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Présidentielle 2027 · dossier du candidat

Gabriel Attal

Renaissance (RE)
Candidature déclarée Fiche mise à jour le 19 septembre 2026

Portrait : Ismail Aissoub, CC BY 4.0 · Wikimedia Commons

Premier débat de la présidentielle : les sept candidats devant le Medef

27 août 2026 · Court Philippe-Chatrier, Roland-Garros (Paris) · 7 prises de parole · 22:43 de temps de parole estimé · voir dans le fil du débat

Propos introductifs (2 minutes chacun) 17:31

je crois que ce qui est attendu de nous aujourd'hui, c'est de faire preuve de lucidité. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur les dernières années, certaines un peu caricaturales donnant le sentiment que tout aurait été mal fait. Moi, je crois qu'il y a eu des réussites ces dernières années. La baisse du chômage jusqu'en 2024, l'apprentissage jusqu'aux dernières décisions très néfastes qui ont été prises et le retour de l'attractivité pour les investissements étrangers. Mais la lucidité, c'est aussi de reconnaître qu'il y a eu des échecs et des erreurs économiques. J'en citerai trois. La première, c'est avec la dissolution, la fin de 10 ans de politique de l'offre qui avait démarré sous François Hollande avec le CICE. La deuxième, c'est un secteur dont on parle trop peu dans le débat public et pourtant qui est central dans l'économie française, c'est le logement et le bâtiment qui a pas de mauvaises décisions qui ont été prises ces dernières années. Et la troisième, c'est l'échec finalement d'un engagement à libérer les énergies, enlever des bâtons dans les roues de ceux qui veulent faire pour en mettre dans les roues de de ceux qui passent leur temps à empêcher de faire. Et malgré tout ça, je le dis, moi j'ai confiance pour l'avenir. On est là pour parler d'avenir. J'ai confiance parce que je crois que c'est possible que la France ait ses plus belles pages devant elle dans les années qui viennent. Ce qui m'empêche de dormir aujourd'hui, c'est trois choses. Un, le moral de nos entrepreneurs. Parce que quand nos entrepreneurs craquent, c'est le pays qui craque. Et monsieur Mélenchon, je vous ai écouté. À votre place, j'aurais présenté des excuses pour les propos de Manon Aubri qui a qualifié des entrepreneurs français de nuisible et de parasites. La deuxième chose, merci, mais n'arrête pas le compteur pendant les applaudissements, donc je vais accélérer. La deuxième chose, c'est qui m'empêche de dormir, c'est la Chine. On parle beaucoup des États-Unis aujourd'hui dans les médias et dans la presse. Il y a une politique chinoise assumée visant à couler notre industrie. On peut avoir tous les débats si on naporte pas les réponses nécessaires, on narrivera pas à résister. Et la troisième chose, la troisième chose c'est le défi de l'intelligence artificielle et de l'innovation. Pendant les 2 heures de ce débat, les géants du numérique américain auront investi 100 millions de dollars de la recherche en IA. On doit être au rendez-vous.

Dette publique et retraites 46:35

Moi, d'abord, je pense que c'est bien de répondre concrètement aux questions qui a été posées par le chef d'entreprise. Pour l'instant, il y a pas eu beaucoup de réponses. Sur la première question, celle du calendrier, j'ai fixé un cap. revenir sous les 3 % en 2032 et à l'équilibre en 2037. Maintenant, la question c'est comment est-ce qu'on y arrive ? C'est ça que les Français attendent de savoir. L'INC qui est un institut statistique indépendant a établi que sur l'année 2024, pour la première fois depuis 15 ans, l'État avait dépensé moins que l'année précédente. C'était pas arrivé depuis 15 ans. C'est l'INC qui le dit. C'est en ligne, c'est public. Pourquoi ? parce qu'avec mon gouvernement, on a assumé de prendre un certain nombre de décisions qui ont été très contestées. Annuler 10 milliards d'euros de crédit budgétaires dans les ministères justement en cours d'année. Décret qui donnent lieu d'ailleurs à des fake news absolues et à des instrumentalisations totales. On a assumé de doubler les franchises médicales. On a assumé de geler et de surgeler un certain nombre de crédits de l'État. Résultat, l'État a dépensé moins que l'année précédente. Pourquoi est-ce que le déficit a augmenté en 2024 ? pas du fait des dépenses de l'État qui ont baissé par rapport à l'année d'avant, du fait des dépenses sociales. Et je regrette que dans un certain nombre d'interventions, on passe sous le tapis le fait que la majorité de la dépense publique en France, c'est de la dépense sociale. Il faut avoir la clarté de le dire puisque c'est une réalité. Et donc, il faut assumer que la majorité de nos économies doivent être faites sur la dépense sociale. Il y a plein de mesures qui sont proposé évidemment des mesures d'économie, de rationalisation sur l'assurance maladie, sur les arrêts maladies, sur l'assurance chômage. Mais je pense qu'on en est plus à des mesures de soin palliatif. Je pense qu'il faut assumer de changer assez profondément notre système social. On en est plus à des ajustements de paramètres sur la retraite qui était votre 2uxè question. J'étais contre la suspension de la réforme de 2023. Donc évidemment à l'issue de la période de suspension, si les Français me font confiance, elle reprendra son calendrier qui était prévu. Mais enfin, il va falloir qu'on assume de changer de système de retraite parce que la réalité c'est que tous les 2 ans, les 3 ans ou les 4 ans, vous avez des gouvernements qui viennent expliquer aux français qu'il faut décaler l'âge légal de départ mais que c'est la dernière réforme parce qu'elle va sauver le système. Et ensuite, vous avez un autre gouvernement qui arrive 2 ans ou 3 ans plus tard pour décaler à nouveau l'âge légal de départ. Le problème, c'est plus les paramètres, c'est le système et la réalité. c'est que si on avait pas de système de retraite en France aujourd'hui et qu'on devait en bâtir un en inventer un, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne ferait pas ce système par répartition, on construirait un système par capitalisation. C'est la réalité. Là aussi, il faut avoir le courage de le dire et ça serait bon pour notre économie. Donc moi ce que je propose c'est un nouveau système universel pour renouer avec une ambition qui a été la nôtre en 2017 de système universel malheureusement abandonné à l'époque un système libre qui se fonde sur la durée de cotisation. Vous partez tôt, vous avez peu. Vous partez tard, vous avez beaucoup plus avec une incitation à travailler davantage et puis un système avec un vrai pilier de capitalisation. Ça c'est pour les dépenses sociales. Ensuite, il y a évidemment les dépenses de l'État sur lesquelles on doit continuer à faire des économies. On a une opportunité avec l'intelligence artificielle. Vous êtes toutes et tous chef d'entreprise. Tous les jours, vous vous interrogez dans votre entreprise sur comment on fait mieux avec moins. C'est basique. Et ben, on doit avoir la même réflexion pour les administrations publiques grâce à cette révolution et l'intelligence artificielle. Non, là, j'ai eu moins de temps que les autres madame Carw, je voudrais juste terminer. J'ai eu moins de temps que ceux qui se sont exprimés auparavant. 3è chose, les collectivités locales, bah il faut assumer de rationaliser aussi et de faire une nouvelle organisation territoriale avec moins de collectivité territoriale qui par ailleurs seront plus clairement identifiés par les entreprises et par les Français pour les politiques qu'elles euh qu'elles mèneront. Donc c'est possible d'y arriver et moi je le dis, les discours fatalistes qui expliquent, c'est pas possible, on y arrivera pas, il y a qu'à annuler la dette. Personne n'y croit. S'il suffisait d'annuler la dette, d'abord pourquoi ça a pas été fait avant. Ensuite, si vous considérez, monsieur Mélenchon, qu'il suffit d'annuler la dette, bah pourquoi vous proposez en même temps d'augmenter les impôts ? C'est par pur sadisme s'il suffisait d'arrêter la dette. Et troisièmement, plus personne n'aurait confiance en nous. Et madame Le Pen, et je terminerai par là, madame Carw, vous entendre là aussi faire la leçon ces dernières années. Toutes les réformes qui ont été proposées pour faire des économies notamment dans la sphère sociale, vous avez voté contre. Vous avez voté contre les conditions face au RSA, vous avez voté contre la réforme de l'assurance. contre la réforme des retraites. Vous êtes dans une âgée de copropriétaires. Vous êtes celle qui vient aux âgés, qui vote contre toutes les provisions, toutes les économies, mais qui se plaint que l'ascenseur soit en panne le lendemain. Ça suffit maintenant.

Réindustrialisation et souveraineté 1:25:21

D'abord, puisqu'on parle de simplification et qu'il y a un déluge au-dessus de nous, si ça pouvait convaincre monsieur Mélenchon, monsieur Gluxman et madame Tondelier de laisser les agriculteurs stocker de l'eau quand il y a d'importantes précipitations pour faire face aux périodes de sécheresse, ça c'est une mesure de simplification. J'étais avec des agriculteurs hier en Mayenne qui est très attendu. Première chose, madame, vous nous avez fait état d'un cas extrêmement concret et un cas qui raisonne avec beaucoup de ce qui se passe dans le pays. J'ai dit dès l'introduction de ce débat que l'échec principal des dernières années en matière économique, c'est notamment cette question de la simplification. Et je me rends compte même que maintenant même parler de simplification, ça n'est de toute façon plus pris crédiblement par les chefs d'entreprise et les acteurs économiques parce qu'ils ont eu l'habitude qu'il ait des lois de simplification qui soient annoncé et qu'en général ça soit encore plus compliqué après la loi de simplification qu'avant. C'est une réalité et de ce point de vue-là, oui, c'est un échec des dernières années. Il faut avoir la lucidité de le dire. Donc pour moi, le problème c'est la méthode. Il faut qu'on change la méthode pour simplifier. Ce que je propose très concrètement, c'est que ce qui a été fait pour Notre Dame, qui a permis d'aller très très vite pour reconstruire Notre Dame, j'ai entendu le président de la République dire il faut le faire dans 150 autres endroits en France. En fait, moi je pense qu'il faut le faire sur toute la France et avoir peut-être 150 endroits où on a des règles plus strictes parce qu'il faut particulièrement protéger la biodiversité et cetera. Deuxième chose, j'étais dans le département de la Sart. Je vois un chef d'entreprise. Il a un terrain avec une emprise industrielle. Le terrain est vaste. Il a un projet d'extension de son usine sur son emprise. On lui demande des années d'étude qu saisons parce qu'il y a un buisson sur le terrain là où il veut construire l'extension de son usine. Et ben, je fixerai une règle. Quand vous avez une friche industrielle qui est la propriété d'un industriel, vous êtes exempté d'études de formalités de cet ordre. quand vous avez des projets d'extension ou des projets sur votre terrain. Ensuite, le problème que vous avez dans ces projets bien souvent et qui font qu'il y a beaucoup d'investisseurs étrangers qui préfèrent investir en Allemagne où c'est beaucoup plus rapide pour développer des usines et sortir des projets qu'en France, c'est les recours. Il y a parfois des recours qui sont justifiés mais enfin il y a quand même des professionnels du recours en France qui passent leur vie à faire des recours pour bloquer tous les projets qui sont portés. Et moi je dis il faudra modifier la Constitution pour fixer un seuil décrètement de l'empilement des recours pour fixer une règle claire. Si vous avez un recours sur un projet, c'est un seul recours sur la globalité du projet et pas plein de recours sur des petits bouts du projet pour empêcher le projet d'aboutir. 18 mois maximum. Après, il y a plus de recours et le chef d'entreprise a une réponse extrêmement claire sur son projet, sur la question de la simplification. Une fois qu'on a simplifié nos règles, le problème auquel vous êtes confronté, c'est aussi parfois à ceux qui appliquent la règle et parfois à des administrations qui refuse d'appliquer la règle telle qu'elle a été fixée. Quand j'étais premier ministre, j'ai pris une mesure qui était attendue notamment par les agriculteurs pour simplifier drastiquement les règles pour entretenir et curer les cours d'eau. Il attendait depuis très longtemps. J'ai dit, on passe de 9 mois d'attente pour une autorisation à une simple déclaration. J'ai vu ensuite des agriculteurs me dire que qu'ils avaient face à eux des gens de l'administration qui leur disaient "En fait oui, il y a la règle mais nous on défend l'esprit de la règle." Et ben ça c'est pas possible. On a eu un débat avec monsieur Mélenchon sur les réseaux sociaux cet été parce que j'ai fait une proposition plutôt j'ai pris un engagement. Si les Français me font confiance, j'assumerai de faire, comme ça se fait aux États-Unis et dans d'autres pays, un spoil système à la française pour mettre à la tête des administrations publiques des personnes qui ont le mandat politique d'appliquer le programme politique sur la base duquel le président de la République a été élu pour changer aussi la culture administrative. Et j'assumerai de le faire. Dernier point, parce que quand on parle de simplification, ça vaut pour des règles d'urbanisme et des règles environnementales qui parfois vous empêchent de d'accomplir vos projets. Ça vaut en réalité pour beaucoup de nos réglementations. J'ai fait une proposition au mois de mai dernier, moment on a eu ce débat sur le travail du 1er mai. Il vous reste peu de temps, Gabriel. Je termine. J'ai dit que plutôt que de parler à nouveau de simplification du code du travail, la faisons tout simplement un annul et remplace. On met les partenaires sociaux et des parlementaires autour de la de la table pendant quelques mois. On écrit non pas un code du travail avec des milliers de pages, mais une constitution du travail de 50 pages avec les grands principes et le reste c'est géré dans les branches et dans les entreprises. Ça n'est plus ça ne doit plus être à l'Assemblée nationale pendant des mois de savoir si on autorise des salariés volontaires dans des boulangeries et des fleuristes de travailler le 1er mai ou non. Faut faire confiance au terrain, au dialogue social, à l'entreprise et simplifier massivement toutes nos règles.

Coût du travail et salaires 1:40:20

J'ai j'ai dit en introduction dès l'introduction de ce débat que j'entendais qu'il y avait des échecs, qu'il y avait aussi des réussites. Je vais pas m'allonger sur ce sujet-là puisque je pense que l'important c'est de répondre aux questions qui sont posées par les chefs d'entreprise. D'abord, ce qu'il aurait fallu faire, c'est ne pas augmenter le coût du travail depuis 2024. J'entendais madame Le Pen tout à l'heure dire vous avez dans le budget barnier, dans le budget Baou et cetera pris telle décision. Je me suis opposé à ces mesures-là et notamment à la mesure sur le coût du travail. Le coût du travail aurait dû augmenter dans la copie qui avait été présentée par le gouvernement de Michel Barnier de 4 milliards5 en 2025. On s'est mobilisé contre, on a réussi à ramener ça à 1 milliard 5 mais c'est 1 milliard 5 de trop. Donc le premier engagement que je prendrai pour répondre à votre question, c'est de revenir sur ces hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024, qui sont un boulet pour nos entreprises et dans la compétitivité de notre économie. Ensuite, puisqu'on parle des charges, pour moi, il y a aujourd'hui un mouvement social en France qui ne dit pas son nom, qui n'a pas de porte-parole, qui n'est pas présenté comme telle. C'est la classe moyenne qui bosse et qui a le sentiment qu'on lui demande toujours plus d'effort alors que si tout le monde faisait un effort, elle s'en sortirait mieux. et qui voit effectivement son net s'écarter du brut année après année. Et moi là où je veux avoir une action résolue, c'est aussi et peut-être d'abord je vais être franc avec vous sur les charges salariales pour aller droite aux brut pour que les Français qui travaillent voient leur rémunération augmenter parce que leur salaire net augmente parce qu'on réduit leur charge. Ça passera par des économies sur la sphère sociale. on en a parlé tout à l'heure, on a donné un certain nombre de pistes et par une réflexion sur le mode de financement de notre protection sociale. Vous avez fait des propositions, d'autres en ont fait sur ce sujet-là. C'est pour moi la grande priorité. Et ensuite, puisque puisqu'on parle des salaires, n'oublions pas dans ces débats que ce qui fait la progression durable des salaires dans une économie, c'est l'innovation et la productivité. Les États-Unis ont réussi la révolution numérique au début des années 2000. Si la croissance de la productivité en France avait connu la même trajectoire que celle des États-Unis depuis l'an 2000, le salaire médian français ne serait pas de 2200 € net par mois comme il l' aujourd'hui, mais de 3300 € nets par mois, 50 % de plus, ça changerait beaucoup de choses. Donc je trouve qu'on parle pas suffisamment d'innovation, d'intelligence artificielle dans ce débat parce que la robotisation li a l'innovation et leur diffusion dans l'économie, c'est aussi à terme ce qui va permettre une vraie progression des salaires pour notre économie et pour les Français.

Normes et simplification 2:11:54

Non mais d'abord madame Tondelier, je comprends que vous vouliez pas répondre à certaines questions, mais vous êtes pas obligé de raconter non plus n'importe quoi. Tout à l'heure, vous avez dit monsieur Atal, vous avez baissé le fond vert. Enfin, qui a créé le fond vert ? D'un trait de plume. Qui a créé ? Madame Born, j'étais à Ber c'est moi qui ai porté la création du fond vert. Vous avez supprimé d'un tr et vos amis ont voté contre ? Vos députés ont voté contre à l'époque où on l'a créé et là maintenant quand il y a une baisse parce qu'il y a des économies, on a voté contre. Vous venez vous plaindre. Vous dites à l'instant le leasing social qui a créé le leasing social il a été créé en 2022 par nous et vous avez voté contre aussi députés on l' mis en place dans le budget arrêquer que vous défendez des outils dispositifs alors que vous avez voté contre vous êtes opposé au bout de mon intervention si vous voulez bien plus rien apparemment vous pas interrompu j'ai attendu on comprend plus on entend plus mentir J'ai attendu que vous ayez terminé pour répondre. Monsieur Atal a utilisé le fond vert par 4 et mis 0 € sur le leasing social. C'est son groupe parlementaire qui marine Tondelier. Gabriel Atal vous répond 0 €. Attendez que j'ai répondu pour me répondre. J'ai attendu que vous ayez parlé. Ensuite, on voit bien qu'il y a aujourd'hui deux lignes et on l'a vu notamment dans un dernier texte qui vient d'être examiné à l'Assemblée nationale pour nos agriculteur avec des mesures extrêmement pragmatiques. Je mets de côté la question des phytosanitaires qui est très inflammable. des questions très pragmatiques pour permettre à nos agriculteurs de stocker de l'eau tout simplement quand il pleut pour faire face à la sécheresse pour permettre à nos éleveurs d'étendre un bâtiment d'élevage parce qu'ils ont envie d'avoir plus de bêtes et de développer leur exploitation pour permettre à un agriculteur de construire un bâtiment agricole pour ranger ses outils parce qu'il se les fait voler la nuit des mesures de simplification. Les amis de monsieur Mélenchon, de madame Tondelier, de monsieur Gluxman ont voté contre ces mesures pragmatiques pour permettre tout simplement à nos agriculteurs de pouvoir cultiver notre terre et nourrir les Français. On voit qu'il y a aujourd'hui une ligne très claire entre ceux pour qui l'écologie est vraiment une fin en soi et l'environnement et ceux comme vous pour qui l'écologie est tout simplement un moyen et un alibi d'aller vers la société décroissante qui est réellement votre projet. C'est ça la vraie différence. C'est ça la vraie la vraie différence entre nous. Je vous ai pas interrompu. Je vais au bout des questions qui ont été posées sur la simplification. J'en ai largement parlé tout à l'heure quand on parlait industrie. Je le redis ici. Garantie dans la constitution. Silence de l'État et de ses administrations. Vos acceptations au bout de 2 mois. Principe de rapidité dans la Constitution. Délis décrètement à 18 mois pour l'empilement de tous les recours sur un projet pour que tout porteur de projet soit fixé au bout de 18 mois. C'est oui ou c'est non. Mais au moins ça dure pas 5 6 7 8 ans. Il y a un dernier point sur lequel je veux revenir. J'ai un peu de retard point. Oui. Sur ces questions de simplification. C'est un secteur dont j'ai parlé dans mon introduction et qui est pour moi probablement le secteur économique qui a été le plus mal mené ces dernières années, c'est le logement. Moi, je suis, je le dis ici, inquiet de la situation du logement en France et du bâtiment en France. Et on dit souvent que quand le bâtiment va, tout va. La réalité c'est qu'il y a eu une ligne que je ne partageais pas pour le coup. Considérant à dire que le logement, l'immobilier, la pierre, c'est pas productif. Bah si, c'est productif. En fait, c'est productif parce que c'est des centaines de milliers d'emplois, parce que c'est des recettes fiscales et parce que c'est ce qui permet aussi à des Français de se projeter dans l'avenir. J'étais il y a encore quelques jours dans un département du sud de la France. Je vois un couple en CDI tous les deux. Ils payent 1100 € par mois de loyer, on leur refuse un crédit à 900 € de mensualité pour devenir propriétaire. Le principal symptôme du déclassement aujourd'hui pour les jeunes générations, c'est l'impossibilité de devenir propriétaire alors que les générations précédentes avaient la possibilité de devenir propriétaire. Alors, il faudra un vrai statut du bailleur privé, pas un faux statut du bailleur privé comme celui qui a été malheureusement mis dans le dernier budget. simplifier drastiquement toutes les règles pour la construction. Encourager les maires à autoriser la construction en leur donnant la main sur l'attribution des logements sociaux pour les primaux accession et permettre aux Français qui sont dans le logement social depuis des années d'acheter leur logement social pour devenir propriétaire.

Fiscalité des entreprises 2:52:04

Non mais moi d'abord quand je vous écoute, j'ai l'impression que la France ça serait un pays où des gens viendraient se réfugier pour payer moins d'impôts qu'ailleurs. Enfin la France c'est un paradis fiscal pour personne. Globalement toutes les catégories de contribuables qui soient particuliers ou entreprises payent plus d'impôts en France que dans les pays de l'OCDE et chez nos voisins européens. C'est juste la réalité factuelle. Et désolé madame Tondelier mais moi je suis fier 0 € parce qu'ils font ils font leurs bénéfices ailleurs madame Tondolier dans d'autres pays où il le pay. Est-ce que je peux aller jusqu'au bout ? Je vous ai pas interrompu chose moi je le dis je suis fier qu'on ait baissé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 à 25 qu'on ait fait la flat taxe qu'on a supprimé l'ISF. J'aurais jamais cette politique honteuse parce qu'elle a permis de rétablir une certaine attractivité. Et je vais vous dire, vous dites, vous avez baissé les impôts. Quand on a passé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 à 25, vous savez quoi ? On a collecté plus d'impôts sur les sociétés avec un taux à 25 qu'à l'époque où le taux était à 33. Parce que oui, c'est de la logique de base. Quand vous baissez la fiscalité, l'activité économique se développe et donc vous vous avez davantage. Je vais juste au bout du sujet. Aujourd'hui, c'est terrible pour les milieux économiques parce que depuis la dissolution, à cause de l'instabilité politique, tous les ans, c'est l'épée de Damoclè au moment du budget et une entreprise, elle se pilote pas au rythme des amendements parlementaires tous plus délirants les uns que les autres. C'est donc il faut en sortir. Moi, c'est aussi pour ça que je suis retourné à l'Assemblée. J'aurais pu faire le choix au moment de la dissolution de ne pas retourner à l'assemblée comme député pour me protéger et pas aller dans ce chaudron qui quand même abîme. J'y suis allé pour me battre et dans le dernier budget, on a empêché la taxe holding qui était prévue. On a empêché un certain nombre de taxes supplémentaires qui avaient été poussées par le gouvernement ou des parlementaires. On vous a empêché, madame Le Pen, de faire votre fameux IF impôt sur la fortune financière qui taxerait tous les patrons ici, y compris de PME qui sont propriétaires de part de leur entreprise parce qu'on s'est battu. Ce que je ferai en 2027 si les Français me font confiance, c'est d'abord une loi de programmation fiscale et économique. Sur 10 ans, on est très clair sur l'évolution de la fiscalité. On touche pas au crédit impôt recherche, on touche pas au trail, on baisse la CVAE effectivement parce que c'est un impôt absolument absurde qui nous fait différer très fortement de nos voisins allemands et qui fait payer des impôts alors même que vous avez pas encore fait 1 € de chiffre d'affaires et donc on garantit une visité et une stabilité aux acteurs économiques.

Conclusions (1 minute chacun) 2:57:26

Moi, je vais vous dire ce que je ce que je retiens de ce débat. D'abord, je le dis, peut-être que certains seront déçus, mais l'écran de fumée Bardella est définitivement tombé. On en revient au grand classique de Madame Le Pen. C'est sujet, verbe, immigration. Et pour le reste, tout ce qui est économique, l'intendance suivra. On sait pas comment c'est financé. sa réforme des retraites à 26 milliards d'euros pour ramener à 60 ans, on sait pas comment c'est financé. Ça tombera toujours sur les entreprises. La deuxième chose que je retiens et c'est ce que je trouve grave parce que je l'entends aussi dans le débat public, c'est que finalement beaucoup ont renoncé à un objectif de croissance. On doit toujours avoir en tête que notre objectif et notamment pour ça, on doit parier sur l'innovation, c'est de faire grandir le gâteau. Parce que quand le gâteau ne grandit pas, vous avez des gens qui vous expliquent qu'il faut aller prendre la part du voisin. Pour certains, ils vous disent que c'est l'étranger. Pour l'autre, ils vous disent que c'est le riche ou celui qui a réussi. Assumons d'avoir une vraie stratégie de croissance comme on en a pour certains fait des propositions ce soir. Assumons de dire que c'est possible, qu'on a vécu des moments extraordinairement difficiles dans notre histoire en France. On a été envahi, on a été en guerre, on a tout réussi à se reconstruire et aller de l'avant. Moi, je crois que c'est possible que nos plus belles pages sont encore devant nous. Rien ne résistera aux entrepreneurs français.

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