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 l'a suspendue : l'âge est gelé à 62 ans et 9 mois jusqu'au 1er janvier 2028, date à laquelle la hausse doit reprendre sauf nouvelle loi.
- Il faut introduire une part de capitalisation obligatoire dans le système de retraite. Les retraites françaises reposent presque entièrement sur la répartition : les cotisations des actifs paient les pensions. Les fonctionnaires disposent depuis 2005 d'un petit régime additionnel par capitalisation (RAFP).
- Il faut ramener l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour tous, avec 40 années de cotisation. L'âge légal était de 60 ans jusqu'à la réforme de 2010, qui l'a porté à 62 ans, puis 64 ans avec la réforme de 2023 (suspendue en 2026).
Énergie (3)
- Il faut construire de nouveaux réacteurs nucléaires en France. Le programme annoncé en 2022 prévoit la construction de six réacteurs EPR2, avec une option pour huit supplémentaires.
- Il faut arrêter d'installer de nouvelles éoliennes.
- Il faut baisser la TVA sur l'électricité, le gaz et les carburants de 20 % à 5,5 %. Ces produits sont taxés au taux normal de 20 %.
Environnement (3)
- Il faut maintenir la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique en 2035. Adoptée par l'Union européenne en 2023, cette échéance fait l'objet de demandes d'assouplissement de constructeurs et de plusieurs États.
- Il faut supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants dans les grandes villes. Leur suppression, votée par l'Assemblée en 2025, a été censurée par le Conseil constitutionnel le 21 mai 2026 pour des raisons de procédure.
- La France doit tenir l'objectif de baisse de 55 % des émissions nettes en 2030 par rapport à 1990, même si cela impose des contraintes aux entreprises et aux ménages. C'est l'objectif inscrit dans la loi européenne sur le climat de 2021, approuvée par la France.
Sécurité et justice (3)
- Il faut rétablir des peines minimales obligatoires (« peines planchers »). Instaurées en 2007 pour les récidivistes, les peines planchers ont été supprimées en 2014.
- Il faut pouvoir juger les mineurs de plus de 16 ans en comparution immédiate et écarter plus facilement l'« excuse de minorité ». C'était l'objet de la loi Attal adoptée en mai 2025 ; le Conseil constitutionnel en a censuré ces mesures le 19 juin 2025.
- Il faut confier le contrôle des forces de l'ordre à une autorité indépendante du ministère de l'Intérieur, à la place de l'IGPN et de l'IGGN. L'IGPN et l'IGGN enquêtent sur les policiers et les gendarmes, mais dépendent du ministère de l'Intérieur et ne prononcent pas de sanctions.
Santé (3)
- Il faut légaliser le cannabis récréatif dans un cadre contrôlé par l'État.
- Il faut encadrer la liberté d'installation des médecins : dans les zones bien dotées, un médecin ne pourrait s'installer que si un autre part. C'est le cœur de la proposition de loi transpartisane Garot, adoptée par l'Assemblée le 7 mai 2025 (99 pour, 9 contre).
- La Sécurité sociale doit rembourser 100 % des soins prescrits, en remplaçant les complémentaires santé (« grande Sécu »). Les complémentaires santé couvrent aujourd'hui environ 13 % des dépenses de santé.
Industrie (2)
- Il faut réserver une part de la commande publique aux entreprises qui produisent en Europe ou en France. La commande publique représente environ 2 000 milliards d'euros par an dans l'Union européenne. Le droit européen interdit en principe de favoriser une entreprise selon sa nationalité ou son implantation ; une préférence européenne suppose des règles adoptées au niveau de l'Union.
- Il faut nationaliser ArcelorMittal France pour préserver la production d'acier. L'Assemblée a voté la nationalisation en première lecture le 27 novembre 2025 (127 pour, 41 contre, 42 abstentions) ; le Sénat ne l'a pas adoptée.
Agriculture (2)
- Il faut réautoriser, par dérogation, l'acétamipride (un insecticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018) pour les filières sans alternative. La loi Duplomb le prévoyait ; le Conseil constitutionnel a censuré cette mesure le 7 août 2025 au nom de la Charte de l'environnement.
- Il faut faciliter la construction de retenues d'eau pour l'irrigation agricole (« bassines »). Ces réserves stockent l'eau pompée l'hiver dans les nappes pour irriguer l'été ; celles de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) sont devenues un symbole du conflit.
Société (2)
- L'inscription de la liberté de recourir à l'IVG dans la Constitution (mars 2024) était une bonne décision. Le Parlement réuni en Congrès l'a adoptée le 4 mars 2024 par 780 voix contre 72.
- La PMA doit rester ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules, comme le prévoit la loi de bioéthique de 2021. La loi du 2 août 2021 a ouvert la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, remboursée par l'Assurance maladie.
Salaires (1)
- Il faut porter le SMIC à 1 600 euros net par mois (1 478 euros net depuis le 1er juin 2026). Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque année en fonction de l'inflation et de l'évolution des salaires ; le gouvernement peut y ajouter un « coup de pouce ».
Budget (1)
- Pour réduire le déficit, il faut d'abord baisser les dépenses publiques plutôt qu'augmenter les impôts. Selon l'Insee, le déficit public a atteint 5,1 % du PIB en 2025 et la dette publique 115,6 % du PIB.
Laïcité (1)
- Il faut interdire le port du voile dans l'espace public pour les mineures. Le port de signes religieux ostensibles est interdit aux élèves des écoles, collèges et lycées publics depuis 2004 ; aucune interdiction générale ne s'applique dans la rue, hormis la dissimulation du visage (2010).
Fin de vie (1)
- Une aide à mourir encadrée (suicide assisté ou euthanasie) doit être possible pour les malades atteints d'une affection grave et incurable. La loi relative au droit à l'aide à mourir a été définitivement adoptée par l'Assemblée nationale le 15 juillet 2026, après deux rejets du Sénat.
Normes (1)
- Il faut supprimer massivement des normes, par ordonnances, en commençant par celles qui vont au-delà des exigences européennes. Plusieurs candidats proposent de supprimer d'un coup des normes par ordonnances (sans débat détaillé au Parlement) et d'interdire la « surtransposition » des directives européennes.
Logement (1)
- L'occupation illicite d'un logement (squat) doit être punie de trois ans de prison. C'est la peine prévue par la loi « anti-squat » du 27 juillet 2023, qui l'a triplée (un an auparavant).
Commerce (1)
- La France doit s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. Le 26 novembre 2024, l'Assemblée a approuvé à 485 voix contre 69 la position du gouvernement contre l'accord ; le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l'UE le 21 janvier 2026.
Numérique (1)
- Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une loi en ce sens a été adoptée par l'Assemblée le 21 juillet 2026 (279 pour, 81 contre, 66 abstentions).
Les candidats comparés
Gabriel Attal, Delphine Batho, Nicolas Dupont-Aignan, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, François Hollande, Marine Le Pen, David Lisnard, Lydie Massard, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Dominique de Villepin, Éric Zemmour.