Les vérifications de presse sont choisies par les rédactions : elles ne mesurent pas la fiabilité globale. Pourquoi ?
TrompeurBudget
Systématique
« le total du déficit aujourd'hui, c'est le total des cadeaux fiscaux qui ont été faits »
Les baisses d'impôts pèsent lourd, mais n'expliquent pas tout le déficit. Selon la Cour des comptes, les mesures fiscales adoptées depuis 2017 réduisent les recettes d'environ 62 milliards d'euros par an (2,2 points de PIB), alors que le déficit public atteint 152,5 milliards d'euros en 2025 (5,1 % du PIB). En comptant des baisses plus anciennes, la part augmente, mais le déficit résulte aussi de la hausse des dépenses et des crises (2009, 2020, 2022) : les assimiler est une simplification.
Donnée de référence : Baisses d'impôts depuis 2017 : environ 62 Md€ par an (Cour des comptes) ; déficit public 2025 : 152,5 Md€ (Insee).
Plutôt vraiBudget
Systématique
« La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État. »
Pour l'État au sens strict (administration centrale), c'est même un peu moins : 22,7 % du PIB en 2025 contre 25,1 % dans l'UE selon Eurostat. Mais la comparaison est fragile (les pays fédéraux ou décentralisés répartissent autrement leurs dépenses), et l'ensemble des dépenses publiques françaises, sécurité sociale comprise, reste parmi les plus élevées d'Europe : 57,3 % du PIB contre 48,9 % en 2024.
Donnée de référence : Administration centrale : 22,7 % du PIB (France) contre 25,1 % (UE) en 2025 ; total des dépenses publiques : 57,3 % contre 48,9 % (Eurostat).
FauxBudget
Systématique
« Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points dans le PIB. »
Selon Eurostat, la rémunération des agents de l'ensemble des administrations publiques représente 12,4 % du PIB en 2025, contre 13,5 % en 1995 et 13,3 % en 2020 : la baisse est d'environ un point, pas de six.
Donnée de référence : Rémunération des agents publics : 13,5 % du PIB en 1995, 12,4 % en 2025 (Eurostat).
FauxBudget
Systématique
« la dépense de l'État de 7 points en 20 ans »
Selon Eurostat, les dépenses de l'administration centrale sont passées de 24,8 % du PIB en 2005 à 22,7 % en 2025, soit une baisse d'environ 2 points, et non de 7.
Donnée de référence : Dépenses de l'administration centrale : 24,8 % du PIB en 2005, 22,7 % en 2025 (Eurostat).
Plutôt vraiÉconomie
Systématique
« Monsieur Fabien Guayet a parlé de 210 milliards d'aide. Le président de cette commission qui est les républicains, donc pas un gauchiste, chevelé, lui parle de 120 milliards. »
Le rapport de la commission d'enquête du Sénat, dont le rapporteur est le communiste Fabien Gay, chiffre les aides publiques aux entreprises à 211 milliards d'euros par an. Son président, Olivier Rietmann (LR), a considéré que les allègements de cotisations (environ 80 milliards) sont des compensations plutôt que des aides, ce qui ramène le total vers 130 milliards. D'autres estimations officielles donnent 112 milliards (Haut-commissariat au Plan) ou environ 150 milliards (Bercy). Le chiffre de 120 milliards attribué au président est donc un ordre de grandeur plausible, pas un chiffre qu'il a publié.
Donnée de référence : 211 Md€ (rapport du Sénat) ; 112 Md€ (Haut-commissariat au Plan) ; environ 150 Md€ (Bercy).
Plutôt vraiBudget
Systématique
« Le déficit de l'État est de 150 milliards. »
Le chiffre correspond au déficit de l'ensemble des administrations publiques : 152,5 milliards d'euros en 2025 selon l'Insee. Le déficit de l'État seul, au sens du budget, est plus faible : 124,7 milliards d'euros en 2025.
Donnée de référence : Déficit public 2025 : 152,5 Md€ ; solde budgétaire de l'État : −124,7 Md€.
TrompeurAides aux entreprises
Systématique
« Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises, le déficit de l'État disparaît. »
Les deux chiffres cités existent, mais leur soustraction ne dit pas ce qu'elle semble dire. La commission d'enquête du Sénat présidée par Olivier Rietmann, dont Fabien Gay était rapporteur, a évalué en juillet 2025 les aides publiques aux entreprises à 211 milliards d'euros par an, répartis entre plus de 2 200 dispositifs ; le déficit du budget de l'État s'est élevé à 155,9 milliards d'euros en 2024 selon la Cour des comptes. Mais ce total de 211 milliards inclut notamment 77 milliards d'allègements généraux de cotisations patronales : les supprimer reviendrait à augmenter d'autant le coût du travail, avec des effets en chaîne sur l'emploi, les salaires et les recettes publiques. M. Mélenchon présente d'ailleurs lui-même cette réponse comme « très provocante ».
Donnée de référence : Aides publiques aux entreprises : 211 Md€ par an (commission d'enquête du Sénat, juillet 2025) ; déficit du budget de l'État : 155,9 Md€ en 2024 (Cour des comptes).
VraiDette
Systématique
« au moment où les taux d'intérêt sont les plus élevés, plus de quatre points »
Le taux d'emprunt de l'État à 10 ans a dépassé 4,10 % à la mi-août 2026, son plus haut niveau depuis 2008, et a continué de monter en septembre. « Les plus élevés » s'entend donc depuis près de vingt ans, pas dans l'absolu : les taux dépassaient 15 % au début des années 1980.
Donnée de référence : OAT à 10 ans : plus de 4,10 % mi-août 2026, plus haut depuis 2008.
TrompeurDette
Systématique
« Les Américains font ça. Ils viennent de se racheter leur propre dette »
La Réserve fédérale achète bien des bons du Trésor américain, 40 milliards de dollars par mois depuis le 12 décembre 2025, pour gérer le niveau des réserves bancaires. Mais ces titres ne sont pas annulés : le Trésor continue de les rembourser et de verser des intérêts, que la Fed reverse ensuite en partie sous forme de bénéfices. Ce n'est pas l'annulation de dette que propose le candidat pour la BCE.
Donnée de référence : Fed : achats de bons du Trésor de 40 Md$ par mois depuis décembre 2025, sans annulation (Fed de New York).
VraiEurope
Systématique
« les Allemands, car cette année, ils vont passer des 3 % de déficit »
La Commission européenne prévoit un déficit allemand de 3,7 % du PIB en 2026, en raison de la hausse des dépenses militaires et d'investissement ; la Bundesbank anticipe même une aggravation dans les années suivantes.
Donnée de référence : Déficit allemand prévu en 2026 : 3,7 % du PIB (Commission européenne).
Plutôt vraiEnvironnement des affaires
Systématique
« nous sommes classés dans les pays par la Banque mondiale, dans les 15 % de pays où c'est le plus facile de faire des affaires »
Le classement existe bien et situe la France en haut du tableau, mais il n'est plus produit et le chiffre est légèrement arrondi. Dans la dernière édition du rapport Doing Business, la France était 32e sur 190 économies, soit dans les 17 % les mieux classées. La Banque mondiale a arrêté ce classement en septembre 2021, après avoir constaté des irrégularités dans les données, et l'a remplacé par le rapport Business Ready (B-READY). S'appuyer aujourd'hui sur Doing Business, c'est donc citer un indicateur abandonné par son auteur.
Donnée de référence : France : 32e sur 190 économies dans la dernière édition de Doing Business (top 17 %), classement arrêté en 2021.
VraiEnvironnement
Systématique
« Nous sommes le deuxième territoire maritime du monde. »
L'espace maritime français couvre environ 10,2 millions de km², le deuxième au monde derrière celui des États-Unis, à 96 % grâce aux outre-mer.
Donnée de référence : Espace maritime : environ 10,2 millions de km², deuxième mondial (Ifremer).
Plutôt vraiProtection sociale
Systématique
« Vous avez transféré les recettes de cotisation de la sécurité sociale sur le budget de l'État. Vous avez fait une TVA sociale parce que vous faites payer ces cotisations avec la TVA. »
Les allègements de cotisations (62,2 milliards d'euros en 2025 sur les régimes de base) sont compensés principalement par l'affectation à la Sécurité sociale d'une part de la TVA : 49,3 milliards d'euros en 2025, soit 28,4 % des recettes de TVA. Une part croissante de la protection sociale est donc financée par la TVA. Ce n'est toutefois pas une « TVA sociale » au sens strict, qui suppose une hausse du taux de TVA : les taux n'ont pas été relevés.
Donnée de référence : TVA affectée à la Sécurité sociale en 2025 : 49,3 Md€ (28,4 % de la TVA) ; allègements généraux : 62,2 Md€ (Sénat).
Plutôt fauxProtection sociale
Systématique
« La sécurité sociale est à l'équilibre si vous ne lui prenez pas ses recettes. »
Le déficit de la Sécurité sociale atteint 21,6 milliards d'euros en 2025. Les exonérations de cotisations non compensées par l'État n'en représentent qu'une petite partie : environ 3,2 % des 86,8 milliards d'exonérations, soit moins de 3 milliards. D'autres pertes existent (exemptions d'assiette sur l'épargne salariale ou les primes, compensation par la TVA devenue moins favorable), mais les comptes publiés ne permettent pas d'établir qu'elles couvriraient tout le déficit.
Donnée de référence : Déficit de la Sécurité sociale 2025 : 21,6 Md€ ; exonérations non compensées : 3,2 % de 86,8 Md€.
FauxInstitutions
Systématique
« 80 % des maires ont la soixantaine et plus et sont partis en retraite. »
Selon l'Association des maires de France, 55,3 % des maires élus en 2020 avaient plus de 60 ans (âge moyen : 58,9 ans), et environ 40 % des élus locaux étaient retraités. On est loin de 80 %.
Donnée de référence : Maires de 2020 : 55,3 % de plus de 60 ans, environ 40 % de retraités (AMF).
Plutôt vraiÉducation
Systématique
« 50 % d'une classe d'âge passe dans l'enseignement technologique, dans l'enseignement professionnel et dans l'apprentissage. »
En 2025, 80,1 % d'une génération obtient le bac : 43,3 % le bac général, environ 15,8 % le bac technologique et 21,0 % le bac professionnel. Les bacheliers technologiques et professionnels font donc près de 37 % d'une génération, auxquels s'ajoutent une grande partie des jeunes sans bac, passés par un CAP ou l'apprentissage. L'ordre de grandeur de la moitié est plausible.
Donnée de référence : Bac 2025 : 43,3 % d'une génération en général, environ 15,8 % en technologique, 21,0 % en professionnel (DEPP).
Plutôt fauxÉducation
Systématique
« la licence professionnelle que j'ai créé »
La licence professionnelle a été créée par l'arrêté du 17 novembre 1999, signé par Claude Allègre, alors ministre de l'Éducation nationale. Jean-Luc Mélenchon n'est devenu ministre délégué à l'Enseignement professionnel qu'en mars 2000 ; son ministère a ensuite installé le comité de suivi du diplôme et accompagné son développement, sans en être à l'origine.
Donnée de référence : Licence professionnelle créée par l'arrêté du 17 novembre 1999 (ministre : Claude Allègre).
VraiFiscalité
Systématique
« On va augmenter la TVA et on va la porter à deux points au-dessus du taux normal. »
Lors de ses rencontres des 26 et 27 août 2026, le président du Medef, Patrick Martin, a proposé de baisser les cotisations sociales de 60 milliards d'euros en finançant cette baisse par une hausse de la TVA d'environ 2,3 points.
Donnée de référence : Proposition du Medef (août 2026) : TVA +2,3 points contre 60 Md€ de baisse de cotisations.
Plutôt fauxEurope
Systématique
« Vous savez comme moi que vous ne pourrez pas affecter les sommes qui qui sont investisies en Europe autrement que dans le cadre de la concurrence libre et non faussée »
Les traités imposent bien des règles de concurrence, mais ils n'empêchent pas toute préférence européenne : le programme pour l'industrie européenne de défense (EDIP), adopté en novembre 2025, réserve l'essentiel de ses financements aux productions européennes, et le règlement sur l'accélération industrielle de mars 2026 introduit une préférence « made in Europe », même si son application a été repoussée à 2030. Ces mesures ont été prises sans changer les traités.
Donnée de référence : EDIP (novembre 2025) : financements réservés en majorité aux productions européennes ; préférence « made in Europe » prévue par le règlement de mars 2026.
Plutôt fauxRetraites
Systématique
« Pour avoir le même retour sur une retraite qu'on a aujourd'hui par la répartition, il faudrait cotiser deux fois plus que c'est le cas actuellement. »
Ce n'est pas ce que dit la théorie économique : la capitalisation est plus rentable que la répartition dès que le rendement du capital dépasse la croissance de l'économie, ce qui a été le cas en moyenne sur longue période ; elle demanderait alors moins de cotisations pour la même pension, au prix d'un risque financier plus élevé. En revanche, lors d'un passage de la répartition à la capitalisation, une génération doit payer deux fois : les pensions actuelles et sa propre épargne. C'est peut-être ce « double paiement » que vise l'affirmation.
Donnée de référence : Capitalisation plus rentable si le rendement du capital dépasse la croissance ; transition = double paiement pour une génération (Fipeco, COR).
Plutôt vraiÉconomie
Systématique
« la consommation populaire c'est 55 % du PIB »
Selon Eurostat, la consommation finale des ménages représente 51,7 % du PIB en 2025, et 54,0 % en y ajoutant les associations au service des ménages. Le chiffre est proche, mais il s'agit de la consommation de tous les ménages, pas seulement des classes populaires.
Donnée de référence : Consommation des ménages : 51,7 % du PIB en 2025, 54,0 % avec les associations (Eurostat).
Plutôt fauxÉnergie
Systématique
« Les machines qu'il est question d'installer ne fonctionnent pas »
Quatre réacteurs EPR fonctionnent : deux à Taishan en Chine depuis 2018 et 2019, un à Olkiluoto en Finlande depuis 2023, et celui de Flamanville, raccordé au réseau en décembre 2024, qui a atteint 100 % de sa puissance le 14 décembre 2025. Les EPR2 prévus en France sont une version modifiée qui n'a pas encore été construite, et les chantiers EPR ont connu d'importants retards et surcoûts.
Donnée de référence : EPR en service : Taishan 1 et 2, Olkiluoto 3, Flamanville 3 (100 % de puissance en décembre 2025).
Plutôt vraiÉnergie
Systématique
« nous aurons une falaise falaise en 2040 quand les actuelles centrales seront arrivées à terme »
Le risque d'« effet falaise » est reconnu, par exemple par le Sénat : 52 des 56 réacteurs ont été mis en service en une quinzaine d'années et atteindront 60 ans dans les années 2040. Mais cette échéance n'est pas certaine : la prolongation au-delà de 60 ans est à l'étude, et la Cour des comptes la juge rentable.
Donnée de référence : 52 des 56 réacteurs mis en service en une quinzaine d'années ; prolongation au-delà de 60 ans à l'étude (Sénat, Cour des comptes).
Plutôt vraiClimat
Systématique
« que le fond vert vous l'avez divisé par 4 et que le lycée social vous l'avez mis à 0 € »
Le fonds vert pour les collectivités est passé de 2,5 milliards d'euros en 2024 à 1,15 milliard en 2025 puis 834 millions en 2026 : il a été divisé par trois. Le leasing social n'a plus de crédits dans le budget de l'État depuis 2025, mais il n'a pas disparu : il est désormais financé par les certificats d'économies d'énergie payés par les fournisseurs d'énergie (401 millions d'euros pour l'édition de juillet 2026).
Donnée de référence : Fonds vert : 2,5 Md€ (2024) → 834 M€ (2026) ; leasing social financé hors budget par les certificats d'économies d'énergie.
Plutôt vraiSanté
Systématique
« Ça coûte 9 milliards le diabète »
Le chiffre est même sous-estimé : les dépenses remboursées par l'Assurance maladie pour le diabète dépassent 11 milliards d'euros en 2024, pour 4,3 millions de personnes traitées.
Donnée de référence : Diabète : plus de 11 Md€ de dépenses remboursées en 2024.
TrompeurSanté
Systématique
« ça coûte 19 milliards les particules fines »
Le montant de 19 milliards d'euros correspond au coût estimé de la pollution de l'air intérieur. La pollution de l'air extérieur, dont les particules fines sont la principale cause sanitaire, coûte bien davantage : 68 à 97 milliards d'euros par an en coûts sanitaires selon la commission d'enquête du Sénat de 2015. Les particules fines causent au moins 48 000 décès prématurés par an selon Santé publique France.
Donnée de référence : Pollution de l'air extérieur : 68 à 97 Md€ de coûts sanitaires par an ; air intérieur : 19 Md€ (Sénat).
Plutôt vraiTravail
Systématique
« Comment faisons-nous pour être le pays record d'Europe des morts au travail ? »
Selon Eurostat, la France a en 2023 le taux d'accidents du travail mortels le plus élevé de l'UE : 3,60 pour 100 000 personnes en emploi, contre 1,63 en moyenne. Le mode de déclaration français, qui compte aussi des accidents survenus pendant le travail sans en être causés (malaises), gonfle toutefois la comparaison.
Donnée de référence : Accidents du travail mortels 2023 : 3,60 pour 100 000 en France, 1,63 dans l'UE (Eurostat).
VraiInnovation
Systématique
« nous sommes le deuxème pays pour les dépôts de brevet par en Europe »
Selon l'Office européen des brevets, la France est en 2025 le deuxième pays européen d'origine des demandes de brevet (10 932), derrière l'Allemagne (24 476), et le sixième au monde.
Donnée de référence : Demandes à l'OEB en 2025 : Allemagne 24 476, France 10 932 (INPI).
Plutôt fauxFiscalité
Systématique
« La vérité, la période dont je vous ai parlé, c'était 50 % sur la partie qui partait en dividende et 42 sur celle qui partait dans le réinvestissement. »
Le mécanisme a bien existé, mais pas avec ces taux. De 1989 à 1992, les bénéfices distribués étaient taxés à 42 %, et les bénéfices mis en réserve à 39 % (1989), 37 % (1990) puis 34 % (1991). Le taux de 50 % était le taux unique en vigueur jusqu'en 1985.
Donnée de référence : 1989-1991 : 42 % sur les bénéfices distribués, 39 %, 37 % puis 34 % sur les bénéfices réinvestis (administration fiscale).
Plutôt vraiFiscalité
Systématique
« c'est 25 % la loi »
Le taux normal est bien de 25 % depuis 2022 (15 % pour les PME sur les premiers 42 500 euros de bénéfices). Mais les très grandes entreprises paient en 2025 et 2026 une contribution exceptionnelle qui porte leur taux à environ 27,6 % à 30 % en 2026, et jusqu'à plus de 35 % en 2025 pour les plus grandes.
Donnée de référence : Taux normal de l'IS : 25 % ; contribution exceptionnelle des grandes entreprises en 2025 et 2026.
VraiIndustrie
Systématique
« l'Assemblée nationale a voté sa nationalisation »
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 2025, l'Assemblée a adopté en première lecture la proposition de loi LFI de nationalisation d'ArcelorMittal France, par 127 voix contre 41 et 42 abstentions (le RN s'est abstenu). C'était une première depuis 1982 ; le texte doit encore passer au Sénat.
Donnée de référence : Vote du 27-28 novembre 2025 : 127 pour, 41 contre, 42 abstentions (LCP, Assemblée nationale).
TrompeurIndustrie
Systématique
« Combien paye d'impôt monsieur Mital ? Zéro. Pourtant, il a les aides des entreprises. »
Les aides sont réelles : ArcelorMittal France a reçu 298 millions d'euros d'aides publiques en 2023, surtout des tarifs d'énergie réduits. Mais « zéro » impôt est inexact : selon son président, auditionné sous serment par le Sénat, l'entreprise a payé 190 millions d'euros d'impôt sur les sociétés en dix ans, pas chaque année, faute de bénéfices certaines années. LFI affirme de son côté qu'aucun impôt net n'a été payé sur les cinq dernières années.
Donnée de référence : ArcelorMittal France : 298 M€ d'aides en 2023, 190 M€ d'impôt sur les sociétés en dix ans (audition au Sénat).