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Présidentielle 2027 · dossier du candidat

Raphaël Glucksmann

Place publique (PP)
Candidat·e à une primaire Fiche mise à jour le 19 septembre 2026

Portrait : European Union 2024 - Source : EP, European Parliament · Wikimedia Commons

Premier débat de la présidentielle : les sept candidats devant le Medef

27 août 2026 · Court Philippe-Chatrier, Roland-Garros (Paris) · 7 prises de parole · 21:50 de temps de parole estimé · voir dans le fil du débat

Propos introductifs (2 minutes chacun) 8:08

Bonjour à tous et je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui et très heureux que vous ayez choisi comme thème le courage parce que le courage c'est ce qui manque aux dirigeants français et européens depuis trop longtemps. Le courage d'affronter le réchauffement climatique, le courage d'affronter la concurrence déloyale de la Chine, le courage d'affronter les géants de la tech américaine qui transforment la France en colonie numérique. le courage de refuser un destin de parc d'attraction pour notre pays. Moi, il y a une nouvelle qui m'a marqué, c'est la rencontre de deux infos. D'un côté, on célèbre l'ouverture d'un parc Dragon Ball Z financé par l'Arabie Saoudite en France. Et de l'autre, on enterre le projet de Giga Factory de fausse surmer qui devait produire 10 millions de panneaux photovoltaïques par an et créer des milliers d'emplois. Et bien moi, je ne veux pas pour mon pays la France d'un destin de parc d'attraction pour tycoon américain, oligarque russe, dignitaire du parti communiste chinois ou émir du golf. Et je suis venu vous proposer un nouveau contrat patriotique qui fixe le cadre pour les 5 ans qui viennent. Il sera organisé autour de trois axes qui travaillent au redressement du pays. Premier axe, la révolution écologique qui sera la grande révolution industrielle du 21e siècle. Le deuxème axe, c'est bâtir à nouveau une société de travailleurs et non plus une société de rentiers et d'héritiers. Et le troisème axe, c'est embrasser la révolution technologique et redevenir un pays créateur. Alors certes, moi je vais pas venir vous voir et vous promettre un choc fiscal de 1000 milliards et par ailleurs amener une broyeuse à norme à la Ravière Milaï. Mais ce que je vous dis, je vais le faire. Je ne suis pas moi en politique ou candidat la 4e pour la 4e fois à la présidentielle, mais il y a une chose qui est mon combat depuis le début, assurer la souveraineté de notre pays. Je me suis battu dans les institutions européennes pour mettre fin à cette religion du libre échange qui laisse notre appareil se faire ratoiser et ce que je vous dis, je le ferai.

Dette publique et retraites 41:05

Alors, d'abord, vous allez savoir que je suis le candidat qui va assumer de dire que la solution de Marine Le Pen pour lutter contre la dette, c'est mettre fin à l'immigration. Et je pense que de c'est vraiment le lieu de produire une tine à l'analyse. Je vous allez faire soit comme madame Méloni, c'est-à-dire promettre une immigration zéro et ensuite vous rendre compte qu'on a besoin d'immigration dans notre pays d'immigration de travail, soit couler définitivement l'économie française et aggraver grandement la dette. Et le deuxième coupable de la dette selon Marine Le Pen, c'est l'Union européenne. Alors là, excusez-moi, c'est c'est aussi si c'est ce que vous avez dit puisque si on si on si on arrête de contribuer à l'Union européenne, ça veut dire qu'on en sort, c'est qu'on sort des traités. Et j'aimerais qu'on comprenne quand même la gravité d'un tel propos, pas simplement en manière géopolitique, mais économiquement. Quel est l'avenir des entreprises françaises ? le marché européen et c'est justement le fait d'assumer ce marché unique. C'est c'est ça l'avenir des entreprises européennes. Où est le niveau de protection pour nos entreprises ? à l'échelle européenne. Et moi, vous savez au Parlement européen, je me suis battu pour que les dirigeants européens sortent de leur idéologie du libre échange. Et à chaque fois que j'ai porté un texte, le bannissement des produits de du travail forcé chinois, le le fait de réserver les fonds européens de défense aux productions européennes, le fait et bien d'imposer des normes aux géants de la tech américain à chaque fois, madame Le Pen, vos députés étaient contre par idéologie antieuropéenne. vous-même, madame Le Pen, vous-même à l'Assemblée nationale, quand il y a un vote sur la taxe, sur les petits colis Chinois, sur Chine, cette plateforme qui est en train de détruire l'industrie de la mode française, qui est en train de saccager les commerces des centrebourgs français, et bien vous votez contre. Vous votez contre la protection donc des industries françaises, vous votez contre la protection des petits commerces français et tout ça par idéologie. Donc quand on vous pose une question sur la dette, vous répondez les immigrés et l'Europe. Et bien non, il y a d'autres problèmes en France madame Le Pen. Et donc sur la question sur la question pourquoi et je vais répondre d'ailleurs à votre question directement vous demandez quand est-ce qu'on remettra le calendrier de la réforme qui a été abrogée ou repoussée. Bien moins nous nousabrogerons cette réforme parce que nous pensons qu'elle est injuste. Elle est injuste et que la seule réforme des retraites qui peut fonctionner et faire consensus dans notre société, c'est une réforme juste. Et maintenant quand on me pose la question est-ce que vous vous voulez une réforme des retraites ou juste un retour pur à la au statut coé ? Bien, je vais vous dire oui, il faudra faire une réforme des retraites mais il faudra la fonder sur la pénibilité et j'en profite puisque je suis au MEDEF. Il y a eu un conclave et la CFDT et d'autres syndicats patronaux étaient proche d'un accord. Et je pense que vous avez fait une erreur, mais on en discutera encore. Je pense que vous avez fait une erreur parce qu'en fait une réforme juste, c'est une réforme qui considère que nous ne sommes pas égaux face au travail, que nous ne sommes pas égaux face à la vie et que donc nous ne pouvons pas être égaux face à la retraite. et une réforme de gauche et bien c'est celle qui permet à ceux qui ont trié dur et qui arrivent à la retraite avec une espérance de vie en bonne santé beaucoup plus faible que ceux qui ont eu une carrière plus facile et bien de partir plus tôt et donc on ne peut pas donner une réponse universelle à cette question de où est-ce que vous mettez le curseur où est-ce que vous mettez l'âge. Maintenant je je veux continuer sur la dette parce que c'est fondamentalement fallir s'arrêter quand même. Oui. J'ai assisté à un meeting de Édouard Philippe puis un meeting de Marine Le Pen. Je peux donc avoir mon propre meeting. Non, si chacun vous faites un me personne ne va s'en sortir. Et non, mais je laissez-moi finir sur la dette. Il faut s'attaquer à la dette. Oui, il va falloir faire des économies. Oui, il y a une taxation sur les plus hauts patrimoines qui est nécessaire. Oui, il va falloir voir comment fonctionne le train de vie de l'État. Mais non, c'est pas l'État qui est en train de faire exploser la dette. C'est faux. Donc maintenant, posons-nous la question de la dette. D'où vient-elle structurellement ? Structurellement et bien la dette, elle vient de la désindustrialisation des années 80-90. Elle est structurelle dans notre pays parce que nous ne produisons pas assez de richesse et que nous ne produisons pas assez de biens manufacturés. Vous voulez résorber la dette et bien il faut rapatrier des usines. Il faut faire en sorte qu'on produise dans notre pays. Protéger producteurs un peu plus tard. arrêter de les exposer à une concurrence déloyale. Et pour finir, c'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron. C'est bien qu'il soient deux d'ailleurs parce que pour défendre ce bilan, faut mieux être deux parce que faire 1000 milliards 1000 milliards de dettes supplémentaires sans créer le moindre actif sans créer le moindre actif sur lequel on peut s'appuyer, c'est vraiment chapeau bas.

Réindustrialisation et souveraineté 1:21:08

Parce que quand je vous écoute, je me dis vraiment quel dommage qu'il n'ait pas eu le gouvernement. Parce que moi quand je me battais au Parlement européen pour justement affronter tous ces sujets de souveraineté, je n'avais pas le soutien du gouvernement français, ni sur les questions de défense, ni sur les questions de défense commerciale et surtout pas sur la question chinoise. Je il y a un moment, il va falloir dire la vérité. Vous avez mentionné la concurrence intraeuropéenne. Moi, j'ai jamais rencontré ou très peu de d'entrepreneurs français dans l'industrie qui m'expliquent que le principal danger, c'est la concurrence allemande ou la concurrence néerlandaise. Partout on ne parle que de la Chine parce que aujourd'hui il y a une méthode il y a une méthode chinoise qui consiste à produire grâce à des subventions en choisissant les filières et en exportant des produits qui peuvent être fabriqués par des esclaves, qui peuvent être fabriqués et vendus ensuite à perte avec un seul but, éradiquer filière par filière nos productions stratégiques. Et donc maintenant l'enjeu, je pense que pour le prochain président de la République, ce sera d'aller à Bruxelles et de taper du point sur la table. Fini les accords au rabet. Désormais la France qui est le socle de l'Union européenne en matière de sécurité. Tous les pays européens ont besoin de nous. Et bien la condition pour avancer sur la sécurité collective, ce sera une réorientation des politiques industrielles et commerciales de l'Union européenne. Parce qu'il y en a marre, je vais vous dire, il y en a marre. Et pourquoi ça va fonctionner maintenant ? Parce que les Allemands, allez soyons directs, les Allemands qui pendant des décennies ont cru qu'il pouvaient fabriquer des biens à haute valeur rajouté et les envoyer en Chine et en échange être abruvé de biens à faible valeur ajoutée. Et bien se rendre compte aujourd'hui que le Mittle stand allemand est en train de se faire attaquer, cibler et menacé par la production chinoise. Et donc il y aura une écoute aujourd'hui en Europe pour réorienter et il va falloir être extrêmement rapide et ferme. D'abord la loi acheté européen pour tout. On utilise les 2000 milliards de commandes publiques européennes pour les réserver aux productions européennes. On arrête d'acheter Chinois avec l'argent des contribuables européens. Ensuite on met en place des normes. Je sais que vous détestez les normes, mais il y a des normes que vous devez aimer. On met en place des normes à l'entrée sur notre marché. C'est les mesures miroires. En gros, on ne peut pas imposer à nos producteurs une concurrence étrangère de producteurs qui ne respectent pas les normes que nous imposons au nôtres. C'est aussi simple que ça. Moi, je comprends la colère. C'est vrai dans l'agriculture, c'est vrai dans l'industrie, c'est vrai partout. Désormais, il faudra un principe de justice et derrière on n'arrivera pas à réindustrialiser si on ne fait pas des choix. Aujourd'hui, on fait du saupoudrage. Il va falloir qu'on choisisse des filières qu'on contrôle de A à Z qui sont les filières stratégiques pour la souveraineté de notre pays. Et il va falloir qu'on mise sur l'innovation. Aujourd'hui, l'Europe est en train de devenir l'Empire ottoman du 21e siècle. L'Empire ottoman a raté l'invention de l'imprimerie par Gutinbert et derrière et bien ça a été un lent déclin et on et l'Empire Ottoman s'est fait dépessé par les puissances. C'est la même chose. Oui mais c'est l'avenir de l'Europe dont je parle. C'est la même chose. C'est la même chose qui menace l'Europe. C'est la même chose qui menace l'Europe et la France. Si nous ne mettons pas en place une véritable stratégie collective et ça ne marchera qu'à l'échelle européenne et c'est le président français devra le porter sur l'intelligence artificielle. Il nous faut un projet Manatan sur l'IA et à cette condition, on pourra réindustrialiser sans faire le concours de l'abaissement des normes parce que nous ne battrons jamais la Chine et les États-Unis sur cet abaissement.

Coût du travail et salaires 1:52:41

Déjà, ça ça rappelle des souvenirs les conférences de presse du Premier ministre. Euh mais il va falloir qu'on fasse un débat. Et donc sur le travail, on est dans une situation qui est catastrophique en France précisément. Le travail ne peut plus assez et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie. Donc il faut impérativement que les travailleurs puissent gagner leur vie, puissent amélior vie améliorer leur vie par le travail. Mais il faut dire comment on le finance. Et moi, je ne le financai pas par la casse du modèle social et je ne le financerai pas non plus par l'aggravation de la dette. Et donc, il faut trouver des ressources. J'ai fait une proposition forte qui est de dire on baisse la CSG sur les salaires pour les salariés et on trouve l'argent où et bien chez les grands grands les méga héritiers. Il y a 50 ans, il y a 50 ans, la France, le patrimoine des Français et bien c'était les 2/ tiers étaient le produit de leur travail, 1/3 le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Aujourd'hui, le patrimoine des Français c'est les 2/ tiers l'héritage et un/ers le produit de leur travail. On est en train de recréer une société de privilège, une héritocratie au lieu de la méritocratie. Et donc ce qu'il faut et bien c'est permettre aux travailleurs de vivre dignement de leur travail. et reconstruire une société qui favorise les travailleurs. Mais pour ça, il faut dire où on prend l'argent. Le salaire, c'est la c'est la chose fondamentale, mais il y a aussi les conditions de travail. On a besoin en France d'améliorer les conditions de travail, la santé au travail, la santé mentale au travail. On est malheureusement le pays où il y a le plus de morts au travail. Et donc ce qu'il nous faut, c'est un nouveau pacte social. Im social qui peut s'inspirer d'autres pays. Par exemple, en Allemagne, les travailleurs ont une voie beaucoup plus forte dans l'entreprise et le climat social est meilleur et les syndicats sont mieux reconnus. Et donc ce qu'il faut faire, c'est un pacte qui permet aux travailleurs non seulement de gagner mieux leur vie, d'améliorer leurs conditions de travail, mais de se sentir reconnu sur leur lieu de travail. Et c'est à cela que nous devrons travailler tous ensemble dès le lendemain de l'élection. Run Retaillot, je

Normes et simplification 2:29:36

Alors la norme c'est comme le cholestérol, il y a de la bonne norme, il y a de la mauvaise norme. Donc le côté ravière miley, il faut passer à la broyeuse l'ensemble des normes. Ça ne fonctionne pas parce que les normes, c'est ce qui protège la santé, c'est ce qui protège l'environnement. Oui, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut faire, c'est se demander à chaque fois à quoi elle sert. Et quand il y a pas d'utilité à cette norme, évidemment qu' nous on est prêt. On n'est pas des fanatiques de la norme et on n'est surtout pas des fanatiques d'un système où il y a 17 interlocuteurs simplement pour un projet et et où l'information ne circule pas. Et donc oui, il faut un guichet unique et il faut la circulation de l'information qu'on ne demande pas 27 fois la même chose à notre interlocuteur. Par contre, monsieur Atal, je suis désolé mais je m'attendais à votre culot sur l'économie avec 1000 milliards de dettes en bilan de nous faire des leçons d'économie. Alors, recevoir de vous des leçons d'écologie après l'été qu'on vient de passer, après 10 ans perdu sur la révolution écologique et la transformation écologique, je veux dire, il y a une limite à l'arrogance. En réalité, cet été, on a vu l'impréparation totale des 10 dernières années face au réchauffement climatique. Ce à quoi on a assister, c'est à des pompiers qui sont intoxiqués par les fumées parce qu'il manque de cagoule à 80 €. Ce à quoi on a assisté au mois de juin, c'est à nos enfants qui cuisent dans leur salle de classe parce qu'il y a pas eu la rénovation thermique des bâtiments, parce qu'il y a pas eu la rénovation thermique des écoles et ce à quoi on a assisté cet été. Ce printemps, c'est à la réédition d'une crise énergétique qui avait déjà eu lieu en 2021-2022. En 2021 2022, il y a le choc gazier. Qu'est-ce que fait le gouvernement ? 70 milliards de subventions aux énergies fossiles. Et quand nous nous demandons des investissements dans l'électrification, des investissements dans un leasing social qui soit largement plus développé que ce que vous avez commencé à faire avant de revenir dessus, et bien fin de non recevoir. Donc on dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction au fossil, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netaniaahu quand elles vont faire leur plein pour aller travailler. La vérité c'est qu'on a perdu 10 ans sur l'écologie et que nous ne perdrons pas une seconde de plus. Et donc moi, je serai, si je suis élu le président de la révolution écologique et ça commencera dès le premier jour parce qu'en fait, précisément parce que nous n'avons pas assez d'argent aujourd'hui, nous avons besoin d'investir dans l'écologie. Ce qui nous coûte extrêmement cher, c'est à chaque crise l'impréparation. Et ces crises qu'elles soient énergétiques ou que ce soit la canicule, la sécheresse, les incendies, ces crises, elles vont se multiplier. La seule manière d'être économe aujourd'hui, c'est d'investir dans la transition écologique massivement parce que ça nous permettra de sauver de l'argent ensuite et qu'on en a marre de cet état impréparé qui vient juste éteindre les feux une fois qu'ils sont déclarés et ça coûte infiniment plus cher. Donc ce qu'on dépense maintenant pour l'écologie et bien on ne le dépensera pas plus tard et au contraire ça nous permettra enfin de pouvoir faire face et de préparer un avenir vivable à nos enfants.

Fiscalité des entreprises 2:45:37

Merci. Vous avez cité monsieur Raillot et monsieur Philippe le modèle allemand. Mais est-ce que vous savez quelle est la fiscalité en Allemagne sur la transmission des entreprises familiales ? Parce que moi aussi je suis attaché au fait qu'il y ait des entreprises familiales, qui a un capitalisme familial qui lui ne délocalisera pas la production. Et bien le modèle allemand, il taxe beaucoup plus au-dessus de 50 millions d'euros les entreprises qui sont transmis que la France et que même ce que nous proposons nous comme réforme du pacte du TR. Et donc oui, les petites entreprises, les petites et moyennes entreprises, les ETI ne seront pas concernés. Mais il y a un problème aujourd'hui. Le pact du trade est utilisé pour optimiser fiscalement et donc il faut des conditions. C'est-à-dire que on ne peut pas laisser une héritocratie s'installer sans contribution au bien collectif. On est en train aujourd'hui de redevenir une société de privilèges. Ça crée une instabilité totale dans les sociétés d'ancien régime quand les choses sont figées, quand les inégalités se transmettent de génération en génération et saucifient. derrière ça produit la crise politique. Et donc ma mesure puisque vous l'avez attaqué selon votre opinion, elle ne touche pas 99 % des héritages qui ne sont absolument pas impactés. Elle touche les méga héritages. Et oui, il y a un problème quand on taxe plus le travail que l'héritage. Oui, il y a un problème quand on devient une société qui fait peser la fiscalité davantage sur le travail que sur l'héritage ou sur la rente. Ça crée une société qui est socialement injuste mais qui en plus est économiquement non dynamique. Et donc, j'assumerais de revenir là-dessus. un choix de société en effet, mais pour pouvoir baisser la fiscalité sur les salaires et bien on a besoin de dire où on trouve l'argent parce que là je vous écoute et en fait vous avez dit quelque chose monsieur Retaillot au début vous avez dit la gauche qui va créer de la dette mais quand on prend les gouvernements successifs du pays c'est la droite qui à chaque fois a cramé la caisse. Mais c'est vrai, regardez, la gauche, elle laisse le pays avec moins de déficit. Et donc, on a là un problème parce que quand on empile toutes vos promesses de suppression d'impôts, de suppression de taxes, de suppression de tout et son contraire, à la fin vous allez endetter le pays pour produire quoi ? Alors moi, je vous le dis, il y aura une trajectoire fiscale stable. l'incertitude, on oublie. On va pas créer un impôt par jour, on va pas créer un impôt par an. Mais par contre, par contre, soyons très clair, soyons très clair. On ne peut pas casser le modèle social. Si on casse le modèle social, on casse la démocratie.

Conclusions (1 minute chacun) 2:54:58

pas une mesure parce que une mesure seule ne suffira pas à redresser le pays. Moi, je veux avec vous mettre en place ce contrat patriotique sur la révolution écologique, sur la transformation de notre société en société de travailleurs et non pas de rentiers et d'héritiers et sur la révolution technologique. Je lancerai ce contrat, mais au-delà de ça, j'irai au rapport de force avec les collègues européens pour vous protéger, pour faire en sorte qu'on arrête de vous sacrifier. Nous avons besoin aujourd'hui de ramener de l'industrie, de l'industrie et de l'industrie. Nous avons besoin de protéger nos productions dans les filières stratégiques. C'est fini l'illusion du village global où l'Europe est le dindon de la farce. La France peut être la locomotive de cette puissance européenne autonome qui sait défendre ses intérêts. Mais pour ça, il faut qu'elle arrête d'avoir peur d'avoir peur de défendre ses intérêts, ses producteurs, ses principes, qu'elle arrête de regarder ses pieds. Nous sommes un immense pays avec un destin gigantesque. Il n'est pas fini. Ne cédez pas au déclinisme. Moi, j'y crois encore et je suis convaincu que la France pourra s'en sortir et à nouveau rayonner.

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