L’actu décryptée Violences du 17 octobre, lycées, Parcoursup : ce que disent les candidats 31 octobre 2026

Qui propose quoi ? · 5 questions

Éducation : qui propose quoi ?

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers, du vote de son groupe ou de la ligne de son parti, comptée pour moitié dans les notes. Cliquez sur un nom pour lire sa position et sa source.

Toutes les mesures sur l’école et la jeunesse. Au-delà de ces questions, 515 propositions, déclarations et votes des candidats, rubrique par rubrique : Éducation et jeunesse : toutes les mesures

« Il faut généraliser une tenue unique (uniforme) à l'école et au collège. »

Pour 4 dont 2 déduites

Contre 5 dont 3 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Le coût d'une tenue est estimé à environ 200 euros par élève. Aucune étude n'a encore établi d'effet mesurable sur le climat scolaire en France.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Réduire les inégalités visibles et les tensions liées aux marques, renforcer le sentiment d'appartenance.

Ce que disent ceux qui sont contre

Coûteux, sans effet démontré sur les résultats ou le harcèlement, et la mesure détourne des vrais problèmes de l'école.

« Il faut mettre fin au collège unique en permettant une orientation professionnelle avant 16 ans. »

Pour 5 dont 4 déduites

Contre 5 dont 4 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Le « choc des savoirs », annoncé en octobre 2023 par Gabriel Attal et mis en œuvre à la rentrée 2024, a introduit des groupes de niveau en français et en mathématiques sans revenir sur le collège unique. Avant 1975, les élèves étaient répartis dès la fin du primaire entre filières générales et préprofessionnelles.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Maintenir de force tous les élèves dans le même cursus produit de l'ennui et de l'échec ; une voie professionnelle précoce peut remotiver.

Ce que disent ceux qui sont contre

Trier les enfants à 14 ans reproduit les inégalités sociales : l'orientation précoce a longtemps enfermé les enfants de milieux populaires.

« Il faut réduire le financement public des établissements privés sous contrat. »

Pour 3 dont 2 déduites

Position partagée 2 dont 1 déduite

Contre 6 dont 5 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

La Cour des comptes a chiffré en juin 2023 à environ 10 milliards d'euros par an l'argent public reçu par l'enseignement privé sous contrat, dont 8 milliards versés par l'État (essentiellement la rémunération des enseignants). Elle relève un recul de la mixité sociale, plus de 55 % des élèves y venaient de familles favorisées ou très favorisées en 2021, contre environ 32 % dans le public, et des contrôles financiers et pédagogiques quasi inexistants.

Chaque position, avec son origine et sa source
Sur cette question :
  1. L'enseignement privé sous contrat (rapport public thématique) (Cour des comptes, 01/06/2023)

Ce que disent ceux qui sont pour

L'argent public doit aller en priorité à l'école publique, qui accueille tous les élèves, et le financement du privé doit être conditionné à la mixité sociale.

Ce que disent ceux qui sont contre

Les familles du privé paient l'impôt comme les autres et le privé coûte moins cher par élève à l'État ; réduire son financement, c'est limiter la liberté de choix.

« Les chefs d'établissement doivent pouvoir recruter eux-mêmes leurs enseignants. »

Pour 5 dont 4 déduites

Contre 5 dont 5 déduites

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Une expérimentation annoncée par Emmanuel Macron en septembre 2021 permet, dans une cinquantaine d'écoles marseillaises, aux directeurs de participer au choix de leur équipe autour d'un projet pédagogique. Des dispositifs voisins existaient déjà (postes à profil). Les syndicats du premier degré y voient une rupture d'égalité entre écoles et enseignants.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

Une équipe choisie autour d'un projet tient mieux dans les établissements difficiles, où les affectations subies alimentent le turnover.

Ce que disent ceux qui sont contre

Le recrutement local ouvre la porte au favoritisme et priverait les établissements les moins attractifs des enseignants expérimentés.

« Il faut supprimer Parcoursup. »

Pour 7 dont 5 déduites

Contre 2

Trait plein : position du candidat lui-même (déclaration, débat, vote). Trait pointillé : position déduite d’une synthèse, d’un relevé tiers ou du vote de son groupe, comptée pour moitié dans les notes.

Un rapport du Sénat relevait en 2023 un sentiment de « manque de clarté, de rapidité, d'équité et de transparence » ; un rapport de l'Assemblée nationale de février 2026 constate que la plateforme contribue à « la persistance des inégalités socioculturelles » et formule 51 propositions. Le gouvernement promet des corrections, pas une suppression. La suppression laisse une question ouverte : comment répartir les places quand une formation reçoit plus de candidats qu'elle n'en a.

Ce qu’en pensent les Français

Supprimer Parcoursup, le site web destiné à gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur : 48 % d’accord

Tout à fait d’accord 25 % · Plutôt d’accord 23 % · Plutôt pas d’accord 16 % · Pas du tout d’accord 10 % · Ne savent vraiment pas 26 %

Selon la proximité partisane (d’accord)
  • La France insoumise 74 %
  • Les Écologistes 49 %
  • PS et Place publique 51 %
  • Renaissance, MoDem et Horizons 34 %
  • LR et UDI 46 %
  • Rassemblement national 44 %
  • Aucun parti 43 %

Ipsos bva ne publie pas l’effectif de chaque groupe dans l’échantillon. Pour un groupe d’une centaine de personnes, la marge d’erreur approche ± 10 points : un écart de quelques points entre deux groupes ne prouve rien.

Chaque candidat face à ses sympathisants

  • Gabriel Attal plutôt contre

    34 % des sympathisants Renaissance, MoDem et Horizons sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants

  • Raphaël Glucksmann plutôt contre

    51 % des sympathisants PS et Place publique sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Marine Le Pen propose la mesure

    44 % des sympathisants Rassemblement national sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Jean-Luc Mélenchon propose la mesure

    74 % des sympathisants La France insoumise sont d’accord · dans le sens de ses sympathisants

  • Bruno Retailleau propose la mesure

    46 % des sympathisants LR et UDI sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

  • Marine Tondelier propose la mesure

    49 % des sympathisants Les Écologistes sont d’accord · sympathisants partagés : la marge d’erreur ne permet pas de trancher

Verdict prudent : il faut au moins 10 points d’écart avec la moitié pour parler de majorité ou de minorité dans un groupe de cette taille. Un même groupe peut porter deux candidats de positions opposées (le PS et Place publique sont regroupés). Pas de colonne dans ce sondage pour les sympathisants de David Lisnard, Fabien Roussel, François Ruffin : on ne les devine pas.

Ce que le sondage ne dit pas

  • 48 % d’accord, ce n’est pas une majorité des Français : 26 % ne se prononcent pas. Parmi ceux qui ont un avis, 65 % sont d’accord.
  • Sur ce résultat (48 %), la marge d’erreur est d’environ ± 3,1 points.

Sondage Ipsos bva pour La Tribune Dimanche, réalisé du 7 au 8 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français de 18 ans et plus, interrogé en ligne selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, catégorie d’agglomération, région) et redressé aussi sur le vote de 2022 et de 2024. Question posée : « Pour chacune des revendications suivantes mises en avant par le mouvement de lycéens, diriez-vous que vous êtes d’accord ou non avec sa mise en place ? ». Marge d’erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 %, ± 2,5 points pour 20 ou 80 %. Le rapport complet de l’institut. Toute personne a le droit de consulter la notice de ce sondage auprès de la Commission des sondages.

Chaque position, avec son origine et sa source

Ce que disent ceux qui sont pour

La plateforme trie les élèves sur dossier, entretient l'angoisse dès la seconde et reproduit les inégalités sociales : chaque bachelier doit pouvoir s'inscrire dans la filière de son choix.

Ce que disent ceux qui sont contre

Supprimer l'outil ne crée pas de places : sans procédure commune, on revient aux files d'attente, au tirage au sort ou à des sélections plus opaques ; mieux vaut corriger la transparence et l'accompagnement.