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Présidentielle 2027 · dossier du candidat

Édouard Philippe

Horizons
Candidature déclarée Fiche mise à jour le 19 septembre 2026

Portrait : Wasasaq8, CC0 · Wikimedia Commons

Premier débat de la présidentielle : les sept candidats devant le Medef

27 août 2026 · Court Philippe-Chatrier, Roland-Garros (Paris) · 7 prises de parole · 23:54 de temps de parole estimé · voir dans le fil du débat

Propos introductifs (2 minutes chacun) 10:41

Merci. Bonjour à tous. J'ai 2 minutes, je vais aller vite. La situation n'est pas bonne et les entreprises souffrent. Elles sont inquiètes. Les perspectives que je vois dans les entreprises Haavres chez moi, celles que j'ai rencontré à la Réunion il y a encore quelques jours partout en France, je vois bien l'inquiétude, le refus d'investir ou plus exactement l'attente de d'une amélioration de la situation, la difficulté de trouver les personnes compétentes lorsqu'on veut embaucher. Bref, je mesure parfaitement l'inquiétude qui est la vôtre et en même temps, je suis convaincu qu'on ne gagne pas une élection mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur. Je suis sûr que nous pouvons collectivement créer la richesse nécessaire à ce pays pour avoir une économie prospère pour faire en sorte que notre pays crée suffisamment de richesse qui lui suffisamment de richesse pour lui permettre d'être souverain, d'être libre de vivre comme il l'entend, de redistribuer la richesse le cas échéant. Il me paraît qu'il faut au moins trois conditions. La première, ce sont des comptes en ordre. ces comptes en ordre, ils doivent être remis en ordre non pas en augmentant les impôts, mais en acceptant collectivement de travailler plus. La deuxième chose, c'est que nous devons laisser les entreprises créer de la richesse. Entre 2017 et 2020, nous avons mis en place une politique dite la politique de l'offre. C'estàd une politique qui disait aux entreprises "Foncez, investissez en France". Cette politique de l'offre, elle a permis d'obtenir des résultats. On doit la continuer. J'ai proposé un double effacement. celui des 50 milliards d'impôts de production, en contrepartie de la suppression de 50 milliards d'aides aux entreprises. Euh je propose aussi qu'on sécurise cette catégorie d'entreprises absolument essentielles qui sont des entreprises familiales en arrêtant de remettre en cause intervalle régulier le pacte du trail. Je veux une politique qui au fond disent aux chefs d'entreprise et à l'ensemble des entreprises qui créent la richesse allez-y. Enfin 3è axe décisif, une grande politique d'infrastructure parce que une économie qui va bien, c'est pas simplement des comptes en ordre et des entreprises qui créent de la richesse, c'est une adaptation aux nécessités de l'époque notamment à la transformation climatique. Mais je suis certain que j'aurai l'occasion d'en dire plus. Merci.

Dette publique et retraites 30:23

D'abord d'abord un que la question de la dette c'est pas une question c'est une question extrêmement sérieuse et je dois dire que ce que je viens d'entendre de la part de monsieur Mélenchon pourrait m'amuser si ce n'était pas aussi dangereux. Je pense que ce que vous venez de dire, monsieur Mélenchon, c'est extrêmement dangereux. Je pense je non non je pense je pense très sincèrement que expliquer à nos partenaires que nous n'allons pas respecter des règles dont nous sommes convenus en commun que les Grecs ont respecté. D'ailleurs, j'observe que ceux qui ont mis en place les mesures très dures en Grèce, c'était des partis très à gauche qui n'ont pas eu le choix. Ce que vous êtes en train de dire, monsieur Mélenchon, au fond revient à ça. Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas de ça. La France, elle a une parole, elle la tient et elle remet en ordre ses comptes comme tous les autres pays l'ont fait, y compris lorsqu'ils étaient gouvernés à gauche, avec du sérieux. C'est pas un gros mot, et en tenant les engagements qu'on a pris. Donc je pense que la dette, c'est un sujet sérieux. La deuxième chose que je crois, c'est que le risque est élevé. Et je sais bien que quand on France on dit on dit attention on est dans une passe qui est dangereuse. Nos concitoyens même dans le débat public disent toujours attendez la France c'est pas la Grèce. Je me permets de vous faire observer monsieur Mélenchon que les Grecs avant la crise financière il disaient la Grèce c'est pas l'Argentine. Et à la fin et à la fin la crise est arrivée. L'effet de la dette sur notre économie c'est un un risque de choc extrêmement brutal qui serait terrible. pour les plus fragiles et deux, peut-être pire encore, un lent étranglement que nous sommes en train de vivre et qui nous interdit d'investir, de bouger, de conquérir l'avenir. Nous devons revenir à un esprit de conquête et pour revenir à cet esprit de conquête, il faut régler cette question du déficit et de la dette. C'est et je le dis comme je le pense. Donc comment un référendum sur la règle d'or par exemple ? Troisème chose, l'endroit où nous dépensons beaucoup plus non pas que les Chinois, non pas que des pays qui sont difficilement comparables par leur histoire, par leur identité, comme disait madame Le Pen tout à l'heure, par rapport à nos voisins, l'endroit où nous consacrons beaucoup plus de richesse que nos voisins, c'est la dépense sociale. Nous avons une dépense sociale bien plus élevée, bien plus élevée, plus élevé. Vous vous n'entendez pas au micro mais mon Prenez votre micro. Vous réagissez m'interrzez-moi qu'il vous entend. Il est doublement mon voisin de gauche du reste. Allez-y. Est-ce que est décompté dans la maîtrise de la dépense sociale que nous devons faire des progrès et notamment sur la question des retraites et je ne dis pas et je ne dis pas qu'il faut tailler dans les retraites. J'observe que en France nous dépensons trois points de PIB de plus que ce que les Allemands consacrent à leur retraite. Je dis donc que nous devons faire s'agissant des retraites. ce que tous les autres pays d'Europe de droite ou de gauche pour accepter de faire travailler plus longtemps d'accord quel âge par vous savez très bien que tout à le thème de cette université d'été c'est le courage. Tous les pays d'Europe tous ont eu le courage de dire compte tenu de nos démographies et compte tenu de notre envie de préserver le modèle social et le pouvoir d'achat des actifs, nous allons devoir travailler plus longtemps. Le courage en France et ceux qui rassent gratis diront pas ça mais tous les autres doivent accepter de dire que oui, nous allons devoir travailler un peu plus si nous voulons préserver notre modèle social et notre richesse un peu plus. Un peu plus tout le monde mais pas dans les mêmes conditions. Jusqu'où poussez-vous le curseur du courage ? Donc c'est c'est l'âge la question l'âge. Ceux qui nous regardent disent "OK très bien quel âge Non non pas pardon pardon madame. Ils disent non non ça n'est pas populaire de dire ça et ils disent pas très bien croyez-moi. Ils disent pas très bien. Mais je dis que nous allons devoir travailler plus longtemps. Plus plus pour ceux qui le peuvent et nous devons prendre en compte la réalité des métiers parce qu'ils ne sont pas tous les mêmes parce queon n' pas tous le même rapport au travail et qu'il est normal si on ne fait pas de déni démographique de ne pas faire de déniis de réalité. vous prenez donc nous allons travailler plus longtemps et j'ai proposé c'est vrai quelque chose qui s'apparente à une règle d'or qui permettrait compte tenu du désordre que nous avons observé à l'Assemblée nationale de poser une règle de poser une règle contraignant le parlement à respecter cet équilibre des finances publiques.

Réindustrialisation et souveraineté 1:14:57

Voilà, je parle après une éruption vocale sur ma gauche, un déluge qui vient du ciel, c'est un débat présidentiel. François Hollande n'est pas là et pourtant il pleure. Attends, je suis là. Il y aura le soleil bientôt. Vous avez posé, madame, la question de la souveraineté. J'observe d'ailleurs que Jean-Luc Mélenchon, vous avez dit que vous ne compreniez pas la réalité dans laquelle vous évoluez. Mais j'ai pas dit ça, je parlais d'autre chose. Mais arrêtez de caricaturer tous ceux qui parlent. Elle a pas dit qu'elle voulait quitter l'Europe. Elle a dit qu'elle veut pas payer le surplus. Et moi non plus. Arrêtez de caricaturer tout le monde. Répondez à ce qu'on vous dit. Monsieur Mélenchon, je vous propose qu'on reste calme. Ouais. Ouais. Si si, je vous assure, ça fait du bien à tout le monde. Et je constate que vous avez dit, je ne suis pas d'accord avec des faits que madame a décrit. Vous l'avez dit vous regardez vous regarderez la vare regarderez la v monsieur monieurs en attendant regarderez la en attendant Julienville attend effectivement une réponse juste les questions de souveraineté que vous posez elles se jouent à deux étages me semble-t-il en France et en Europe et elles sont importantes aux deux étages en France on a mis en cause tout à l'heure un certain nombre de choses qui auraient été fait au cours des années récentes. Je me permets quand même de dire que la France a été le pays qui a concentré le plus d'investissements étrangers de toute l'Union européenne de toute l'Union européenne à partir de 2017-28. Madame Le Pen, vous opinez ? Il se trouve il se trouve que c'est un fait ce qui veut dire que la politique de l'offre ce qui veut dire que cette politique était suffisamment convaincante pour que des entreprises étrangères viennent investir, créer des usines, viennent créer de la richesse sur notre territoire. Un certain nombre un certain nombre de choses se jouent en France. L'essentiel, c'est la compétitivité. Car l'essentiel de la concurrence que nous vivons, on se dit souvent queon vit la concurrence de la Chine ou de l'Inde, elle est terrible. J'en dirai un mot tout à l'heure. Mais l'essentiel de la concurrence en matière industrielle que nous subissons, nous la subissons de pays qui sont des pays voisins qui évoluent eux aussi dans le cadre de l'Union européenne. L'Allemagne, l'Italie du Nord, l'Espagne, voilà des nations industrielles d'Europe qui font très mal à notre absence de compétitivité. Nous devons donc régler, me semble-t-il, quatre sujets. La dette, la souveraineté sans régler la dette, ça n'existe pas. Nous devons offrir au maximum, et c'est difficile dans un pays comme la France qui produit de la norme comme d'autres produisent des discours, de la stabilité, de la visibilité. Une règle même imparfaite dès lors qu'elle est stable et toujours préférable à une évolution normative qui part dans tous les sens. Moi, je considère que nous devrons proposer un moratoire normatif. À partir du moment où l'essentiel et le premier budget auront été adoptés, les avocats seront malheureux, pardon, à ceux qui sont dans la salle, mais on a besoin de stabilité dans tous les domaines fiscals, social, environnemental si on veut pouvoir avancer. Troisème chose, la formation. Le déterminant, probablement un des déterminants essentiels de notre compétitivité, c'est la formation, l'éducation, l'apprentissage. On est revenu sur une réforme de l'apprentissage qui produisait des effets, je le déplore, c'est le sujet fondamental, me semble-t-il, de la compétitivité. Et enfin, les infrastructures, on en parle trop peu. Notre pays doit s'adapter à une transformation de notre environnement, de son environnement. Ça passe par des investissements massifs et ces investissements sont une condition de notre compétitivité. Tout ça se joue en France. Tout ça dépend de nous. Et puis il y a des choses qui dépendent de l'Europe où nous devons peser en Europe. J'en cite trois. D'abord la logique de puissance. Je suis désolé, consterné, navré que l'Europe est renoncée aussi vite à parler le langage de la puissance et à assumer le fait qu'elle est une puissance face à d'autres ensembles continentaux. Nous devons, je le crois, si nous voulons jouer de notre puissance, finir le marché commun. Aujourd'hui, nous n'avons pas terminé le marché commun. Nous devons faire l'union des marchés de capitaux. Ça permettra un financement bien plus facile de toutes les entreprises qui veulent développer leur activité en France et en Europe. Ça c'est la terminer les marchés indispensables. La deuxième chose, c'est que nous devons convaincre nos partenaires européens de parler le langage de la puissance à la Chine et aux États-Unis. Je dois dire que j'ai trouvé que le premier ministre canadien avait infiniment plus de classe, infiniment plus de vista que l'ensemble de l'Union européenne. Je préfère 1000 fois ce qu'a dit le Premier ministre canadien au traité piteux que madame Van Derleyen a été signé en Écosse avec monsieur Trump. Mais ça c'est quelque chose que nous devons jouer en Europe et nous devons nous battre vis-à-vis de la Chine et j'en termine vis-à-vis de la Chine. Je pense nous sommes confrontés avec la Chine à un pays qui a aujourd'hui un avantage technologique et des coûts qui sont plus bas. C'est la première fois que ça nous arrive et c'est terrible. Nous devons donc arrêter la forme de naïveté consistant à dire que il suffit d'avoir des échanges avec la Chine pour que tout aille bien. Je propose que les produits fabriqué par des entreprises chinoises pour être commercialisé dans la zone euro soit tenu d'être produit dans la zone euro. C'est d'ailleurs ce qu'on fait les Chinois avec nous. Il y a 30 ans, 20 ans, si un européen voulait vendre en Chine, il fallait qu'il produise en Chine une partie de sa production, une partie de ce qu'il vendait. Bah nous devons inverser cette tendance et imposer aux entreprises chinoises si elles veut si elles veulent accéder au marché européen à produit en Chine. Enfin, nous devons cesser la très grande naïveté et je pense la très grande irrésolution de l'Europe s'agissant des petits colis. Vous l'avez évoqué, pardon, je ne sais plus lequel l'a évoqué tout à l'heure. C'est c'est un énorme sujet local et national et nous devons être beaucoup plus ferme avec et pas simplement la France. Ça se joue au niveau européen sinon tout est contourné et ça ne fonctionne pas. Donc des éléments français, des éléments européens et une une logique cohérente et résolue de faire en sorte nous passion aux grandes puissances continentales le langage de la puissance.

Coût du travail et salaires 1:47:30

Euh le sujet du coup du travail, c'est un c'est évidemment un sujet sérieux pour la compétitivité qu'on évoquait tout à l'heure. Euh le coût euh du travail en France, il est souvent regardé comme étant un peu plus élevé que dans beaucoup de pays européens. Et il y a un domaine dans lequel il est nettement plus élevé en tout cas que un de nos concurrents principaux qui est l'Allemagne, c'est à partir de 2 2,5 fois le SMIC, c'estàd pour les emplois qualifiés, c'est-à-dire souvent pour des emplois industriels avec des emplois très qualifiés. Là, on a un coût du travail qui est objectivement beaucoup plus élevé que dans d'autres pays européens. Et c'est quand même, quoi qu'on en dise, un vrai sujet de compétitivité. On vit une situation, je voudrais le dire, s'agissant du coup du travail et une situation qui est extrêmement inquiétante économiquement et je dirais je vous dire pourquoi démocratiquement. Vous connaissez cette cette statistique, enfin ce chiffre qui est intéressant. On considère que dans les années 50, un ouvrier français ou en tout cas un salarié français qui était payé au salaire médian, c'est-à-dire il y a 50 % au-dessus, 50 % en dessous, salaire médian, en 15 ans, il doublait son niveau de vie. Ça c'était le le miracle des années 50. Très grande productivité. On considère que le même au salaire médiant dans les années 90, s'il voulait doubler son niveau de vie, il fallait une vie de travail. Au bout d'une vie de travail, il pouvait avoir la chance d'avoir doublé son niveau de vie. La productivité est un petit peu plus faible mais quand même ça continue à progresser. Aujourd'hui, la même statistique nous montre que quelqu'un qui est au salaire médian, au salaire médian, plus que le SMIC, au salaire médian, il doit mettre de vies de travail à doubler son pouvoir d'achat. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c'est déjà désespérant pour celui qui est au salaire médian, mais que tous ceux qui sont en dessous, soyons clair, non, dans l'hypothèse où ils font toute leur vie, c'est qu'il ne progressent pas, dans l'hypothèse où ils font toute leur vie calé au salaire médian ou calé au SMIC, aucune perspective aucune perspective de réelle ascension économique et sociale. C'est un problème économique énorme. Plus que ça, c'est un problème démocratique énorme. Parce que mesdames et messieurs, il n'y a pas d'exemple de démocratie qui résiste à l'affaiblissement durable des classes moyennes populaires. La promesse démocratique, c'est quand même le fait que les classes moyennes populaires, grâce à l'économie de marché, grâce au gains de productivité, vont réussir à avoir un pouvoir d'achat. et les grands accidents démocratiques que nous avons connu dans l'histoire de l'Europe ont toujours eu lieu lorsque la classe moyenne populaire voyez son pouvoir d'achat et ses perspectives économiques dégringoler. Donc derrière la question du coup du travail, derrière la question de la rémunération, il y a pas simplement une question économique, je voulais insister sur ce point. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Évidemment, on doit essayer de rapprocher le brut du net. Évidemment, on doit essayer de faire en sorte que dans le coût du travail, il y ait le plus de choses possibles, si j'ose dire, qui viennent au salariés. Mais on sait tous aussi, on va pas se raconter de caramel, on sait tous aussi que le le la différence entre le brut et le net, c'est le coût de la protection sociale, c'est-à-dire de la rémunération demain, c'est-à-dire la rémunération quand il y a un accident de la vie. Donc on ne peut pas dire on va passer le brut au net et puis voilà pour le financement de la protection sociale, il faut bien l'intégrer. Donc nous devons collectivement trouver le système qui nous permet d'abord de contenir l'évolution de la dépense sociale. On y revient. C'est une des raisons pour lesquelles il faut faire une réforme des retraite. Et deuxièmement, veiller à ce que le financement de la protection sociale ne repose pas exclusivement ou quasi exclusivement sur des prélèvements sur le travail. Comment on fait ? On élargit la base. Reste pas de temps pour le dire. On élargit la base. On commence par diminuer la dépense, en tout cas par contenir la dépense. Parce que je me méfie des solutions. D'ailleurs, monsieur le président Martin, vous en avez formulé des solutions. Je je et et je les entends. J'ai même vu que François Hollande qui avait dit beaucoup de mal de la TVA sociale, venez maintenant sur ce sujet. Euh, j'ai pas d'obsession he mais ça m'a frappé quand même. Je je voudrais simplement dire quelque chose. Imaginez que on va régler cette question par un, c'est parce que vous avez voulu faire par un bon taux, c'est-à-dire en disant non en disant on va réorienter une fiscalité avant de dire que l'essentiel c'est de contenir cette dépense. Ça me paraît dangereux mais sur le fond élargir la base, faire en sorte que toute la population contribue au financement de la protection sociale et pas seulement. ceux qui travaillent me paraît indispensable si on veut ramener le brut du net. Et derrière ce petit dessin, il y a des choses qui ne sont pas populaires. Vous avez Mais si on veut que le pouvoir d'achat des actifs demeure, si on veut vérifier que les actifs en travaillant continuent à évoluer dans le bon sens, alors nous devons passer à débat et je pense que vous avez tous à cœur d'aller au bout des thématiques qui sont quand même prévues pour lesquelles les entrepreneurs se sont notamment mobilisés.

Normes et simplification 2:26:24

Je mais merci de de faire la promotion de mes écrits madame Le Pen. Mais je vous invite à les lire euh avant d'en parler quoi, parce que c'est pas ce que j'ai écrit. Euh non mais c'est vrai, je vous assure. Oh ben je suis sûr, je suis sûr. J'ai écrit quelque chose qui relève de mon expérience, pas d'ailleurs simplement de mon expérience de premier ministre ou de parlementaire, mais de mon expérience dans la vie professionnelle ou dans mes responsabilités locales sur les normes. Parce que souvent, j'entends des gens qui disent "Lormes c'est des petits hommes grill dans des bureaux d'administration qui veulent exister, qui produisent des normes et parfois ça ressemble un peu à ça. Et souvent quand il y a une norme, avant qu'il y ait une norme, il y a une demande, un accident, un scandale, l'expression d'une nouvelle priorité, une demande d'un groupe organisé, qu'il soit social, professionnel qui dit attention sur ce sujet, on a besoin d'une norme pour éviter la concurrence déloyale entre des personnes qui n'ont pas nécessairement le même statut. Ça existe madame Le Pen et j'ai dit que en effet lorsque vous partez sur un texte relativement simple à l'Assemblée nationale qui se qui vise par exemple à faciliter la construction et ben vous pouvez très bien dans le cours du débat parlementaire. Je mets en cause personne en disant ça mais c'est la réalité. Dans le cours du débat parlementaire, vous pouvez très rapidement avoir des intérêts professionnels, des intérêts qui expriment une demande visant à mieux normer tel sujet. Ce qui additionné petit bout par petit bout par petit bout devient un texte qui renforce la complexité et qui désincite à la construction. C'est ça que j'ai écrit madame Le Pen. Et ça ça correspond à la réalité malheureuse mais à la réalité. Vous avez posé madame la question de la fiche de paye. Une des raisons pour lesquelles la fiche de paye est complexe, c'est que le système que nous avons mis en place est complexe. Tout à l'heure, quelqu'un a dit "Mais l'État n'a qu'à nous demander une seule fois." C'est vrai. Mais il y a beaucoup Mais il y a beaucoup de d'organismes entre guillemets qui demandent ces informations qui ne sont pas à l'État. L'URSAF, c'est pas à l'État. La CAF c'est pas l'État. Et ou c'est connecté ? Mais pas toujours et parfois on n pas le droit de connecter parce que il y a des normes et parfois ça n'est pas c'est pas connecté. Juste un mot sur les normes sont évidemment par leur complexité par la rapidité de leur évolution et souvent par l'absence de leur clarté. Un énorme problème. Je considère donc que pour avancer je suis assez d'accord avec l'ordonnance de suppression. Il faudra en faire. Je suis absolument convaincu qu'il faut s'interdire de surtransposer. C'est tout à fait exact. C'est vrai en matière agricole. C'est vrai dans les autres matières et j'ai chargé, je le dis, madame Moran qui est la présidente du conseil régional de des pays de la Loire de faire une tournée en ce moment pour rencontrer les chefs d'entreprise, rencontrer l'ensemble des acteurs économiques pour déterminer les textes sur lesquels nous interviendrons dès le début du café. Gxman.

Fiscalité des entreprises 2:36:06

je vais essayer d'être rapide. Je propose d'abord de supprimer 50 milliards d'impôts de production et de le financer par la suppression de 50 milliards d'aide aux entreprises. Pourquoi je choisis de supprimer ? C'est facilement finançable. Je suppose de supprimer 50 milliards d'impôts de production parce que les impôts de production ont une caractéristique, c'est que bien souvent ils sont assis soit sur la masse salariale, soit sur le chiffre d'affaires et que c'est une très mauvaise assiette. Très mauvaise assiette. Autant on peut comprendre lorsque l'on taxe l'entreprise sur ce qu'elle a gagné après avoir fonctionné, autant la taxer alors même qu'elle n'a pas encore gagné d'argent soit sur sa masse salariale, soit sur son chiffre d'affair qui ne dit pas grand-chose de son résultat, en tout cas qui ne dit pas toujours quelque chose sur son résultat. Ça me paraît une bonne idée. Donc mo-s 50 milliards d'impôt de production mais mo-ins 50 milliards d'aide aux entreprises parce que il c'est bien de faire des promesses qu'on ne sait pas financer. Ça au moins c'est simple, c'est le premier point. Le deuxième point en matière de fiscalité, je propose de ne pas toucher un cheveux au pacte du trail, pas un. Pour une raison simple, les entreprises familiales ont un rôle particulier dans le capitalisme, monsieur Mélenchon, français. Et ce rôle est trop restreint. Il est plus fort en Allemagne, il est plus fort en Italie du Nord. Il faut donc préserver la transmission du capital familial et pour cela, je dis cessons de faire peser sur les détenteurs de ce capital familial. Attendez, je termine, j'en ai très rapide. Ensuite, je propose la fin de la surtaxe pour les grandes entreprises parce que cet impôt provisoire doit cesser. Et une fois qu'on a fait ça, on reste dans la politique de l'offre que j'ai indiqué. J'en termine monsieur pour vous dire que l'activité logistique est souvent dénigrée, elle est essentielle et que si par extraordinaire vous travaillez sur des importations, n'oubliez pas de passer par le port du Havre.

Conclusions (1 minute chacun) 3:01:21

La première chose que le président de la République élu en juin en mai prochain devra faire probablement s'attaquer à la révision du budget qui va être adopté. Vous allez dire, c'est curieux de dire qu'on va devoir réviser un budget alors qu'on sait pas encore comment il va être adopté. Mais je prends le paris qui va être bon. Il va pas être bon parce qu'il va être discuté et adopté dans les mêmes conditions que les deux derniers, c'est-à-dire des conditions abominables d'instabilité, d'absence de majorité, d'incohérence pas dû au gouvernement simplement il n'y a pas de majorité donc il ne sera pas cohérent. Et donc la première chose à faire, ce sera de prendre la situation budgétaire t qu'on la trouvera et de remettre de l'ordre et de la cohérence dans le dispositif budgétaire immédiatement et pour le long terme. Et pour faire ça, il faudra mettre en œuvre les mesures sur lesquelles je me suis engagé, celles que j'ai évoqué avec vous. Ça c'est fait 19 secondes. Les 18 dernières secondes, c'est monsieur Martin, monsieur le président, vous avez eu l'intelligence dans le discours que vous avez prononcé de dire que même si la situation est difficile, il fallait être optimiste. Je me parcours, évidemment comme tout le monde ici les départements, à chaque fois que j'ai visité une entreprise, à chaque fois je vois des pépites exceptionnelles partout sur le territoire. Nous devons avoir confiance. Ces pépites, elles ne demandent qu'à briller. Elles veulent briller encore plus. Nous devons tout faire pour faire en sorte que ce soit possible. Bruno Retaillot.

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